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Partenariat Microsoft et SWIFT : les transferts de paiements dans Azure

Microsoft a annoncé la semaine dernière lors de la conférence Sibos 2018 qui avait lieu à Sydney, un nouveau partenariat avec SWIFT (le fournisseur mondial de services de messagerie financière), avec le déploiement de ses services de messagerie dans le Cloud sur Azure. L’objectif affiché de cette association est « de permettre des opérations plus rapides et plus sûres pour les institutions financières et les fournisseurs de technologies qui dépendent de SWIFT« .

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Microsoft met sans surprise en avant ce partenariat afin de renforcer la crédibilité d’Azure de plus généralement de son Cloud pour les établissements bancaires, secteur dans lequel les acteurs sont encore assez frileux. Pour rappel plus de 11 000 institutions financières dans le monde utilisent SWIFT pour envoyer des messages de paiement via un réseau sécurisé.

Comme POC, le service de trésorerie de Microsoft sera le premier à utiliser le système. Ce service gère des actifs de plus de 150 milliards de dollars et gère plus de 400 milliards de dollars de paiements basés sur SWIFT chaque année. Techniquement, l’instruction transmise par Microsoft Treasury via SAP sur Azure sera validée à l’aide de Machine Learning avant d’être transmise à SWIFT dans le cloud. SWIFT authentifiera ensuite les instructions de connexion avant de les transmettre à la banque appropriée, qui transmettra ensuite une confirmation à Microsoft.

Linux fait jeu égal avec Windows Server sur les machines virtuelles Azure

LinuxSi Microsoft pour faire concurrence à Amazon Web Services n’a décidé qu’en 2012 de faire évoluer sa plateforme Azure en intégrant la dimension IaaS, se fut en proposant des machines virtuelles pré configurées sous Windows Server mais aussi des distributions Linux.

Concernant le choix du système d’exploitation hébergé par ces VM, il était de 30% sous Linux en 2015, 40% en 2017 et semble être de 50% actuellement. Scott Guthrie, vice-président exécutif du cloud de Microsoft a en effet déclaré récemment : »Il s’agit désormais de la moitié, mais cela varie d’un jour à l’autre car nombre de ces workloads sont élastiques, mais parfois un peu plus de la moitié des machines virtuelles Azure sont des Linux. »

Ce qui est assez normal du fait de la différence de coût des abonnements proposés, malgré l’initiative Azure Hybrid Benefit permettant de réutiliser sur Azure des licences acquises, et la richesse des offres Open Source proposées. Avec de plus les aspects de complexité de mise en œuvre et de support qui sont largement amoindris car pris en compte dans l’abonnement.

Pour faire simple, Linux (pour les serveurs) est l’OS en passe d’être le plus utilisé en mode Cloud, et l’avenir de Windows Server ne repose plus que sur les choix des entreprises pour leurs solutions « on-premise ».

En fait le Cloud a en 10 ans totalement bouleversé les modèles économiques de l’industrie de l’IT en passant de modèles d’acquisition de produits ou de licences à des modèles abonnements liés à la consommation de ressources physiques ou logicielles.

Pour être un acteur majeur du Cloud, Microsoft a donc dû changer complètement de stratégie et non plus vendre ses produits mais proposer les technologies demandées par ses clients. Que ce soit celles d’éditeurs concurrents (Oracle par exemple) ou celles issues de la communauté Open Source (Linux, PHP, Cosmo DB,  Kubernetes, etc.). Ce qui l’a conduit à devenir un acteur important du monde de l’Open Source, avec notamment l’acquisition de la forge GitHub à laquelle contribuent plus de 20 000 employés Microsoft et qui héberge 200 projets proposés par l’éditeur. Mais aussi de porter certain de ces produits phares sur Linux, comme récemment SQL Server…

Et si les choix opérés par les entreprises dans le Cloud public se disséminaient dans les datacenters privés, la stratégie de Cloud hybride de Microsoft pourraient avoir des conséquences inattendues…

Microsoft annonce une préversion publique d’Azure Confidential Computing

CadenasMicrosoft a annoncé, parmi série d’initiatives concernant la sécurité, la préversion du service Azure Confidential Computing, qui permet le traitement « confidentiel » des données.

La plupart de fournisseurs de solutions Cloud proposent la protection des contenus au repos ou en transit. Dans le premier cas, ils chiffrent les données ; dans le second, elles sont transmises par un canal sécurisé. D’après Microsoft, la pièce manquante du puzzle réside dans la capacité à protéger les données pendant leur utilisation, et c’est là qu’intervient Azure Confidential Computing qui introduit une notion d’environnement d’exécution sécurisé.

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On parle ici d’une portion isolée de processeur et de mémoire qui empêche que le code et les données en son sein soient visibles ou modifiables de l’extérieur. Dans la pratique, Microsoft implémente la fonctionnalité en s’appuyant sur une solution matérielle d’Intel (Software Guard Extension – SGX) et sur Virtual Secure Mode (VSM) qui est une bulle sécurisée s’appuyant sur Hyper-V disponible avec Windows 10 et Windows Server 2016 pour l’isolation du reste de l’OS de processus sensibles.

De nouvelles solutions Azure Data Box, et de nouvelles capacités pour Azure Stack

Microsoft a annoncé lors de Ignite 2018 qu’Azure Data Box est désormais disponible (la beta durait depuis 1 an). Pour rappel  cette appliance conçue pour être inviolable offre un espace de stockage de 100 To pour un transport hors ligne sécurisé des données vers les datacenters Azure, ce qui peut être interessant si les liaisons ne sont pas fiables. Si la capacité n’est pas suffisante, l’éditeur proposera (actuellement en beta) en complément une version offrant un stockage d’un pétaoctet (1000 To).

La société a également introduit deux solutions supplémentaires dans la suite Data Box en beta là encore :

  • Azure Data Box Edge qui est une appliance physique pour «aider les clients à analyser, traiter et transformer les données avant de les envoyer dans le cloud» ceci en  exploitant les algorithmes de deep Learning  et des FPGA (Field-Programmable Gate Array).
  • Il y aura également une appliance virtuelle, Azure Data Box Gateway, compatible avec Hyper-V mais aussi VMWare, pour là encore faciliter les transferts de données vers Azure.

Pour ceux qui utilisent des instances Azure Stack, ils bénéficierons dans les semaines qui viennent de  la possibilité d’étendre un seul Stack jusqu’à 16 nœuds via les solutions intégrées acquises par Avanade, Cisco, HPE, Huawei et Lenovo (au lieu des 12 noeuds actuel).

Visual Studio Team Services devient « Azure DevOps »

En juin dernier Microsoft rachetait Github pour 7,5 milliards de dollars. Nous vous en parlions lors du dernier Briefing Calipia,  L’entreprise cherchait à intégrer plus finement ses services Visual Studio avec le site et dans ce cadre les fonction de Team Services devaient évoluer ou disparaitre.

Azure DevoppsL’avenir du VSTS semble désormais plus clair, selon une annonce sur le blog Azure, le service va évoluer pour former avec d’autres composantes « Azure DevOps ». Ainsi cette nouvelle offre sera composée de plusieurs modules distincts compatibles avec les instances de cloud public et privé. On retrouve ainsi :

  • Azure Pipelines : qui permet de créer, tester et déployer en continu sur la plateforme et le cloud de son choix.
  • Azure Boards : offre un suivi du travail avec des tableaux Kanban, des backlogs, des tableaux de bord d’équipe et des rapports personnalisés.
  • Artefacts Azure : qui prend en charge les paquets Maven, npm et NuGet provenant de sources publiques et privées.
  • Azure Repos : offrant un nombre illimité de dépôts privés Git hébergés dans le cloud, des demandes d’extraction collaboratives, une gestion de fichiers avancée, etc.
  • Les plans de tests Azure : des solution de tests planifiées tout en un.

Les utilisateurs existants de VSTS verront leurs projets existants mis à jour automatiquement au cours des prochains mois sans perte de fonctionnalité. Les utilisateurs de Team Foundation Server (TFS), qui souhaitent conserver les données sur leur réseau, évolueront vers Azure DevOps Server lors de la prochaine version majeure.

Un sondage sur le Cloud Hybride (avec une belle infographie)

CloudMicrosoft a réalisé en janvier un sondage avec Kantar TNS en janvier 2018 sur l’état du Cloud Hybride et a publié le 28 août une synthèse des résultats sur le blog IT Pro Azure.

Bien sûr des esprits mal intentionnés pourraient voir dans cette démarche une volonté de la part de Microsoft de mettre en avant ses solutions concernant l’évolution stratégique des systèmes d’information vers le Cloud. Mais il semble que ce ne soit pas vraiment le cas et que le but soit de simplement interroger les entreprises sur leur perception et leur adoption du concept de Cloud Hybride.

Concept qui est tout de même, comme nous l’avons largement évoqué ces dernières années lors de différents Briefing Calipia, l’arme de destruction massive de Microsoft pour lutter contre Amazon et Google sur le marché du Cloud Public et contre VMware sur le marché du Cloud Privé (de la virtualisation en fait).

Cela dit les conclusions de ce sondage sont tout de même intéressantes. Il a été mené auprès de 1 700 professionnels de l’informatique (IT), développeurs, et décisionnaires aux Etats-Unis, en Angleterre en Inde et en Allemagne pour connaître leur perception du Cloud hybride et leur volonté de l’adopter.

Hybrid cloud by the numbersLes éléments collectés permettent de tracer quelques grandes lignes (illustrée par une infographie et détaillées dans un webinar), que l’on peut résumer comme suit :

  • Le concept est populaire, avec un total de 67% des personnes interrogées utilisant ou envisageant de déployer un cloud hybride. Un grand nombre de ces utilisateurs de clouds hybrides ont fait la démarche d’adoption récemment, avec 54% au cours des deux dernières années.
  • Le coût, une expérience informatique cohérente et la capacité à évoluer rapidement ont tous été cités comme des raisons importantes pour passer au cloud hybride.
  • Les avantages perçus du cloud hybride varient selon les zones géographiques. Par exemple, l’augmentation de la sécurité est le principal avantage cité au Royaume-Uni et en Allemagne, tandis que le principal avantage avancé aux États-Unis est une meilleure évolutivité des ressources informatiques.
  • Le stockage des données est vu comme un cas d’usage important pour 71% des sondés, suivi par la sauvegarde et la restauration après désastre à 69%.

Deep Learning : Microsoft ajoute à Azure des nouveaux modèles avec les GPUs Nvidia

Nvidia et Microsoft annonce la disponibilité de nouveaux projets Azure utilisant l’architecture Nvidia.

Il s’agit de nouveaux conteneurs pré-configurés bénéficiant d’une accélération via le GPU pour   aider les scientifiques, les développeurs et les chercheurs à contourner un certain nombre d’étapes d’intégration et de test avant d’exécuter leurs tâches nécessitant d’importante puissance de calcul (HPC).

Nvidia GPUMicrosoft offre maintenant le choix entre 35 conteneurs accélérés par GPU pour un usage de Deep Learning ou d’autres  applications HPC par exemple.

Les types d’instances Microsoft Azure peuvent maintenant fonctionner avec les configuration NVIDIA suivante :

  • NCv3 (1, 2 ou 4 GPU NVIDIA Tesla V100)
  • NCv2 (1, 2 ou 4 GPU NVIDIA Tesla P100)
  • ND (1, 2 ou 4 GPU NVIDIA Tesla P40)

Pour encore plus de simplicité, Microsoft propose une image de machine virtuelle Azure préconfigurée avec tout le nécessaire pour exécuter des conteneurs NGC dans la Marketplace Azure.

Nous partons début octobre, comme tous les ans, pour un voyage d’étude dans la Silicon Valley puis à Seattle avec des clients. Cette année notre voyage commence par Nvidia à Santa Clara et se termine par Microsoft à Seattle, de quoi faire le point sur les apports de ces technologies 🙂

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