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Windows 11 virtualisé sur un Mac M1 : c’est possible et voilà comment

Bon autant le dire tout de suite, c’est possible, cela fonctionne plutôt bien pour découvrir le système, mais cela ne va pas servir à grand chose sachant que pratiquement toutes des applications utilisables sous windows ici fonctionnent nativement sous Mac et sous M1... Mais la manip est très simple à faire et les performances obtenues sont excellentes.

En préambule, on parle ici d’une version ARM de Windows 11 et pas de la version Intel qui elle refusera d’être virtualisée sur un Mac équipé d’un processeur Apple M1. C’est aussi pour cela que je dis que cela ne servira pas à grand chose compte tenue de la logitheque pour le moins limitée sous Windows ARM. Alors oui, on peut faire de l’émulation Win32 (ou Win64) sous Windows ARM, mais dans ce cas avec la couche de virtualisation en plus cela risque bien de donner des performances…catastrophiques.

Voici donc comment mettre en oeuvre ceci :

  1. Installez si ce n’est déjà fait, la solution de virtualisation Parallels sur votre Mac, La solution support la virtualisation de systèmes ARM, dont Linux mais aussi Windows ARM (Il est possible d’utiliser la version de test).
  2. Télécharger une ISO de Windows 11 ARM. Pour ce faire rendez-vous sur le site Windows Insider, connectez-vous avec voter compte Microsoft (créez en un spécialement pour éventuellement). La version de Windows 11 se nomme Windows Client ARM64 Insider Preview.
  3. Une fois le téléchargement terminé (10 Go quand même) lancez Parallels et choisissez la création d’une nouvelle VM Windows en pointant sur l’ISO (Allouez au min 3 Go de mémoire, vous pouvez prendre 4 Coeurs par exemple).
  4. Dans le paramétrage en bas choisissez bien l’émulation de la puce TPM (« enabled TPM Chip »)
  5. Lancez l’installation, et voilà !

Qualcomm annonce son Snapdragon 7c Gen 2 destiné à Windows ARM et aux Chromebooks

Qualcomm annonce enfin son 7C Genération 2, destiné aux PC Windows et Chromebooks « toujours connectés », la nouvelle puce apporterait des performances améliorées, même si Qualcomm se garde bien de les définir précisément. D’autres parlent de performances comparables à un i5 d’Intel. Ce n’est donc pas de ce côté qu’il faudra trouver de l’originalité mais plutôt :

  • Des capacités pouvant améliorer le traitement des images et du son
  • Une connectivité 4G intégrée
  • Une intégration d’IA
  • De nouvelles fonction de sécurité (sans plus de précision…)
  • Une autonomie accrue (la société annonce un facteur deux par rapport à Intel)

L’entreprise Californienne précise que cette puce est destinée aux ordinateurs d’entrée de gamme (secteur de l’éducation, usages réduits en entreprise) en gros là où le prix est essentiel. Donc engrosser des PC pouvant être proposé sous les 500 $.

Côté Entreprises spécifiquement, Lenovo devrait selon Qualcomm lancer de nouveaux appareils équipés de cette puce abordable « plus tard cette année ». Ce n’est peut-être pas trop surprenant car Lenovo vient de participer à une table ronde avec Qualcomm sur l’avenir du PC, ce qui en fait un partenaire clé dans l’adoption de l’ARM.

Rappelez-vous que le Snapdragon 7c original avait été annoncé en décembre 2019, mais n’a pas été commercialisé avant l’été 2020. Le premier appareil, équipé du Snapdragon 7c Gen 2, est attendu cette fois cet été selon Qualcomm sans indication du constructeur.

Outre le nouveau Snapdragon 7c Gen 2, Qualcomm a également annoncé un nouveau kit de développement Snapdragon pour Windows et une application Zoom optimisée pour ARM pour les appels vidéo, tous deux prévus pour cet été.

On regrette que cette annonce ne soit pas mise en perspective des processeurs d’Apple qui surclassent ce segment, une feuille de route de la riposte de Qualcomm serait interessante (comme l’entreprise le fait habituellement, sur le segment des smartphones). Nous reviendrons sur ce nouveau terrain de jeux que son les processeurs pour les PC de demain et la formidable ouverture offerte après les déboires d’Intel, lors du prochain Briefing Calipia, Il reste des places, rejoignez-nous, si ce n’est déjà fait !

Des fonctions cloud et tunneling dans Microsoft Endpoint Manager 2103

Des nouveautés interessantes et assez attendues sont offertes dans EndPoint Manager en version 2103 disponible ce mois. Il sera ainsi possible de déployer des machines Windows 10 en utilisant le mode de déploiement « Windows 10 in Cloud Config ». C’est pour rappel selon Microsoft « un moyen d’effectuer des déploiements de Windows 10 en utilisant ses paramètres recommandés simplifiés », mais surtout accessible depuis tous les lieux, chose importante aujourd’hui !

Mas attention cette configuration ne convient pas à toutes les entreprises, et pas en particulier les plus grandes qui disposent de beaucoup de personalisation du système. Cette fonction est conçu pour les organisations qui fournissent le même ensemble d’applications à tous les utilisateurs finaux, sans ajouter de personnalisations et sans avoir de dépendances sur site. Autre points : les machines doivent être reliés à un domaine Azure Active Directory et la gestion des appareils doit se faire fait par le biais de Microsoft Intune (la solution de gestion des appareils mobiles incluse dans les abonnements à Microsoft Endpoint Manager). Donc en résumé, une fonction interessante pour de petites organisation qui on choisi d’appuyer largement leur gestion de machines et utilisateurs dans Cloud avec les services de Microsoft… De plus, nous avons alors besoin d’abonnements à Microsoft Intune, Azure Active Directory Premium P1, Microsoft Teams, OneDrive for Business et au moins l’édition Pro de Windows 10 pour mettre en oeuvre ces fonctions. Amusant de voir dans la liste de Microsoft l’usage de Teams !

Autre nouveauté interessante, l’usage de Microsoft Tunnel (en beta). Pour rappel, Microsoft Tunnel avait été présenté pour la première fois en tant que beta publique lors de la conférence Ignite de Microsoft en septembre. Il est utilisé pour connecter des appareils mobiles aux ressources réseau d’une entreprise. Il prend en charge les réseaux privés virtuels, le tunnelage fractionné et l’utilisation du service de conformité d’accès conditionnel de Microsoft. La version de service 2103 de Microsoft Endpoint Manager fournit désormais de nouvelles « mesures de performance et de santé » pour les utilisateurs de Microsoft Tunnel via le « Heath Check Tab ». Il affiche « les quatre principaux contrôles de santé – CPU, mémoire, latence et votre certificat TLS « , explique le communiqué. Microsoft indique que l’on peut dès maintenant utiliser ces fonctions (assez stables) alors que le service lui même est encore en beta.

Des avancées aussi côté intégration des machines Apple dans l’entreprise. Ainsi pour les machines fonctionnant avec le processeur Maison d’Apple (le M1) Microsoft Endpoint Manager déploiera les applications Microsoft 365 en tant que versions dites « universelles », terme utilisé par Apple pour désigner les logiciels fonctionnant sur processeur et sur les processeurs Intel. Microsoft a également étendu le nombre d’appareils iOS ou macOS par jeton d’inscription. L’ancienne limite était de 60 000 appareils maximum par jeton. Elle est désormais de 200 000 appareils maximum par jeton. De quoi faciliter le déploiement d’Apple dans de très grandes organisations…

Visual Studio Code en natif sur Apple M1

L’excellent éditeur de code multiplateforme et gratuit, Visual Studio Code de Microsoft, a fini par recevoir cette semaine la mise à jour de février 2021, qui le porte à la version 1.54 pour ceux qui utilisent des versions stables. Comme vous vous en doutez, il y a quelques améliorations, mais l’un des ajouts les plus important de ce mois-ci est la prise en charge des Apple Silicon Mac en version finalisée. Information importante dans l’univers du développement où les Mac sont très présents, en particulier dans la Silicon Valley 🙂

Pour la petite histoire, nous avions été très surpris il y a quelques années lors de notre première visite sur le Campus de Google à Mountain View de découvrir que tous les développeurs se baladaient avec des MacBooks. Nous n’imaginions pas qu’ils travaillent avec des Chromebooks, bien sùr compte tenu des capacités de ce type de poste pour les développements, mais de là à voir une telle quantité de MacBooks… Quelques années plus tard (la dernière fois était en octobre 2019 pour ce qui nous concerne), le constat était toujours le même, mais avec en plus des Macs un usage assez généralisé de Visual Studio Code de Microsoft…Si vous vous intéressez au développement sur les plateforme Google en particulier avec Flutter, Visual Studio Code est quasiment indispensable au vue de ses extensions spécifiques, bien plus simple à utiliser que l’éditeur d’Android Studio ! Au moins Google n’est pas sectaire 🙂

Jusqu’à présent, nous pouvions utiliser Visual Studio Code sur les derniers MacBook Air, MacBook Pro et Mac Mini avec le chipset Apple M1, mais l’application était conçue pour les processeurs Intel, et vous deviez donc la faire tourner à travers la couche d’émulation Rosetta d’Apple. Cela permet aux applications basées sur les processeurs Intel de fonctionner sur le Silicium d’Apple, mais vous perdez un peu de performance, ce qui était néanmoins plus rapide que sur un processeur i7 ! Cette mise à jour devrait accélérer encore plus le fonctionnement.

Outre l’ajout de la prise en charge des Apple Silicon Macs, cette version comprend quelques améliorations d’accessibilité qui rendent l’outil plus facile à utiliser, des performances améliorées pour le terminal intégré sous Windows, la possibilité de conserver les processus du terminal lors du rechargement d’une fenêtre, de nouvelles capacités IntelliSense et le déploiement de thèmes d’icônes de produits sur le marché des extensions.