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Cisco propose Spark Board, sa réponse à Surface Hub de Microsoft

Après Google et son « Jamboard « , Cisco annonçait fin janvier Spark Board, un magnifique concurrent à Surface Hub. Il s’agit d’un écran 55 pouces combinant les fonctions de vidéo conférence et tableau numérique d’une résolution de 4K. Un modèle 70 pouces arriverait ce mois.

Alors que Surface Hub de Microsoft nécessite à minima une connexion Skype Entreprise, le produit de Cisco nécessité un abonnement au Cloud Cisco Spark (produit concurrent de Slack ou Microsoft Teams).

Les démonstrations faites insistent sur la simplicité d’usage, c’est effectivement assez impressionnant. Gros plus également de l’offre : son intégration avec le monde iOS : iPhone et iPad et Mac, beaucoup plus limité dans l’offre Microsoft.

Coté tarification il faudra compter 4700 € pour le modèle 55 pouces ( à comparer au 8000 € du Surface Hub de Microsoft qui n’est pas 4K) mais attention, il faudra rajouter 190 € / mois pour l’abonnement au Cloud Cisco, alors que le compte Office 365 pour Surface Hub (qui n’est pas nécessaire si vous disposez de Skype Entreprise en local) est à moins de 10 € par mois.

Skype s’enrichirait de fonctions pour contrer Slack

En mars dernier, le bruit courait que Microsoft tentait de racheter la pépite californienne Slack pour 8 milliards de $. Le service qui compte plus de 2 millions d’utilisateurs dont 700 000 payants est un des services collaboratif les plus populaire du moment.

L’histoire dit que c’est Bill Gates qui s’y est opposé, préférant que Microsoft enrichisse Skype de nouvelles fonctions pour contrer Slack.

Visiblement, s’il on en croit MSPowerUser.com, c’est la piste que Microsoft poursuivrait en travaillant sur de nouvelles fonctions : Skype Teams reprenant les fonctions phares de Slack : Channel, conversations, recherche, voire le système d’extensions….

capture-decran-2016-09-11-a-08-50-32Les utilisateurs de Yammer seront sans doute un peu troublés : entre les fonctions de « Groupes » des évolutions d’Outlook dans Office 365 et les évolutions prévues dans Skype, que restera-il à l’outil de réseau social d’entreprise ?

Nous partons dans moins d’un mois maintenant, accompagnés de 12 clients, aux US sur le thème des outils de collaboration et de communication. Nous nous rendons, aux sièges sociaux de Microsoft, Slack, Facebook, Cisco, Dropbox, Apple, Plantronics… de quoi avoir on l’espère une vue plus claire sur ces éléments.

Gartner Group : les acteurs du social software d’entreprise en 2014

En fin de semaine dernière, le Gartner Group a rendu disponible son Magic Quadrant 2014 concernant le paysage des médias sociaux en entreprise.

Mise à jour annuellement, cette vue est toujours très intéressante, car elle résume bien tous les faits marquants de l’année écoulée.

SocialSoftware2014

Considéré l’année dernière dans le carré des « visionnaires », Cisco a disparu du paysage : pas surprenant du fait de l’abandon de son offre WebEx Social, au profit d’un accord stratégique avec Jive.

Zimbra, via son rachat par Telligent, confirme sa présence proche des leaders.

Google, dont on sait que la solution Google+ ne rencontre pas un vif succès, reste malgré stable dans le paysage, selon le Gartner.

Le marché est désormais globalement consolidé autour de 4 acteurs principaux : Microsoft, IBM, Jive et SalesForce, présents déjà l’année dernière à ce niveau. Un 5ème leader vient pointer le bout de son nez : Tibco, avec son offre tibbr.

 

Cisco arrête WebEx Social, et s’associe à Jive

Une nouvelle d’importance dans le monde du collaboratif vient d’être annoncée par Cisco :

  1. La 1ère partie de la nouvelle est l’abandon de WebEx Social, son offre Réseau Social d’Entreprise ; appelée auparavant Quad, et basée sur LifeRay, cette offre n’a jamais réellement décollé, face à une forte concurrence d’IBM Connections et Microsoft SharePoint / Yammer. L’arrêt de la vente de WebEx Social prend effet dés maintenant.
  2. La seconde partie de la nouvelle est le partenariat Cisco/Jive sur ce même domaine des RSEs : plutôt que d’essayer de développer une offre qui n’est pas dans son coeur de métier, Cisco préfère faire jouer la synergie avec un acteur clé du domaine, qui plus est l’une des meilleures alternatives à Microsoft et IBM. Cet accord a été bien accueilli par le marché, puisque l’action Jive prenait 9% jeudi dernier à l’annonce du partenariat.Jive-Cisco

Cette news est riche d’enseignements, et corrobore ce que nous disions à l’occasion de nos formations et des dernières sessions du Briefing :

1) Le marché des RSEs se consolide principalement de 2 leaders : IBM et Microsoft. Reste les outsiders tels que Jive, Salesforce, ou Cisco (avec WebEx Social jusqu’à présent). Or Jive recherchait depuis quelques temps un second souffle, comme nous nous en étions fait l’écho ici même : c’est donc chose faite avec cet accord.

2) Cisco a parfaitement compris que pour rester dans la compétition sur les Communications Unifiés, il lui fallait développer une offre cohérente sur un périmètre « UCC » (Unified Collaboration and Communication », mais cela lui est difficile car son ADN est avant tout lié aux réseaux, à la ToIP, etc. Après l’échec de l’email (achat puis abandon deux ans plus tard, en 2010, de PostPath), Cisco renonce à disposer en interne d’un autre pan fonctionnel en périphérie de son savoir-faire originel : les RSEs.

L’arrêt de WebEx Social et le nouveau partenariat dénote également d’un certain courage stratégique face au manque de succès de WebEx Social.

La nouvelle situation n’est cependant pas dénuée de risques pour Cisco, notamment sur le marché français :

  • Quid de l’intégration de composants de différents éditeurs, à l’heure ou les entreprises recherchent des scénarios fonctionnels UCC sans couture ?
  • Quid des offres de licencing, de support ?
  • Ou sont les compétences (croisées), et comment seront-elles organisées et engagées ?
  • Comment les équipes Cisco sur le terrain vont-elles pouvoir gérer la transition, et accompagner leurs clients ?

Bref, pour l’instant, il est vraisemblable que sur le terrain, cette annonce va donner un regain d’intérêt aux offres de Microsoft et d’IBM dans un premier temps !

 

Loco

[Lettre Calipia] Medias Sociaux : l’industrie du logiciel d’entreprise aurait-elle un train de retard ?

Début avril, Facebook faisait – encore – l’actualité avec son annonce de « Facebook Home », surcouche d’Android en téléchargement sur Google Play aux USA (et le reste du monde dont la France depuis le 16 avril).Loco

Comme le dit l’éditeur sur une page dédiée de Google Play, Facebook Home est « l’expérience mobile qui place vos amis au cœur de votre téléphone »…et de mettre en avant les fonctions conversationnelles de ce véritable hub de communication (en liaison avec Facebook Messenger), présent même lorsque vous utilisez d’autres applications.

Cette annonce reflète les évolutions continues de ce réseau social, qui s’adapte aux changements des tendances utilisateurs, et à la très forte concurrence dans le domaine des médias sociaux et des solutions de communications instantanées type WhatsApp, Line, Kik, etc, fort heureusement pour l’éditeur de Palo Alto très fragmentées.

Hasard des calendriers, Gartner publiait le 2 avril une note intitulée « Gartner Says the Vast Majority of Social Collaboration Initiatives Fail Due to Lack of Purpose » indiquant que dans la sphère entreprise, alors même que 70% des organisations ont adopté des médias sociaux, seuls 10% des projets sont couronnés de succès (http://www.gartner.com/newsroom/id/2402115). En cause selon Gartner ? Essentiellement, le manque de rigueur dans la définition des buts et des moyens associés.

Quel rapport entre les deux nouvelles me direz-vous ?

Aucun, à priori, quoique, en cherchant bien…

Oserons-nous rappeler que l’industrie du logiciel d’entreprise n’a eu de cesse depuis plusieurs années de pousser les organisations à adopter les médias sociaux, arguant du fait que l’innovation des usages venant du grand public, il fallait coûte que coûte transposer ces usages dans l’entreprise, tout en se désengageant des vieilles modalités telles que la messagerie (fort heureusement, quelques rares acteurs, comme Calinda Software, ont un discours plus pondéré).

En disant cela, j’ai conscience d’être bien sûr très réducteur, et je suis le premier à reconnaître les atouts immenses des RSEs pour certaines problématiques, telles que la promotion et la capitalisation des savoirs et des expertises.

N’empêche que tout un chacun peut entendre parler de stratégie « Zero email » par ci, de stratégie Social Business par-là, de la part d’acteurs mettant les médias de communications unifiés au second plan des priorités (ex de Jive, ou encore IBM qui ne s’engage pas résolument dans la VoIP).

Comment expliquer cette course aux médias sociaux, parés de toutes les qualités par l’industrie du logiciel, intégrateurs inclus ?

En effet, même s’ils sont clairement porteurs de scénarios à forte valeur ajoutés, ces derniers n’expliquent pas à eux seuls la position souvent « dogmatique » des acteurs. La pression concurrentielle, la nécessité de trouver de nouvelles opportunités, de paraître plus innovant que le voisin, expliquent aussi ce joli consensus de l’industrie pour pousser les organisations dans la voie du progrès.

…et Gartner de nous rappeler que les pots cassés sont payés par les organisations elles-mêmes.

Les early adopters ont-ils payé les pots cassés ?

Le constat effectué par Gartner dans la note citée en introduction concerne de fait les entreprises qui se sont lancées les premières dans l’implémentation de medias sociaux, il y a suffisamment longtemps pour que l’on puisse en tirer des retours d’expériences.

L’analyste américain parle de buts et de moyens mal définis dans les projets.

Compte tenu de notre expérience propre, notre analyse est que dans un marché encore jeune (disons jusqu’à fin 2012), les éditeurs aussi bien que les intégrateurs ont appris dans le contexte des premières expériences, au détriment des organisations clientes.

  • Les éditeurs : des offres pas assez mûres fonctionnellement ont retardé ou handicapé les projets. Un produit comme SharePoint 2010 par exemple est clairement déficient sur les fonctionnalités communautaires (pas de fonction de valorisation des contributions, rien pour les Community Managers, etc), des flux d’activités relativement pauvres, pas de micro-blogging, ni de fonctions sociales transverses telles que #hashtag, @mention, ou encore de fonctions de Social Analytics. Des partenaires tels que NewsGator ou Calinda se sont alors engouffrés pour combler les manques ; 3 ans après, avec SharePoint 2013, Microsoft présente enfin une offre mûre sur le sujet, mais la majorité des organisations venant à peine de déployer du SharePoint 2010, leur prise de décision est quasiment kafkaïenne pour déployer un RSE : partir sur SharePoint 2010 avec une offre tierce ? Ou déploiement partiel/total de SharePoint 2013 ? Mais alors quelle pérennité alors pour les offre tierces ? Et Quid de Yammer, récemment acheté par Microsoft, que l’éditeur nous présente comme incontournable dans sa feuille de route sociale ? IBM n’est pas en reste, avec une offre réellement mûre depuis peu de temps seulement (IBM Connections 4.0). Nous pourrions aussi étudier le cas de Cisco, Jive, etc.
  • Les intégrateurs : encouragés par les propositions stratégiques des éditeurs, ils ont bâti leurs bonnes pratiques de cadrage/mesure d’opportunité/déploiement sur le terrain, les qualifiant en leur faisant subir l’épreuve du feu. Cela est très courant et efficace pour les projets IT classiques ; …or il se trouve que les projets RSE sont atypiques, car 80% du succès d’un tel projet repose sur des aspects non techniques allant jusqu’à la sociologie. Qui plus est, il s’agit de projets d’entreprise et non pas de projets IT, d’où un impératif de s’assurer de l’engagement de la DG, de la DRH en particulier ; en aval, il ne suffit pas de pousser l’outil entre les mains de l’utilisateur, mais bien de l’accompagner pour qu’il l’adopte de lui-même, et fasse siens les bénéfices attendus. Du fait de l’hétérogénéité des usages existants dans toute organisation, la tâche d’accompagnement est alors vraiment sensible, a fortiori si on part dans l’idée de « vendre » une rupture des usages (objectif « zéro-email »J).

Avec ces quelques années de recul, l’industrie IT peut ainsi donner le sentiment de courir après l’objectif de transposer de façon satisfaisante ces innovations grands publics dans la sphère entreprise ; consumérisation, quand tu nous tiens…

Un objectif et une démarche très louable, sauf quand le dogmatisme des stratégies nous rappelle cette fable de la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le bœuf : ayant manqué un tantinet de pragmatisme, la pauvre bête a eu une fin plutôt moche !

En pratique, la résilience de l’industrie IT est certainement meilleure que celle des grenouilles, si bien que le temps d’adaptation des offres et des discours n’aurait été un problème que pour les early adopters dont parle Gartner, si par malheur les usages grands publics (notre « bœuf » de référence pour ceux qui ont du mal à suivre mon parallèle) ne se mettaient à « shifter ».

Ce qui semble n’être pas le cas, comme nous allons le voir dans un instant.

Les usages grands publics évoluent

Revenons donc à nos médias sociaux grands publics, qui servent actuellement de baromètres à l’industrie IT entreprise.

Une première tendance se fait jour, qui influe grandement sur leur évolution fonctionnelle : l’explosion des mobiles, comme mode d’accès.

Une des dernières études Mediamétrie, de novembre 2012, a montré une croissance de 40% sur un an du nombre de smartphones en France : 24 millions de Smartphone sont utilisés en France, et 59% des personnes qui en sont équipé ont moins de 35 ans.

Quant à l’usage communiquant qu’en font leurs utilisateurs, les chiffres sont éloquents : Facebook est génère de loin le 2ème trafic, avec 14,47 millions de visiteurs uniques (derrière Google 15,9 millions de visiteurs uniques).

Les mobiles, et l’on doit rajouter ici les Tablettes, sont devenus le moyen d’accès privilégié à Facebook, Twitter, etc.

Le centre de gravité des usages se déplaçant du réseau social lui-même au mobile qui lui sert d’accès, de nouveaux usages apparaissent, liés notamment au facteur de forme :

On y a pris l’habitude de consommer des « applications », que l’on achète à faible prix, lorsqu’elles ne sont d’ailleurs pas gratuites, sur l’App Store.

Une myriade de concurrents aux médias sociaux « traditionnels » (Facebook, Twitter) ont émergé récemment; orientés communication temps-réel, leur succès est viral :  WhatsApp, Line, Kik, Viber, SnapChat, Libon, etc.

Même s’ils n’ont souvent rien à voir en termes de périmètre fonctionnel avec Facebook & co, ils les menacent néanmoins, car personne n’est plus versatile qu’un utilisateur de la génération y ou z J.

L’apparition de Facebook Home sonne à ce titre – aussi – comme une réponse à cette concurrence volatile et insidieuse.

Certains lecteurs attentifs me feront remarquer que même s’il met ainsi l’emphase sur ses fonctions de communication (notamment Facebook messenger) Facebook ne renie pour autant pas ses racines sociales au sens des groupes, des pages, etc. qui sont autant de fonctionnalités différenciatrices face à la nouvelle concurrence des apps cités précédemment.

Encore faudrait-il que ces fonctions de réseautages « traditionnelles » ne s’essoufflent pas, ce qui serait alors un autre signe fort que les usages changent vraiment dans la sphère des médias sociaux grand public.

Aïe, Aïe, des signes avant-coureurs d’une évolution des usages à ce niveau commencent là aussi à apparaitre ! …et comme à l’accoutumée dans l’histoire récente des « tendances », c’est du côté des populations les plus jeunes que cela se passe.

Une étude toute récente laisse à penser que les jeunes ados commencent à tourner le dos aux réseaux Sociaux.

Cette étude nous vient de l‘institut Piper Jaffray qui met à jour deux fois par an un baromètre « Taking Stock with Teens », s’intéressant à ce que pensent et font les adolescents ; il se trouve que dans son édition du printemps 2013, l’institut montre que les tendances d’usage des réseaux sociaux par les adolescents sont à la baisse d’une année sur l’autre, en particulier de Facebook (-9%).

Les raisons invoquées : une certaine lassitude quant à la notion de partage tout azimut, et au poids de l’ « empreinte » de notre passé sur le Web, mais aussi la surveillance potentielle des parents, etc,

Bref, ces jeunes ados, de plus en plus équipés comme il se doit de SmartPhones, commenceraient à abandonner ces médias sociaux au profit d’applications de …messagerie instantanée

Les ados vivent dans l’instant plus que dans le passé ou le futur, et prennent sans doute de plus en plus conscience, avec l’expérience de leurs ainés, que laisser un historique sur le Web représente plus d’embêtements que d’avantages… !

Explosion des mobiles, affaiblissement de l’intérêt des plus jeunes pour les fonctions historiques : Facebook est certainement tout à fait conscient de ces tendances, comme en témoigne ses efforts de développement actuel sur le « messaging » pour les mobiles : à ce titre signalons un excellent article actuellement sur www.theverge.com sur les travaux autour de Facebook Home.

Sans nul doute (c’est en tout cas notre opinion profonde que nous relayons régulièrement), les entreprises devraient écouter ces signes, potentiels préludes à des évolutions profondes des médias collaboratifs, et ne pas se précipiter dans une mise en œuvre « dogmatiques » de Réseaux Sociaux d’Entreprise, qui ne se prémuniraient pas d’un prochain shift des usages.

…et en ce sens, les prises de positions dogmatiques quant à la nécessité d’implémenter les RSEs en remplacement des anciens médias apparaissent être une fuite en avant dangereuse, aussi bien pour les éditeurs eux-mêmes (qui risquent de se décrédibiliser), que pour les organisations.

Comment ces différents acteurs réagiront-ils, si demain, il s’avère que de nouvelles pratiques collaboratives émergent, plébiscitées d’abord par la génération « z », bientôt actifs dans nos organisations ? Mettra-t-on au placard nos RSEs, tout comme l’email, le Groupware, les pratiques top-down du Knowledge Management ? Ou bien réalisera-t-on qu’il est plus sage d’urbaniser les différentes générations de pratiques collaboratives ?

D’ici à ce que la messagerie reviennent à la mode dans quelques années, ce serait effectivement très drôle !

Si vous êtes intéressés par ces problématiques, et désirez échanger sur le sujet avec d’autres entreprises, sachez que nous développerons cette thématique des Réseaux Sociaux d’Entreprise lors du prochain Briefing : inscrivez-vous vite !

Secteur Hi-Tech : des milliards de dollars bloqués à l’étranger

Début Août, L’expansion se faisait l’écho d’un phénomène financier qui touche actuellement les entreprises US les plus performantes du secteur Hi-Tech : elles disposent de plus en plus de trésorerie sur des comptes en dehors des USAs, sans la possibilité de rapatrier ces fonds sur le sol américain.

La raison invoquée ? la taxation à 35% qui pourrait toucher ces fonds lors de leur rapatriement.

Pour se faire une idée des sommes en jeu :

  • Apple : 89 milliards de dollars
  • Microsoft : 54 milliards de dollars
  • Google : 43 milliards de dollars
  • Cisco : 42 milliards de dollars

En juillet, l’agence Moody’s indiquait que selon elle, 22 groupes américains du secteur Hi-Tech avaient 70% de leurs liquidités à l’étranger fin mars, pour un total de 289 milliards de dollars, avec une projection à 400 milliards de dollars dans les 3 ans qui viennent.

Que de soucis pour ces entreprises ! pfffff…

En 2004, les multinationales avaient réussi à obtenir un taux de taxation de 5,25% auprès du gouvernement américain, en promettant un effet positif sur l’emploi.

Elles essayent à nouveau l’opération, mais cette fois-ci sans réel succès, car même si elles se targuent de pouvoir entraîner la création de 2,9 millions d’emplois aux USA, l’administration Obama, actuellement en pleine campagne électorale, ne voit pas cette demande d’un bon oeil, arguant notamment du peu d’impact réel sur l’emploi de la ristourne de 2004.

 

Salesforce.com en pleine santé, annonce des évolutions de son offre collaborative Chatter

Salesforce.com vient de publier un chiffre d’affaire meilleur que prévu pour ce trimestre (38% de croissance), et anticipe une hausse importante de celui-ci pour l’année 2013 : aux environs de 3 milliards de dollars, ce qui représenterait une hausse de 31% à 32 % d’une année sur l’autre.

Le bénéfice net à toutefois chuté cette année, du fait selon Salesforce.com d’une hausse des coûts marketing et de ceux liés au recrutement : ce point noir n’a cependant pas vraiment inquiété les investisseurs.

En parallèle, Salesforce a annoncé mardi des mises à jour importantes de son offre collaborative Chatter : des fonctions de messagerie instantanée, et de partage d’écran (Web Conference) viennent enrichir l’offre, que ce soit pour des échanges entre individus ou entre groupes. Ces fonctions seront disponibles entre le mois de Juin et le 3ème trimestre de cette année.

En renforçant ainsi son offre Chatter, l’objectif de Salesforce.com est de se positionner en tant que Facebook d’entreprise, permettant d’accroître la productivité dans un contexte métier.

Le directeur marketing de Chatter, Dave King, indique également un positionnement contre WebEx (Cisco) et GoToMeetings.

On imagine sans peine que IBM, Microsoft regardent eux aussi d’un oeil attentif les avancées de Salesforce !

Temps mouvementé pour les patrons du secteur IT

A quelques jours d’intervalle, plusieurs nouvelles nous confirment que la vie n’est pas un long fleuve tranquille, lorsqu’on est à la tête d’une entreprise « en vue » du monde IT :

  • C’est tout d’abord  le CEO de Yahoo!, Scott Thompson, qui vient d’apprendre à ses dépens que mentir sur son CV peut engendrer un fâcheux retour de flamme : pour s’être décerné à tort un diplôme d’ingénieur, il vient d’être évincer de la société, pour être remplacé provisoirement par Ross Levinsohn, le responsable de la branche média.
  • C’est ensuite Steve Ballmer (CEO de Microsoft), et John Chambers (CEO de Cisco), qui viennent de se voir désignés par le magazine Forbes comme faisant partie des 5 patrons qui auraient dû être licenciés… glups. Steve Ballmer est même le premier d’entre eux ! Forbes lui reproche de ne pas avoir su positionner Microsoft sur les secteurs à forte croissance comme les tablettes, la mobilité ; il n’aurait pas su voir venir l’ère du Post-PC. Ce n’est pas la première fois que Steve Ballmer se fait ainsi épingler sur son bilan, mais le bonhomme a la vie dure : jusqu’à quand les actionnaires continueront de se satisfaire d’un cours d’action quasi-plat depuis le départ de Bill Gates ?
  • Dans le même temps, Mark Zuckerberg, 28 ans, s’apprête à devenir le patron d’une société valorisée à priori à plus de 100 milliards de dollars lors de sa mise sur le marché cette semaine : rançon de la superbe success story que représente Facebook, la pression monte dans le même temps sur les épaules du jeune CEO, dont les futurs actionnaires commencent – déjà – à s’inquiéter à cause des prévisions moroses pour le prochain trimestre ; les jours de la super-croissance en terme d’utilisateurs semblent déjà s’éloigner pour Facebook. Comment alors faire grossir le Chiffre d’affaire (4 milliards $) provenant essentiellement de la publicité ? …attention aux prochains classements de Forbes 🙂

Résultats Cisco : perspectives sur le marché UC entreprise

La semaine dernière, Cisco a annoncé ses résultats pour le 3ème trimestre : mais bien qu’ils soient supérieurs aux attentes des analystes (CA de 11,59 milliards de dollars, contre 11,58 attendus), le cours de l’action a baissé de 9% dans les échanges d’après-bourses, suite aux prévisions de John Chambers pour le 4ème trimestre (entre 11,4 et 11,8 milliards de dollars prévus par Cisco, alors que les analystes tablaient sur 12 milliards.

Au delà de ses batailles de chiffres, nous nous attarderons sur l’évolution de son offre « collaborative ».

Comme l’a indiqué John Chambers « Our Q3 performance in collaboration being flat is not where we expect to be. And as you would expect, we are putting an aggressive action plan in place with specific focus on our sales execution ».

En pratique, les ventes de téléphones IP Cisco ont tiré les ventes vers le haut dans la gamme des produits Communications Unifiées : mais dans cette même gamme, les ventes des autres produits ont décliné ; en particulier l’offre de Telepresence.

Cisco argue d’un contexte entreprise tendu financièrement, ce qui est vrai sans nul doute. Polycom eux-même font état d’une baisse du marché de la vidéo conférence, avec pour la première fois depuis 2009, un déclin de la demande.

Ce qui nous amène à parler de l’affrontement Microsoft/Cisco sur les Communications Unifiées : la période est très nettement en faveur de Microsoft, qui voit les ventes de Lync Server s’envoler, au moment ou Cisco fait état de ces difficultés.

La raison tient certainement dans un positionnement qui se démarque clairement de l’offre Cisco : Avec cette version de son offre UC, Microsoft a investi en particulier sur la téléphonie, les Web Conference, l’intégration à sa plate-forme collaborative.

Bien lui en a pris, dans ce contexte plutôt morose sur le marché de la Vidéo Conference.

Un virage important est sans doute en train d’être pris dans la compétition Cisco / Microsoft, à l’avantage de l’éditeur de Redmond.

 

Etude Cisco : explosion des usages de l’internet mobile d’ici 2016

Cisco réalise régulièrement des études pour anticiper les besoins de connectivité des années à venir. Dans une étude publiée mardi, le géant du réseau s’interesse aux données transitant via les mobiles. Sans surprise, les évolutions sont très importantes.

  • On apprend ainsi que le traffic mondial a plus que doublé en 2011 et celà pour la quatrième année consécutive ! Et les choses ne devraient pas s’arreter là si l’on en croit leurs prévisions pour 2016.
  • L’usage de la vidéo sur les périphériques mobile a dépassé pour la première fois les 50% du traffic total en 2011.
  • La qualité des connexions n’est pas en reste, avec une vitesse moyenne qui a gagné 80% (elle s’établirait à un peu plus de 300 Kbs en 2011
  • L’utilisation d’internet par smarphone a triplé en 2011 par rapport là encore à 2010
  • et bien d’autres choses encore…

Pour ce qui est des prévisions :

  • Le traffic mondial de données mobiles devrait augmenter de 18 fois entre 2011 et 2016
  • Il y aurait dès la fin 2012 plus de périphériques mobiles connectés que d’humains sur la terre. Question taux d’équipement, on s’en doute, le nombre de mobiles par individus est largement plus élevé dans les pays riches et l’écart devrait encore se creuser.
  • le traffic de données mobiles devrait dépasser les 10 exaoctets en 2016 (contre 0,6 aujourd’hui).