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Blackberry rachète Good Technology !

Blackberry ouvre son porte monnaie  (425 millions de $) pour s’offrir un des leader des outils d’MDM (Mobile Device Management), Good Technology. Ceci confirme également le recentrage de la société sur les outils d’administration, tandis qu’ils s’orientent parallèlement vers des téléphones Android.

Good technology, que l’on retrouve très fréquemment en short list des différents appels d’offres pour le choix d’MDM, est très bien positionné et depuis le début en haut à droite du Magic Quadrant du Garner. Amusant également de voir que cette société avait été créée au début des années 2000 pour offrir des « fonctions d’administration type Blackberry » sur les mobiles non Blackberry ! Aujourd’hui alors que le BB sont dépassés il sont avalé par leur concurrent historique ! Je pense à quelques clients ayant choisi à l’époque ces solutions pour éviter de prendre des BB 🙂

Magic Quadrant EMM 2015

BlackBerry : retour aux sources…

BlackberryCe n’est sans doute pas la peine ici de revenir sur les problème du constructeur canadien dont la part de marché continue trimestres après trimestres de s’enfoncer. Passée à moins de 0,5 % (source Kantar) le dernier trimestre aux Etats Unis…

Après des paris audacieux comme le Passeport, qui n’a pas trouvé son public, la firme tente de réagir une fois de plus en sortant un nouveau téléphone… quasiment une copie conforme du Bold 9900 : « le Classic ». Pas de surprise sur son look donc, seul les composantes (un poil plus modernes tout de même !) changent de son ainé :

  • Ecran tactile 3,5 pouces (720 x 720)
  • un « vieux » processeur dual-Core Qualcomm de 2012 (ceci dit a-t-on réellement besoin de plus sur ce type de téléphone ?
  • 2 Go de RAM
  • Un capteur photo de 8 Mp

Coté application : sans surprise il accède au BlackBerry World (magasin natif) mais exécute aussi les application de l’AppStore d’Amazon (sous android). Un choix assez logique compte tenu des restriction d’usage du Google Play pour ce type d’appareil hybride.

Le modèle devrait sortir en début d’année pour moins de 450 € nu… Un prochain collector ?

BlackBerry racheté 4,7 milliards $ par Fairfax

Nous parlions hier encore de la spirale négative dans laquelle BlackBerry est engagé, notamment sous la pression d’Apple et d’Android.

Hier soir, nous apprenions que Fairfax Financial Holdings Limited, un investisseur privé basé à Toronto, possédant déjà 10% de l’entreprise, venait de faire part de son intention de rachat global de l’entreprise, pour 4,7 milliards de dollars ; la transaction finale sera conclue d’ici le 4 novembre.

En pratique, le financement proviendra de Bank of America, Merril Lynch et BMO Capital Markets.

Fairfax n’a pour l’instant pas annoncé ses intentions quant à l’avenir de BlackBerry. Les analystes relèvent cependant les points suivants :

  • En devenant propriétaire privé, Fairfax a les mains libres pour opérer des réorganisations majeures au sein de BlackBerry, sans trop de « publicité » externe : changement d’équipe dirigeante, licenciements, etc.
  • De même, étant l’actionnaire clé, Fairfax peut engager des choix stratégiques long-terme, et ne plus être sous la coupe des impératifs de résultats trimestriels, préjudiciables à la mise en oeuvre de chantiers de refonte majeure.
  • Enfin, Fairfax peut envisager un repositionnement drastique de BlackBerry : on parle d’un recentrage sur le marché entreprise, la revente du système d’exploitation, de BBM, ou des brevets.

BlackBerry parviendra-t-il ainsi à sortir de l’ornière ?

L’historique du cours de l’action montre bien à quel point l’entreprise est à un tournant de son histoire…

BlackBerry

 

La spirale négative de BlackBerry

BlackBerry n’en finit plus d’accumuler les soucis : parts de marché en érosion constante (moins de 3% contre 20% il y a 5 ans), échec commercial récent du Z10, et ce week-end une sérieuse anicroche dans le lancement de son application BlackBerry Messenger (BBM) pour les plate-formes iOS et Android.BlackBerry

Une pré-version de l’apps BBM pour Android s’est en effet retrouvée en téléchargement sur Internet : 1,1 million d’utilisateurs Android se sont loggés sur le service BBM dans les 8 premières heures avec cette version, mettant à mal la montée en charge prévue par BlackBerry sur les 2 plate-formes iOs et Android ; résultat, l’éditeur a du arrêter les téléchargements de la version iOS au cours du Week-end, et faire en sorte que la pré-version Android ne soit plus téléchargeable et ne puisse plus se connecter au réseau.

Espérons pour BlackBerry que ces évènements ne cassent pas la dynamique autour de BBM, actuellement leur seul succès et espoir ; l’enjeu est de taille pour cette application, qui doit se frotter à un panel solide d’applications telle que WhatsApp (300 millions d’utilisateurs).

Les nuages continuent donc de s’accumuler au dessus de l’entreprise, dont le deuxième trimestre se solde par une perte proche de 1 milliard de dollars ! En réaction, BlackBerry prévoit une réduction de ses coûts de production de 50% sur les 9 prochains mois, et annonce la suppression de 40% de ses effectifs (4500 postes) ; on parle également d’une revente de l’entreprise « par compartiment » avant la fin de l’année calendaire…

De bien tristes nouvelles !

BB10

Blackberry : une troisième place inaccessible ?

La firme canadienne n’en fini pas de se chercher. Elle serait maintenant en quête de « d’alternatives stratégiques » envisageant y compris la vente (sa capitalisation boursière est de 6 milliadrs de $), la sortie de la bourse… Autant dire que cela ne sent pas très bon pour la suite. Nous l’écrivions à la fois dans ce blog mais aussi dans La Lettre Calipia, la troisième place après Android et iOS est très convoité, en premier lieu par Microsoft, avec les moyens financiers important que peut se permettre l’éditeur de Redmond. Ces moyens, Blackberry ne les a pas ou plus. Or, c’est le nerf de la guerre pour « acheter » les premiers développements applicatifs afin de faire croitre les stores. Plusieurs indicateurs sont dans le rouge pour le canadien.

  • Bien que son nouveau système d’exploitation soit une réussite technologique, que ses nouveaux modèles ont été bien accueillis par la presse et les premiers utilisateurs : les ventes sont modestes, de mois en mois, les parts de marchés continuent de descendre.
  • Le nouveau store de la société est en très faible croissance, rien à voir en tout cas avec ceux des 2 leaders et même celui de Microsoft qui commence, enfin, à grossir significativement.

store BB10

  • Rien ne va plus dans les entreprises, coeur de cible du canadien. Il suffit de voir le nombre de société qui migrent ou envisagent la migration vers l’iPhone ou les Android pour s’en convaincre. Blackberry avait réussi à contenir ce flux il a a six mois, avec les promesses du BB10, rien n’y fait maintenant.

A qui profite cette contre performance ? Sans doute dans l’immédiat aux leaders Apple et Samsung en tête coté constructeurs, mais aussi et surtout à mon avis au numéro 3 : Microsoft / Nokia. La bonne réputation de Nokia dans les entreprises peut aussi donner le change, voir faire vaciller dans un premier temps les Smartphones de moindres qualités de fabrication sous Android qui débarquent toujours un peu plus nombreux.

Paradoxe : alors que les entreprises recherchent de plus en plus à organiser le déploiement de leur smartphones , à mieux les contrôler avec des MDM (Mobile Devices Management) celui qui avait déjà tout se retrouve de plus en plus marginalisé…

securework

MDM : BlackBerry ouvre sa solution à iOS et Android

BlackBerry vient de l’annoncer, sa solution BES 10 qui permet la gestion des terminaux mobiles jusqu’alors réservée à sa marque s’ouvre aux iPhones et au smartphones Android via l’option : la Secure Work Space (facturée tout de même 100 $ par terminal et par an).

Une belle concurrence pour le leader du Sandboxing qu’est Good Technology. Le service de BlackBerry propose comme Good un espace protégé avec les applications de messagerie ( intégrant bien entendu une gestion du calendrier et des contacts), mais aussi une gestion de document bureautique, un navigateur sécurisé dédié aux sites intranets (à la manière du Secure Browser de Good), un service de messsagerie instantanée compatible avec OCS 2007, Lync 2010 et 2013 mais aussi Lotus Sametime.

Une version d’essai est disponible à cette adresse

Une solution très intéressante que nous ne manquerons pas d’analyser plus en profondeur. Nous vous proposerons en effet dès la rentrée une nouvelle formation sur le choix des différentes solutions de déploiement et d’administration pour les mobiles.

Facebook Home : une victoire en trompe l’oeil pour Android

Facebook HomeComment passer à coté ce matin (et hier soir) de l’annonce de la surcouche Facebook pour Android ? Les différents médias reprennent l’essentiel de la conférence de presse d’hier soir, avec les démonstrations  et les caractéristiques du téléphone HTC First (assez modestes au passage, ce qui semble indiquer un prix assez bas) qui sera lancé mi avril.

Je pense que nous pouvons néanmoins en tirer quelques remarques à chaud.

La première touche au système utilisé. Facebook n’a pas développé son propre OS, ni son propre matériel. Ni même en apparence un « fork » d’Android (version spécifique qui vivrait sa vie indépendamment de la souche Google). Non l’essentiel n’est pas là pour Facebook, l’essentiel est le soft et le nouveau Lanceur applicatif. Et ceci est possible sur Android. On parle ainsi beaucoup plus d’un Skin Facebook que d’une application.

C’est donc en apparence un beau succès de popularité pour le système de Google. Nous n’imaginerions pas qu’Apple valide une telle application qui modifie le lanceur et la home page ! Elle serait par ailleurs impossible à développer sur un iPhone non Jailbreaké.

Mais c’est à mon avis une victoire de courte durée : imaginons deux minutes que cette surcouche ai un grand succès, Google en prendra nécessairement ombrage (FaceBook est perçu par ce dernier comme son plus important concurrent, sur un marché qui représente 97% de ses revenus : la pub). Que fera-t-il ? Modifier Android pour interdire ce type d’application ? Impossible ou sinon les constructeurs de téléphone ne le suivront plus, préférant garder la surcouche Facebook… Petit à petit Facebook pourra augmenter fonctionnellement son application, capter un peu plus l’utilisateur (et donc les revenus publicitaires associés) diminuant l’usage des applications Google installées, Android n’étant plus alors que de la vulgaire tuyauterie ! Une situation forcément inacceptable pour le géant de Mountain View, qui a investi des milliards de dollars dans Android, justement pour capter le temps et les habitudes des utilisateurs !

Si cette surcouche n’est finalement pas une bonne nouvelle pour Google, ce n’est pas non plus une très bonne nouvelle pour ses concurrents. En particulier pour Microsoft, qui se voit même d’un point de vue communication amputé de son premier argument marketing autour de Windows Phone : « People First« , Facebook en a fait hier soir l’axe de sa communication pour Facebook Home ! Microsoft avait raison, oui mais après, en informatique, avoir raison le premier n’a pas souvent été synonyme de succès… Le succès d’Android face à Microsoft et Apple repose largement sur sa diversité (à la fois matériel, et logiciel), Facebook Home le prouve une fois de plus et renforce ainsi son positionnement. ce n’est pas non plus à mons avis une excellente nouvelle pour Blackberry, qui voit, tout au moins médiatiquement, l’intérêt pour sa nouvelle interface un peu éclipsé par cette annonce.

Et dans l’entreprise ? Verrons nous demain débarquer ces téléphones « Facebook Home » en équipement BYOD ? Quelles seront les usages ? Les MDM s’y adapteront-ils ? Difficile d’y répondre actuellement, même si le premier positionnement sera sans doute sur des tranches d’age plus jeune.

RIM : bientôt la fin ?

Rien ne va plus chez le constructeur canadien. Après avoir déclaré hier que la société allait perdre encore beaucoup d’argent ce trimestre, elle allait sans doute encore procéder à des suppressions de postes. Une vente au moins partielle n’est plus à exclure.

Parmi les options évoquées, on trouve la plateforme logicielle BlackBerry, plus attrayante avec la sortie prochaine de BB 10. Alors que certains rachètent des constructeurs (Google-Motorola), ou signent montent de partenariats plus forts (Microsoft-Nokia) pour donner plus de cohérence à leur offre de logiciel, RIM prendrait le chemin inverse après avoir en vain essayé de se vendre à Samsung, mais le prix de 10 milliards de dollars demandé avait été jugé trop élevé…

BlackBerry 10 : le va-tout de RIM

La société canadienne à la peine actuellement vient de présenter le futur de sa plateforme : BB10.

Une solution qui ressemble à s’y méprendre à la stratégie de Microsoft : une refonte complète de sa plateforme mobile. Etrange parallèle entre ces deux sociétés leaders des années 2000 en matière de smartphone pour les entreprises, en difficultés, qui repartent de la feuille blanche ou presque. Espérons pour elles que le succès sera au rendez-vous !

En tout cas l’interface, expliquée dans la vidéo ci dessous (source The Verge) ne manque pas d’atouts et à le mérite (comme pour Windows Phone) de ne pas copier celle d’iOS et de ne pas être une nème déclinaison d’un skin Android…

Office 365 : service Blackberry en janvier prochain

On savait depuis le mois d’Avril que le support des services Blackberry ne seraient pas immédiatement assuré dans Office 365. Microsoft demandait aux utilisateurs ayant besoin de ces services de rester sur BPOS en attendant des jours meilleurs. Si le début d’année 2012 était une date très plausible, c’est maintenant confirmé : se sera janvier 2012. La première beta sort ce mois officiellement. Le coût d’accès à ce service restera, comme pour BPOS, gratuit.

Autre nouveauté qui vient d’être annoncée (hier, à l’occasion de la conférence SharePoint qui débute à Anaheim) : un nouveau client SharePoint pour Blackberry, avec une mise à jours des services de SharePoint Online prévus pour la fin de l’année. Cette mise à jour service permettra entre autre, aux utilisateurs d’accéder aux Business Connectivity Services (BCS) pour se connecter à des sources de données externes afin de pouvoir rechercher des informations dans un outils de CRM par exemple.

Les deux sociétés qui se sont fortement opposées par la passé, sont ici des alliés objectifs pour jouer la carte de l’intégration en entreprise, à défaut de marquer des points côté grand public. Et c’est une excellente nouvelle.