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Comme Firefox et Chrome, Microsoft Edge se dote du support de WebAuthn

Logo sécuritéLors du Briefing Calipia de juin nous avions consacré une session aux mots de passes et aux problèmes qu’ils posent en termes de sécurité, en évoquant la volonté stratégique des principaux acteurs du numérique de s’en débarrasser à tout prix en généralisant l’usage de l’authentification basée sur des associations de clés privées / publiques, plutôt que sur les condensats cryptologiques facilement cassables et très sensibles aux techniques d’hameçonnage.

Après l’introduction de Hello for business, des comptes Microsoft, de Microsoft authenticator ou d’évolutions concernant Azure AD (avec dernièrement les annonces de Azure AD Password Protection et Smart Lockout), Microsoft a annoncé la prise en charge officielle de la spécification WebAuthn (ou Web Authentication) dans son navigateur Microsoft Edge, qui a été implémentée dans le dernier build de Windows 10 Redstone.

Pour rappel, WebAuthn est une norme de sécurité qui a été développée par le World Wide Web Consortium (W3C) et la FIDO (Fast IDentity Online) Alliance. Publiée fin mars en tant que recommandation W3C, WebAuthn permettra à tout site Web ou service en ligne d’utiliser des applications, des clés de sécurité ou des données biométriques comme méthode de connexion plutôt que les mots de passe, ou d’utiliser ces approches alternatives comme deuxième méthode de vérification. Cette norme vise donc à éliminer la nécessité de saisir des mots de passe, lorsque les utilisateurs se connectent à Internet, ce qui complète l’arsenal technologique basé sur OpenID Connect / Oauth 2.0 / WS-Federation / SAML pour la fédération d’identités et Fast IDentity Online 2.0 (FIDO) pour l’authentification multi-facteurs sur Internet.

Un peu de détente : que se passe t’il sur Internet en une minute ?

surpriseLori Lewis et Chadd Callahan de Cumulus Media, ont manifestement une marotte qui est d’illustrer les activités se déroulant sur diverses plateformes telles que Facebook ou Google dans chaque tranche de 60 secondes. Et les résultats sont impressionnants, de même que leurs évolutions entre 2017 et 2018.

Internet 1 minute

Ils se sont d’ailleurs également amusés à mettre quelques statistiques mensuelles afin de finir de nous donner le tournis :

  • 42 033 600 000 connexions Facebook ;
  • 159 840 000 000 recherches Google ;
  • 1 641 600 000 000 de messages WhatsApp envoyés ;
  • 8 078 400 000 000 de courriels envoyés.

Les câbles sous-marins : un maillon faible d’internet ?

La câbles sous marins ont pris une importance prépondérante pour l’acheminement des connexions internet. Se sont des ressources de plus en plus essentielles et toutes perturbations provoqueraient de très importantes conséquences.

D’après le même journal, la coupure d’un de ces câbles rendrait les liaisons intercontinentales quasiment impossibles dans les fait tant les ressources sont très utilisées avec des possibilité de re-routage très limité dans les faits. C’est aussi un élément à avoir en tête lors de la mise en place d’une stratégie Cloud…

cables sous marins

Gouvernance d’Internet : des évolutions ?

La gouvernance d’Internet est aujourd’hui essentiellement confiée à des organisations non gouvernementales, telles que l’ICANN (Internet Cooperation for Assigned Names and Numbers). Or il semblerait que certains pays (Russie, Chine, Inde et Egypte) soient en train de militer pour que cette gouvernance soit confiée à l’ITU (International Telecommunications Union), la branche de l’ONU chargée du controle et de la normalisation du secteur des télécoms.

La Russie a démarré le débat en s’appuyant sur la pénurie de numéros de téléphone au niveau mondial (compte tenu de l’explosion du nombre de devices), et en déclarant que la voix sur IP serait la réponse technologique à cette pénurie. Le problème, selon les officiels Russes, est que les opérateurs télécom nationaux des pays concernés par cette pénurie, ne pourront pas proposés des services commerciaux payant sur ces technologies VoIP, selon les règles en vigueur, contrôlées par les instances Internet internationales. Donc, toujours en suivant le raisonnement russe, il faut modifier ces règles, et au delà, transférer le pouvoir vers une instance de l’ONU, car le fonctionnement actuel serait trop favorable aux industries américaine et européenne… Les pays en faveur de cette transformation veulent tirer partie de la prochaine conférence  World Conference on International Telecommunications (WCIT), qui doit se dérouler en décembre prochain à Dubaï, pour avancer des pions décisifs dans ce débat.

Ce débat, qui semble avoir eu peu d’écho jusqu’à aujourd’hui en France, agite beaucoup plus les esprits aux USA, en particulier ceux des politiques (voir l’article complet publié par ReadWriteWeb à ce sujet), qui voient là une menace importante sur la liberté de l’Internet. On retrouve ici les réticences des autorités américaines vis à vis des instances de l’ONU, où le pouvoir grandissant des pays émergents inquiète.  Ainsi que le dit Vint Cerf (légende de l’Internet, Vice-Président de l’ICANN et Chief Internet Evangelist chez Google), « The process of involvement in the United Nations has one unfortunate property: that it politicizes everything » (traduction libre : tout ce que touche l’ONU devient politique). Concernant l’Internet, cette crainte se double d’une peur de voir les nouvelles instances développer des réglementations visant à réglementer ce qui peut exister sur le web et ce qui n’a pas droit de cité, soit une forme de censure définie par les états, dont la Chine ou la Russie actuellement en proue du mouvement ne sont pas vraiment des modèles démocratiques.

La France est actuellement occupée à d’autres sujets, mais il sera intéressant de savoir si le nouveau gouvernement sortie des urnes le 17 juin prochain, aura des idées sur ce sujet et aura la volonté de les inscrire dans le débat européen, seul cadre capable de peser dans les débats à venir.

Impact environnemental de l’usage des technologies mesuré par l’Ademe…

L’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) vient de publier sur son site une étude sur l’impact environnemental des TIC, mesuré principalement sur les usages du courrier électronique et des requêtes en recherche et navigation sur le Web. Cette étude a été réalisée par Bio Intelligence Service (BIOIS).

Une étude bourrée de conseils de « bon sens » et de « bons usages » : ne pas mettre trop de personnes en copie des mail, être précis dans la formulation sur le moteur de recherche utilisé afin de minimiser ensuite le nombre de clics, etc. Mais encore ?

Celà me fait penser à ces études sur le TCO qui, par une approche uniquement sur les coûts laissaient entendre que tous les problèmes venaient de l’informatique en faisant une totale abstraction de la valeur de ces systèmes. Finalement pour obtenir le TCO le plus faible, il fallait supprimer l’informatique, voilà une solution intéressante ! De la même manière cette étude ne parle pas de valeur, ni même d’économie en CO2 du fait de l’usage des technologies : sans mail, quelle serait l’emprunte carbone du transports des différents documents papier et de leur production ? Sans moteur de recherche sur internet quelle serait la dépense énergétique pour arriver au résultat escompté (trouver l’information) ?

Une étude certes interessante sur le principe, mais qui ne traite qu’une partie de la problématique.

La vidéo à la demande : #1 sur le Web aux Etats-Unis

Selon le rapport publié par la société Sandvine (www.sandvine.com), Global Internet Phenomena Report; Spring 2011; publié le 17 mai dernier, Netflix (société de diffusion de vidéo à la demande) est maintenant le numéro 1 en termes de trafic descendant sur Internet (analyse faite aux Etats-Unis, pour les accès fixes et aux heures de pointe).

Netflix (www.netflix.com) propose à ses clients (environ 23 millions aux US et au Canada) d’accéder en streaming à une offre de films et séries télé, sans limitation (ni en nombre ni en taille de vidéo, ni non plus en nombre d’appareils utilisés pour regarder), et moyennant le paiement d’une redevance forfaitaire de 7,99 dollars/mois. Pour l’instant limitée aux Etats-Unis et au Canada, cette offre marque une double révolution. Tout d’abord celle, avérée, du passage de la prédominance des sites PtoP, Torrent et Consorts (généralement autour de contenu piraté) à un système streamé légal, qui démontre qu’un système légal de qualité, au juste prix a tout à fait sa place. Seconde révolution, celle de la bande passante, dont on verra les effets si (ou plutôt quand) Netflixva se diffuser plus largement qu’à la seule Amérique du Nord…

Très belle Success Story du Web, Netflix a été fondée en 1997 pour louer des DVD (envoyés aux clients par US Post). Depuis beaucoup de choses ont changé, mais un des 2 co-fondateurs est aujourd’hui encore le CEO. Transformation et pérennité ne sont pas toujours de faux amis 🙂