Archives des étiquettes : Cloud

Microsoft se penche sur l’adoption du Cloud par les petites entreprises.

Microsoft vient de rendre disponible une étude sur l’adoption du Cloud Computing par les petites entreprises; 3000 d’entre elles ayant été interrogées, il en ressort que l’usage de services online par ces organisations devraient doubler d’ici 5 ans.

Le nombre d’entreprises ayant entre 2 et 10 employés, et utilisant au moins 1 service Cloud devrait tripler dans les 3 prochaines années.

L’étude est disponible en téléchargement sur le site Microsoft Corp.

Les enseignements clés sont résumés sur l’infographie suivante (cliquer sur l’image) :

Il y a certainement un peu de méthode Coué de la part de l’éditeur dans cette étude ; mais l’analyse est cependant intéressante.

Adobe révèle son offre « Creative Cloud »

Adobe devrait proposer l’ensemble de sa gamme Creative Suite (dont Photoshop, InDesign, Illustrator, Dreamweaver,…) en mode « Cloud » dans sa prochaine version : CS6. C’est un mode « cloud » à la manière du plan E3 d’Office 365 pour Microsoft (celui qui comprend Office 2010 installé localement). Ainsi la suite CS6 sera disponible localement avec en complément des application dans les nuages, des application sur votre tablette (iPad uniquement pour l’instant), un stockage de 20 Go au départ et une application de synchronisation locale (à la manière de dropbox par exemple).

Les composantes de la suite Creative Cloud d'Adobe

Le tout serait proposé à un prix à partir de 50$ / mois / utilisateur (600 $ / an à comparer au 1600 $ de la suite en licence perpétuelle). Une philosophie (y compris sur le rapport prix abonnement / perpétuel assez proche de celle de Microsoft. Ceci serait prévu pour le printemps prochain.

[Lotusphere 2012] La plate-forme Cloud d’IBM en 2012

Comme nous l’indiquions dans un précédent post, des annonces autours du Cloud ont été faite par IBM lors de ce Lotusphere. Essayons de les résumer…

C’est à Bethann Cregg, VP Social Business Cloud, qu’est revenu la charge de présenter la stratégie IBM.

Tout d’abord, elle a confirmé que le Cloud était une initiative clé d’IBM dans sa roadmap 2015.

Aujourd’hui, 80% des Fortune 500 utilisent le Cloud IBM.

l’annonce marketing majeure concerne le rebranding de toutes les offres sous l’appellation SmartCloud (« Smartcloud » était déjà utilisé pour certaines offres depuis 2011, mais est  généralisé aujourd’hui):

  • LotusLive devient ainsi IBM SmartCloud for social Business.
Dans le cadre de sa volonté de promouvoir les architecture hybrides, IBM organise désormais son offre de la façon suivante :
Public Cloud :
  • SmartCloud Engage
  • SmartCloud Meetings
  • SmartCloud Connections
  • SmartCloud Notes and iNotes

Dedicated Cloud :

  • IBM SmartCloud social Collaboration for Government
  • IBM GTS SmartCloud Enterprise (qui intègre Lotus Notes Domino, Domino Utility Server, Connections, Sametime, Websphere Portal, Web Content Manager)

Ces offres Cloud viennent s’aligner sur les offres on-premises que l’on connait par ailleurs.

IBM fait état d’un momentum plus conséquent comparativement à l’été dernier :

En terme d’évolution fonctionnelles sur 2012, les détails suivants ont été donné :

  • Mise en oeuvre d’IBM Docs, d’un archivage à but juridique (eDiscovery)
  • et en parallèle, une évolution régulière des fonctions sociales, de messagerie, et de communications unifiées.

Lors du Briefing Analyste du premier jour, j’ai eu l’opportunité de demander à Kevin Rhodin (VP  Software Group) et Alistair Rennie (General Manager Collaboration Solutions) des précisions sur la roadmap Cloud annoncé dans la session précédente, car compte tenu de la pression concurrentielle imposée par Microsoft et Google, une feuille de route claire serait certainement la bienvenue pour valoriser les annonces : le peu de détails donné semble indiquer que la priorité est donnée à la plate-forme on-premise pour ce qui concerne l’arrivée sur le marché des nouvelles fonctionnalités promises pour 2012…

Orage dans le cloud français

Pour ceux qui l’ignore, il s’appelle Andromède, il est français, et devrait devenir la voix de la France dans le cloud. Le conditionnel reste encore de mise pour ce projet de cloud cocorico, puisque parmi les 4 « associés » (l’état, Orange, Dassault Systèmes et Thales), Dassault Systèmes vient d’annoncer son retrait. Derrière ce choix, des divergences de vues avec Orange, semble t’il, sur le choix du patron de l’entité, les tarifs proposés et le contenu d’une clause de non concurrence entre Andromède et les acteurs du projet.

Initié en aout dernier, dans le cadre du Grand Emprunt, le projet Andromède n’était, normalement, qu’à quelques semaines du lancement officiel de l’offre, destinée essentiellement aux services publics et aux grandes entreprises françaises. L’objectif affiché d’Andromède est de positionner la France sur le créneau du cloud computing, sur lequel on trouve surtout des offres américaines (Amazon, Microsoft, Google, Apple …), et offrir aux ministères, collectivités territoriales et autres entreprises nationales « sensibles » un accès au cloud, en France, sous la loi française, et éviter ainsi tout risque de perte de contrôle des données et des applications, induit par l’application potentielle du Patriot Act aux datacenters répondant à la loi américaine.

Reste à trouver un ou des remplaçants à Dassault Systèmes qui devait contribuer de façon importante au financement du projet (135 millions d’euros apportés par l’état, via la Caisse des Dépôts, 60 millions chacun apportés par Orange et Dassault Systèmes, et 30 par Thales). Eric Besson, le ministre de l’industrie,  assure que d’autres candidats existent pour prendre le relais de Dassault Systèmes. A suivre, donc pour voir quel joker sortira de la manche de monsieur Besson pour pallier le départ de ce poids lourd de la hightech française.

Cloud computing : la définition officielle

La National Institute for Standards and Technology (NIST) vient de publier la version finale de sa définition du Cloud Computing. Elle avait été mandatée par le Congrès américain pour établir des standards et des directives dans le domaine de l’informatique à l’attention des agences fédérales et tout particulièrement fin 2009 sur l’achat de produits et services de Cloud Computing. Sur un budget de 80 Milliards de $ le gouvernement fédéral US pourrait  allouer 20 milliards de dollars à des produits et services dans les nuages.

Le cloud computing doit pour le NIST avoir 5 caractéristiques essentielles :

  • Offrir un service à la demande
  • Etre accessible sur l’ensemble d’un réseau
  • Mutualiser les ressources
  • S’adapter rapidement  à une variation du besoin
  • Et enfin il doit être mesurable (mesure et affichage de paramètres de consommation)
Sans surprise on retrouve les 3 type de services : IaaS, PaaS et SaaS
Et 3 modèles de déploiement :
  • Le nuage privé (au sein d’une même organisation)
  • Le nuage public (ouvert au grand public)
  • Le nuage hybride (composition de deux ou plusieurs types de nuages)
Avec une petit 4eme :

  •  Le nuage communautaire (réservé à une communauté)

Rien donc de très original dans les définitions, mais cette fois-ci c’est la version officielle…

Google, les nuages et les entreprises

Les nuages et Google ce n’est bien sûr pas une histoire récente. Par contre, si l’on adjoint aux 2 précédents les entreprises, là on aborde un territoire encore assez vierge pour Google. Ce vaste espace ne pouvait laisser Google indifférent, et il n’est pas question pour la société de Mountain View de laisser Microsoft ou Amazone jouer seuls dans ce terrain du cloud computing pour les entreprises.

Google vient donc d’annoncer 3 volets de son offre Google Cloud Services, et une évolution de son contrat de service pour Google App Engine.

Lire la suite

OSDP : une évolution de fond pour Office 365

Nous relations il y a deux jours l’annonce de Microsoft concernant l’ajout de fonctionnalités « sociales » à l’offre CRM Online. Cette annonce met en lumière les suites d’une annonce faite par l’éditeur de Redmond lors du lancement d’Office 365, à savoir OSDP.

OSDP signifie Online Systems Delivery Platform, et désigne une première évolution importante du socle technique d’Office 365, prévue pour la fin de l’année.

Aujourd’hui, les plates-formes de provisioning, de facturation, de commerce d’Office 365 et de CRM sont distinctes. OSDP offre pour perspective l’unification de l’expérience utilisateur, ainsi que d’autres fonctionnalités clés d’Office 365, en y intégrant CRM Online.

A plus long terme, la transformation du socle passera par l’utilisation de Windows Azure comme fondation.

Et hop encore un service de stockage en ligne !

Minus c’est son nom, est un nouveau venu dans le monde du stockage en ligne synchronisé. La voie tracée par Dropbox fait des émules. La récente valorisation de la société que nous évoquions la semaine dernière donne des ailes à ses concurrents.

Alors comment arriver sur un marché déjà bien occupé ? Le nouveau prétendant doit maintenant couvrir tous les type de machines : PC, Mac, IPhone, Android… La synchro avec le Cloud doit être proposée dès le début, les données doivent être sécurisées et hébergées sur un Datacenter irreprochable…et en plus offrir quelque chose de nouveau ! Pas facile.

Dans ce contexte Minus offre toutes ces caractéristiques (dont un stockage via les services d’Amazon) mais il propose à la fois une différentiation par l’offre : c’est 10 Go gratuit par compte (contre 2 Go à Dropbox) et un mode de publicité s’appuyant sur les réseaux sociaux pour faire connaitre son offre. Pas bête ! Il est ainsi offert à toute personne qui donne un lien sur Minus 2 Go supplémentaire de stockage : un pour la personne qui propose le lien et un autre pour le nouvel arrivant sur la plateforme (bon ok mon lien est le suivant : min.us/rVh5ngM  🙂 ) le tout pour atteindre un maximum de 50 Go gratuitement…

Pour alimenter votre espace de stockage ce service supporte le drag and drop dans l’interface web mais dispose aussi des clients Windows, Mac, Ubuntu, iOS, Android (rien sur Windows Phone actuellement mais c’est prévu). Il est possible de sauvegarder des photos, des musiques, des vidéos avec un maximum de 2Go par fichiers. Evidemment il est possible de partager tous vos documents avec vos contacts disposant du service. Afin de marcher aussi sur les plates-bandes de Dropbox, très populaire chez les développeurs, Minus offre aussi des API en Open Source pour exploiter les capacités de stockage dans vos propres logiciels.

Au delà des fonctions, un beau coup marketing pour recruter de nouveaux clients !

Maturité des technologies : le dernier rapport du Gartner

Comme tous les ans à la même époque, Gartner publie son étude sur l’évolution de la maturité des technologies (Hype Cycle 2011). Que faut-il retenir de ce nouvel opus ? Regardons ceci pour les différentes phases :

  • La première dite « Technology Trigger » ou phase montante, reprend les téchnologies qui d’après le cabinet ont le vent en poupe. On retrouve ainsi pèle-mèle : le langage naturel avec ou sans synthèse, les systèmes à forte capacité de stockage pour la modèlisation de processus toujours plus complexes (la Business Intelligence deviendra demain encore plus incontournable pour exploiter tout celà !), la reconnaissance d’images, etc. Rien de très original ici, ces mêmes technologies étaient pour la plupart déjà présentes l’année dernière dans le rapport du cabinet à la même place.
  • Le seconde phase, dite du pic d’intéret (le point culminant de l’année), contient le Cloud Privé, la TV via internet (celà fait longtemps que nous avions eu cette phase culminante en France avec la multiplication des box),  mais également les technologies de paiement sans contact (ce qui relance les suppositions sur l’intégration de puces NFC dans les dernières versions de Smartphone suivant l’exemple de Google). A quand une carte Navigo intégrée dans nos téléphones (pour tout le monde) ?
  • La troisième phase est celle des désillusions et là surprise le Cloud (public) y figure déjà ! Le VDI aussi (tout au moins sous une certaine forme) ce qui n’est guère surprenant à vrai dire pour qui reste à l’écoute des témoignages de mise en oeuvre. Disons qu’il y a un intéret mais on est très loin de la généralisation voir du Graal que certains voulaient y voir…
  • Enfin dans la dernière phase, celle de la consolidation, on retrouve sans surprise cette fois tout ce qui tourne autour de la consumerisation…

Le Magic Quadrant de Gartner sur la virtualisation d’infrastructure serveurs x86

Gartner propose depuis le 30 juin dernier, la dernière mouture de son Magic Quadrant consacré aux fournisseurs de solutions de virtualisation d’infrastructure serveurs x86.

Sans grande surprise, on retrouve dans le quart des leaders les 3 grands du secteur : VMWare, Citrix et Microsoft, le premier caracolant largement en tête, selon Gartner, aussi bien sur la complétude de la vision, que dans la capacité à exécuter autour de cette vision. Néanmoins, toujours selon Gartner, les parts de marchés de Microsoft et Citrix sont en augmentation depuis la dernière publication du Magic Quadrant.

Au-delà de ces 3 grands, l’analyste ne positionne que 3 autres fournisseurs (Oracle, RedHat et Parallels), en tant qu’acteurs de niche….

A noter que dans ce tableau ne figure que les offres commerciales ayant pu justifier de plus de 100 références. Ce qui explique les absences de Xen, KVM.

Les technologies de virtualisation de serveurs constituant la fondation d’une stratégie de cloud privé, elle-même éventuelle point de départ vers le cloud public, on mesure avec ce Magic Quadrant, les avantages qu’engrangent en ce moment les 3 leaders pour contribuer à définir ce que sera ce voyage vers le cloud pour les entreprises de toute taille qui aujourd’hui se tournent de plus en plus nombreuses vers les solutions de virtualisation de serveurs.

« Entrées précédentes Derniers articles »