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[Lettre Calipia] Les outils de communication « grand public » régneront ils demain sans partage dans l’entreprise ?

(Article issu de La Lettre Calipia N°135. Abonnement gratuit sur demande : calipia.com/lettre.php)

Et si, d’ici quelques années, seuls les outils de communication et de collaboration « Grand Public » restaient présents dans les entreprises ?

Si cette question peut paraître saugrenue, voire iconoclaste pour certains, examinons tout de même cela de plus près.

Traditionnellement, des outils et pas seulement informatiques, présents dans l’entreprise sont devenus petit à petit des « commodités ». Ainsi en quelques dizaines d’années certaines machines-outils dédiées ont été remplacées par des équivalents standardisées. Il en va bien sûr de même pour les différentes applications informatique Internes. L’application de paye par exemple, autrefois purement interne est maintenant standardisée, hébergée et partagée. Depuis quelques années, certaines entreprises ne gèrent-elles pas les achats interne comme des sites marchands, où seul le mode de paiement final du panier change : au lieu d’une carte bancaire on utilise le code d’imputation sur le service…

Durant ces dernières années, le BYOD (et donc l’achat de composantes standards et « grand public » comme équipement de travail) a accentué le phénomène. Comme jadis le stylo et le cahier personnel du cadre en mission, ce dernier choisi aujourd’hui son poste de travail dans un large catalogue « grand public ».

Et si demain cette tendance de fond touchait les outils de communication et de collaboration que nous considérons là encore de plus en plus comme des commodités ? Et si toutes les messageries, les intranets, les outils de communication instantanée, les Réseaux Sociaux d’Entreprise, la téléphonie n’étaient plus gérés dans l’entreprise, avec des outils spécifiques aux entreprises mais simplement utilisés ou « consommés » depuis des plateforme grand public ?

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technologie

[Lettre Calipia] Et si la technologie apportait du bien être dans l’entreprise ?

(Article issu de La Lettre Calipia N°130. Abonnement gratuit sur demande : calipia.com/lettre.php)

C’est très « tendance », on assiste à beaucoup de réflexions pas forcément très positives sur la technologie du type « charge mentale », contrainte du mail, contrainte d’être en permanence joignable, on entend souvent que nous sommes esclaves de notre portable, voire d’Outlook tout simplement.  On revendique ainsi un droit à la déconnexion…

Notre propos ici n’est pas de nier ces faits, encore moins de ne pas revendiquer un droit réel à la déconnexion. Comme dans toutes choses il y a des abus, comme dans toutes choses il y a des usages inappropriés, et les technologies n’échappent pas à la règle.

Si elles sont fabuleuses, voire enthousiasmantes pour certains (dont nous sommes, évidemment), elles sont aussi addictives, avec les travers qui vont avec.

Tout est une question d’usages : l’électricité est dangereuse si l’on met ses doigts dans la prise, en revanche pour d’autres usages c’est beaucoup plus intéressant et plus inoffensif…

Vous l’avez compris, nous souhaitons donner ici une autre vue des choses, voir en quoi les technologies permettent de disposer de certain confort, que nous appellerons « bien être technologique ». Nous regarderons ainsi volontairement les aspects les plus positifs. Et comment maximiser ces derniers au sein des organisations.

Tous les soucis, tous les griefs des utilisateurs à propos des technologies en entreprise proviennent le plus souvent de l’usage de la messagerie. Véritable tonneau des Danaïdes, qui nous contraint de vider en permanence cette boîte de réception ! Notre impuissance à la garder dans un état exploitable (moins d’une vingtaine de messages) est souvent révélateur d’une perte de contrôle sur la bête…

Au commencement était l’email…

La messagerie s’est déployée très rapidement dans les entreprises, son usage a cru de façon extrêmement rapide, si l’on compare à d’autres technologies. Les courriers papiers se sont imposés en plusieurs siècles, le téléphone à mis plus de 80 ans pour devenir banal en entreprise, et ceci par étapes.

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mise a jour

[La Lettre Calipia] Les mises à jours en continu : inéluctable ?

(Article issu de La Lettre Calipia N°126. Abonnement gratuit sur demande : calipia.com/lettre.html)

Avec l’arrivée chez Microsoft de Windows 10 et surtout le changement dans le mode   de diffusion des nouvelles versions du système d’exploitation, la question des mises à jour en continu est un des sujets brulants de la rentrée pour bon nombre de directions informatiques.

Se posent alors les questions suivantes :

  • Comment gérer au mieux les mises à jour en continu ?
  • Cette tendance de fond est-elle inéluctable ou peut-on l’éviter ?
  • Comment continuer de valider les mises à jour de systèmes d’exploitation et d’applicatifs avant que l’éditeur ne les imposent directement aux utilisateurs ?
  • Si l’éditeur nous offre une mise à jour en différée par rapport à sa mise à disposition pour le grand public, aura-t-on assez de temps pour valider sa compatibilité applicative avec l’ensemble du socle logiciel présent sur les postes de travail ?
  • Quels seront les changements que nous devront opérer en interne pour qualifier beaucoup plus rapidement une nouvelle version du système de base ?
  • Alors que les entreprises attendent parfois plus de 12 ans pour changer de version de Windows (passage de  Windows XP au déploiement de Windows 7 par exemple) et même si l’éditeur nous promet de moindres difficultés, est-on prêt pour faire évoluer nos systèmes au fil de l’eau ?
  • Les éditeurs et Microsoft en tête, ne seront-ils pas être obligés de faire machine arrière ?

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changement

[Lettre Calipia] Pour Microsoft, le changement c’est maintenant !

(article issu de la Lettre Calipia #92– Septembre 2012, abonnement gratuit : calipia.com/lalettre)

La nouvelle année fiscale 2013 sera pour Microsoft une année charnière. L’année de tous les dangers. Le renouvellement quasi complet de la famille de produits signera-t-il le retour du géant dans la course à l’innovation ou le début (la poursuite diront certains) de sa perte d’influence technologique ?

Un nouveau logo en porte-drapeau des changements

Porte-drapeau de ce tournant, un nouveau logo est maintenant arboré par la compagnie.

Un changement d’identité visuelle et de logo en particulier n’est jamais anodin,  et Microsoft n’échappe pas à la règle : 20 ans après son apparition, le célèbre logo « Pacman » (surnommé ainsi du fait de son « o » perçu comme croquant le « soft », tout un symbole !) tire sa révérence. Voici venu le temps d’un logo beaucoup plus « léger » au niveau de la police de caractère et reprenant sur le pictogramme associé, les couleurs des principales familles de produits de l’éditeur. De quoi adoucir un peu l’image d’une société perçue durant des années comme arrogante et très agressive envers ses concurrents.

En vingt ans, le précédent logo s’était peu à peu imposé à l’ensemble des filiales, qui l’avaient dans un premier temps adapté à leur localisation. Ainsi chez Microsoft France le O était survolé par un papillon (symbole de l’entité Française), tandis que c’était une feuille d’érable au Canada… Toutes ces « spécificités régionales » avaient été gommées par la suite, signe annonciateur d’une reprise en main de la communication, puis des principaux processus par le siège central.

Mais la symbolique des 4 carrés du pictogramme et des couleurs associées aux principales familles de produits ne signe-t-elle pas aussi le retour en grâce des « produits » face aux « solutions » ? Depuis 10 ans les stratèges de la corporation ne clamaient-ils pas haut et fort que Microsoft ne faisait plus de « produits » mais des « solutions » ? Entre temps, Apple a montré, et avec quelle force, le triomphe des « produits » sur des « solutions » censées répondre à des besoins préexistant… Ses produits avaient créé le besoin.

Windows 8 : un pari risqué, mais nécessaire

A bien y réfléchir, Microsoft n’est-il pas avec Windows 8 et sa nouvelle interface en train de rejouer le pari qu’il avait fait avec Office 2007 et son ruban ?

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ipad entreprise

[Lettre Calipia] : Les tablettes (et surtout l’iPad) entrent en force dans les entreprises

(article issu de la Lettre Calipia #88 – Avril 2012, abonnement gratuit : calipia.com/lalettre)

Popularisées par l’iPad, les tablettes arrivent  dans les entreprises,  de plus en plus largement ces derniers temps, , le plus souvent à l’initiative des utilisateurs et des directions générales en particulier.

Si les premières tentatives des utilisateurs se sont souvent heurtées aux vetos des directions informatiques, arguant (souvent à juste titre) des problématiques d’administration, de sécurité ou encore de doublon d’usages par rapport à des applicatifs existants, petit à petit, la pression se faisant plus forte, les machines sont entrées dans l’entreprise.

Ainsi, sans surprise, au travers des nombreux déploiements en France, les principaux utilisateurs sont les dirigeants et les commerciaux.

Les dirigeants d’entreprise disposent alors d’un outil adapté à leur profil de manager, amenés à passer d’une réunion à l’autre, à enchainer les déplacements tout en restant constamment connectés.  On retrouve ici un positionnement proche du BlackBerry à ses débuts. Les commerciaux disposent quant à eux, d’applications spécifiques (Métiers, CRM, etc..). La tablette contribue à l’image d’une entreprise innovante et à la valorisation des collaborateurs.

Encore très peu de remplacement direct du PC

Les principaux usages se situent principalement autour de la lecture et la consommation de données (nettement moins en création, mis à part bien sûr l’usage de la messagerie).

Selon l’étude de Nielsen (début 2011) corrélée par celle d’IDG en Janvier 2012, les principales raisons guidant le choix d’une tablette sont les suivantes (les utilisateurs faisant référence en très grande majorité à un iPad) :

  • Périphérique simple à transporter (31%)
  • Simplicité de l’interface et des actions à réaliser (21%)
  • Démarrage instantané (15%)
  • Adéquation aux besoins applicatifs (12%)
  • Facteur de forme (12%)
  • Accès depuis différents lieux (12%)
  • Rapidité d’exécution (11%)
  • Fonctions de messagerie, calendrier et contact adaptées (10%)
  • Poids (7%)

Si les cas de remplacements de PC portables sont encore peu nombreux en général, ces matériels prennent en revanche un « temps utilisateur » qui pouvait être consacré auparavant à un ordinateur plus classique. Les emails traités sur la tablette, ne le seront pas sur le PC, les documents annotés non plus, et demain la prise de note (avec des outils assez performant tels qu’Evernote ou OneNote)  risque de se généraliser. Autant de grains à moudre en moins pour le PC…

IDG (IPad for Business – January 2012) revient sur ce point dans son étude en notant ainsi un taux de remplacement total de 16% de portables, mais surtout un taux de remplacement partiel (comprendre : remplacement du poste pour certains usages) de 54%. Un chiffre tout de même assez impressionnant.

Mais globalement il apparaît que ces tablettes permettent surtout de « travailler plus » (en cette période électorale et pour ne pas choquer la sensibilité des lecteurs les plus engagés, l’auteur ne fera aucun commentaire sur toute maxime complémentaire à ces propos J) ou plus exactement dans de nouvelles positions de travail. Ainsi les tablettes professionnelles seraient utilisées pour 79% des personnes en déplacement, 54% à la maison et « seulement » à 51% sur le lieu de travail. Mac Kinsey (novembre 2011) précise aussi qu’à 70% du temps la tablette trouverait sa place dans le salon lorsqu’elle est à la maison. De quoi multiplier les utilisateurs et risquer de corrompre éventuellement la sécurité (gênant s’il s’agit d’une tablette de l’entreprise).

Les tablettes en entreprise doivent répondre à des exigences différentes que dans le grand public.

Contrairement à ce que pensent certains utilisateurs (y compris parfois très influents), on n’utilise pas tout à fait les tablettes dans l’entreprise comme dans le cercle familial ! Elles doivent être en particulier en général plus sécurisées mais surtout administrables. De même les services qu’elles-mêmes utilisent doivent aussi répondre à ces exigences.

Coté administration, il est nécessaire dans beaucoup de cas de mettre en place une solution de MDM (Mobile Device Management) et le choix est alors assez vaste ! Une trentaine de solutions sont ainsi recensées uniquement pour l’iPad ! Avec chacune leur lots de « spécificités » et d’incompatibilité… Une vraie jungle !

Pour simplifier, nous trouvons deux approches différentes parmi ces outils :

  1. Les solutions dites « Pur MDM »
  • Il s’agit de solutions utilisant les APIs MDM de l’éditeur de la Tablette (Apple ou Android par exemple).
  • Nous retrouvons ici la quasi totalité des solutions recommandées par Apple sur son site pour les entreprises.
  • Des solutions utilisant des fonctionnalités pérennes.
  1.   Les solutions en « Silo »
  • Il s’agit ici de solutions disposant de leur propre « Agent » à installer sur la tablette.
  • Elles fournissent en général une bulle « sécurisée et administrée » sur la tablette correspondant aux usages « Entreprise ».
  • C’est le cas des solutions Good Technology , Sybase Afaria et Mobiquant par exemple.
  • Elles ne sont pas mises en avant par l’éditeur de la tablette en général.

Mais en dehors de problématiques d’administration, deux écueils importants apparaissent, généralement intimement liés à la sécurité des données.

  • Premier élément : le « Jailbreak » dont la détection est primordiale (à défaut de pouvoir l’empêcher) pour éviter qu’une tablette corrompue exécute ainsi du code malveillant. La facilité de Jailbrake (qui est légal dans certains pays dont les USA rappelons-le) est parfois déconcertante et à la porté d’un enfant de 10 ans qui « emprunterait » la tablette « professionnelle » des adultes rentrant du travail…
  • Le second élément, plus insidieux,  consiste au développement d’une sorte de Système d’Information parallèle pour l’échange de données entre utilisateurs de tablettes (à l’aide de solutions telles que DropBox par exemple) : plus aucun contrôle ne serait alors possible par l’entreprise…

Et les tablettes Windows 8 ?

Aucun doute, Apple domine très largement le marché des tablettes avec l’iPad en général, et la tendance est encore plus claire du coté des entreprises…

Comme le confirme une nouvelle étude d’intention d’achats de tablettes en entreprise, publiée par le cabinet d’études américain ChangeWaveResearch (étude que nous avions présenté sur le blog mi mars). Selon cette étude réalisée auprès de 1604 acheteurs en entreprises, ce sont près de 22% des entreprises interrogées qui prévoient d’acquérir des tablettes pendant le 2eme trimestre 2012. Et sur cette population, l’écrasante majorité, 84%, n’envisage la tablette que sous la forme iPad.

Si Google avec Android a investi très tôt ce secteur après ses succès sur les smarphones, ce n’est que depuis la dernière version d’Android « Ice Cream Sandwitch » (4.0.x), que le fournisseur propose une version réellement adaptée et unifiée aux différents facteurs de forme (Téléphones et Tablettes).

Coté grand public, d’autres acteurs proposent des tablettes très populaires alliant matériel et contenus. C’est  le cas des Kindle d’Amazon ou encore outre-Atlantique de la Nook de Barnes et Nobles.

Coté entreprise, si beaucoup attendait RIM avec sa Playbook, puis HP avec WebOS comme acteurs pouvant concurrencer la firme à la pomme, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils sont restés sur leur faim, pour ne pas dire plus…

Qu’en sera-t-il de Microsoft avec ses tablettes Windows 8 ? Difficile à dire…

Si Windows Phone et l’interface Metro avaient été un succès, une réponse positive  serait évidente… (C’était clairement l’objectif que la firme de Redmond poursuivait…). Mais on ne refait pas l’histoire et le niveau des ventes des différents Windows Phone un an et demi après leur première apparition sur le marché parlent d’elles mêmes, même si l’alliance avec Nokia permet sans doute de faire frémir les ventes.

Ce sera donc à Windows 8 de « populariser » l’interface Metro presque tout seul…

Pourra-t-il compter sur des migrations massives ? Pas vraiment sans doute du coté des entreprises pour les versions « Desktop » et « Portable », qui réaliseront vraisemblablement une petite pause après les grands travaux entrepris avec les migrations sur Windows 7 !

Reste le format tablette et là tout dépendra d’une part de l’engouement utilisateur (voir plus bas) et d’autre part des outils d’administration proposés (qui risquent d’être plus limités coté processeur ARM du fait de la puissance de ces derniers) ; le destin de Microsoft étant là encore assez lié aux capacités d’Intel à proposer une gamme x86 suffisamment sobre en énergie, mais capable d’exécuter les outils d’administration habituels de la plateforme Windows.

Coté grand public (déterminant dans l’adoption des outils liés à la mobilité), tout dépendra des applications disponibles sur cette nouvelle plateforme… La campagne « Apps » que lance Microsoft depuis une semaine n’est sans doute pas étrangère aux analyses de marché de Microsoft Corp…

Les prochains mois seront sans aucun doute passionnants…

Si ce sujet vous intéresse et que vous n’avez pas encore eu l’occasion de vous rendre à nos sessions de formation « Déploiement des iPad et iPhone en Entreprise », sachez qu’il reste encore des places pour :

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[Lettre Calipia] Et si Microsoft accompagnait le mouvement Post-PC ?

(Article issu de La Lettre Calipia – juin 2011 – abonnement gratuit sur calipia.com/lalettre.asp)

Beaucoup d’acteurs (Apple et Google en tête), d’observateurs ou d’analystes financiers clament haut et fort que le PC est menacé, tout au moins dans sa forme actuelle et que nous entrons maintenant dans l’ère Post-PC où les périphériques communicants de toutes sortes règlent en maîtres.

Les alternatives au PC sous Windows deviennent un peu plus crédibles

Il n’y a jamais eu autant d’alternatives crédibles au système phare de Microsoft :

  • Mac OSX côté Apple qui marque des points avec une part d’usage de l’ordre de 8% à 10%.
  • iOS côté tablettes avec l’iPad qui grignote un peu des parts de marché au moins vis-à- vis des netbooks.
  • Androïd sur les tablettes de Google et demain ChromeOS sur le Chromebook ?
  • Mais également les différents OS dérivés de Linux qui fleurissent tous les jours mettant en avant un usage « dans le cloud » (type meego, jolicloud,…).

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