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Assistants vocaux : Amazon Alexa toujours en tête des usages dans un marché qui commence à émerger

Les assistants vocaux font souvent la une de la presse pour les problèmes de confidentialité. Les craintes sont réelles, mais les usages progressent néanmoins à commencer par la plateforme d’Amazon qui continue de faire la course en tête.

la technologie vocale et le marché en général ont beaucoup évolué. Il y a deux ans, il y avait déjà 15 000 «compétences» Alexa ou différentes applications et capacités vocales Alexa. Aujourd’hui, il y en a plus de 90 000... Et Amazon a ajouté encore plus de capacités à Alexa, en affrontant principalement Google alors que Microsoft a quasiment jeté l’éponge (en tout cas coté grand public), que Siri peine à devenir pertinent et que les autres n’ont pas la taille critique. Le succès d’Amazon repose sur le modèle partenaire de son assistant vocal avec la très large diffusion de son SDK. Alexa a ainsi été intégrée à 150 périphériques différents fabriqués par des tiers. Le nombre total d’appareils Alexa vendus vient de passer selon l’éditeur à plus de 100 millions…

Le marché devrait atteindre  31 milliards de dollars d’ici 2025 selon Amazon, on comprend mieux pourquoi les entreprises telles que Google investissent massivement pour combler leur retard (très réel encore au États Unis).

Paul Bernard AmazonIl y 3 ans Amazon avait lancé son programme « Alexa Accelerator » destiné aux jeunes entreprises qui teste des modèles et des business autour des technologies vocales. « Au démarrage, Amazon ne savait pas vraiment quel type de startups il attirerait lorsque la société a lancé son accélérateur en 2017 » a déclaré Paul Bernard, directeur du développement mondial d’Amazon Alexa et d’Alexa Fund, la branche de capital-risque d’Amazon (avec un budget de 200 millions de dollars destinée aux startups). C’est aujourd’hui un succès qui permet à la technologies d’être utilisée dans très nombreux scénarios.

Les utilisateurs d’iPhone de plus en plus tentés par Android

Apple fait de la fidélité de ses utilisateurs un élément clé de sa politique. Si vous êtes entré dans l’univers de la pomme, vous avez de bonnes chances d’y rester et de lorgner sur les prochains modèles… A plus de 90% les utilisateurs d’iPhone souhaitaient donc pour leur prochain smartphone… un iPhone.

En 2019 selon une étude BankMySell qui mène ce type d’étude depuis près de 10 ans, la fidélité des utilisateurs Apple est tombé au plus bas puisque seulement 73% de ces derniers envisagent de rester avec un iPhone. Ce nombre encore élevé est néanmoins au plus bas depuis 9 ans…

fidelite iphone

Tout ceci dans un contexte de baisse des ventes des iPhones (-17% au dernier trimestre). Les progrès que font Google avec Android et surtout les efforts réalisés depuis deux ans pour offrir une expérience plus cohérente n’y sont pas pour rien. On comprend aussi pourquoi Apple axe sa communication sur le respect de la vie privée, domaine où Google, à du mal à s’aligner (business model oblige).

 

Départ de Jony Ive, une icône d’Apple

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Jony Ive le très emblématique Chief Design Officer de la marque à la pomme quitte donc le giron de la société qu’il a contribué à relancer pour créer sa propre société de design, dont Apple sera un client (si l’on en croit les déclarations de Tim Cook à l’annonce de ce départ).
Sir Jony quitte Apple à 52 ans, après plus de 20 ans de service et un rôle de tout premier plan dans la construction de l’image de marque d’Apple,  qu’il s’agisse de ses produits, de ses magasins, des ses bureaux … Son nom est associé à de nombreux produits, de l’iMac à l’iPhone, en passant par l’iPad, et il est souvent associé à Steve Jobs pour ses capacités créatives très en phase avec les principes du co fondateur d’Apple.

J.Ive avait déjà pris un peu de recul sur les aspects les plus opérationnels en 2015 (juste pour quelques mois avant de revenir au premier plan), mais cette dernière annonce a un caractère plus définitif. Elle s’inscrit aussi dans un contexte de possible pivot du business d’Apple vers les services, au détriment des produits matériels.

 

La protection de la vie privée : la menace réglementaire pour les géants du numérique

Apple était s’il on peut dire, précurseur dans ce domaine et pour cause, leur Business Model ne dépend pas de la collecte d’informations personnelles, même s’ils se montrent parfois assez laxistes dans le contrôle des applications réalisant cette tache sur leur store…

Depuis quelques semaines, c’est au tour de Facebook, Google et maintenant Amazon de se faire les champions de la protection de la vie privée. Autant le dire tout de suite, il y a pas mal de travail encore pour que cela soit crédible ! Car en dehors de ces déclarations , ils n’ont toujours pas réalisé même le plus petit des changements dans leur Business Model dépendant en très grande partie de la collecte d’informations…

Mais alors pourquoi de telles déclarations et pourquoi maintenant ? Pas plus tard que la semaine dernière c’est Amazon qui assurait que maintenant Alexa, son assistant vocal, ne conserverai plus les phrases énoncées par les utilisateurs sur simple demande… vocale. Ce qui est globalement plus pratique que d’aller sur l’application pour modifier ceci en se perdant dans les menus… Et globalement c’est une bonne nouvelle pour les personnes qui craignent qu’Alexa puisse partager par inadvertance leurs enregistrements vocaux avec d’autres personnes – comme cela s’est passé par le passé à plusieurs reprises.

La réponse à cette question se trouve, ce n’est pas une surprise, aux États Unis, ou pour être plus précis en Californie, la patrie de la technologie. En effet, l’état est en train de se doter d’une loi reprenant les grandes lignes du RGPD. Les géants de la technologie font donc face à des menaces de réglementation sur de nombreux fronts. Pour en revenir aux assistant vocaux, l’Assemblée de l’État de Californie a adopté la loi dite « anti-écoute ». Le projet de loi va maintenant être examiné par le Sénat de l’État de Californie. Les fabricants d’appareils d’écoute ambiante, tels que les enceintes intelligentes, devront systématiquement obtenir l’accord de leurs utilisateurs avant d’enregistrer leur voix et pourront demander l’effacement aussi simplement.

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Apple utilisera DuckDuckGo comme moteur de recherche pour Apple Maps à la place de Google

duckduckgo-appleApple et DuckDuckGo ont annoncé un partenariat destiné à fournir aux utilisateurs des fonctionnalités de recherche de localisation (en préservant donc la confidentialité des utilisateurs).

Dans le cadre de ce rapprochement, DuckDuckGo extraira les informations de localisation depuis Apple Maps et les affichera dans ses résultats de recherche. Le framework MapKit JS d’Apple sera utilisé pour alimenter ces recherches de localisation sur le moteur de recherche connu pour être plus respectueux de la vie privée. La nouvelle fonctionnalité est disponible à la fois sur les versions mobile et desktop.

Cette démarche est plus cohérente de la part d’Apple, qui fait de la confidentialité son cheval de bataille par rapport bien sur à Google. Récemment le patron d’Apple demandait au Sénat de forcer les acteurs à clarifier leur position vis à vis du traitement des données personnelles à la manière de ce qui a été fait en Europe avec la RGPD.

Réciproquement, DuckDuckGo utilisera les données cartographiques d’Apple pour les résultats de recherche affichés dans un onglet Cartes séparé.

Les représentants de DuckDuckGo a souligné une fois de plus que le moteur ne conserverait pas vos informations personnelles ni votre historique de recherche :

« Nous n’envoyons aucune information d’identification personnelle telle que l’adresse IP à Apple ou à des tiers. Pour les recherches locales, où les informations de localisation approximatives nous sont envoyées par votre navigateur, nous les rejetons immédiatement après leur utilisation. »

 

Apple : Tim Cook vante les mérites de la RGPD à Bruxelles, mais est plus amnésique sur les pratiques d’Apple en Chine :)

Capture d_écran 2018-10-25 à 08.22.37Tim Cook, le PDG D’Apple était à Bruxelles pour dire tout le bien qu’il pense de la RGPD et de la confidentialité des données au sens large. Le modèle européen devrait être selon lui  être mis en place également aux Etats Unis pour éviter des dérives d’un certains nombres d’acteurs… Suivez son regard.

Sur le fond, Tim Cook a sans aucun doute raison et les sociétés qui exploitent les données personnelles devraient sans doute respecter plus de règles comme par exemple d’indiquer clairement ceci par des messages explicites lors de la souscription à leur services, indiquer par exemple comme première phrase : « Ici les services ne se payent pas en Euros mais avec l’exploitation de vos données personnelles« , ensuite à vous de juger.

Mais Tim Cook, qui n’hésite pas à se servir de cet argument pour lutter contre Google, Facebook et autres, reste beaucoup plus silencieux sur les pratiques d’Apple en Chine. C’est ce que fait remarquer à juste titre l’ancien chef de la sécurité de Facebook Alex Stamos qui vient de quitter il y quelques mois la société.

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Microsoft : « Moi aussi je suis un méchant ! »

mechant GAFAMLa communication sur les « GAFA » n’est pas très positive, c’est le moins que l’on puisse dire, en France et en Europe. C’est d’ailleurs principalement sur le vieux continent que ce terme est employé.

Les Gafa désignent, vous le savez, Google, Apple, Facebook et Amazon. Les articles traitant des GAFA sont rarement élogieux et associés le plus souvent à des termes négatifs comme « Optimisation Fiscale «,  « Pillage » etc.

Faites une petite recherche sur Google (!) et regardez les premiers liens proposés. Le premier est la définition suivant Wikipédia, mais pour les autres ont trouve :

  • Pourquoi les état-unis doivent réguler les GAFA (lesechos.fr)
  • Rien n’arrête les GFA (Slate.fr)
  • Démantelons les Gafa (l’Express)
  • Faut-il avoir peur des GAFA(FranceTV.fr)
  • Oubliez les GAFA(Capital.fr)
  • Etc.

Dans un tel contexte, même si elle n’en est pas à l’origine du terme, pourquoi une entreprise comme Microsoft (en France) s’acharne à parler dans ces communications de « GAFAM » ? Pourquoi veut-elle ajouter systématiquement son « M »  lorsque l’on parle des GAFA ?

C’est un peu comme si elle disait : «  Moi aussi je suis un méchant » ! « Rappelez-vous comme j’étais méchant il y a pas si longtemps quand j’étais en position dominante sur Windows, Internet Explorer, etc.« .  Cela pourrait paraître comme un peu risible ou carrément pathétique.

Mais surtout pourquoi vouloir associer son image – qu’elle a fait tant d’efforts pour améliorer – à cet acronyme si négatif ?

Bien sûr, c’est sans aucun doute liée à l’admiration que les GAFA génèrent, plus forte que leur détestation, dans la population française. Une fascination pour ces entreprises qui, en très peu de temps, ont conquis et changé le monde grâce à leurs innovations. Seule Apple, mais moribonde, existait au début des années 2000. Donc pour Microsoft, associer son nom à ces entreprises est clairement une source de fierté.

Mais le message est aussi et surtout à mon avis, destiné aux employés, de plus en plus attirés par la concurrence des Amazon, Google ou autre Facebook (il suffit de faire un tour sur Linkedin pour voir la transhumance des Microsoftees).

Ce serait un peu pour les dirigeants de Microsoft France comme le message de Panzani dans ses publicités du siècle dernier « Chéri revient j’ai les mêmes à la maison » !

Alors pourquoi tant que l’on y est, ne pas ajouter aussi un O pour Oracle et un I pour IBM ! Et parlons de (fait) GAFAMOI 🙂

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