Archive | 3 janvier 2012

IBM change de capitaine

Après 9 ans à la tête d’IBM, Sam Palmisano vient, le 1er janvier, de passer le relais à Virginia Rometty, première femme Président et CEO de Big Blue. Fidèle à la tradition d’IBM, la nouvelle CEO est une IBMer de longue date, puisqu’elle y a fait ses débuts en 1981 en tant que System Engineer (Ingénieur Technico Commercial). De la même façon, Palmisano était "entré en" IBM en 1973 en tant que commercial. Cette tradition de nommer des collaborateurs de longue date aux différents postes d’exécutifs (à l’exception, notable, de Lou Gerstner, prédécesseur de S.Palmisano) est une véritable marque de fabrique d’IBM dans le monde des sociétés high tech. Il n’est qu’à regarder les Microsoft, HP, Cisco et autres SAP pour voir que l’habitude dans cet environnement est toujours d’aller chercher ailleurs, car c’est bien connu, l’herbe y est plus verte…

Avec 425 000 employés dans le monde et un chiffre d’affaires annuel de 106 milliards de dollars, IBM reste encore et toujours un compétiteur pugnace et plein de ressources. Après s’être transformé sous la houlette de Lou Gerstner, de géant du main frame en géant des logiciels et des services, IBM est aujourd’hui en train de renforcer son positionnement sur le cloud computing, de revenir sur le marché du grand public , ou tout au moins dans l’esprit du grand public (avec des démonstrations médiatiques réalisées avec Watson, le dernier né de ses supercalculateurs), qu’il avait totalement abandonné depuis la vente de sa division PC à Lenovo. Reste qu’IBM doit encore clarifier son offre et faire le ménage dans la pléthore de technologies qui la compose, en particulier dans le domaine du cloud,  dans celui des solutions de communications et de collaboration, et enfin mieux assoir son image et ses solutions dans le grand public, à l’heure où la consumérisation impacte fortement l’IT des entreprises.

Azure : hébergement complet de machines virtuelles à venir

Selon plusieurs sources, Microsoft mettrait en oeuvre dans les mois à venir (dans un premier temps sous forme d’une Technology Preview) l’hébergement dans son Cloud de machines virtuelles "persistantes" (gardant leur état d’une session à une autre). Nous disposions de cette rumeur auprès de nos contacts chez Microsoft Corp, cette information est maintenant relayée par Mary Jo Foley avec ses propres contacts.

Il existe bien actuellement un "rôle" VM dans Azure, mais difficilement exploitable, la machine étant (nous avons eu l’occasion d’utiliser ce mode pour certains projets) redémarrée ou aléatoirement recyclée par la plateforme Azure. Elle perd dans ce cas toutes les données stockées et donc le contexte d’utilisation. Impossible donc à l’heure actuelle de mettre en oeuvre directement une application présente dans une machine virtuelle du type SharePoint, SQL Server ou autre.

Les choses seront donc différentes au printemps 2012 ou Microsoft proposera un service identique sur ce point à celui du leader Amazon, permettant également d’héberger des VM Linux, des serveurs SharePoint ou Exchange par exemple. De quoi simplifier le passage de machines virtuelles locales à des machines virtuelles dans Azure. Et donner un coup de boost au service de l’éditeur face à Amazon (alors même que le positionnement de l’offre de Microsoft va plus loin -cf PaaS vs IaaS d’Amazon).

C’est en quelque sorte aussi un aveu de faiblesse de l’éditeur qui comptait se démarquer de son grand concurrent en encourageant ses clients à re-développer leur applications pour Azure au lieu de "transporter" simplement leur machines virtuelles existantes. Maintenant, les clients auront les deux possibilités,  une bonne chose !


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