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AWS : disponibilité du service de localisation multi-source

Amazon Web Services (AWS) a annoncé la disponibilité générale d’Amazon Location Service, une nouvelle offre qui permet aux entreprises d’ajouter plus facilement des fonctionnalités de localisation à leurs applications. Cette offre se veut être très simple à utiliser tout en gérant la confidentialité ou la sécurité des utilisateurs. Les données, provenant des fournisseurs de services de localisation (LBS) Esri et HERE Technologies, peuvent fournir des cartes, des points d’intérêt, la planification d’itinéraires, le géocodage, le géofencing et le suivi des actifs. Autant d’applications qu’il est actuellement bien sur possible de réaliser avec les services de Google, Microsoft ou même ceux d’Apple, mais qui reste mono-source. Pour se démarquer, AWS insiste sur trois éléments :

  • La simplicité de mise en oeuvre, en particulier dans le cadre de fournisseurs de cartographie multiples
  • Le coût
  • La confidentialité

Le service fournit également une API unique qui fonctionne avec tous les fournisseurs LBS, ce qui permet aux clients de passer facilement de l’un à l’autre pour différents cas d’utilisation ou régions plus ou moins bien couverte par une des offres. Plus précisément, il permet une telle variation sans qu’il soit nécessaire d’embarquer de nouveaux fournisseurs ou de mettre en place une infrastructure distincte. Amazon Location Services s’intègre aux autres offres de la société, notamment Amazon CloudWatch, AWS CloudTrail et Amazon EventBridge. Il s’intègre également à AWS Identity, Access Management (IAM) et Amazon Cognito pour ce qui est de la mise en place de solutions plus sécurisées.

Concernant la confidentialité des données, Amazon insiste sur le fait que les conditions de licence associées à Amazon Location Service n’accordent pas à l’entreprise ou à des tiers le droit de vendre ou d’utiliser les données de localisation d’un client à des fins publicitaires. On s’en doutait mais bon…

Le marché du PC en forte croissance et celui des Chromebooks qui explose

Selon le cabinet d’analystes Canalys, le marché mondial des PC a connu son quatrième trimestre consécutif de croissance, avec des livraisons de nouveaux systèmes en hausse de 53,1 % pour le premier trimestre vs le même trimestre en 2020, avec 122,1 millions d’unités vendues. La cause étant bien entendu la pandémie actuelle et le confinement qui ont fortement booster les renouvellements. Mais la surprise de cette étude est sans doute l’énorme progression de 274,6 % pour les Chromebooks de Google, représentant à lui seul 10% des ventes totales à 12 millions d’unités.

Les Chromebooks en général ont affiché un nombre record d’expéditions au premier trimestre 2021, HP, Lenovo, Acer, Samsung et Dell constituant les cinq premiers vendeurs du marché. HP en particulier représente 36,4 % du marché des Chromebooks, soit près du double de sa part par rapport à la même époque l’année dernière.

Si le domaine de prédilection des Chromebooks était l’éducation en particulier pour ses prix moins élevés, nn commence également à voir apparaître quelques Chromebooks haut de gamme destinés aux utilisateurs plus expérimentés, à des prix qui rivalisent avec ceux d’un ordinateur portable Windows à peu près équivalent, voire les dépassent.

Autre avantage pour ces derniers : l’administration centralisée qui à séduit l’éducation, séduit maintenant de plus en plus les entreprises. Nous aborderons tout cela lors d’une session dédiée au Briefing Calipia en juin, n’hésitez-pas à nous rejoindre en ligne.

« Si le secteur de l’éducation représente toujours la majorité des livraisons de Chromebook, leur popularité auprès des consommateurs et des clients commerciaux traditionnels a atteint de nouveaux sommets au cours de l’année dernière »

Brian Lynch, analyste de recherche chez Canalys


Canalys a également publié les chiffres du secteur des tablettes. Samsung, Lenovo et Amazon ont tous enregistré des gains ; Amazon, en particulier, a vu ses livraisons de tablettes augmenter de 197,9 % au cours des 12 derniers mois. Chiffres s’expliquant par la très bonne qualité de la dernière tablette sous Android du fabricant la Fire HD 8 (que nous fournissons au passage pour le prochain Briefing Calipia). Apple a perdu un peu de terrain depuis l’année dernière, avec 38,2 % de part de marché en 2021 contre 38,6 % au premier trimestre 2020, mais il expédie toujours presque deux fois plus de tablettes que son plus proche concurrent. Les nouveautés qu’Apple vient d’annoncer lui permettrons sans doute de gagner quelques points supplémentaires.

Le marché des PC de bureau (fixe), en comparaison, a reculé de 4 % au cours des deux dernières années, même s’il a connu une légère reprise au cours de l’année 2020. Il serait facile de mettre cette baisse des ventes sur le compte de la pénurie de puces qui affecte la fabrication de produits électroniques dans le monde entier depuis le début de l’année dernière – si l’offre ne peut pas répondre à la demande, il faut s’attendre à une baisse de la demande – mais les estimations de Canalys montrent que la baisse a commencé au quatrième trimestre de 2019.

Chrome OS : des évolutions interessantes

Alors que les Chromebooks continuent de gagner des parts de marché, y compris dans les entreprises, Google ajoute quelques fonctions intéressantes dans la dernière mise à jour de Chrome OS qui est en cours de déploiement. Fonctionnalité phare : Google annonce que une fonction de sous-titres en direct qui sera ajoutée à « la plupart » des

Des Chromebooks sous ARM : retour aux sources ?

Les principaux Chromebooks du marché sont devenus au fil des ans quasiment tous sur plateforme Intel, alors que l’OS était issu à l’origine d’un développement axé sur un usage sur processeurs faible consommation et ARM en particulier. Seulement voilà, les constructeurs se sont orienté sur ce qu’ils savaient intégrer de mieux : à savoir la

Les applications Windows bientôt sur les Chromebooks

Au début de l’été, Google évoquait, sans en dire plus, la probable arrivée de la solution de virtualisation Parallels sur Chrome OS. Parallels est, pour rappel un des leaders de la la virtualisation Windows sur la plateforme Mac (marché qu’elle se dispute avec VMWare et son produit Fusion). Aujourd’hui, Parallels a officialisé cette annonce en

Jeff Bezos : « Amazon est favorable à une hausse du taux d’imposition des sociétés » (si, si…)

Image dans Infobox.
Photo Wikipedia

Il y en a qu’en même qui ne manque pas d’humour… Le fondateur d’Amazon, Jeff Bezos, en fait sans doute parti. Il vient de déclarer qu’Amazon soutient l’appel de l’administration Biden en faveur d’une augmentation du taux d’imposition des sociétés afin de contribuer au financement des infrastructures nationales en ruine…

« Nous reconnaissons que cet investissement nécessitera des concessions de la part de toutes les parties, tant sur les détails de ce qui est inclus que sur la manière dont il sera payé (nous sommes favorables à une augmentation du taux d’imposition des sociétés)« , a-t-il écrit sur le site de la société

Amusant tout de même lorsque l’on connait l’énergie dépensée dans l’optimisation fiscale par la même société (et les autres géants technologiques). A moins que cela ne soit simplement une grande preuve d’humour, ce n’est pas à exclure à mon avis.

La nouvelle intervient une semaine après que le président Joe Biden a mentionné deux fois le nom de l’entreprise dans un discours vantant un plan de renouvellement des infrastructures américaines de 100 milliards de dollars, il précisant que les entreprises américaines telles qu’Amazon « utilisent diverses échappatoires pour ne pas payer un seul centime d’impôt fédéral sur le revenu« . Le président Biden précisant :

« Un pompier, un enseignant qui paie 22% – Amazon et 90 autres grandes entreprises qui ne paient aucun impôt fédéral ? Je dois mettre fin à cela ».

Amazon reste également sous la surveillance du public et du gouvernement sur plusieurs fronts, notamment l’évasion fiscale des entreprises, les questions antitrust et les conditions de travail de ses employés les moins bien payés…

Jeff Bezos ne témoignera pas au congres cette semaine

Images Wikipédia

Signe de la tension qui règne actuellement aux USA envers les GAFAM, Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon, ne témoignera pas devant le comité sénatorial du budget la semaine prochaine. La demande de témoignage sur le thème de l’égalité des revenus, émanait du sénateur Bernie Sanders qui voulait :

« Que Monsieur Bezos explique au peuple américain pourquoi ‘il dépense beaucoup d’argent pour nier la dignité économique aux travailleurs d’Amazon, alors qu’il est devenu plus riche de 78 milliards de dollars pendant la pandémie« .

La question ne s’adresse sans doute pas qu’à Amazon, lorsque l’on voit la progression de l’ensemble des valeurs technologiques et des GAFAM en particulier. Mais Amazon est au coeur d’une médiatisation aux USA sur les les efforts de syndicalisation des employés de son centre de traitement en Alabama. L’audience prévue demain, comprendra le témoignage de Jennifer Bates, employée du centre de traitement des commandes d’Amazon, l’ancien secrétaire au Travail Robert Reich et d’autres personnes.

Tout ceci intervient également alors que l’état de Washington (où se trouve le siège d’Amazon) discute actuellement de l’opportunité de mettre en place un ISF qui imposerait les grandes fortunes de 1%. Nous vous en parlions ici même il y a quelques semaines.

L’état de Washington pourrait adopter une loi proche du RGPD avec le consentement de Microsoft et Amazon…

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L’état de Washington va tenter une nouvelle fois d’adopter une réglementation sur la protection des données sur le modèle des lois européennes (RGPD) et californiennes – et la troisième fois pourrait bien être la bonne, selon Reuven Carlyle, le sénateur de l’État qui port se projet depuis le début… Le « Privacy Act » de Washington accorde aux consommateurs le droit d’accéder, de transférer, de corriger et de supprimer les données que des entreprises telles que Facebook ou Google détiennent sur eux. Les consommateurs peuvent également refuser la publicité ciblée et la vente de leurs données personnelles en vertu de cette législation. Sans surprise on retrouve donc les éléments de base du RGPD mais aussi des éléments introduit en 2018 par la Californie. Loi établie en Californie avec la bénédiction de la Procureur Générale de l’état jusqu’en 2017 : une certaine Kamala Harris 🙂

« J’ai essayé de prendre les meilleures pratiques du RGPD et les meilleures pratiques de la loi californienne et le caractère unique de Washington, et de proposer un projet de loi basé sur les meilleures pratiques« , a noté M. Carlyle.

Les nouvelles règles s’appliqueraient aux entreprises qui ciblent les résidents de l’État et atteignent un ou plusieurs de ces seuils :

  • L’entreprise contrôle ou traite les données de 100 000 consommateurs ou plus par an
  • Plus de 25 % du revenu brut de l’entreprise provient de la vente de données à caractère personnel et cette entreprise traite ou contrôle les données de 25 000 consommateurs ou plus
  • Mais les organismes gouvernementaux, les transporteurs aériens et les entreprises de traitement des données médicales sont bizarrement exemptés de la réglementation…

Carlyle pense que son projet de loi de troisième génération réussira là où les tentatives précédentes grâce au soutien de l’industrie technologique dont Microsoft et Amazon, (les géants locaux) :

Ryan Harkins, le directeur des affaires publiques de Microsoft déclarait « Nous pensons qu’il s’agit d’une approche réfléchie qui répondrait à ce qui est devenu un besoin urgent de moderniser la loi américaine sur la protection de la vie privée« . Tandis que Brian Huseman, vice-président de la politique publique d’Amazon écrivait « Bien que nous soutenions depuis longtemps une approche fédérale de la protection de la vie privée, nous apprécions le travail critique en cours au niveau des États et sommes reconnaissants de pouvoir travailler avec les décideurs politiques de notre État d’origine, Washington, sur ces questions importantes« 

Ces dernières années, les critiques ont accusé le projet de loi de manquer de mordant parce qu’il ne permet pas aux consommateurs individuels de poursuivre les entreprises technologiques pour violation de leurs droits en matière de protection des données. Cette possibilité d’intenter un procès en tant que consommateur individuel, ne figure pas dans la dernière version du projet de loi. Comme dans les versions précédentes, le droit de poursuivre en justice pour violation de la loi appartient au seul procureur général de l’État une belle limitation donc…

Autre élément ne figurant plus cette fois dans cette troisième édition : les technologies de reconnaissance faciales qui ne sont plus concernées par cette proposition de lois… Dont les sociétés Amazon et Microsoft fournissent les éléments technologiques. Avec un enjeux : ne pas laisser le terrain libre aux géants chinois.

Il est vrai q’au printemps dernier, l’assemblée législative de l’État de Washington avait adopté un projet de loi établissant de nouveaux garde-fous pour les logiciels de reconnaissance faciale et le sénateur Carlyle a déclaré qu’il « ne ressentait pas le besoin de s’engager à nouveau dans cette question pour le moment ».

Amazon Alexa installé d’office dans votre nouvel appartement…

Amazon lance cette semaine un nouveau service aux USA pour les gestionnaires immobiliers appelé « Alexa for Residential » qui a pour objectif de faciliter le déploiement et la gestion des appareils et des expériences à commande vocale dans les immeubles d’habitation. Une offre d’assistant vocal Alexa en standard donc dans les appartements et les communs de l’immeuble pour gérer toute la domotique de ce dernier : volets roulants, lumières, conciergerie,…etc.

Amazon précise que les résidents n’ont pas besoin d’avoir un compte Amazon, d’acheter des appareils ou de configurer quoi que ce soit dans un appartement. Ceux qui ont un compte peuvent néanmoins le lier pour accéder à des fonctions plus étendues comme écouter leur musique et appeler leurs amis et leur famille. Aux États Unis, des « intégrateurs de maisons intelligentes » comme les sociétés IOTAS, STRATIS et Sentinent Property Services seront les premiers à utiliser le service. IOTAS est une start-up basée à Portland qui a levé 8,5 millions de dollars l’année dernière.

Selon Liron Torres, le responsable de Smart Properties pour Amazon Alexa :

« Alexa for Residential va au-delà de la maison intelligente – il permet également aux propriétés de fournir des expériences vocales personnalisées à leurs résidents, y compris des informations sur les commodités et les services personnalisés ».

Les appareils peuvent être réinitialisés aux paramètres par défaut lorsque les résidents déménagent et être utilisés dans les logements vacants pour répondre à certaines questions ou aux fonctions de démonstration disponibles dans l’appartement.

Selon Amazon, les gestionnaires immobiliers n’ont pas accès aux données des clients, et les enregistrements vocaux sont automatiquement supprimés chaque jour. Si un client relie son compte personnel Amazon, il aura le contrôle total de ses paramètres de confidentialité comme si l’appareil lui appartenait, les préférences éventuelles étant automatiquement appliquées.

L’intégration de fonction domotique clé en main dans les appartements et résidences neufs est loin d’être nouvelle, déjà depuis plus de 4 ans la société Nexity expérimentait cela avec quelques acteurs comme Legrand par exemple. Mais l’intégration d’un assistant vocal est une première à ma connaissance.

Le nouveau PDG de Ford se méfie des GAFA (et sans doute à juste titre…)

imagesJim Farley, le nouveau PDG de Ford qui prendra ses fonctions au mois d’octobre prochain, en remplacement d’un autre Jim : Jim Hackett, faisait la semaine dernière ses premières déclarations de stratégie générale à la presse. Alors que traditionnellement la concurrence citée est General Motors, l’éternel rival, Toyota, le numéro 1 du secteur automobile en terme de vente de véhicules, pour Jim Farley, c’est des GAFA qu’il faudra se méfier :

« Nous savons que nos concurrents actuels sont Amazon, Baidu, Tesla, Apple, Toyota et d’autres« 

Pour lui, même si un géant tel qu’ Amazon n’est pas à priori sur le secteur automobile, rien de l’empocherait demain d’y entrer. Il est vrai que le changement de valeur passant du moteur à l’intégration et les batteries (comme l’a si bien démontré Tesla qui est maintenant plus gros en valorisation que Toyota et GM réunis alors qu’il vend 30 fois moins de véhicules), permet à de nouveaux entrants  qui ont des moyens de venir sur un marché autrefois réduit à des sociétés établis durant des années. Amazon – dont la valeur boursière est de 1500 milliards de dollars éclipse largement celle de Ford, qui n’est que de 26 milliards de dollars…

Mais Amazon est aussi  l’un des plus gros actionnaire du constructeur de camions électriques Rivian, qui a levé 1,3 milliard de dollars à la fin de l’année dernière. Amazon a également annoncé une commande de 100 000 véhicules électriques de Rivian, ce qui, selon CNBC, est la plus grosse commande de véhicules électriques jamais enregistrée. (Ford est également actionnaire de Rivian). En juin, Amazon avait aussi acheté la société de robotaxi électrique Zoox de la Silicon Valley pour environ 1 milliard de dollars, signalant à nouveau ses intentions dans l’espace automobile. Enfin, l’année dernière, le PDG d’Amazon, Jeff Bezos, aurait exprimé son enthousiasme pour l’industrie automobile lors d’une réunion de tous les acteurs.

De plus les rumeurs font aussi état des appétits d’Apple et de Google sur le secteur automobile pour en fournir demain toute la valeur avec la conduite autonome…

Donc le patron de Ford n’a sans doute pas tord de se méfier de ces acteurs. Il faut dire qu’il a sans doute été choisi pour son background technologique. On le définit souvent comme un Geek. Né en 1962 en Argentine, il a obtenu une licence d’économie et d’informatique à l’université de Georgetown. Il a gravi les échelons chez Ford et occupe actuellement le poste de directeur de l’exploitation. Avant d’occuper ce poste, il a été président de New Businesses, Technology and Strategy, où il a contribué à l’expansion de Ford dans le domaine des véhicules connectés. Il a également l’expérience de la direction des équipes chargées de la mobilité intelligente et des véhicules autonomes.

 

EN retard, Oracle confirme ses ambitions dans le Cloud

Alors que l’éditeur n’est pas considéré comme un leader dans le Cloud public, comme le confirme l’étude de Synery Research qui place en nette première position Amazon suivi par Microsoft, l’entreprise compte appuyer sur l’accélérateur. Il était temps, alors que le manque à gagner pour l’entreprise comme à se ressentir. Il est amusant de constater que l’entreprise pourtant « visionnaire » dans la fin des années 1990 avec le concept de Network Computer (basé il est vrai à l’époque sur une relation d’opposition, pour ne pas dire plus, à Microsoft), a pris un retard conséquent !

Elle n’a pas bénéficié comme ses concurrents de la croissance de ces dernières années. pour preuve sa valorisation boursière en 5 ans a progressé de 65 % tandis qu’Amazon progressait de 525 % ! Ou encore Microsoft de 377%… La valorisation de l’entreprise est maintenant 10 fois inférieure à celle de Microsoft, ou 6 fois celle de Google.

Pour réagir, l’entreprise a annoncé la nomination d’un nouveau vice-président exécutif en charge de l’infrastructure Oracle Cloud qui sera directement sous la direction du co-fondateur Larry Ellison. C’est donc Clay Magouyrk, chez Oracle depuis six ans, qui prend ce poste. Signe des temps, ce poste est basé à Seattle (le fief des numéros 1 et 2 du Cloud) alors que le siège de l’entreprise est dans la Silicon Valley depuis toujours.

Oracle Cloud Infrastructure a été lancée en 2016, dans le but de concurrencer des entreprises comme Amazon Web Services, Microsoft Azure et Google Cloud, elle a commencée avec de petites ambitions avec une seule région de cloud et une poignée de services. Elle paye aujourd’hui sa faible ambition du départ. Même si aujourd’hui beaucoup de choses ont changé. l’entreprise a annoncé la semaine dernière sa 25e région de Cloud, et dit qu’il prévoit d’en ajouter onze autres d’ici août 2021. La société avait annoncé en avril dernier que Zoom (la société de vidéoconférence), en pleine expansion, était son client, alors que l’entreprise remerciait plutôt Amazon pour avoir soutenu sa forte croissance ! Nous vous en parlions ici même.

Dans un récent rapport (27 juillet dernier), les analystes de Gartner ont déclaré que les entreprises devraient maintenant considérer Oracle comme une « option viable » lorsqu’elles évaluent les fournisseurs de cloud public. Pas de scoop, Gartner s’alignant ici sur une position maintenant devenue majoritaire.

Le retard pris par Oracle a été mis à profit, d’après Larry Ellison :

« Quand vous savez que c’est là que vous allez, » dit-il, « vous construisez les choses différemment. »

Ainsi le lancement de « Oracle Dedicated Region Cloud@Customer« , qui rend tous les services de cloud d’Oracle disponibles en tant que région de cloud entièrement gérée dans les centres de données de ses clients est un exemple positif selon le fondateur d’Oracle, « une première dans l’industrie du cloud » et « une chose que personne n’imaginait faire« . Je pense que l’ami Ellison, n’a jamais entendu parlé d’Azure Stack dont la première version existe depuis … 2016 (année du lancement d’Oracle Cloud) 🙂

Enfin, pour en revenir à Clay Magouyrk, ce nouveau VP, a 33 ans, vient d’Amazon où il avait aussi passé 6 ans.

Informatique Quantique : Amazon Braket est disponible

Amazon Web Services vient d’annoncer la disponibilité de son service d’informatique quantique : Amazon Braket. Ce service fournit des simulateurs d’informatique quantique fonctionnant sur des instances Amazon EC2 ainsi qu’un accès à distance à du matériel quantique réel cette fois. Il s’agit notamment des machines quantiques à supraconducteurs de D-Wave, des processeurs de IonQ et des processeurs quantiques de Rigetti.

Il prend également en charge les outils de développement nécessaires pour concevoir, prototyper et exécuter des algorithmes quantiques. Amazon poursuivant le même objectif que Microsoft, IBM ou encore Google : entrainer les développeurs avant une disponibilité de réelles machines. C’est aspect est clé dans le développement de cette technologie : dès lors que les machines physiques seront disponibles et fiables (avec une durée de fonctionnement « normale » et pas de l’ordre de la milliseconde… Le succès se fera si les développeurs sont déjà prêt, d’où la course des ces acteurs aujourd’hui…

L’application web open-source Jupyter Notebook est intégrée pour aider à créer, déboguer, partager et exécuter du code, c’est une application assez populaire que l’on retrouve dans les autres environnements quantique. Une sélection d’algorithmes quantiques prédéfinis est également donnée.

Amazon Braket offre un service finalement assez proche avec ce que propose en particulier IBM avec l’IBM Q. Tous deux disposent de simulateurs et d’un accès à du matériel quantique. Le premier a sous-traité cette fonction à D-Wave, IonQ et Rigetti, tandis qu’IBM utilise ses propres ordinateurs quantiques hébergés sur le cloud. Tous deux prennent en charge des simulateurs locaux, le Jupyter Notebook et des algorithmes quantiques prédéfinis. Microsoft propose depuis quelques temps déjà son service Azure Quantum permettant de mettre en oeuvre ses algorithmes quantique sur des simulations : ce service est directement disponible sur le compte Azure (plus d’informations à cette adresse).

Actuellement, Amazon Braket est disponible dans les régions AWS de l’est des États-Unis (Virginie du Nord), de l’ouest des États-Unis (Californie du Nord) et de l’ouest des États-Unis (Oregon). La disponibilité devrait s’étendre à d’autres régions dans le futur. Le prix est logiquement établi selon le choix du matériel quantique ciblé. Si vous êtes intéressé, voici un lien pour vous aider à créer votre simulation d’informatique quantique sur un simulateur local en utilisant Amazon Braket.

La startup française iObeya prévoit de s’installer à Seattle

iobeya seattleVous connaissez sans doute la startup iObeya, oeuvrant dans le domaine du collaboratif. Elle fournit un logiciel de management visuel et de collaboration pour les grandes organisations ayant des équipes distribuées, services qui ont connu une augmentation de 400% de la demande depuis le début de la pandémie, selon la société. Ces fonctions sont conçus pour les équipes d’ingénierie, de fabrication et de recherche et développement qui utilisent les méthodes Lean et Agile. Parmi les clients d’iObeya figurent Airbus, Volvo, Philips, Cartier et d’autres.

Cette société est souvent primée et citée dans ce domaine avec ses 3 autres concurrents français eux aussi : Klaxoon, Yellow et Beekast.

Le projet de l’entreprise s’inscrit dans le cadre d’un développement plus large des technologies de communication et de collaboration sur le lieu de travail. l’Entreprise a annoncé un cycle de financement de 17 millions de dollars dirigé par Red River West pour financer l’expansion. Dans ce cadre elle compte s’installer dans la région de Seattle ou plus exactement à Bellevue ou Kirkland pour être plus près de ses partenaires commerciaux : Microsoft (avec Teams) et Amazon (avec Chime). Tout en gardant bien sur ses activité en région parisienne (Massy dans l’Essonne).

Bien qu’iObeya envisage de louer un espace physique à terme, l’équipe de Seattle travaillera principalement à domicile au début. iObeya prévoit d’avoir des employés au bureau fin 2020 ou début 2021. L’équipe à distance de Seattle commencera à travailler dès que possible.

iObeya prévoit d’embaucher 20 employés cette année et 50 dans les prochaines années, principalement dans des fonctions de vente et de marketing. Elle fait partie de la centaine d’entreprises qui se sont installées à Seattle pour exploiter le réservoir de talents de la région, alors même que le télétravail et les réductions d’effectifs dans certaines entreprises soulèvent des questions sur de tels mouvements… et le rapprochement physique avec ses partenaires clés.

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