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Investissement d’Intel dans RISC-V : pourquoi est-ce important ?

La société a annoncé la semaine dernière un « fonds d’innovation » qui mise sur quelques technologies clés, dont le RISC-V, un jeu d’instructions libre et gratuit, prometteur pour les systèmes à faible consommation et les systèmes embarqués, des marchés qui devraient connaître une croissance significative au cours des prochaines années. Ces investissements sont clés pour Intel qui n’avait pas pris au sérieux la menace ARM qui était là depuis des années mais qui a tout emporté avec le boom de la mobilité et de la nécessité d’avoir des processeurs à très faible consommation. Certes ces processeurs n’étaient pas des monstres de puissance, face aux processeurs x86 de l’époque, mais ils répondaient à un besoin : l’autonomie. On connait la suite pour le fondeur de Santa Clara…

Alors l’entreprise ne veut pas répéter ses erreurs, et se lance dans des investissements sur ce qui peut être le coup d’après, à savoir la technologie RISC-V, Il n’est pas le seul, le chinois Huawei investi lui aussi dessus avec l’objectif de desserrer l’étau des américains sur l’accès à la technologie d’ARM. Intel débourse ainsi un milliard de dollars.

L’annonce d’Intel arrive à un moment où l’un de ses principaux concurrents, Arm, est dans la tempête alors que son acquisition par Nvidia, évaluée à 80 milliards de dollars, contestée par les autorités de réglementation du monde entier et a finalement échoué. Finalement Arm semble se diriger vers une introduction en bourse, un processus qui sera long et prendra de nombreux mois. Pendant ce temps il y aura sans doute un petit flottement en interne d’ARM set sans doute quelques départs avec de beaux paquets de Stock Options, du coup cela donne à Intel une petite ouverture pour accélérer sur l’innovation.

Qu’est-ce que le RISC-V et pourquoi cet investissement ?

Le RISC-V est relativement nouveau, puisqu’il a été développé à l’UC-Berkeley il y a un peu plus de dix ans. En tant que jeu d’instructions, il est assez réduit, et les puces qui l’utilisent ont tendance à être plus petites que les conceptions ARM concurrentes. Pourtant, le RISC-V est immature par rapport aux jeux d’instructions ARM, qui ont été affinés au fil des décennies grâce aux commentaires d’une myriade de clients dont Samsung, Apple, Nvidia et autres. Bien que RISC-V ne soit pas tout à fait prêt à concurrencer les smartphones basés tous sur ARM, il a commencé à faire des percées dans les systèmes embarqués, l’autre marché phare d’ARM. Intel fait donc le pari d’après smartphone : l’IoT et son besoin de puces plus simples, plus petites et encore moins puissantes qui promettent d’être dans tout, des villes aux ampoules intelligentes en passant par les automobiles.

La production a déjà largement commencée ailleurs. Le fournisseur de RISC-V Andes Technology a déclaré que plus de 3 milliards de SoC utilisant sa propriété intellectuelle ont été expédiés l’année dernière. Si le pari s’avère payant, Intel acquerra de l’expérience dans la fabrication de puces à faible consommation, un domaine dans lequel le leader est Taïwanais et s’appelle TSMC. TSMC a pu devancer la concurrence en partie parce qu’elle a fabriqué d’énormes quantités de puces entre autres pour Apple. Cela a permis à l’entreprise taïwanaise d’améliorer la finesse de gravure, et devançant tout le monde, TSMC s’est mise en meilleure position pour obtenir de nouvelles commandes, ce qui lui a permis d’augmenter encore son volume…

Intel compte bien prendre ce modèle en exemple en devenant demain, grâce à ces nouvelles usines de production en construction et d’ici 2025 le leader en production de puces RISC-V… Mais ces investissements seront-t-ils suffisant face à d’autres acteurs dont quelques chinois ou coréens ? Réponse dans quelques années…

Le nouveau Intel Core i9 plus performant que la dernière puce Apple M1

Intel n’est pas peu fier : Il vient de publier les résultats de tests où son dernier processeur Core i9 Alder Lake bat la puce M1 d’Apple dans plusieurs tests de référence. De quoi répondre à la menace croissante du Mac sur le haut de gamme (il suffit de regarder les derniers résultats d’Apple et les ventes de Mac en particulier) ?

On attendait la riposte du géant de Santa Clara, la voici, le dernier Core i9, il est devant le M1, passons aux tests :

La magazine américain MacWorld a publié ces tests en comparant le dernier né des processeurs Intel pour portable à deux MacBooks : le Pro de 14 pouces avec M1 Pro, le même avec un M1 Max à bord et l’ordinateur portable le plus puissant actuellement : le MSI GE76 Raider. ce dernier est configuré avec un processeur Core i9-12900HK à 14 cœurs, un GPU Nvidia GeForce RTX 3080 Ti, 32 Go de RAM DDR5/4800 et 2 To NVMe.

Résultats : le processeur Alder Lake a obtenu un score de 13 235 dans les tests multicœurs de Geekbench 5. C’est un peu plus que les 12 590 résultats multi-core du M1 Max. Et logiquement supérieur aux 12 544 du M1 Pro. Pendant ce temps, les scores de single-core pour l’option Alder Lake est arrivé à 1,838. Il dépasse de justesse les 1 778 du M1 Pro et les 1 774 du M1 Max. Sur Cinebench, le processeur d’Intel a obtenu un résultat multi-core de 15 981. à comparer aux 12,381 pour le M1 Pro (pas de test sur le M1 Max).

Ouf l’honneur est donc sauf pour Intel ! Mais ce que ne dit pas le fondeur, c’est que les deux machines testées ne sont visiblement pas comparables pour une puissance qui globalement l’est : le PC portable est 40% plus cher que le Macbook M1 Pro et surtout beaucoup moins économe en énergie (100 W pour le processeur Intel en dépense énergétique contre 39W pour celui d’Apple) ce qui donne au global (avec la consommation du GPU), à minima un ratio X3 en autonomie… Pas sûr que la comparaison d’Intel soit au final si flatteuse 🙂

Microsoft débauche un concepteur de puces d’Apple…

Microsoft a débauché un concepteur de puces d’Apple, selon un rapport de Bloomberg. Le rapport explique que Mike Filippo, a quitté Apple pour rejoindre Microsoft, dans le but d' »étendre ses propres efforts en matière de puces de serveur. » On parle donc des puces coté serveur (pour Azure donc) et pas pour concevoir des puces pour les prochaines Surface ARM.

Mike Filippo était chez Apple depuis 3 ans mais il a fait une bonne partie de sa carrière chez ARM après être entré chez Intel et AMD, donc un vrai spécialiste. Et une embauche très interessante à l’époque pour Apple dans le cadre de son programme de puces maison visant à s’affranchir d’Intel… Une ambition qui semble être commune avec Microsoft.

Ce n’est pas la première fois que l’on parle des ambitions de Microsoft de fabriquer ses propres puces pour les serveurs. Déjà en décembre 2020, Bloomberg expliquait que cette démarche s’inscrivait dans la stratégie de Microsoft visant à réduire sa dépendance vis-à-vis d’Intel.

Qualcomm annonce son Snapdragon 7c Gen 2 destiné à Windows ARM et aux Chromebooks

Qualcomm annonce enfin son 7C Genération 2, destiné aux PC Windows et Chromebooks « toujours connectés », la nouvelle puce apporterait des performances améliorées, même si Qualcomm se garde bien de les définir précisément. D’autres parlent de performances comparables à un i5 d’Intel. Ce n’est donc pas de ce côté qu’il faudra trouver de l’originalité mais plutôt :

  • Des capacités pouvant améliorer le traitement des images et du son
  • Une connectivité 4G intégrée
  • Une intégration d’IA
  • De nouvelles fonction de sécurité (sans plus de précision…)
  • Une autonomie accrue (la société annonce un facteur deux par rapport à Intel)

L’entreprise Californienne précise que cette puce est destinée aux ordinateurs d’entrée de gamme (secteur de l’éducation, usages réduits en entreprise) en gros là où le prix est essentiel. Donc engrosser des PC pouvant être proposé sous les 500 $.

Côté Entreprises spécifiquement, Lenovo devrait selon Qualcomm lancer de nouveaux appareils équipés de cette puce abordable « plus tard cette année ». Ce n’est peut-être pas trop surprenant car Lenovo vient de participer à une table ronde avec Qualcomm sur l’avenir du PC, ce qui en fait un partenaire clé dans l’adoption de l’ARM.

Rappelez-vous que le Snapdragon 7c original avait été annoncé en décembre 2019, mais n’a pas été commercialisé avant l’été 2020. Le premier appareil, équipé du Snapdragon 7c Gen 2, est attendu cette fois cet été selon Qualcomm sans indication du constructeur.

Outre le nouveau Snapdragon 7c Gen 2, Qualcomm a également annoncé un nouveau kit de développement Snapdragon pour Windows et une application Zoom optimisée pour ARM pour les appels vidéo, tous deux prévus pour cet été.

On regrette que cette annonce ne soit pas mise en perspective des processeurs d’Apple qui surclassent ce segment, une feuille de route de la riposte de Qualcomm serait interessante (comme l’entreprise le fait habituellement, sur le segment des smartphones). Nous reviendrons sur ce nouveau terrain de jeux que son les processeurs pour les PC de demain et la formidable ouverture offerte après les déboires d’Intel, lors du prochain Briefing Calipia, Il reste des places, rejoignez-nous, si ce n’est déjà fait !

Enquête de l’administration Biden sur la pénurie de semi-conducteurs

La pénurie de semi-conducteurs est l’une des raisons pour lesquelles les consoles de jeux vidéo , telles que la PlayStation 5 et la Xbox Series X|S, ont été si difficiles à trouver ces trois derniers mois. Mais également des composants nécessaires à l’industrie américaine dans son ensemble.

La pénurie a plusieurs causes C’est clairement un des effets secondaires de la pandémie de COVID-19 avec l’augmentation mondiale de la demande mondiale d’électronique grand public, d’abord en raison d’équipements nécessaires pour le télétravail : nouveaux PC, Ecrans, Webcam, Clavier, etc mais aussi une des conséquences des ralentissements dues aux différentes quarantaines. Mais cela met en lumière aussi la dépendance des USA (et du monde entier) envers des pays comme Taiwan et la Corée du Sud par exemple pour les processeurs…

la Semiconductor Industry Association (SIA) a envoyé une lettre ouverte au président Biden, notant que la part des États-Unis dans la fabrication mondiale de semi-conducteurs n’a cessé de diminuer au cours des 30 dernières années, passant de 37 % à 12 %, avec des investissements américains en R&D relativement stables. Cette lettre, était cosignée par les PDG d’AMD, NVIDIA, Intel, Qualcomm et 17 autres sociétés technologiques américaines, elle demandait au président à s’attaquer à ce problème en autorisant des incitations fédérales pour la fabrication, la recherche et le développement de semi-conducteurs au niveau national. Ces mêmes sociétés louaient encore il y a quelques années les bénéfices de cette délocalisation de la production justifiant cette dernière car l’ingénierie restait bien sur le sol américain…

L’administration Biden à publié en fin de semaine dernière un décret sur les chaînes d’approvisionnement américaines qui ordonne aux ministères du commerce, de l’énergie, de la défense et de la santé de procéder à un examen de 100 jours des risques liés aux chaînes d’approvisionnement, et au secrétaire de chaque ministère de présenter des recommandations politiques qui permettront de faire face à ces risques.

Intel lance Horse Ridge II, sa puce de contrôle quantique cryogénique

Voici une appellation qui parait sortir tout droit d’un film de science fiction ! L’année dernière, la société avait annoncée la première génération de sa puce de contrôle cryogénique. Ce SoC s’adresse à la partie externe au processeur quantique à proprement parlé et concerne l’électronique de contrôle et les interconnexions au sein des ordinateurs quantiques. Un enjeu important pour la mie au point des systèmes et leur viabilité. L’objectif est de rendre moins complexe le contrôle et de la gestion des circuits quantiques.

Ce nouveau SoC est mis en œuvre à l’aide de la technologie FinFET 22 nm à faible puissance et sa fonctionnalité a été vérifiée à des températures aussi basses que 4 kelvins. Horse Ridge II s’appuie ajoute deux caractéristiques essentielles à la première version du fondeur : la capacité de manipuler et de lire les états des qubits, et la possibilité de contrôler le potentiel de plusieurs portes nécessaires pour enchevêtrer plusieurs qubits (le Multigate Pulsing).

  • Lecture des qubits : Cette fonction permet de lire l’état actuel des qubits. La lecture est importante, car elle permet de détecter l’état des qubits sur la puce, avec une faible latence, sans avoir à stocker de grandes quantités de données, ce qui permet d’économiser de la mémoire et de l’énergie.
  • Le « Multigate pulsing » : La capacité à contrôler simultanément le potentiel de plusieurs portes de qubit est fondamentale pour des lectures de qubit efficaces et pour l’enchevêtrement et le fonctionnement de plusieurs qubits, ouvrant la voie à un système plus évolutif

Intel compte bien sur ses travaux sur l’Informatique Quantique pour se refaire une santé alors qu’il a connu ces derniers temps des difficultés : sur la mobilité bien sur, sur ses connectivité et la 5G en particulier et bien sûr sur la course à la finesse de gravure où il se retrouve maintenant largement distancé… Il prévoit de détailler les spécifications techniques complètes de Horse Ridge II lors de la Conférence internationale sur les circuits à semi-conducteurs (ISSCC) en février prochain.

Les applications Windows bientôt sur les Chromebooks

chromeImg02@2xAu début de l’été, Google évoquait, sans en dire plus, la probable arrivée de la solution de virtualisation Parallels sur Chrome OS. Parallels est, pour rappel un des leaders de la la virtualisation Windows sur la plateforme Mac (marché qu’elle se dispute avec VMWare et son produit Fusion). Aujourd’hui, Parallels a officialisé cette annonce en expliquant que l’on pourra faire fonctionner une machine virtuelle Windows complète sur  Chrome OS, sans avoir besoin de connexion Internet (donc on parle bien de virtualisation locale et pas de services de terminaux déguisés.

Nick Dobrovolsiky, Senior Vice President of Engineering and Customer Support de Parallels précisait dans l’annonce que :

« Parallels Desktop for Chromebook Enterprise permettra aux administrateurs IT de fournir facilement aux Chromebooks des machines virtuelles Windows et les applications Windows complètes nécessaires aux employés« , et que « Les administrateurs pourront facilement gérer les déploiements d’images Windows d’entreprise automatisés et familiers qu’ils préparent, provisionnent et fournissent automatiquement à leurs employés. Les administrateurs peuvent installer des applications, les gérer à distance et aider les utilisateurs avec leurs outils habituels, tout comme ils le font avec les PC Windows physiques« .

Sans surprise, cette offre est limitée à Chrome OS Enterprise. Le marché visé est donc bien celui de l’entreprise, ce qui confirme bien l’importance de ce marché pour Google (et la grosse pierre dans le jardin de Microsoft…). A terme il se pourrait bien que cette solution soit mise en standard sur la plateforme de Google (un peu comme Hyper-V dans les OS Windows 10). Reste à voir les performances et les limitations. Si la quasi totalité des Chromebooks sont sur plateforme Intel (plateforme qui ne devrait pas poser de problème pour la virtualisation), ces machines disposent souvent de processeurs assez limité en puissance (et donc en consommation énergétique, ce qui fait la force des Chromebooks…) et dans ce cas la virtualisation sera logiquement assez peu performante. On imagine que ceci sera plutôt réservé à des machines à base de Core I5 à minima avec pas mal de mémoire pour avoir une utilisation « normale » des applications Windows…

On devrait être rapidement fixé sur les performances et la compatibilité de ceci, puisque Parallels for Chromebook Enterprise devrait arriver cet automne.

Intel une fois de plus dans la tourmente…

IntelDécidément les choses ne se passent pas bien pour Intel. La semaine dernière, alors que le fondeur présentait ses résultats (au demeurant meilleurs qu’attendus), il annonçait en même temps (sans doute histoire de tempérer l’effet) que finalement il n’atteindrait pas la finesse de gravure de 7nm avant 2022 (vs 2021). Cela à fait l’effet d’une bombe et l’action a perdu 16% en séance. Une première pour la société de Santa Clara de toute son existence.

Intel était déjà en retard sur le marché et avait déjà décalé ses plannings devant les difficultés de mise au point de ce niveau de finesse. Il grave encore pour moitié en 14 nm et connait des problèmes sur ses puces 10mn. Chez TSMC, le graveur qui travaille pour le concurrent AMD ou encore pour les puces Apple, ils gravent depuis 1 an déjà en 7nm… Une éternité à l’échelle de la technologie. En 2022, TSMC annonce pouvoir graver en 3nm (et en 5 nm dès l’année prochaine)…

Après l’annonce d’Apple de se passer des services d’Intel pour les processeurs de ses Mac, qui si elle n’avait que peu d’incidence sur les ventes car les Mac ne représentent que 8% du marché, les difficultés techniques rencontrées depuis des mois inquiètent les investisseurs. Cette annonce est la goutte d’eau supplémentaire.

La finesse de gravure d’une puce est un élément importante pour plusieurs choses, car la concentration en nombre de transistors sur une puce permet d’une part de diminuer la puissance nécessaire, de produire plus sur une même surface, mais permet aussi de fournir au intégrateurs des composants plus petits leur permettant d’améliorer le design et me poids de leurs machines, élément clé dans la course à la mobilité pour le segment des ultra-portables (le seul réellement profitable).

Nouveaux processeurs Intel « Lakefield » pour PC double écran pliables… ou pas

surface NeoAlors que les rumeurs sur le possible passage d’Apple aux processeurs ARM pour ses Macs prennent de l’ampleur (on parle d’une annonce le 22 juin lors de l’ouverture de la conférence développeurs), que la concurrence aux processeurs iCore s’organise avec  Qualcomm, choisi par Microsoft pour sa version Windows ARM, Intel est une fois de plus dans la tourmente. Ajoutons à cela que le fondeur ne parvient pas à égaler la finesse de gravure des ses concurrents (source d’économie énergétique sur les processeurs), il se doit de réagir. Avec l’annonce de ses processeurs nouveaux Lakefield, il tente de le faire, mais le succès est loin d’être garanti à mon avis…

Nous connaissons les processeurs Lakefield d’Intel depuis un certain temps en réalité. Plusieurs produits utilisant ces nouvelles puces ont déjà été annoncés, tels que le Surface Neo de Microsoft, le ThinkPad X1 Fold de Lenovo , que nous vous présentions lors d’un test rapide au dernier CES, et une nouvelle variante très récente du Galaxy Book S de Samsung (qui au passage avait délaissé Windows ARM pour l’occasion).

Lakefield est en concurrence directe avec les processeurs Snapdragon de Qualcomm, qui utilisent de petits et de gros cœurs pour gérer la puissance.  Intel affirme que la puissance en veille peut être aussi faible que 2,5mW, soit une réduction de 91% par rapport à ses processeurs actuels de la série Y, ceux dédiés aux ultra portables et donc moins puissant. Il y a cinq cœurs au total, et ils ne sont pas Hyperthreaded. Dont un coeur plus puissant que les 4 autres.

Les puces sont également plus petites, ce qui, selon Intel, les rend idéales pour les PC à double écran et pliables. La surface du boîtier est 56% plus petite et la taille de la carte est 47% plus petite que celle d’un Core i7-8500Y.  Les nouveaux processeurs sont disponibles dans les variantes Core i5 et Core i3, en particulier le Core i5-L16G7 et le Core i3-L13G4. Oui, le « G » indique qu’ils incluent le Gen11 pour des performances graphiques 1,7x supérieures à celles de l’UHD du Core i7-8500Y. Cette augmentation des performances graphiques devrait compenser le fait que ces puces ne sont pas très puissantes, avec un TDP de 7W et des vitesses d’horloge de 0,8GHz et 1,4GHz dans le Core i3 et le Core i5, respectivement.

Mais alors qu’Intel introduit ces processeurs pour les appareils à double écran dont la Surface Neo de Microsoft devrait-être le vaisseau amiral, cette dernière est retardée…De plus, Microsoft est en train de réorienter son système d’exploitation Windows 10X, qui était à l’origine destiné aux PC à double écran, vers les PC à écran unique…

Intel et QuTech ont fait la démonstration du contrôle de qubits « chauds »…

Intel QuantumUn des obstacles le important pour l’informatique quantique est la difficulté de refroidir de façon considérable  les qubits au sein des systèmes. En général, ces qubits doivent être refroidis à des températures inférieures à 100 mK (donc très très près du zéro absolu) et ceci afin de garantir l’intégrité des calculs (sans excitation donc des particules). Dans un article publié récemment sur Nature, Intel, en collaboration avec QuTech, a adopté une approche légèrement différente de la question du refroidissement.

Dans l’article intitulé « Universal quantum logic in hot silicon qubits« , les chercheurs ont réussi à rendre possible le contrôle des qubits  dit « chauds ». Bon attention c’est pas la température ambiante et de très très loin ! Ces qubits chauds, comme leur nom l’indique, sont plus tolérants à des températures plus élevées disons légèrement supérieures à 1 K…

L’équipe s’est inspirée d’études récentes sur les spins électroniques qui ont laissé entrevoir une plateforme pouvant fonctionner à des températures plus élevées en démontrant une longue durée de vie des spins, permettant ainsi la lecture de leurs états. En s’appuyant sur ces résultats, l’équipe d’Intel et de QuTech a pu contrôler ces qubits et effectuer des mesures sur ceux-ci également.

Les chercheurs précisent :

« Nous avons démontré un contrôle individuel cohérent de deux qubits et mesuré une cohérence à 99,3 %. Nous démontrons l’accordabilité de l’interaction d’échange entre les deux spins de 0,5 à 18 mégahertz et l’utilisons pour exécuter des rotations cohérentes contrôlées de deux qubits. »

Il y a une limite importante néanmoins à la démonstration réalisée : elle était basée sur un système à deux qubits, qui est considérablement plus petit que la plupart des ordinateurs quantiques existants aujourd’hui. Mais les chercheurs ont déclaré que leur travail s’oriente vers des circuits intégrés quantiques qui abritent des circuits de contrôle, ainsi que du matériel quantique sur une seule puce, offrant ainsi une approche évolutive vers des ordinateurs quantiques. Si le sujet vous intéresse n‘hésitez pas à faire un tour sur cette page pour plus de précision.

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