Google s’intéresse aux taxis

La compagnie de Mountain View s’intéressait déjà aux voitures sans chauffeurs, aux solutions de navigation (Google Maps, mais aussi Waze depuis l’acquisition de ce dernier par Google en juin dernier pour près d’un milliard de dollars) mais l’appétit venant en mangeant, Google vient d’entrer, via Google Venture son fonds d’investissement dans les nouvelles technologies, au capital de la société Uber (qui se définit comme « une société de technologie qui change le transport et la logistique dans les centres urbains à travers le monde« ) et connue pour son application de réservation de taxi sur Smartphone. Cet investissement de 258 millions de dollars doit selon un billet du blog d’Uber   » permettre de développer de nouveaux marchés, d’accélérer l’acquisition de nouveaux clients et conducteurs, et lutter contre les protectionnistes, les efforts anti-concurrentielles« .

uber

La variété des domaines d’intérêt de Google n’est pas une nouveauté et cet investissement ne fait que le confirmer. De plus, Uber a de quoi séduire Google, avec un business model qui détourne la relation client du taxi vers Uber, ce dernier assurant la réservation et la facturation du client, reversant ensuite sa part au taxi (avec quelques petites frictions puisqu’Uber est actuellement poursuivi en justice aux USA par plusieurs chauffeurs qui se plaignent qu’au passage, Uber prélève la moitié du pourboire « obligatoire » (gratuities in english) versé par chaque client et équivalent à 20% du prix de la course). Uber se trouve ainsi seul bénéficiaire d’un flux d’informations important dont les services de Google sont friands.  Par ailleurs, Uber comme souvent Google, se positionne comme un acteur qui veut changer les règles du jeu, avec de nouveaux services, et qui génèrent ainsi la grogne des acteurs déjà en place (par exemple, les taxis parisiens) qui jugent déloyale cette nouvelle compétition.

Une solution pour « lutter contres les protectionnistes, les efforts anti-concurrentielles »( pour reprendre les mots d’Uber), pourrait être par exemple de remplacer les taxis classiques avec chauffeurs par des voitures Google  sans chauffeur. Qu’en dites vous  🙂 ?

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À propos de Patrick Barriere

Directeur associé et co-fondateur du cabinet d'études Calipia. Il a occupé durant 10 années chez Microsoft différents postes dont ceux de Directeur d'Agence Grands Comptes en charge du secteur Public puis de l'industrie et de la distribution, Directeur des Opérations de la division PME/PMI. Ancien Ingénieur d'Affaires chez IBM, Patrick a débuté sa carrière comme développeur logiciel chez Jeumont-Schneider puis chef de projet chez GSI après avoir obtenu son diplôme d'Ingénieur ESIEE (1980).

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