Archives des étiquettes : Intel

Enquête de l’administration Biden sur la pénurie de semi-conducteurs

La pénurie de semi-conducteurs est l’une des raisons pour lesquelles les consoles de jeux vidéo , telles que la PlayStation 5 et la Xbox Series X|S, ont été si difficiles à trouver ces trois derniers mois. Mais également des composants nécessaires à l’industrie américaine dans son ensemble.

La pénurie a plusieurs causes C’est clairement un des effets secondaires de la pandémie de COVID-19 avec l’augmentation mondiale de la demande mondiale d’électronique grand public, d’abord en raison d’équipements nécessaires pour le télétravail : nouveaux PC, Ecrans, Webcam, Clavier, etc mais aussi une des conséquences des ralentissements dues aux différentes quarantaines. Mais cela met en lumière aussi la dépendance des USA (et du monde entier) envers des pays comme Taiwan et la Corée du Sud par exemple pour les processeurs…

la Semiconductor Industry Association (SIA) a envoyé une lettre ouverte au président Biden, notant que la part des États-Unis dans la fabrication mondiale de semi-conducteurs n’a cessé de diminuer au cours des 30 dernières années, passant de 37 % à 12 %, avec des investissements américains en R&D relativement stables. Cette lettre, était cosignée par les PDG d’AMD, NVIDIA, Intel, Qualcomm et 17 autres sociétés technologiques américaines, elle demandait au président à s’attaquer à ce problème en autorisant des incitations fédérales pour la fabrication, la recherche et le développement de semi-conducteurs au niveau national. Ces mêmes sociétés louaient encore il y a quelques années les bénéfices de cette délocalisation de la production justifiant cette dernière car l’ingénierie restait bien sur le sol américain…

L’administration Biden à publié en fin de semaine dernière un décret sur les chaînes d’approvisionnement américaines qui ordonne aux ministères du commerce, de l’énergie, de la défense et de la santé de procéder à un examen de 100 jours des risques liés aux chaînes d’approvisionnement, et au secrétaire de chaque ministère de présenter des recommandations politiques qui permettront de faire face à ces risques.

Intel lance Horse Ridge II, sa puce de contrôle quantique cryogénique

Voici une appellation qui parait sortir tout droit d’un film de science fiction ! L’année dernière, la société avait annoncée la première génération de sa puce de contrôle cryogénique. Ce SoC s’adresse à la partie externe au processeur quantique à proprement parlé et concerne l’électronique de contrôle et les interconnexions au sein des ordinateurs quantiques. Un enjeu important pour la mie au point des systèmes et leur viabilité. L’objectif est de rendre moins complexe le contrôle et de la gestion des circuits quantiques.

Ce nouveau SoC est mis en œuvre à l’aide de la technologie FinFET 22 nm à faible puissance et sa fonctionnalité a été vérifiée à des températures aussi basses que 4 kelvins. Horse Ridge II s’appuie ajoute deux caractéristiques essentielles à la première version du fondeur : la capacité de manipuler et de lire les états des qubits, et la possibilité de contrôler le potentiel de plusieurs portes nécessaires pour enchevêtrer plusieurs qubits (le Multigate Pulsing).

  • Lecture des qubits : Cette fonction permet de lire l’état actuel des qubits. La lecture est importante, car elle permet de détecter l’état des qubits sur la puce, avec une faible latence, sans avoir à stocker de grandes quantités de données, ce qui permet d’économiser de la mémoire et de l’énergie.
  • Le « Multigate pulsing » : La capacité à contrôler simultanément le potentiel de plusieurs portes de qubit est fondamentale pour des lectures de qubit efficaces et pour l’enchevêtrement et le fonctionnement de plusieurs qubits, ouvrant la voie à un système plus évolutif

Intel compte bien sur ses travaux sur l’Informatique Quantique pour se refaire une santé alors qu’il a connu ces derniers temps des difficultés : sur la mobilité bien sur, sur ses connectivité et la 5G en particulier et bien sûr sur la course à la finesse de gravure où il se retrouve maintenant largement distancé… Il prévoit de détailler les spécifications techniques complètes de Horse Ridge II lors de la Conférence internationale sur les circuits à semi-conducteurs (ISSCC) en février prochain.

Les applications Windows bientôt sur les Chromebooks

chromeImg02@2xAu début de l’été, Google évoquait, sans en dire plus, la probable arrivée de la solution de virtualisation Parallels sur Chrome OS. Parallels est, pour rappel un des leaders de la la virtualisation Windows sur la plateforme Mac (marché qu’elle se dispute avec VMWare et son produit Fusion). Aujourd’hui, Parallels a officialisé cette annonce en expliquant que l’on pourra faire fonctionner une machine virtuelle Windows complète sur  Chrome OS, sans avoir besoin de connexion Internet (donc on parle bien de virtualisation locale et pas de services de terminaux déguisés.

Nick Dobrovolsiky, Senior Vice President of Engineering and Customer Support de Parallels précisait dans l’annonce que :

« Parallels Desktop for Chromebook Enterprise permettra aux administrateurs IT de fournir facilement aux Chromebooks des machines virtuelles Windows et les applications Windows complètes nécessaires aux employés« , et que « Les administrateurs pourront facilement gérer les déploiements d’images Windows d’entreprise automatisés et familiers qu’ils préparent, provisionnent et fournissent automatiquement à leurs employés. Les administrateurs peuvent installer des applications, les gérer à distance et aider les utilisateurs avec leurs outils habituels, tout comme ils le font avec les PC Windows physiques« .

Sans surprise, cette offre est limitée à Chrome OS Enterprise. Le marché visé est donc bien celui de l’entreprise, ce qui confirme bien l’importance de ce marché pour Google (et la grosse pierre dans le jardin de Microsoft…). A terme il se pourrait bien que cette solution soit mise en standard sur la plateforme de Google (un peu comme Hyper-V dans les OS Windows 10). Reste à voir les performances et les limitations. Si la quasi totalité des Chromebooks sont sur plateforme Intel (plateforme qui ne devrait pas poser de problème pour la virtualisation), ces machines disposent souvent de processeurs assez limité en puissance (et donc en consommation énergétique, ce qui fait la force des Chromebooks…) et dans ce cas la virtualisation sera logiquement assez peu performante. On imagine que ceci sera plutôt réservé à des machines à base de Core I5 à minima avec pas mal de mémoire pour avoir une utilisation « normale » des applications Windows…

On devrait être rapidement fixé sur les performances et la compatibilité de ceci, puisque Parallels for Chromebook Enterprise devrait arriver cet automne.

Intel une fois de plus dans la tourmente…

IntelDécidément les choses ne se passent pas bien pour Intel. La semaine dernière, alors que le fondeur présentait ses résultats (au demeurant meilleurs qu’attendus), il annonçait en même temps (sans doute histoire de tempérer l’effet) que finalement il n’atteindrait pas la finesse de gravure de 7nm avant 2022 (vs 2021). Cela à fait l’effet d’une bombe et l’action a perdu 16% en séance. Une première pour la société de Santa Clara de toute son existence.

Intel était déjà en retard sur le marché et avait déjà décalé ses plannings devant les difficultés de mise au point de ce niveau de finesse. Il grave encore pour moitié en 14 nm et connait des problèmes sur ses puces 10mn. Chez TSMC, le graveur qui travaille pour le concurrent AMD ou encore pour les puces Apple, ils gravent depuis 1 an déjà en 7nm… Une éternité à l’échelle de la technologie. En 2022, TSMC annonce pouvoir graver en 3nm (et en 5 nm dès l’année prochaine)…

Après l’annonce d’Apple de se passer des services d’Intel pour les processeurs de ses Mac, qui si elle n’avait que peu d’incidence sur les ventes car les Mac ne représentent que 8% du marché, les difficultés techniques rencontrées depuis des mois inquiètent les investisseurs. Cette annonce est la goutte d’eau supplémentaire.

La finesse de gravure d’une puce est un élément importante pour plusieurs choses, car la concentration en nombre de transistors sur une puce permet d’une part de diminuer la puissance nécessaire, de produire plus sur une même surface, mais permet aussi de fournir au intégrateurs des composants plus petits leur permettant d’améliorer le design et me poids de leurs machines, élément clé dans la course à la mobilité pour le segment des ultra-portables (le seul réellement profitable).

Nouveaux processeurs Intel « Lakefield » pour PC double écran pliables… ou pas

surface NeoAlors que les rumeurs sur le possible passage d’Apple aux processeurs ARM pour ses Macs prennent de l’ampleur (on parle d’une annonce le 22 juin lors de l’ouverture de la conférence développeurs), que la concurrence aux processeurs iCore s’organise avec  Qualcomm, choisi par Microsoft pour sa version Windows ARM, Intel est une fois de plus dans la tourmente. Ajoutons à cela que le fondeur ne parvient pas à égaler la finesse de gravure des ses concurrents (source d’économie énergétique sur les processeurs), il se doit de réagir. Avec l’annonce de ses processeurs nouveaux Lakefield, il tente de le faire, mais le succès est loin d’être garanti à mon avis…

Nous connaissons les processeurs Lakefield d’Intel depuis un certain temps en réalité. Plusieurs produits utilisant ces nouvelles puces ont déjà été annoncés, tels que le Surface Neo de Microsoft, le ThinkPad X1 Fold de Lenovo , que nous vous présentions lors d’un test rapide au dernier CES, et une nouvelle variante très récente du Galaxy Book S de Samsung (qui au passage avait délaissé Windows ARM pour l’occasion).

Lakefield est en concurrence directe avec les processeurs Snapdragon de Qualcomm, qui utilisent de petits et de gros cœurs pour gérer la puissance.  Intel affirme que la puissance en veille peut être aussi faible que 2,5mW, soit une réduction de 91% par rapport à ses processeurs actuels de la série Y, ceux dédiés aux ultra portables et donc moins puissant. Il y a cinq cœurs au total, et ils ne sont pas Hyperthreaded. Dont un coeur plus puissant que les 4 autres.

Les puces sont également plus petites, ce qui, selon Intel, les rend idéales pour les PC à double écran et pliables. La surface du boîtier est 56% plus petite et la taille de la carte est 47% plus petite que celle d’un Core i7-8500Y.  Les nouveaux processeurs sont disponibles dans les variantes Core i5 et Core i3, en particulier le Core i5-L16G7 et le Core i3-L13G4. Oui, le « G » indique qu’ils incluent le Gen11 pour des performances graphiques 1,7x supérieures à celles de l’UHD du Core i7-8500Y. Cette augmentation des performances graphiques devrait compenser le fait que ces puces ne sont pas très puissantes, avec un TDP de 7W et des vitesses d’horloge de 0,8GHz et 1,4GHz dans le Core i3 et le Core i5, respectivement.

Mais alors qu’Intel introduit ces processeurs pour les appareils à double écran dont la Surface Neo de Microsoft devrait-être le vaisseau amiral, cette dernière est retardée…De plus, Microsoft est en train de réorienter son système d’exploitation Windows 10X, qui était à l’origine destiné aux PC à double écran, vers les PC à écran unique…

Intel et QuTech ont fait la démonstration du contrôle de qubits « chauds »…

Intel QuantumUn des obstacles le important pour l’informatique quantique est la difficulté de refroidir de façon considérable  les qubits au sein des systèmes. En général, ces qubits doivent être refroidis à des températures inférieures à 100 mK (donc très très près du zéro absolu) et ceci afin de garantir l’intégrité des calculs (sans excitation donc des particules). Dans un article publié récemment sur Nature, Intel, en collaboration avec QuTech, a adopté une approche légèrement différente de la question du refroidissement.

Dans l’article intitulé « Universal quantum logic in hot silicon qubits« , les chercheurs ont réussi à rendre possible le contrôle des qubits  dit « chauds ». Bon attention c’est pas la température ambiante et de très très loin ! Ces qubits chauds, comme leur nom l’indique, sont plus tolérants à des températures plus élevées disons légèrement supérieures à 1 K…

L’équipe s’est inspirée d’études récentes sur les spins électroniques qui ont laissé entrevoir une plateforme pouvant fonctionner à des températures plus élevées en démontrant une longue durée de vie des spins, permettant ainsi la lecture de leurs états. En s’appuyant sur ces résultats, l’équipe d’Intel et de QuTech a pu contrôler ces qubits et effectuer des mesures sur ceux-ci également.

Les chercheurs précisent :

« Nous avons démontré un contrôle individuel cohérent de deux qubits et mesuré une cohérence à 99,3 %. Nous démontrons l’accordabilité de l’interaction d’échange entre les deux spins de 0,5 à 18 mégahertz et l’utilisons pour exécuter des rotations cohérentes contrôlées de deux qubits. »

Il y a une limite importante néanmoins à la démonstration réalisée : elle était basée sur un système à deux qubits, qui est considérablement plus petit que la plupart des ordinateurs quantiques existants aujourd’hui. Mais les chercheurs ont déclaré que leur travail s’oriente vers des circuits intégrés quantiques qui abritent des circuits de contrôle, ainsi que du matériel quantique sur une seule puce, offrant ainsi une approche évolutive vers des ordinateurs quantiques. Si le sujet vous intéresse n‘hésitez pas à faire un tour sur cette page pour plus de précision.

#CES2020 Intel présente Mobileye 8 Connect

mobileye connect 8En 2017 Intel rachetait pour la bagatelle de 15 Milliards de $ la société Israélienne Mobileye, leader de la technologie des véhicules autonomes. Aujourd’hui toutes les activités de conduite autonome du fondeur se sont liées avec Mobileye, tant ce secteur est important face à la concurrence, et celle de Nvidia en particulier qui dispose de sa propre solution maison.

honoreeIntel a profité du CES pour présenter son Mobileye 8 Connect, qui vient de recevoir un Innovation Award. Le produit est largement mise en avant sur le stand Intel.

La solution est alimenté par le dernier processeur de Mobileye – EyeQ®4 et une caméra améliorée avec un champ de vision plus large – le système  derrière le pare-brise et protège les conducteurs et les usagers via les dernières évolution de sa technologie d’évitement de collision, fournissant un gain chiffré en secondes qui est critique pour éviter une collision. Mobileye 8 Connect™ peut également être installé en seconde monte dans presque tous les véhicules selon le constructeur.

Mobileye 8 Connect™ offre également un système de gestion de flotte basé sur la localisation du véhicule (FMS), éliminant le coût supplémentaire et le temps d’installation associé à du matériel supplémentaire dans le véhicule. Le constructeur indique également que compte tenue du nombre prévisible de véhicules équipés il pourra fournir des données routières et de trafic en temps réel. Les urbanistes et les développeurs de la ville pourront accéder à des cartes en ligne affichant les  » points chauds  » des accidents en fonction des données d’alerte, ce qui leur permettra d’apporter des améliorations à l’infrastructure de la ville. Les exemples de données comprennent, entre autres, les feux de circulation et les panneaux de signalisation, l’infrastructure routière, les services publics, le marquage des routes, les zones de construction, etc. Tout ceci à la manière d’un Waze beaucoup plus ouvert d’après les discussions avec les représentant de la marque.

Après avoir vendu son activité Modem 5G à Apple, Intel utilisera les puces de Mediatek…

intel-mediatekC’est Donald (pas le neveu de Picsou mais l’autre), qui ne va pas être content : Intel, fleuron de l’activité semi-conducteurs américaine, après s’être délestée de son activité Modem 5G au profit d’Apple, va chercher  ses puces 5G via un partenariat avec le taïwanais MediaTek qu’il a préféré bien entendu à son rival, californien également : Qualcomm… Preuve que le business du PC est largement maillé à l’international pour ses principales composantes.

Ce modem est essentiel pour bâtir les PC « toujours connectés » que met en avant Microsoft. Alors que des constructeurs comme le chinois Lenovo ou l’américain HP ou choisi Qualcomm, Intel trouve une solution chez Mediatek.

Joe Chen, le président de MediaTek, c’est réjoui d’un tel partenariat alors que ses solutions sont en concurrence directes avec le chinois Huawei (et pour le coup c’était un peu risqué pour Intel) et l’américain Qualcomm. Il a déclaré que :

« la 5G ouvrira la prochaine ère de l’expérience PC, et travailler avec Intel, un leader de l’industrie de l’informatique, souligne l’expertise de MediaTek dans la conception de la technologie 5G pour les marchés mondiaux. Grâce à ce partenariat, les consommateurs pourront naviguer, streamer et jouer plus rapidement sur leur PC, mais nous attendons aussi d’eux qu’ils innovent avec la 5G comme nous ne l’avions pas encore imaginé« .

Il y a tout de même un bémol avec la solution de Qualcomm : la puce 5G est une  partie ajoutée au côté du processeur principal, à l’opposé des PC Qualcomm basés sur ARM, qui ont le modem cellulaire intégré dans le chipset, donc il est livré en standard aux constructeurs…

Nous reparlerons des stratégies d ces différents acteurs lors du prochain Briefing Calipia (il reste encore des places à ce jour) lors de la session sur les évolutions du poste de travail en entreprise.

Microsoft travaillerait sur l’émulation Intel 64 bits pour la version ARM de Windows 10

surface pro xNous vous en parlions ici la semaine dernière, le gros problème de la tablette Surface Pro X est le manque d’applications native de son système, basé sur le processeur ARM Qualcomm Windows 10 ARM.

Si l’éditeur propose bien une émulation Win32 (donc 32 bits), rien n’est disponible pour le 64 bits. On apprend que l’éditeur travaillerait bel et bien sur une couche d’émulation 64 bits pour ce processeur ARM et la version de Windows qui va avec. Actuellement par exemple, si vous voulez une application qui n’est disponible que dans une version x64, comme Adobe Premiere Pro ou Photoshop Elements, vous ne pouvez l’utiliser. L’idéal bien sûr serait qu’elle soit disponible en version native…

Microsoft travaillerait à apporter l’émulation d’application x64 à Windows sur ARM. Quand ceci devrait être disponible ? Mystère, des sources indiquent que cela pourrait être dans Windows 10 21H1, ce qui signifierait que le grand public y aura accès au cours du premier semestre 2021… En espérant que Adobe, pour rester sur cet exemple aura entre temps développé ses applications en natif pour ARM !

Pour rappel, la génération actuelle de puces PC de Qualcomm est le Snapdragon 8cx, ainsi que le SQ1 de Microsoft, qui est un 8cx légèrement modifié. Ces SoCs sont construits à partir de zéro pour les PC, avec l’émulation en tête. Cependant, l’émulation d’applications 64 bits ne devrait pas être exclusive à la gamme 8cx, on devrait pouvoir utiliser des applications x64 sur toutes les générations de processeurs ARM de Windows, en remontant jusqu’au Snapdragon 835.

Reste la question des performances obtenues mais aussi de la consommation en résultant… et sur ces points, aucune information.

Nous aborderons ce sujet en introduction du prochain Briefing Calipia qui commence la semaine prochaine.

Intel : le 7nm en 2021 pour revenir dans la trajectoire de la loi de Moore

Bob Swan, le nouveau PDG d’Intel, a déclaré lors de la réunion d’analystes à Palo Alto qui a suivi la publication des résultats du trimestre qu’ils sont sur la bonne voie pour revenir à un calendrier de mises à niveau majeures de la fabrication tous les deux ou deux ans et demi de quoi recoller à la Loi de Moore selon lui.

Au passage les résultats du trimestre était les meilleurs de l’histoire de l’entreprise, avec 19,2 milliards de dollars de CA. Intel a connu un rebond de 6 % de ses activités datacenter, là où l’activité PC a encore chuté d’environ 5 % par rapport à l’an dernier.

Intel a mis plus de temps que d’autres à passer de la fabrication de 14 nanomètres pour ses puces à la fabrication à 10 nanomètres, ce qui a perturbé l’amélioration de la rentabilité de l’entreprise et l’a rendue vulnérable à la concurrence d’Advanced Micro Devices (AMD), qui utilisent des fabricants de puces tels que GlobalFoundries et TSMC. qui eux gravent en 7 nanomètres (ce qui, selon Intel, équivaut à sa fabrication à 10 nanomètres du fait de processus différents). Pour rappel Intel devrait lancer ses puces à 10 nanomètres en volume seulement d’ici la fin de l’année.

Intel 7nmC’est important parce qu’une grande partie de l’amélioration de la loi de Moore (du nom d’une prédiction célèbre du président émérite d’Intel, Gordon Moore, dans les années 1960) au cours des cinquante dernières années a été subordonnée au passage à des largeurs de plus en plus petites entre les circuits. En effet en passant à une longueur de circuit plus petite, tout s’améliore. La puce devient plus petite, les circuits fonctionnent plus rapidement, la puce consomme moins et le coût de la même puce diminue. Les concepteurs de puces peuvent également intégrer plus de circuits sur une puce de même taille. Le retard d’Intel pour le passage à 10 nanomètres a donc été un contretemps majeur pour l’industrie.

M. Swan a ainsi déclaré : « Nous sommes sur la bonne voie pour lancer notre premier produit à 7 nanomètres – un GPU discret pour les datacenters – en 2021. Deux ans après le lancement du 10 nanomètres. Nous sommes aussi bien avancés sur la voie de l’ingénierie sur 5 nanomètres. »

En 2020, l’entreprise continuera d’essayer de rattraper son retard pour répondre à la demande, car la lente transition vers le 10 nanomètres a créé une pénurie de puces, préjudiciable au marché du PC.

« Entrées précédentes