Archive | 11 avril 2012

Microsoft rachète des brevets à AOL

Après avoir largement contribué à la disparition de Netscape, Microsoft parachève le travail diront certains, en faisant l’acquisition de 800 brevets auprès d’AOL, pour un peu plus d’un milliard de dollars (tiens, le même montant que celui consenti par Facebook pour le rachat d’Instagram :) ). En effet, AOL avait racheté Netscape, ce qu’il en restait plus exactement, en 2003.

Ce portefeuille de brevets d’AOL ne présente pas un caractère très évident d’innovation. AOL est engagé depuis de nombreuses années dans une lutte pour sa survie. Et le pronostic n’est pas fameux. Alors quel intérêt pour Microsoft de mettre 1 milliard de dollars dans cette acquisition ? La réponse est à chercher plutôt du côté juridique. En effet, avec ces 800 brevets, Microsoft va disposer de nouvelles munitions pour se protéger de menaces (ex les patent trolls, ces sociétés dont la seule raison d’exister est d’extorquer des sommes considérables sur la base de leur portefeuille de brevets), ou pour attaquer des compétiteurs (ex : ce que fait Microsoft avec le monde Android, en signant des accords de royalties ou en engageant des actions en justice avec ceux qui refusent). En clair Microsoft vient de s’acheter au prix fort quelques armes pour accroitre la lutte avec Google…Ce qui finalement n’est pas sans rappeler les motivations de Facebook pour son rachat d’Instagram : faire taire une concurrence potentiellement dangereuse à terme, en la rachetant à des conditions exhorbitantes, qui ne pouvaient pas être refusées par les propriétaires d’Instagram.

Alors ère post PC ou pas, la lutte des acteurs pour circonscrire la concurrence, par tous les moyens, reste une constante.

Pour le moment, les seuls à sembler "heureux" de cette acquisition sont les actionnaires de AOL, puisque ce dernier a annoncé vouloir leur redistribuer une partie du cash de Microsoft.

Disparition de Jack Tramiel le fondateur de Commodore

Même si le nom de Jack Tramiel est resté très largement inconnu du public, son produit phare, le Commodore 64, dispose d’une place de choix dans la lignée des légendes de la micro informatique.

Bien sûr, comme le dit la chanson, ceci ne parlera pas aux moins de 20 ans (même au moins de 40 :( ) . Mais Jack Tramiel, disparu le 8 avril dernier à l’âge de 83 ans, a largement contribué à la démocratisation du PC dans le grand public, plus d’un point de vue commercial que technique, en poussant à la baisse les prix.

Après avoir quitté Commodore en 1984, Jack Tramiel avait acquis la division Grand Public d’Atari, poussant, là aussi, à une plus grande accessibilité du grand public.

Le patron de Microsoft France candidat ?

A la manière des livres-programmes qui fleurissent ces derniers temps, le responsable de la filiale française de l’éditeur, Eric Boustouler, vient de publier le sien : une plaidoirie pour le numérique.

Alors serait-il lui aussi candidat :) mais à quoi ?

Sa volonté de parfaire son ancrage local, plaide en tout cas, à défaut d’un poste public, pour briguer la responsabilité d’une société hexagonale… La machine à rumeur est déjà en marche chez l’éditeur français !

Microsoft Office arrive sur mobile… pour Symbian

Mais toujours pas (encore) sur iPhone, Android et iPad…

C’est une des conséquence des accords Microsoft Nokia. C’est  officiel : la suite Office sera donc disponible (dans quelques semaines) sous Symbian pour les mobiles Nokia 701, Nokia 700, Nokia 603, Nokia E7, Nokia X7, Nokia C7, Nokia Oro, et Nokia C6-01. Pas d’infos en terme de licences.

D’après nos informations, la version iPhone et iPad arrivera de façon synchrone avec Office "15" (avant la fin de l’année calendaire).

les sociétés technos : championnes de l’optimisation fiscale

Ce n’est pas une news, malheureusement :( . Nous nous sommes faits à plusieurs reprises l’écho (ici,  entre autres) de l’absence de citoyenneté de beaucoup d’entreprises high tech en Europe, en tout cas si l’on en juge par un critère simple : le paiement des impots sur les bénéfices réalisés.

Mais chaque semaine apporte un nouvel éclairage de ce sport international qu’est l"optimisation fiscale, et qui peut fournir quelques infos pertinentes dans le contexte de crise économique grave traversée par l’Europe.
Ainsi selon le quotidien anglais The Guardian, la société Amazon, bien que réalisant quelques 3,3 milliards de £ (plus de 5 milliards de dollars) en Grande Bretagne (25% de tous les livres vendus Outre Manche le sont par Amazon), ne paie tout simplement pas d’impôt là bas ! La mécanique à l’oeuvre est connue : montage d’une entité au Luxembourg (paradis fiscal européen), à qui le chiffre d’affaires réalisé en UK est reconnu. La filiale anglaise n’est quant à elle qu’une simple entité de manutention, avec un chiffre d’affaire taxable proche de zéro. Toujours selon The Guardian, en 2010, l’entité luxembourgeoise a déclaré un chiffre d’affaires de 6,5 milliards de £ pour 135 employés, alors qu’Amazon UK, qui emploie plus de 2200 personnes n’a déclaré qu’un CA de 150 millions de £ pour la même période….

Celà ressemble bigrement aux mécaniques de Google, Apple, Microsoft, Oracle … passant par le Luxembourg, l’Irlande et les Pays-Bas. Cette stratégie, connue sous le joli nom de Double Irish, illustrée ici pour le cas de Google (source Libération.fr),  revêt un caractère particulièrement ambigüe, si l’on considère Google, toujours en Grande-Bretagne. En effet, le géant de l’Internet bénéficie là bas d’appuis politiques très importants auprès du gouvernement de monsieur Cameron. Ainsi Eric Schmidt est un conseiller privé du premier ministre anglais, et lorsque Google a inauguré son nouveau siège à Londres, à la fin du mois de mars dernier, c’est le ministre des finances anglais, George Osborne, qui est venu couper le ruban, en ayant au préalable co-signé avec E.Schmidt un article dans le Financial Times  (28 mars) sur les relations entre les 2 organisations. Vantant très certainement le caractère citoyen de Google..


Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 117 followers