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Amazon Alexa installé d’office dans votre nouvel appartement…

Amazon lance cette semaine un nouveau service aux USA pour les gestionnaires immobiliers appelé « Alexa for Residential » qui a pour objectif de faciliter le déploiement et la gestion des appareils et des expériences à commande vocale dans les immeubles d’habitation. Une offre d’assistant vocal Alexa en standard donc dans les appartements et les communs de l’immeuble pour gérer toute la domotique de ce dernier : volets roulants, lumières, conciergerie,…etc.

Amazon précise que les résidents n’ont pas besoin d’avoir un compte Amazon, d’acheter des appareils ou de configurer quoi que ce soit dans un appartement. Ceux qui ont un compte peuvent néanmoins le lier pour accéder à des fonctions plus étendues comme écouter leur musique et appeler leurs amis et leur famille. Aux États Unis, des « intégrateurs de maisons intelligentes » comme les sociétés IOTAS, STRATIS et Sentinent Property Services seront les premiers à utiliser le service. IOTAS est une start-up basée à Portland qui a levé 8,5 millions de dollars l’année dernière.

Selon Liron Torres, le responsable de Smart Properties pour Amazon Alexa :

« Alexa for Residential va au-delà de la maison intelligente – il permet également aux propriétés de fournir des expériences vocales personnalisées à leurs résidents, y compris des informations sur les commodités et les services personnalisés ».

Les appareils peuvent être réinitialisés aux paramètres par défaut lorsque les résidents déménagent et être utilisés dans les logements vacants pour répondre à certaines questions ou aux fonctions de démonstration disponibles dans l’appartement.

Selon Amazon, les gestionnaires immobiliers n’ont pas accès aux données des clients, et les enregistrements vocaux sont automatiquement supprimés chaque jour. Si un client relie son compte personnel Amazon, il aura le contrôle total de ses paramètres de confidentialité comme si l’appareil lui appartenait, les préférences éventuelles étant automatiquement appliquées.

L’intégration de fonction domotique clé en main dans les appartements et résidences neufs est loin d’être nouvelle, déjà depuis plus de 4 ans la société Nexity expérimentait cela avec quelques acteurs comme Legrand par exemple. Mais l’intégration d’un assistant vocal est une première à ma connaissance.

Le nouveau PDG de Ford se méfie des GAFA (et sans doute à juste titre…)

imagesJim Farley, le nouveau PDG de Ford qui prendra ses fonctions au mois d’octobre prochain, en remplacement d’un autre Jim : Jim Hackett, faisait la semaine dernière ses premières déclarations de stratégie générale à la presse. Alors que traditionnellement la concurrence citée est General Motors, l’éternel rival, Toyota, le numéro 1 du secteur automobile en terme de vente de véhicules, pour Jim Farley, c’est des GAFA qu’il faudra se méfier :

« Nous savons que nos concurrents actuels sont Amazon, Baidu, Tesla, Apple, Toyota et d’autres« 

Pour lui, même si un géant tel qu’ Amazon n’est pas à priori sur le secteur automobile, rien de l’empocherait demain d’y entrer. Il est vrai que le changement de valeur passant du moteur à l’intégration et les batteries (comme l’a si bien démontré Tesla qui est maintenant plus gros en valorisation que Toyota et GM réunis alors qu’il vend 30 fois moins de véhicules), permet à de nouveaux entrants  qui ont des moyens de venir sur un marché autrefois réduit à des sociétés établis durant des années. Amazon – dont la valeur boursière est de 1500 milliards de dollars éclipse largement celle de Ford, qui n’est que de 26 milliards de dollars…

Mais Amazon est aussi  l’un des plus gros actionnaire du constructeur de camions électriques Rivian, qui a levé 1,3 milliard de dollars à la fin de l’année dernière. Amazon a également annoncé une commande de 100 000 véhicules électriques de Rivian, ce qui, selon CNBC, est la plus grosse commande de véhicules électriques jamais enregistrée. (Ford est également actionnaire de Rivian). En juin, Amazon avait aussi acheté la société de robotaxi électrique Zoox de la Silicon Valley pour environ 1 milliard de dollars, signalant à nouveau ses intentions dans l’espace automobile. Enfin, l’année dernière, le PDG d’Amazon, Jeff Bezos, aurait exprimé son enthousiasme pour l’industrie automobile lors d’une réunion de tous les acteurs.

De plus les rumeurs font aussi état des appétits d’Apple et de Google sur le secteur automobile pour en fournir demain toute la valeur avec la conduite autonome…

Donc le patron de Ford n’a sans doute pas tord de se méfier de ces acteurs. Il faut dire qu’il a sans doute été choisi pour son background technologique. On le définit souvent comme un Geek. Né en 1962 en Argentine, il a obtenu une licence d’économie et d’informatique à l’université de Georgetown. Il a gravi les échelons chez Ford et occupe actuellement le poste de directeur de l’exploitation. Avant d’occuper ce poste, il a été président de New Businesses, Technology and Strategy, où il a contribué à l’expansion de Ford dans le domaine des véhicules connectés. Il a également l’expérience de la direction des équipes chargées de la mobilité intelligente et des véhicules autonomes.

 

EN retard, Oracle confirme ses ambitions dans le Cloud

Alors que l’éditeur n’est pas considéré comme un leader dans le Cloud public, comme le confirme l’étude de Synery Research qui place en nette première position Amazon suivi par Microsoft, l’entreprise compte appuyer sur l’accélérateur. Il était temps, alors que le manque à gagner pour l’entreprise comme à se ressentir. Il est amusant de constater que l’entreprise pourtant « visionnaire » dans la fin des années 1990 avec le concept de Network Computer (basé il est vrai à l’époque sur une relation d’opposition, pour ne pas dire plus, à Microsoft), a pris un retard conséquent !

Elle n’a pas bénéficié comme ses concurrents de la croissance de ces dernières années. pour preuve sa valorisation boursière en 5 ans a progressé de 65 % tandis qu’Amazon progressait de 525 % ! Ou encore Microsoft de 377%… La valorisation de l’entreprise est maintenant 10 fois inférieure à celle de Microsoft, ou 6 fois celle de Google.

Pour réagir, l’entreprise a annoncé la nomination d’un nouveau vice-président exécutif en charge de l’infrastructure Oracle Cloud qui sera directement sous la direction du co-fondateur Larry Ellison. C’est donc Clay Magouyrk, chez Oracle depuis six ans, qui prend ce poste. Signe des temps, ce poste est basé à Seattle (le fief des numéros 1 et 2 du Cloud) alors que le siège de l’entreprise est dans la Silicon Valley depuis toujours.

Oracle Cloud Infrastructure a été lancée en 2016, dans le but de concurrencer des entreprises comme Amazon Web Services, Microsoft Azure et Google Cloud, elle a commencée avec de petites ambitions avec une seule région de cloud et une poignée de services. Elle paye aujourd’hui sa faible ambition du départ. Même si aujourd’hui beaucoup de choses ont changé. l’entreprise a annoncé la semaine dernière sa 25e région de Cloud, et dit qu’il prévoit d’en ajouter onze autres d’ici août 2021. La société avait annoncé en avril dernier que Zoom (la société de vidéoconférence), en pleine expansion, était son client, alors que l’entreprise remerciait plutôt Amazon pour avoir soutenu sa forte croissance ! Nous vous en parlions ici même.

Dans un récent rapport (27 juillet dernier), les analystes de Gartner ont déclaré que les entreprises devraient maintenant considérer Oracle comme une « option viable » lorsqu’elles évaluent les fournisseurs de cloud public. Pas de scoop, Gartner s’alignant ici sur une position maintenant devenue majoritaire.

Le retard pris par Oracle a été mis à profit, d’après Larry Ellison :

« Quand vous savez que c’est là que vous allez, » dit-il, « vous construisez les choses différemment. »

Ainsi le lancement de « Oracle Dedicated Region Cloud@Customer« , qui rend tous les services de cloud d’Oracle disponibles en tant que région de cloud entièrement gérée dans les centres de données de ses clients est un exemple positif selon le fondateur d’Oracle, « une première dans l’industrie du cloud » et « une chose que personne n’imaginait faire« . Je pense que l’ami Ellison, n’a jamais entendu parlé d’Azure Stack dont la première version existe depuis … 2016 (année du lancement d’Oracle Cloud) 🙂

Enfin, pour en revenir à Clay Magouyrk, ce nouveau VP, a 33 ans, vient d’Amazon où il avait aussi passé 6 ans.

Informatique Quantique : Amazon Braket est disponible

Amazon Web Services vient d’annoncer la disponibilité de son service d’informatique quantique : Amazon Braket. Ce service fournit des simulateurs d’informatique quantique fonctionnant sur des instances Amazon EC2 ainsi qu’un accès à distance à du matériel quantique réel cette fois. Il s’agit notamment des machines quantiques à supraconducteurs de D-Wave, des processeurs de IonQ et des processeurs quantiques de Rigetti.

Il prend également en charge les outils de développement nécessaires pour concevoir, prototyper et exécuter des algorithmes quantiques. Amazon poursuivant le même objectif que Microsoft, IBM ou encore Google : entrainer les développeurs avant une disponibilité de réelles machines. C’est aspect est clé dans le développement de cette technologie : dès lors que les machines physiques seront disponibles et fiables (avec une durée de fonctionnement « normale » et pas de l’ordre de la milliseconde… Le succès se fera si les développeurs sont déjà prêt, d’où la course des ces acteurs aujourd’hui…

L’application web open-source Jupyter Notebook est intégrée pour aider à créer, déboguer, partager et exécuter du code, c’est une application assez populaire que l’on retrouve dans les autres environnements quantique. Une sélection d’algorithmes quantiques prédéfinis est également donnée.

Amazon Braket offre un service finalement assez proche avec ce que propose en particulier IBM avec l’IBM Q. Tous deux disposent de simulateurs et d’un accès à du matériel quantique. Le premier a sous-traité cette fonction à D-Wave, IonQ et Rigetti, tandis qu’IBM utilise ses propres ordinateurs quantiques hébergés sur le cloud. Tous deux prennent en charge des simulateurs locaux, le Jupyter Notebook et des algorithmes quantiques prédéfinis. Microsoft propose depuis quelques temps déjà son service Azure Quantum permettant de mettre en oeuvre ses algorithmes quantique sur des simulations : ce service est directement disponible sur le compte Azure (plus d’informations à cette adresse).

Actuellement, Amazon Braket est disponible dans les régions AWS de l’est des États-Unis (Virginie du Nord), de l’ouest des États-Unis (Californie du Nord) et de l’ouest des États-Unis (Oregon). La disponibilité devrait s’étendre à d’autres régions dans le futur. Le prix est logiquement établi selon le choix du matériel quantique ciblé. Si vous êtes intéressé, voici un lien pour vous aider à créer votre simulation d’informatique quantique sur un simulateur local en utilisant Amazon Braket.

La startup française iObeya prévoit de s’installer à Seattle

iobeya seattleVous connaissez sans doute la startup iObeya, oeuvrant dans le domaine du collaboratif. Elle fournit un logiciel de management visuel et de collaboration pour les grandes organisations ayant des équipes distribuées, services qui ont connu une augmentation de 400% de la demande depuis le début de la pandémie, selon la société. Ces fonctions sont conçus pour les équipes d’ingénierie, de fabrication et de recherche et développement qui utilisent les méthodes Lean et Agile. Parmi les clients d’iObeya figurent Airbus, Volvo, Philips, Cartier et d’autres.

Cette société est souvent primée et citée dans ce domaine avec ses 3 autres concurrents français eux aussi : Klaxoon, Yellow et Beekast.

Le projet de l’entreprise s’inscrit dans le cadre d’un développement plus large des technologies de communication et de collaboration sur le lieu de travail. l’Entreprise a annoncé un cycle de financement de 17 millions de dollars dirigé par Red River West pour financer l’expansion. Dans ce cadre elle compte s’installer dans la région de Seattle ou plus exactement à Bellevue ou Kirkland pour être plus près de ses partenaires commerciaux : Microsoft (avec Teams) et Amazon (avec Chime). Tout en gardant bien sur ses activité en région parisienne (Massy dans l’Essonne).

Bien qu’iObeya envisage de louer un espace physique à terme, l’équipe de Seattle travaillera principalement à domicile au début. iObeya prévoit d’avoir des employés au bureau fin 2020 ou début 2021. L’équipe à distance de Seattle commencera à travailler dès que possible.

iObeya prévoit d’embaucher 20 employés cette année et 50 dans les prochaines années, principalement dans des fonctions de vente et de marketing. Elle fait partie de la centaine d’entreprises qui se sont installées à Seattle pour exploiter le réservoir de talents de la région, alors même que le télétravail et les réductions d’effectifs dans certaines entreprises soulèvent des questions sur de tels mouvements… et le rapprochement physique avec ses partenaires clés.

GAFAM : des résultats T1 2020 en fête, sauf là ou le digital rencontre le réel !

En ce mois d’avril, les entreprises viennent de publier leurs résultats pour l’activité du 1er janvier au 31 mars 2020, soit le premier trimestre marqué par l’arrivée officielle de la pandémie dans le monde occidental, avec son confinement XXL.

Les résultats des GAFAM sont à ce titre intéressants pour essayer de mesurer le début de l’impact de cette mega crise sur l’activité digitale, et le moins que l’on puisse dire au vu des chiffres annoncés c’est que pour l’instant le monde digital reste peu touché par le COVID. Sauf là où leur activité rencontre le monde réel, en particulier dans la distribution : fermetures des Apple Stores et renchérissement du coût de production des services (aménagement ou fermeture de centres logistiques, accroissement des coûts de livraison …) du commerce électronique pour Amazon.

Microsoft

La fermeture des magasins Microsoft n’a pas pesé lourd sur les résultats de la société (pas vraiment une surprise quand on voit la faible fréquentation de ces lieux :(), et les activités cloud continuent leur déploiement (voire même profitent du développement du télétravail) :

  • +62% en $ sur Azure (vs le même trimestre un an avant) : certes une croissance en ralentissement régulier depuis plusieurs trimestres (73% il y a un an), mais qui reste malgré tout solide, d’autant que le volume de business brut est élevé
  • +27% en $ pour les souscriptions Office 365 en entreprise
  • 37,2 millions de souscriptions Office 365 sur le marché grand public
  • +18% en $ pour Windows OEM

Sans compter l’accroissement d’usages de ses services de communication/collaboration pour les entreprises Teams et de la renaissance de Skype, dont les usages sont gratuits (plan Office 365 E1 pour 6 mois).

Google

AU travers de quelques chiffres clés, illustration de la bonne santé de l’activité de Google :

  • CA issu de la publicité de 33,76 milliards de dollars sur la période, ce qui représente 82% du CA global et une croissance de 10,3%. Une croissance certes inférieure aux attentes, mais moins qu’anticipé par les analystes financiers
  • des revenues Google Cloud qui passent de 1,825 b$ à 2,777 b$
Amazon

Concernant Amazon, ses résultats sont toujours marqués par la contribution exceptionnelle d’AWS à la profitabilité du groupe (un peu plus de 3 milliards de résultats pour AWS et 2,5 au niveau global pour Amazon), alors que l’activité pèse moins de 15% du CA global.

La croissance d’AWS reste solide à +33%, même si comme Microsoft, ce chiffre diminue régulièrement depuis plusieurs trimestres (il était à +40% il y a un an). Comme Microsoft, le développement du télétravail reste aussi un accélérateur.

Apple

Les ventes d’Apple ont souffert du ralentissement mondial et de la fermeture de ses enseignes au niveau mondial et Apple affiche même une décroissance de son revenu net :

  • vente d’iPhones en recul à 28,96 milliards de dollars (vs 31,05 un an avant)
  • vente de Mac en recul à 5,35 milliards de $ (vs 5,5)
  • vente d’iPad en recul à 4,37 milliards de $ (vs 4,87)
  • ventes de services en croissance à 13,25 milliards de dollars (vs 11,5)
  • vente d’accessoires et de wearables en croissance à 6,28 milliards de$ (vs 5,13)
Facebook

La publicité constitue la quasi totalité du CA de Facebook (l’activité hors publicité pèse 1,6% du tout). Comme pour Google, le ralentissement a moins été marqué qu’envisagé, et Facebook a communiqué sur uns stabilisation de la baisse en avril.

Microsoft dépasse pour la première fois les 150 000 employés… Et tout va bien coté embauches pour les autres aussi !

fouleA l’occasion de la présentation de ses résultats trimestriels Microsoft a indiqué que son effectif mondial était de 151 163 personnes au 31 décembre. Cela représente une augmentation de 7 000 personnes, soit près de 5 %, par rapport aux 144 106 personnes d’il y a six mois.

Près de 90 000 employés de Microsoft, soit près de 60 % de son effectif total, travaillent aux États-Unis. Et 53 973 personnes – 35 % de l’effectif de Microsoft – sont basées dans la seule région de Seattle, principalement sur le campus du siège social de la société.

Mais Microsoft a dépassé la barre des 150 000 personnes principalement en recrutant en dehors du siège social. Les nouvelles embauches ont été réparties à peu près à parts égales entre les bureaux nationaux et internationaux.

Coté concurrents :

  • Facebook a terminé l’année avec un effectif mondial de 44 942 personnes, soit un bond de 26 % par rapport à l’année précédente.
  • L’effectif d’Amazon a atteint 798 000 personnes à la fin de l’année, soit une augmentation de 23 % par rapport à l’année précédente, alors que le géant continue de renforcer sa division expédition et logistique.
  • Google a terminé le dernier trimestre avec 114 096 personnes dans le monde, soit une augmentation annuelle de près de 21 %.

Critiqué sur son optimisation fiscale aux USA , Amazon donne quelques chiffres…

AmazonAlors que lors des débats des primaires démocrates les sénateurs Bernie Sanders et Elizabeth Warren, citent très souvent Amazon comme un exemple de société qui ne paye pas ses impôts aux USA, l’entreprise a donné des détails sur les taxes américaines qu’elle s’acquitte pour 2019 dans des documents financiers publics et un billet de blog la semaine dernière, affirmant que ses dépenses d’impôt fédéral sur le revenu pour l’année s’élevaient à plus d’un milliard de dollars…

On comprend que ces révélations semblent destinées à contrecarrer les affirmations des politiciens et des chercheurs selon lesquelles Amazon ne paie pas d’impôt sur le revenu. Cependant, l’impôt fédéral sur le revenu ne représente qu’une petite fraction des bénéfices de la société, soit environ 6 % des 14,5 milliards de dollars de revenus d’exploitation qu’Amazon a déclarés dans son rapport financier de fin d’année. L’entreprise bénéficie également de facilités de paiement (!) : Les lois fiscales fédérales lui permettent de retarder le paiement de la facture. Selon les déclarations réglementaires, Amazon paiera 162 millions de dollars d’impôts fédéraux sur le revenu pour 2019 maintenant, et 900 millions de dollars supplémentaires étalés sur le reste de l’année.

Les justifications de l’entreprise ont un air de déjà vu (en particulier chez nous) : « Comme la plupart des gouvernements qui tentent d’encourager les investissements économiques des entreprises, le Congrès américain a rédigé un code fiscal qui encourage le type de création d’emplois, d’investissement en capital, de développement technologique et d’actionnariat salarié qu’Amazon fait parce que ce sont des moteurs essentiels d’une économie prospère« , déclare la société dans un post. « Nous respectons toutes les lois fiscales applicables au niveau fédéral et au niveau des États, et nos impôts aux États-Unis sont le reflet de nos investissements continus, de la rémunération de nos employés et des règles fiscales en vigueur« .

Même aux États Unis cela fait un peu réagir… A quand une taxe GAFA (une vraie)  là bas aussi ?

Les assistants Alexa « Echo Show » pourront scanner les codes barres. De quoi acheter plus facilement sur… Amazon

13619574Si vous utilisez votre assistant Alexa Echo Show pour gérer votre liste d’achat, bonne nouvelle : il vient de devenir plus facile d’ajouter des articles ayant besoin d’être réapprovisionnés. Amazon a annoncé qu’Alexa sur les Echo Show 5 et Echo Show 8 – pourra scanner les codes barres des articles d’épicerie courants pour ajouter les produits à votre liste de courses. Cette fonction sera disponible dans un premier temps aux USA.

Cette fonction fait suite également au déploiement de « Show and Tell », qui aide les clients aveugles et malvoyants avec un Echo Show à identifier les produits courants du garde-manger (comme les conserves ou les boîtes de conserve) qui peuvent être difficiles à distinguer au toucher. Pour commencer à utiliser le lecteur de codes-barres, il suffira de dire : « Alexa, scanne ça sur ma liste de courses« . Si Alexa ne peut pas reconnaître le code-barres ou si l’article n’a pas de code-barres, une commande vocale du type « Alexa, ajoute des petits pois à ma liste » continuera bien sur à fonctionner, ouf (!).

La motivation d’Amazon est assez évidente. Selon un récent rapport d’étude de marché d’OC&C Strategy, les achats par la voix atteindront la somme astronomique de plus de 40 milliards de dollars en 2022, contre 2 milliards en 2018 aux États-Unis et au Royaume-Uni. RBC Capital Markets prévoit qu’Amazon à elle seule générera 10 à 11 milliards de dollars de ventes à partir des appareils Alexa.

Amazon veut breveter une technologie qui permettrait d’identifier les acheteurs par leurs mains

mainsNous vous parlions ici même des magasins Amazon Go et des technologies de reconnaissance (principalement faciales) utilisées dans ce cadre.

Actuellement, pour pénétrer dans un des magasins Amazon Go il faut scanner un code 2D généré par l’application AmazonGO de votre Smartphone elle même connectée à votre compte Amazon. À l’avenir, Amazon pourrait se contenter de scanner les mains des visiteurs pour les reconnaitre et se passer du code 2D. C’est en tout cas une des options que suggère le brevet déposé par Amazon auprès de l’Office américain des brevets et des marques « un système de balayage sans contact qui permettrait d’identifier les personnes non pas par leur visage mais par des caractéristiques associées à la paume de leurs mains, notamment les rides et les veines« . Ceci donne une idée sur les réflexions d’Amazon pour ses magasins physiques. Et les enjeux sont important pour la société. Amazon a ouvert 24 sites Amazon Go aux États-Unis depuis la création du premier au rez-de-chaussée du siège d’Amazon à Seattle il y a près de deux ans (nous avons eu l’occasion aussi de passer par là en octobre dernier), mais l’entreprise ne compte pas s’arrêter là et envisage une multiplication de ces derniers aux USA en bientôt en Europe.

Cette technologie n’est pas si nouvelle que cela. Le New York Post avait rapporté en septembre qu’Amazon testait une technologie qui permettrait aux clients de Whole Foods (magasins principalement bio qui sont la propriété depuis 3 ans d’Amazon) de scanner leur main pour payer à la caisse plutôt que de glisser une carte.

Mais une nouvelle méthode potentielle d’identification des personnes à l’aide de la biométrie soulèvera probablement aussi des questions pour une entreprise qui fait déjà face à un examen plus minutieux des problèmes de protection de la vie privée liés à son assistant vocal (Alexa)…

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