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Microsoft s’associe à Intel pour concevoir une puce rivalisant avec les Mx d’Apple

Il y a plusieurs domaines de calcul où les puces Mx d’Apple rivalisent avantageusement avec les processeur Intel, en particulier le rapport puissance/consommation bien sur, le fonctionnement cohérent entre processeur et OS mais aussi l’intégration d’unité de calcul dédié à l’IA (NPU). Autant de raisons pour que le fondeur Intel et Microsoft unissent leurs forces.

Ainsi pour stimuler le développement de l’intelligence artificielle (IA) sur les PC Windows 11. Les deux entreprises ont pour objectif d’offrir aux utilisateurs de PC de nouvelles fonctions et capacités basées sur l’IA, afin de rendre ses machines plus performantes et plus abordables.

Lors de la conférence Build 2023 Intel a présenté les prochains processeurs Meteor Lake pour PC, en mettant en avant leur architecture et les puissantes capacités d’IA qu’ils offrent. Cette collaboration pose un jalon important dans l’évolution de la coopération entre les deux entreprises dans une puce qui pourrait être spécifique à Windows. Les linuxiens et autres vont sans doute hurler, mais c’est tout de meme une tendance de fond : les puces Apple ne fonctionnent qu’avec un OS Apple (iOS ou MacOS), les puces Google qu’avec un OS Google… Alors qu’Intel face un peu de spécifique pour Microsoft, pourquoi pas. Cela permet également pour l’éditeur de trouver une alternative crédible à l’alliance qu’il avait lancé avec Qualcomm pour ses éditions Windows ARM qui connaissent toujours le même franc succès (c’est de l’humour…)

La dernière plateforme PC d’Intel introduit un design de SoC IA avec NPU. Cette conception permet d’optimiser les performances pertinentes tout en réduisant la consommation d’énergie. Selon Intel, les accélérateurs d’IA de Meteor Lake sur le CPU et le GPU offrent des performances améliorées pour l’exécution efficace des modèles d’IA, permettant :

  • L’utilisation d’outils de développement, y compris le support du Runtime ONNX activé par OpenVino-EP et DirectML-EP.
  • Apprentissage automatique plus efficace sur WinML/DirectML pour l’accélération des VPU et GPU neuronaux.

Pour illustrer ceci, Intel et Microsoft on fait une démonstration des bénéfices de cette combinaison Puce + OS avec Adobe Premiere Pro : avec le recadrage automatique et la détection de montage de scène très sympa.

Intel propose l’architecture X86S dédié au 64 bits… Enfin !

Vous connaissez sans doute la blague d’informaticiens : « Pourquoi Dieu a créé le monde en seulement 6 jours ? Il n’avait pas a gérer l’existant…« . C’est à cet existant qu’est confronté Intel et Microsoft depuis des lustres…À l’heure actuelle, les applications et les systèmes d’exploitation 64 bits sont la norme, plutôt que l’exception, pour les utilisateurs de Windows, et des autres systèmes bien entendu. Si Microsoft a arrêté de proposer des versions 32 bits de Windows à ses partenaires OEM depuis 2 ans, les processeurs actuels d’Intel et de l’architecture x86, permettent encore d’exécuter des applications et des systèmes d’exploitation en 32 bits.

Intel commence au moins à envisager le développement d’une architecture de processeur permettant d’exécuter des applications et des systèmes d’exploitation uniquement 64 bits. L’entreprise a discrètement publié une mise à jour de sa page web avec des informations et un livre blanc sur ce processeur 64 bits, qu’elle appelle actuellement x86S.

Pour rappel, Intel utilise actuellement x86-64 dans ses processeurs. C’est une version 64 bits de son jeu d’instructions x86, également connue sous le nom d’AMD64, dans le cadre d’un accord de licence croisée avec le fabricant de processeurs concurrent AMD. Si Intel va de l’avant avec la nouvelle architecture x86S, cela pourrait avoir un impact sur l’accord de licence croisée, et c’est probablement aussi la raison pour laquelle l’entreprise cherche à poursuivre dans cette voie.

Ainsi Intel souligne qu’à l’heure actuelle, les processeurs doivent passer par d’anciens modes de fonctionnement pour des raison de compatibilité et que ceci affecterait les performances et l’évolutions de l’architecture x86. Toujours selon Intel : « une unité centrale 64 bits contribuerait à simplifier les conceptions logicielles et matérielles d’une telle puce en se débarrassant des anciennes méthodes de développement logiciel. »

Voici quelques-unes des choses qu’une puce 64 bits éliminerait des systèmes actuels :

  • L’utilisation du modèle de segmentation simplifié de 64 bits pour la prise en charge de la segmentation des applications 32 bits, correspondant à ce que les systèmes d’exploitation modernes utilisent déjà.
  • Suppression des Ring 1 et Ring 2 (inutilisés par les logiciels modernes) et des fonctions de segmentation obsolètes telles que les portes logiques associées à ces mécanismes
  • Suppression de la prise en charge de l’adressage 16 bits.
  • Suppression de la prise en charge des accès aux ports d’E/S en Ring 3.
  • Élimination des ports d’E/S en série, qui supportaient un modèle d’E/S obsolète piloté par l’unité centrale.
  • La limitation de l’utilisation du contrôleur d’interruption local (APIC) à X2APIC et suppression du support du 8259.
  • Suppression de certains bits de mode du système d’exploitation inutilisés.

Intel estime également que le matériel de virtualisation est aujourd’hui suffisamment avancé pour que les utilisateurs qui souhaitent encore accéder aux anciens systèmes d’exploitation et applications 16 et 32 bits puissent le faire à l’aide de technologies de virtualisation.

Le livre blanc d’Intel donne beaucoup plus de détails sur cette proposition de processeur 64 bits. Intel le publie maintenant pour recueillir les réactions de ses nombreux partenaires et de l’écosystème PC. Il faudra néanmoins sans doute attendre très longtemps avant qu’Intel ne soit prêt à proposer un véritable processeur 64 bits au grand public.

Intel abandonne ses processeurs dédiés minage des cryptomonnaies

Il y a pile un an, Intel annonçait une nouvelle série Blockscale de circuits intégrés spécifiques destinés au « hachage de blockchain économe en énergie ». En d’autres termes, des puces conçues principalement pour le minage du bitcoin et d’autres crypto-monnaies. La société avait positionné la série Blockscale 1000 comme étant moins énergivore que l’usage des GPU. Mais c’était aussi une manière de répondre avec des composants dédiés à la pénurie qui sévissait en matière de GPU.

Entre temps, les choses ont changé…

Intel a lancé ses puces Blockscale au moment où la valeur du bitcoin s’effondrait ; la valeur de la cryptomonnaie est passée de près de 45 000 euros en avril 2022 à moins de 16 000 euros en décembre, et plus la valeur de la monnaie diminue, plus il est difficile de justifier l’investissement en matériel et la consommation d’énergie nécessaires au fonctionnement d’une opération de minage. La monnaie est remontée à un peu plus de 28 000 euros en mars 2023, ce qui reste toutefois très inférieur au pic de 63 000 euros atteint à la fin de l’année 2021…

Mais aussi dans une moindre mesure, la « Proof of Work » très controversée (du fait de son non sens écologique) est très questionnée. L’abandon de cette dernière méthode par l’Etherum en aout dernier en est une illustration.

Aujourd’hui, Intel a discrètement abandonné les puces Blockscale 1000, et la société a déclaré à Tom’s Hardware qu’elle n’avait pas l’intention d’introduire des mises à niveau ou des remplacements dans l’immédiat. La société « continuera à supporter » les entreprises qui ont déjà acheté des puces Blockscale, mais il semble que le projet s’estompe à peine un an après son annonce initiale.

Intel a déclaré à Tom’s Hardware qu’il abandonnait les puces Blockscale en partie pour se concentrer sur son activité de fonderie naissante et sur sa stratégie « IDF 2.0 », une tentative de gagner plus d’argent en permettant à des tiers d’utiliser les fabs d’Intel. Intel et Arm ont annoncé au début du mois que les entreprises seraient en mesure de concevoir et de fabriquer des puces Arm à l’aide du prochain processus 18A d’Intel.

Résultats : Intel déçoit fortement

Intel publiait hier ses résultats trimestriels. Contrairement à ceux de Microsoft ou encore Tesla, les résultats d’Intel sont mauvais. Le chiffre d’affaire pour le dernier trimestre à 14 Milliards de dollars, en chute libre de 32 % tout de même d’une année sur l’autre… Au global sur toute l’année, le CA chute de 24% bien au dela des prévisions des analystes.

La baisse de la demande en semi conducteurs du en partie à la baisse des ventes de PC (env 28% au quatrième trimestre selon IDC) y est pour quelque chose. Autre point d’inquiétude : la trésorerie d’exploitation d’Intel a diminué à 7,7 milliards de dollars au cours des neuf premiers mois de 2022, contre un record de 24,1 milliards de dollars au cours de la même période de 2021. Dans le même temps, les dépenses ont augmenté pour atteindre 19,1 milliards de dollars contre 11,6 milliards de dollars un an plus tôt…

Coté prévision c’est pas tout rose non plus : Intel a déclaré s’attendre à un chiffre d’affaires de 10,5 à 11,5 milliards de dollars pour le premier trimestre, ce qui est bien inférieur aux 13,9 milliards de dollars prévus par Wall Street. Elle a également déclaré qu’elle pourrait enregistrer une perte ajustée de 15 cents par action à zéro pour le trimestre, alors qu’elle prévoyait un bénéfice par action de 24 cents. Dans ce contexte, les actions d’Intel Corporation ont chuté de 9,7% dans les échanges d’après-bourse. A l’inverse de Tesla qui gagnait hier 9,5% avec ses résultats.

A l’occasion de la présentation des résultats, le CEO Pat Gelsinger a déclaré :

« En 2023, nous continuerons à naviguer sur les défis à court terme tout en nous efforçant de respecter nos engagements à long terme, notamment en fournissant des produits de premier plan ancrés sur des plateformes ouvertes et sécurisées, alimentés par une fabrication à l’échelle et suralimentés par notre incroyable équipe.« 

Pas sur que cela rassure les investisseurs tant cette promesse a été mainte et mainte fois répétée…

Investissement d’Intel dans RISC-V : pourquoi est-ce important ?

La société a annoncé la semaine dernière un « fonds d’innovation » qui mise sur quelques technologies clés, dont le RISC-V, un jeu d’instructions libre et gratuit, prometteur pour les systèmes à faible consommation et les systèmes embarqués, des marchés qui devraient connaître une croissance significative au cours des prochaines années. Ces investissements sont clés pour Intel qui n’avait pas pris au sérieux la menace ARM qui était là depuis des années mais qui a tout emporté avec le boom de la mobilité et de la nécessité d’avoir des processeurs à très faible consommation. Certes ces processeurs n’étaient pas des monstres de puissance, face aux processeurs x86 de l’époque, mais ils répondaient à un besoin : l’autonomie. On connait la suite pour le fondeur de Santa Clara…

Alors l’entreprise ne veut pas répéter ses erreurs, et se lance dans des investissements sur ce qui peut être le coup d’après, à savoir la technologie RISC-V, Il n’est pas le seul, le chinois Huawei investi lui aussi dessus avec l’objectif de desserrer l’étau des américains sur l’accès à la technologie d’ARM. Intel débourse ainsi un milliard de dollars.

L’annonce d’Intel arrive à un moment où l’un de ses principaux concurrents, Arm, est dans la tempête alors que son acquisition par Nvidia, évaluée à 80 milliards de dollars, contestée par les autorités de réglementation du monde entier et a finalement échoué. Finalement Arm semble se diriger vers une introduction en bourse, un processus qui sera long et prendra de nombreux mois. Pendant ce temps il y aura sans doute un petit flottement en interne d’ARM set sans doute quelques départs avec de beaux paquets de Stock Options, du coup cela donne à Intel une petite ouverture pour accélérer sur l’innovation.

Qu’est-ce que le RISC-V et pourquoi cet investissement ?

Le RISC-V est relativement nouveau, puisqu’il a été développé à l’UC-Berkeley il y a un peu plus de dix ans. En tant que jeu d’instructions, il est assez réduit, et les puces qui l’utilisent ont tendance à être plus petites que les conceptions ARM concurrentes. Pourtant, le RISC-V est immature par rapport aux jeux d’instructions ARM, qui ont été affinés au fil des décennies grâce aux commentaires d’une myriade de clients dont Samsung, Apple, Nvidia et autres. Bien que RISC-V ne soit pas tout à fait prêt à concurrencer les smartphones basés tous sur ARM, il a commencé à faire des percées dans les systèmes embarqués, l’autre marché phare d’ARM. Intel fait donc le pari d’après smartphone : l’IoT et son besoin de puces plus simples, plus petites et encore moins puissantes qui promettent d’être dans tout, des villes aux ampoules intelligentes en passant par les automobiles.

La production a déjà largement commencée ailleurs. Le fournisseur de RISC-V Andes Technology a déclaré que plus de 3 milliards de SoC utilisant sa propriété intellectuelle ont été expédiés l’année dernière. Si le pari s’avère payant, Intel acquerra de l’expérience dans la fabrication de puces à faible consommation, un domaine dans lequel le leader est Taïwanais et s’appelle TSMC. TSMC a pu devancer la concurrence en partie parce qu’elle a fabriqué d’énormes quantités de puces entre autres pour Apple. Cela a permis à l’entreprise taïwanaise d’améliorer la finesse de gravure, et devançant tout le monde, TSMC s’est mise en meilleure position pour obtenir de nouvelles commandes, ce qui lui a permis d’augmenter encore son volume…

Intel compte bien prendre ce modèle en exemple en devenant demain, grâce à ces nouvelles usines de production en construction et d’ici 2025 le leader en production de puces RISC-V… Mais ces investissements seront-t-ils suffisant face à d’autres acteurs dont quelques chinois ou coréens ? Réponse dans quelques années…

Le nouveau Intel Core i9 plus performant que la dernière puce Apple M1

Intel n’est pas peu fier : Il vient de publier les résultats de tests où son dernier processeur Core i9 Alder Lake bat la puce M1 d’Apple dans plusieurs tests de référence. De quoi répondre à la menace croissante du Mac sur le haut de gamme (il suffit de regarder les derniers résultats d’Apple et les ventes de Mac en particulier) ?

On attendait la riposte du géant de Santa Clara, la voici, le dernier Core i9, il est devant le M1, passons aux tests :

La magazine américain MacWorld a publié ces tests en comparant le dernier né des processeurs Intel pour portable à deux MacBooks : le Pro de 14 pouces avec M1 Pro, le même avec un M1 Max à bord et l’ordinateur portable le plus puissant actuellement : le MSI GE76 Raider. ce dernier est configuré avec un processeur Core i9-12900HK à 14 cœurs, un GPU Nvidia GeForce RTX 3080 Ti, 32 Go de RAM DDR5/4800 et 2 To NVMe.

Résultats : le processeur Alder Lake a obtenu un score de 13 235 dans les tests multicœurs de Geekbench 5. C’est un peu plus que les 12 590 résultats multi-core du M1 Max. Et logiquement supérieur aux 12 544 du M1 Pro. Pendant ce temps, les scores de single-core pour l’option Alder Lake est arrivé à 1,838. Il dépasse de justesse les 1 778 du M1 Pro et les 1 774 du M1 Max. Sur Cinebench, le processeur d’Intel a obtenu un résultat multi-core de 15 981. à comparer aux 12,381 pour le M1 Pro (pas de test sur le M1 Max).

Ouf l’honneur est donc sauf pour Intel ! Mais ce que ne dit pas le fondeur, c’est que les deux machines testées ne sont visiblement pas comparables pour une puissance qui globalement l’est : le PC portable est 40% plus cher que le Macbook M1 Pro et surtout beaucoup moins économe en énergie (100 W pour le processeur Intel en dépense énergétique contre 39W pour celui d’Apple) ce qui donne au global (avec la consommation du GPU), à minima un ratio X3 en autonomie… Pas sûr que la comparaison d’Intel soit au final si flatteuse 🙂

Microsoft débauche un concepteur de puces d’Apple…

Microsoft a débauché un concepteur de puces d’Apple, selon un rapport de Bloomberg. Le rapport explique que Mike Filippo, a quitté Apple pour rejoindre Microsoft, dans le but d' »étendre ses propres efforts en matière de puces de serveur. » On parle donc des puces coté serveur (pour Azure donc) et pas pour concevoir des puces pour les prochaines Surface ARM.

Mike Filippo était chez Apple depuis 3 ans mais il a fait une bonne partie de sa carrière chez ARM après être entré chez Intel et AMD, donc un vrai spécialiste. Et une embauche très interessante à l’époque pour Apple dans le cadre de son programme de puces maison visant à s’affranchir d’Intel… Une ambition qui semble être commune avec Microsoft.

Ce n’est pas la première fois que l’on parle des ambitions de Microsoft de fabriquer ses propres puces pour les serveurs. Déjà en décembre 2020, Bloomberg expliquait que cette démarche s’inscrivait dans la stratégie de Microsoft visant à réduire sa dépendance vis-à-vis d’Intel.

Qualcomm annonce son Snapdragon 7c Gen 2 destiné à Windows ARM et aux Chromebooks

Qualcomm annonce enfin son 7C Genération 2, destiné aux PC Windows et Chromebooks « toujours connectés », la nouvelle puce apporterait des performances améliorées, même si Qualcomm se garde bien de les définir précisément. D’autres parlent de performances comparables à un i5 d’Intel. Ce n’est donc pas de ce côté qu’il faudra trouver de l’originalité mais plutôt :

  • Des capacités pouvant améliorer le traitement des images et du son
  • Une connectivité 4G intégrée
  • Une intégration d’IA
  • De nouvelles fonction de sécurité (sans plus de précision…)
  • Une autonomie accrue (la société annonce un facteur deux par rapport à Intel)

L’entreprise Californienne précise que cette puce est destinée aux ordinateurs d’entrée de gamme (secteur de l’éducation, usages réduits en entreprise) en gros là où le prix est essentiel. Donc engrosser des PC pouvant être proposé sous les 500 $.

Côté Entreprises spécifiquement, Lenovo devrait selon Qualcomm lancer de nouveaux appareils équipés de cette puce abordable « plus tard cette année ». Ce n’est peut-être pas trop surprenant car Lenovo vient de participer à une table ronde avec Qualcomm sur l’avenir du PC, ce qui en fait un partenaire clé dans l’adoption de l’ARM.

Rappelez-vous que le Snapdragon 7c original avait été annoncé en décembre 2019, mais n’a pas été commercialisé avant l’été 2020. Le premier appareil, équipé du Snapdragon 7c Gen 2, est attendu cette fois cet été selon Qualcomm sans indication du constructeur.

Outre le nouveau Snapdragon 7c Gen 2, Qualcomm a également annoncé un nouveau kit de développement Snapdragon pour Windows et une application Zoom optimisée pour ARM pour les appels vidéo, tous deux prévus pour cet été.

On regrette que cette annonce ne soit pas mise en perspective des processeurs d’Apple qui surclassent ce segment, une feuille de route de la riposte de Qualcomm serait interessante (comme l’entreprise le fait habituellement, sur le segment des smartphones). Nous reviendrons sur ce nouveau terrain de jeux que son les processeurs pour les PC de demain et la formidable ouverture offerte après les déboires d’Intel, lors du prochain Briefing Calipia, Il reste des places, rejoignez-nous, si ce n’est déjà fait !

Enquête de l’administration Biden sur la pénurie de semi-conducteurs

La pénurie de semi-conducteurs est l’une des raisons pour lesquelles les consoles de jeux vidéo , telles que la PlayStation 5 et la Xbox Series X|S, ont été si difficiles à trouver ces trois derniers mois. Mais également des composants nécessaires à l’industrie américaine dans son ensemble.

La pénurie a plusieurs causes C’est clairement un des effets secondaires de la pandémie de COVID-19 avec l’augmentation mondiale de la demande mondiale d’électronique grand public, d’abord en raison d’équipements nécessaires pour le télétravail : nouveaux PC, Ecrans, Webcam, Clavier, etc mais aussi une des conséquences des ralentissements dues aux différentes quarantaines. Mais cela met en lumière aussi la dépendance des USA (et du monde entier) envers des pays comme Taiwan et la Corée du Sud par exemple pour les processeurs…

la Semiconductor Industry Association (SIA) a envoyé une lettre ouverte au président Biden, notant que la part des États-Unis dans la fabrication mondiale de semi-conducteurs n’a cessé de diminuer au cours des 30 dernières années, passant de 37 % à 12 %, avec des investissements américains en R&D relativement stables. Cette lettre, était cosignée par les PDG d’AMD, NVIDIA, Intel, Qualcomm et 17 autres sociétés technologiques américaines, elle demandait au président à s’attaquer à ce problème en autorisant des incitations fédérales pour la fabrication, la recherche et le développement de semi-conducteurs au niveau national. Ces mêmes sociétés louaient encore il y a quelques années les bénéfices de cette délocalisation de la production justifiant cette dernière car l’ingénierie restait bien sur le sol américain…

L’administration Biden à publié en fin de semaine dernière un décret sur les chaînes d’approvisionnement américaines qui ordonne aux ministères du commerce, de l’énergie, de la défense et de la santé de procéder à un examen de 100 jours des risques liés aux chaînes d’approvisionnement, et au secrétaire de chaque ministère de présenter des recommandations politiques qui permettront de faire face à ces risques.

Intel lance Horse Ridge II, sa puce de contrôle quantique cryogénique

Voici une appellation qui parait sortir tout droit d’un film de science fiction ! L’année dernière, la société avait annoncée la première génération de sa puce de contrôle cryogénique. Ce SoC s’adresse à la partie externe au processeur quantique à proprement parlé et concerne l’électronique de contrôle et les interconnexions au sein des ordinateurs quantiques. Un enjeu important pour la mie au point des systèmes et leur viabilité. L’objectif est de rendre moins complexe le contrôle et de la gestion des circuits quantiques.

Ce nouveau SoC est mis en œuvre à l’aide de la technologie FinFET 22 nm à faible puissance et sa fonctionnalité a été vérifiée à des températures aussi basses que 4 kelvins. Horse Ridge II s’appuie ajoute deux caractéristiques essentielles à la première version du fondeur : la capacité de manipuler et de lire les états des qubits, et la possibilité de contrôler le potentiel de plusieurs portes nécessaires pour enchevêtrer plusieurs qubits (le Multigate Pulsing).

  • Lecture des qubits : Cette fonction permet de lire l’état actuel des qubits. La lecture est importante, car elle permet de détecter l’état des qubits sur la puce, avec une faible latence, sans avoir à stocker de grandes quantités de données, ce qui permet d’économiser de la mémoire et de l’énergie.
  • Le « Multigate pulsing » : La capacité à contrôler simultanément le potentiel de plusieurs portes de qubit est fondamentale pour des lectures de qubit efficaces et pour l’enchevêtrement et le fonctionnement de plusieurs qubits, ouvrant la voie à un système plus évolutif

Intel compte bien sur ses travaux sur l’Informatique Quantique pour se refaire une santé alors qu’il a connu ces derniers temps des difficultés : sur la mobilité bien sur, sur ses connectivité et la 5G en particulier et bien sûr sur la course à la finesse de gravure où il se retrouve maintenant largement distancé… Il prévoit de détailler les spécifications techniques complètes de Horse Ridge II lors de la Conférence internationale sur les circuits à semi-conducteurs (ISSCC) en février prochain.

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