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Après Apple, Amazon dépasse à son tour les 1 000 milliards de dollars de capitalisation boursière

surpriseLe mardi 4 septembre l’action d’Amazon a atteint 2 057 dollars permettant à cette entreprise qui pour rappel est le second A des GAFA, de dépasser brièvement la barre symbolique des 1 000 milliards de dollars de capitalisation boursière. Et ce environ un mois après Apple, le premier A des GAFA.

Si j’étais taquin, ce qui n’est évidemment pas le cas, je ferais remarquer que le G (Google  Alphabet) n’est pas loin du but avec son record à 897 milliards, et que le F (Facebook) avant une belle correction fin juillet affichait une très honorable capitalisation de 623 milliards de dollars.

Mais revenons à Amazon, dont le titre a plus que doublé de valeur en un an, avec une progression de 74% depuis début 2018. Souvenez-vous qu’à sa création en 1994 Amazon n’était qu’un libraire en ligne, et est maintenant le plus gros site d’e-commerce au monde, avec 575 000 salariés et des diversifications réussies sur le marché du cloud computing avec Amazon Web Services et sur celui des objets connectés avec son assistant vocal Alexa et ses enceintes Echo.

Et comme le souligne le site Statistica, une action Amazon achetée 18 dollars en 1997, date de son introduction en bourse, équivaut actuellement à 24 471 dollars (du fait de l’évolution de son cours et de trois opérations de division en 1998 et 1999). Le rendement est donc, excusez du peu, de 135 867 %.

Statistica Amazon.PNG

Donc de fait, Jeff Bezos, fondateur et dirigeant d’Amazon est devenu l’homme le plus riche du monde avec une fortune, basée sur les 16% du capital qu’il détient, estimée à plus de 166 milliards de dollars, ce qui est légèrement supérieur au PIB de l’Algérie qui compte plus de 41 millions d’habitants…

Microsoft : « Moi aussi je suis un méchant ! »

mechant GAFAMLa communication sur les « GAFA » n’est pas très positive, c’est le moins que l’on puisse dire, en France et en Europe. C’est d’ailleurs principalement sur le vieux continent que ce terme est employé.

Les Gafa désignent, vous le savez, Google, Apple, Facebook et Amazon. Les articles traitant des GAFA sont rarement élogieux et associés le plus souvent à des termes négatifs comme « Optimisation Fiscale «,  « Pillage » etc.

Faites une petite recherche sur Google (!) et regardez les premiers liens proposés. Le premier est la définition suivant Wikipédia, mais pour les autres ont trouve :

  • Pourquoi les état-unis doivent réguler les GAFA (lesechos.fr)
  • Rien n’arrête les GFA (Slate.fr)
  • Démantelons les Gafa (l’Express)
  • Faut-il avoir peur des GAFA(FranceTV.fr)
  • Oubliez les GAFA(Capital.fr)
  • Etc.

Dans un tel contexte, même si elle n’en est pas à l’origine du terme, pourquoi une entreprise comme Microsoft (en France) s’acharne à parler dans ces communications de « GAFAM » ? Pourquoi veut-elle ajouter systématiquement son « M »  lorsque l’on parle des GAFA ?

C’est un peu comme si elle disait : «  Moi aussi je suis un méchant » ! « Rappelez-vous comme j’étais méchant il y a pas si longtemps quand j’étais en position dominante sur Windows, Internet Explorer, etc.« .  Cela pourrait paraître comme un peu risible ou carrément pathétique.

Mais surtout pourquoi vouloir associer son image – qu’elle a fait tant d’efforts pour améliorer – à cet acronyme si négatif ?

Bien sûr, c’est sans aucun doute liée à l’admiration que les GAFA génèrent, plus forte que leur détestation, dans la population française. Une fascination pour ces entreprises qui, en très peu de temps, ont conquis et changé le monde grâce à leurs innovations. Seule Apple, mais moribonde, existait au début des années 2000. Donc pour Microsoft, associer son nom à ces entreprises est clairement une source de fierté.

Mais le message est aussi et surtout à mon avis, destiné aux employés, de plus en plus attirés par la concurrence des Amazon, Google ou autre Facebook (il suffit de faire un tour sur Linkedin pour voir la transhumance des Microsoftees).

Ce serait un peu pour les dirigeants de Microsoft France comme le message de Panzani dans ses publicités du siècle dernier « Chéri revient j’ai les mêmes à la maison » !

Alors pourquoi tant que l’on y est, ne pas ajouter aussi un O pour Oracle et un I pour IBM ! Et parlons de (fait) GAFAMOI 🙂

[Test] On a essayé l’Amazon Echo Spot

Capture d_écran 2018-08-06 à 17.25.38Pour faire suite à la session sur les assistants numériques et leurs opportunités d’’usages en entreprise que nous avions exposé lors du dernier Briefing Calipia en juin dernier, voici un petit retour d’expérience « à chaud » sur le périphérique Amazon Echo Spot.
Pour rappel Amazon Echo Spot est la version avec écran (rond) de l’assistant vocal Echo. Sorti en France fin juillet, il dispose de toutes les fonctions des autres périphériques Echo avec en plus la possibilité d’afficher les résultats des requêtes vocales, la météo, des vidéos et de la visiophonie (type FaceTime, Hangout ou Skype).
Au premier abord l’appareil ressemble à un radio réveil, l’écran de veille étant une horloge, la ressemblance est d’autant plus frappante 🙂
Ce périphérique et vendu 129 € (moitié prix lors du lancement).
Cet appareil est avant tout un sur-ensemble de l’Echo Dot, nous allons voir ici que les éléments différentiateurs, sachant que tout ce que fait un Echo Dot, l’Echo Spot le fait (avec un son meilleur au passage…).

La configuration

Autant le dire tout de suite la configuration de la bête est enfantine, pas besoin de l’application Alexa sur son mobile (comme c’est le cas pour les autres périphériques Echo) tout se fait via l’écran (tactile au passage). Cette configuration est d’ailleurs minimale, car il suffit en gros de choisir un wifi et donner les identifiants de son compte Amazon pour que cela soit opérationnel. Un bon point donc. En moins de 5 minutes, l’appareil fonctionne (reboot et mises à jours appliquées).
Au bout de ces 5 minutes, la machine propose alternativement une horloge, les conditions météo (réglées depuis l’application sur le smartphone, pas de localisation sur la machine) et des suggestions de questions à poser à « Alexa ».

Les skills

Pas de surprise en revanche pour l’installation de skills, l’application sera nécessaire, il n’y a pas la possibilité de balayer le store depuis l’écran de l’Echo Spot pour les installer, c’est dommage. On regrette aussi. Que peu de skills tirent vraiment parti de l’écran en dehors de ceux proposé nativement par Amazon et quelques uns comme celui de France Info par exemple qui diffuse la vidéo du dernier journal ou encore certains site comme Marmiton qui affiche la recette (bien plus pratique pour revenir en arrière que la seule interface vocale).

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Amazon ouvrira des datacenters en France en 2017

datacenterC’est officiel depuis hier, le leader mondial du IaaS Public ouvrira en 2017 une nouvelle « région » en Europe et ce sera en France.

« Après Dublin et Francfort , Amazon a choisi cette nouvelle région qui s’inscrit dans la volonté d’AWS de développer sa présence en France depuis les dix dernières années« , dixit Werner Vogels, le CTO d’Amazon.com.

Petite précision : dans le jargon AWS une « région » équivaut à un ou plusieurs datacenters. Pour ce qui est de la France ce devrait être au moins 3 « Zones » que l’on peut traduire en 3 datacenters. Pas de précision concernant les lieux d’implantation actuellement, on sait seulement que l’on de ces centres devrait être en région parisienne.

De quoi rendre encore plus séduisante ces offres pour les société françaises mais aussi les offres des partenaires s’appuyant sur les services d’Amazon. des annonces qui vont peut-être précipiter de nouvelles annonces de localisation pour les datacenters de Microsoft, dont la rumeur d’une prochaine arrivée en France se fait de plus en plus entendre

 

[Humeur] Amazon ou pourquoi investir dans du support alors que vos clients peuvent faire votre boulot ?

Un petit billet d’humeur ce matin après ce message reçu du géant de la vente en ligne. Amazon en quête de plus de rentabilité (voir ces derniers résultats qui ont déçu le marché une fois de plus sur le plan des bénéfices), n’hésite pas à faire feu de tout bois pour parvenir à augmenter ses marges. On le voit dans le conflit qui l’oppose à Hachette mais aussi à Disney outre atlantique.

Alors pourquoi investir dans des équipes pour répondre aux demandes de support, alors que les clients peuvent le faire entre eux ! Si l’on connaissait déjà la pratique (parfois abusive) des forums fournisseurs pour faire faire le boulot de support à leurs clients avec une valorisation « honorifique » de ses derniers (type MVP par exemple :)), Amazon va encore plus loin en suggérant directement à ces derniers de répondre aux questions !

Support AmazonEt sur le fond du sujet en question : le multilingue sur les tablettes Windows 8, c’est vrai qu’il y a de quoi générer du support. Après que nous ayons acheté des tablettes (ici Dell 8 pouces) Windows 8 chez Amazon (les délais étaient trop important chez Dell – alors que d’après nos indiscrétions, cela ne se vend pas comme des petits pains…), il s’est avéré que ces modèles étaient importés visiblement d’Allemagne et configurés logiquement dans ce cas en allemand. Jusque là rien de très embêtant me direz-vous car la tablette Windows demande au démarrage de choisir une lanque (comme n’importe qu’elle tablette Android ou iPad) ?  Il suffit de savoir que  » französisch » veut dire français et le tour est joué ! Enfin presque, puisque sur cette tablette Windows 8 cela ne lui fait ni chaud ni froid, les paramètres restent en allemand sans aucune explication…

Un petit tour sur le site Technet de Microsoft nous en donne la réponse : il faut bien sùr installer le pack de langue Français en le téléchargeant et en allant dans le panneau de configuration (l’ancien bien sur, pas celui de l’interface Modern UI), après 3 reboot, 20 minutes plus tard, et Google Traduction (ou Bing pour rester chez l’éditeur !) Allemand-Français à coté de nous et c’est fait, simple non ? 

Alors je me risque à deux éléments pour expliquer la complexité de la manip (tout au moins pour un utilisateur « normal » en tout cas non informaticien) :

  • Microsoft découvre le multilingue, les équipes de développement ayant en charge le multilingue depuis plus de 25 ans chez l’éditeur sont toutes parties à un stage de longue durée de « Poney-Piscine » (la rumeur indique que depuis le temps, ils sont devenus experts, se préparant à la possible introduction de cette discipline aux prochains jeux olympiques ) ?
  • Aucune personne n’a eu le temps de regarder comment se configure un iPad ou une tablette Android et les concepteurs pensent de bonne fois que cette manip est vraiment la plus simple ?

Bon autant dire qu’il y a encore un peu de boulot pour en faire un produit « grand public » 🙂

Bon voilà c’était un petit billet d’humeur à la fois sur Amazon et Microsoft, vous pouvez retourner à votre bronzage (ou sous votre parapluie :))

Cloud : belle progression de Microsoft et d’IBM face à Amazon

Synergy Research Group vient de rendre disponible son analyse du marché du cloud (IaaS, PaaS), pour le 2ème trimestre 2014.

Plusieurs faits marquants ressortent de cette étude :

  • Alors que sur Q2 2013, le chiffre d’affaire généré par Amazon AWS était à lui seul supérieur à ceux cumulés de Salesforce, Microsoft, IBM et Google, il n’en est désormais plus de même aujourd’hui (Q2 2014).
  • Dans un marché en croissance de 45%, Microsoft connait lui une croissance de 164%, et IBM 86%.
  • Le marché trimestriel global de l’IaaS, du PaaS et des clouds hybrides/privés est estimé à 3,7 milliards de dollars.
  • Avec des croissances respectives de 49% et 47%, Amazon AWS et Google ont des parts de marché stables (rappel : marché en croissance de 45%)

SRG-Q2-2014

Microsoft s’affirme donc comme un acteur clé de l’IaaS et du PaaS avec sa plate-forme Azure face à amazon. IBM tire également son épingle du jeu, spécifiquement sur le segment des services d’infrastructures privées & hybrides.

VMware Horizon DaaS vs Amazon Workspace

Alors que la guerre du DaaS ne fait que commencer, que le marché global de la virtualisation de postes de travail est estimé à 5,6 milliards de dollars en 2016 (Chiffres du Cabinet 451 Group) et que les questions sont de plus en plus nombreuses, je vous propose une petite comparaison entre deux poids lourds : L’offre d’Amazon et celle de VMware :

1) Amazon

Amazon lançait en décembre dernier son offre WorkSpaces : première offre DaaS (Desktop as a Service)du leader de l’IaaS. Au menu de cette offre un accès au poste de travail hébergé mais en utilisant les services de terminaux de Windows Server 2008 R2 et donc la CAL RDS avec le développement maison d’un look Windows 7 sur le serveur, une méthode pour éviter la couteuse VDA (Virtual Desktop Access) de Microsoft permettant l’usage d’un OS poste de travail type Windows 7 et Windows 8 mais également la possibilité d’exécuter localement la machine virtuelle et dons permettre un mode de fonctionnement local sans réseau. L’offre WorkSpaces est donc limitée aux postes connectés, c’est dommage pour les portables…

2) VMware

VMware va plus loin avec Horizon DaaS, puisque la solution utilise la VDA et permet donc un usage complet sur des machines locales…(voir en détail le billet du blog : VMware annonce la disponibilité de son service Horizon DaaS) pour le même prix qu’Amazon (à partir de 35$ par poste et par mois). Elle permet d’exécuter des machines Windows XP, Windows 7, Windows 8 (en 64 bits) en plus des Windows Server 2008 R2 et 2012.

Capture d'écran 2014-03-29 07.17.15

Amazon n’a sans doute pas dit son dernier mot, et propose des services assez innovants comme la connexion Active Directory avec le site en local via l’établissement d’un VPN entre le site et les services d’hébergements…

Des questions qui ne doivent pas occulter les scénarios d’usages de ces différentes technologies, qui sont loin d’être universels…

Nous reviendrons sur ces différentes fonctions et annonces lors du prochain Briefing Calipia.

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