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ThemaTIC 2012

Livre Interactif pour iPad dédié aux entreprises : ThémaTIC 2012

NOUVEAU : nous avons le plaisir de vous annoncer la naissance du livre interactif sur iPad : ThémaTIC 2012.

Vous découvrirez dans cet ouvrage les principales thématiques qui agitent aujourd’hui le monde des systèmes d’information (Sécurité, Portail, Consumérisation, Interfaces, Déploiement, etc.).

De façon synthétique, vous trouverez pour chaque thème une description des enjeux, du marché et des tendances tel qu’il est possible de les pressentir aujourd’hui.

Dans chacun des 38 Thèmes, figure une vidéo explicative ainsi que de nombreuses illustrations dynamiques. Le dernier chapitre vous propose une série de plus de 70 QCM interactifs illustrés pour valider la compréhension des différents thèmes !

Cet ouvrage est actuellement en promotion pour une durée limitée à 2,49€ TTC au lieu de 7,89€ ! (vous pouvez obtenir également un extrait gratuitement) : Lien sur iTunes. (175 pages dynamiques – 497 Mo – nécessite un iPad 1,2 ou 3)

Une petite vidéo présentant les différentes fonctions :

Tablette Briefing 14

La tablette du prochain Briefing Calipia (Juin 2012)

[MaJ- 2 mai 2012] : LA TABLETTE EST EN ANDROID 4.0

Vous êtes nombreux à nous poser des questions sur la tablette délivrée lors du prochain Briefing Calipia.

Voici donc quelques détails technique pour commencer :

  • Format 16/9 ème de 10,1 pouces (résolution 1024 x 600)
  • Ecran capacitif multipoints (5 points) très réactif, caméra en face avant de 1,3 Mp
  • Processeur ARM A10 cadencé à 1,2 Mhz, 512 Mo de RAM, 4Go stockage upgradable (Carte micro SD 32 Go)
  • Automomie mesurée d’environ 7h (en usage normal : vidéo, wifi..) Baterie Li-ion de 6000 mAh
  • OS : Android 4.0 (ICS).
  • Poids : 700 gr, épaisseur : 14 mm
  • Ports USB (Host), Micro et Mini, HDMI
  • reconnait la plupart des formats vidéos jusqu’au 1080p

Cette tablette est vraiment très réactive et très complète en matière de logiciels embarqués.

Elle vous permettra de visualiser les diapositives de la formation, vous donnera accès à des webcasts et vidéos associées à la formation.

Une petite vidéo pour vous présenter tout ceci :

ipad entreprise

[Lettre Calipia] : Les tablettes (et surtout l’iPad) entrent en force dans les entreprises

(article issu de la Lettre Calipia #88 – Avril 2012, abonnement gratuit : calipia.com/lalettre)

Popularisées par l’iPad, les tablettes arrivent  dans les entreprises,  de plus en plus largement ces derniers temps, , le plus souvent à l’initiative des utilisateurs et des directions générales en particulier.

Si les premières tentatives des utilisateurs se sont souvent heurtées aux vetos des directions informatiques, arguant (souvent à juste titre) des problématiques d’administration, de sécurité ou encore de doublon d’usages par rapport à des applicatifs existants, petit à petit, la pression se faisant plus forte, les machines sont entrées dans l’entreprise.

Ainsi, sans surprise, au travers des nombreux déploiements en France, les principaux utilisateurs sont les dirigeants et les commerciaux.

Les dirigeants d’entreprise disposent alors d’un outil adapté à leur profil de manager, amenés à passer d’une réunion à l’autre, à enchainer les déplacements tout en restant constamment connectés.  On retrouve ici un positionnement proche du BlackBerry à ses débuts. Les commerciaux disposent quant à eux, d’applications spécifiques (Métiers, CRM, etc..). La tablette contribue à l’image d’une entreprise innovante et à la valorisation des collaborateurs.

Encore très peu de remplacement direct du PC

Les principaux usages se situent principalement autour de la lecture et la consommation de données (nettement moins en création, mis à part bien sûr l’usage de la messagerie).

Selon l’étude de Nielsen (début 2011) corrélée par celle d’IDG en Janvier 2012, les principales raisons guidant le choix d’une tablette sont les suivantes (les utilisateurs faisant référence en très grande majorité à un iPad) :

  • Périphérique simple à transporter (31%)
  • Simplicité de l’interface et des actions à réaliser (21%)
  • Démarrage instantané (15%)
  • Adéquation aux besoins applicatifs (12%)
  • Facteur de forme (12%)
  • Accès depuis différents lieux (12%)
  • Rapidité d’exécution (11%)
  • Fonctions de messagerie, calendrier et contact adaptées (10%)
  • Poids (7%)

Si les cas de remplacements de PC portables sont encore peu nombreux en général, ces matériels prennent en revanche un « temps utilisateur » qui pouvait être consacré auparavant à un ordinateur plus classique. Les emails traités sur la tablette, ne le seront pas sur le PC, les documents annotés non plus, et demain la prise de note (avec des outils assez performant tels qu’Evernote ou OneNote)  risque de se généraliser. Autant de grains à moudre en moins pour le PC…

IDG (IPad for Business – January 2012) revient sur ce point dans son étude en notant ainsi un taux de remplacement total de 16% de portables, mais surtout un taux de remplacement partiel (comprendre : remplacement du poste pour certains usages) de 54%. Un chiffre tout de même assez impressionnant.

Mais globalement il apparaît que ces tablettes permettent surtout de « travailler plus » (en cette période électorale et pour ne pas choquer la sensibilité des lecteurs les plus engagés, l’auteur ne fera aucun commentaire sur toute maxime complémentaire à ces propos J) ou plus exactement dans de nouvelles positions de travail. Ainsi les tablettes professionnelles seraient utilisées pour 79% des personnes en déplacement, 54% à la maison et « seulement » à 51% sur le lieu de travail. Mac Kinsey (novembre 2011) précise aussi qu’à 70% du temps la tablette trouverait sa place dans le salon lorsqu’elle est à la maison. De quoi multiplier les utilisateurs et risquer de corrompre éventuellement la sécurité (gênant s’il s’agit d’une tablette de l’entreprise).

Les tablettes en entreprise doivent répondre à des exigences différentes que dans le grand public.

Contrairement à ce que pensent certains utilisateurs (y compris parfois très influents), on n’utilise pas tout à fait les tablettes dans l’entreprise comme dans le cercle familial ! Elles doivent être en particulier en général plus sécurisées mais surtout administrables. De même les services qu’elles-mêmes utilisent doivent aussi répondre à ces exigences.

Coté administration, il est nécessaire dans beaucoup de cas de mettre en place une solution de MDM (Mobile Device Management) et le choix est alors assez vaste ! Une trentaine de solutions sont ainsi recensées uniquement pour l’iPad ! Avec chacune leur lots de « spécificités » et d’incompatibilité… Une vraie jungle !

Pour simplifier, nous trouvons deux approches différentes parmi ces outils :

  1. Les solutions dites « Pur MDM »
  • Il s’agit de solutions utilisant les APIs MDM de l’éditeur de la Tablette (Apple ou Android par exemple).
  • Nous retrouvons ici la quasi totalité des solutions recommandées par Apple sur son site pour les entreprises.
  • Des solutions utilisant des fonctionnalités pérennes.
  1.   Les solutions en « Silo »
  • Il s’agit ici de solutions disposant de leur propre « Agent » à installer sur la tablette.
  • Elles fournissent en général une bulle « sécurisée et administrée » sur la tablette correspondant aux usages « Entreprise ».
  • C’est le cas des solutions Good Technology , Sybase Afaria et Mobiquant par exemple.
  • Elles ne sont pas mises en avant par l’éditeur de la tablette en général.

Mais en dehors de problématiques d’administration, deux écueils importants apparaissent, généralement intimement liés à la sécurité des données.

  • Premier élément : le « Jailbreak » dont la détection est primordiale (à défaut de pouvoir l’empêcher) pour éviter qu’une tablette corrompue exécute ainsi du code malveillant. La facilité de Jailbrake (qui est légal dans certains pays dont les USA rappelons-le) est parfois déconcertante et à la porté d’un enfant de 10 ans qui « emprunterait » la tablette « professionnelle » des adultes rentrant du travail…
  • Le second élément, plus insidieux,  consiste au développement d’une sorte de Système d’Information parallèle pour l’échange de données entre utilisateurs de tablettes (à l’aide de solutions telles que DropBox par exemple) : plus aucun contrôle ne serait alors possible par l’entreprise…

Et les tablettes Windows 8 ?

Aucun doute, Apple domine très largement le marché des tablettes avec l’iPad en général, et la tendance est encore plus claire du coté des entreprises…

Comme le confirme une nouvelle étude d’intention d’achats de tablettes en entreprise, publiée par le cabinet d’études américain ChangeWaveResearch (étude que nous avions présenté sur le blog mi mars). Selon cette étude réalisée auprès de 1604 acheteurs en entreprises, ce sont près de 22% des entreprises interrogées qui prévoient d’acquérir des tablettes pendant le 2eme trimestre 2012. Et sur cette population, l’écrasante majorité, 84%, n’envisage la tablette que sous la forme iPad.

Si Google avec Android a investi très tôt ce secteur après ses succès sur les smarphones, ce n’est que depuis la dernière version d’Android « Ice Cream Sandwitch » (4.0.x), que le fournisseur propose une version réellement adaptée et unifiée aux différents facteurs de forme (Téléphones et Tablettes).

Coté grand public, d’autres acteurs proposent des tablettes très populaires alliant matériel et contenus. C’est  le cas des Kindle d’Amazon ou encore outre-Atlantique de la Nook de Barnes et Nobles.

Coté entreprise, si beaucoup attendait RIM avec sa Playbook, puis HP avec WebOS comme acteurs pouvant concurrencer la firme à la pomme, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils sont restés sur leur faim, pour ne pas dire plus…

Qu’en sera-t-il de Microsoft avec ses tablettes Windows 8 ? Difficile à dire…

Si Windows Phone et l’interface Metro avaient été un succès, une réponse positive  serait évidente… (C’était clairement l’objectif que la firme de Redmond poursuivait…). Mais on ne refait pas l’histoire et le niveau des ventes des différents Windows Phone un an et demi après leur première apparition sur le marché parlent d’elles mêmes, même si l’alliance avec Nokia permet sans doute de faire frémir les ventes.

Ce sera donc à Windows 8 de « populariser » l’interface Metro presque tout seul…

Pourra-t-il compter sur des migrations massives ? Pas vraiment sans doute du coté des entreprises pour les versions « Desktop » et « Portable », qui réaliseront vraisemblablement une petite pause après les grands travaux entrepris avec les migrations sur Windows 7 !

Reste le format tablette et là tout dépendra d’une part de l’engouement utilisateur (voir plus bas) et d’autre part des outils d’administration proposés (qui risquent d’être plus limités coté processeur ARM du fait de la puissance de ces derniers) ; le destin de Microsoft étant là encore assez lié aux capacités d’Intel à proposer une gamme x86 suffisamment sobre en énergie, mais capable d’exécuter les outils d’administration habituels de la plateforme Windows.

Coté grand public (déterminant dans l’adoption des outils liés à la mobilité), tout dépendra des applications disponibles sur cette nouvelle plateforme… La campagne « Apps » que lance Microsoft depuis une semaine n’est sans doute pas étrangère aux analyses de marché de Microsoft Corp…

Les prochains mois seront sans aucun doute passionnants…

Si ce sujet vous intéresse et que vous n’avez pas encore eu l’occasion de vous rendre à nos sessions de formation « Déploiement des iPad et iPhone en Entreprise », sachez qu’il reste encore des places pour :

[Blog Calipia] : Applications iPhone, iPad et Windows Phone

Du nouveau sur le Blog Calipia : les applications natives pour iPhone, iPad et Windows Phone sont disponibles gratuitement.

Il suffit de cliquer sur les liens dans le menu à droite :)

N’hésitez pas à nous donner vos commentaires / améliorations  !

briefing

[Formation] Briefing Calipia #14 – Juin 2012

Depuis 9 ans, cette formation, conçue pour les Directeurs Informatiques et les décideurs techniques, vous propose une analyse des stratégies et des technologies de Microsoft ainsi que de son écosystème de partenaires et concurrents.

Cette formation peut faire l’objet d’une convention de formation (N° de déclaration d’organisme formateur : 11921781892).

  • Quelles sont les principales fonctionnalités des nouveaux produits Microsoft ?
  • Comment se positionnent-ils vis-à-vis d’un existant ou des offres concurrentes ?
  • Quelles sont les évolutions prévues et quelle peut en être la stratégie de mise en œuvre

Autant de questions auxquelles nous nous attachons à répondre – sans complaisance – durant cette journée. Nous y exposons également des retours d’expériences, issus de témoignages directs et de nos différentes études.

Cette formation (journée complète de 9h à 18h) se déroule à Paris, Lyon, Nantes, Strasbourg, Lille, et Aix.
Elle réunit habituellement environ 200 personnes sur l’ensemble des destinations.

Elle est animée par les Directeurs Associés de Calipia : Pierre Bugnon, Eric Mijonnet, Patrick Barrière et Stéphane Sabbague.

Découvrez des témoignages de participants en cliquant ci-dessous.

Agenda de la prochaine édition (juin 2012)

Session plénière
Introduction : BYOD : quelles conséquences pour les entreprises ?
Actualité :

  • Les écueils des déploiement d’iPhone et d’iPad en entreprise : à quoi faut-il penser ?
  • Point sur les nouveautés d’ SQL Server 2012.
  • les évolutions offertes par System Center 2012.
  • Feuille de route des technologies Office 365.
  • Evolutions des différents navigateurs.
  • Evolution des offres de mobilité (des iPhone aux terminaux Android en passant par Windows Phone, sans oublier les nouvelles tablettes).
  • Evolution des offres cloud : Windows Azure, Amazon WS et Google App Engine.
  • Etc.
Office “15″ et ses déclinaisons multi-devices ?
CRM et les médias sociaux : que préparent les principaux acteurs ?
Les nouveaux facteurs de formes de Windows 8 face à la concurrence.
Atelier 1 Atelier 2
2012 : un bon cru pour le licensing MS ! Et pour vous ? IBM en 2012/2013 : le renouveau ?
Les nouveaux modes de mise à disposition des applications
sur les postes de travail (virtualisation d’applications, Office 15, SC 2012)
Google Apps versus Office 365
Cloud et architectures hybrides : mythes, réalités et évolutions. Big Data : quel impact sur les solutions décisionnelles ?
Session plénière
Windows Server “8″ : Les apports pour l’entreprise
SharePoint “15″ : comprendre les évolutions clés
Lync “15″ et Exchange “15″ : ce qui va changer pour les entreprises
Usages et production d’ebooks en entreprise

Nous aurons le plaisir de vous offrir en fin de journée :

  • Une clé USB (capacité 4Go) contenant les présentations de la journée (incluant les deux ateliers), des vidéos ainsi qu’un ensemble de documents approfondissant les thèmes de la journée.
  • l’édition 2012 de la Synthèse Calipia, intégrant toutes les nouveautés Microsoft : « Décryptage des Technologies Microsoft pour l’entreprise ». Valeur 48 € TTC.

Moyennant une participation complémentaire de 120 €HT (prix négocié pour achat en volume), nous vous fournirons les supports de cette formation sur une tablette Android 10 pouces écran capacitif multipoints, à la place de la clé USB. Cette tablette permet également de visualiser ebooks, photos, vidéos HD, d’accéder à Internet, à votre mail, ou exécuter une application Android

Suivez ce lien pour en savoir plus et pour vous inscrire… 

synthese2012

Synthèse 2012 : tout savoir sur les technologies Microsoft pour les entreprises

Depuis le 15 février, la nouvelle version de la Synthèse est arrivée. RECEVEZ POUR TOUTE COMMANDE AVANT FIN MARS UN LECTEUR DE CARTES MEMOIRE UNIVERSEL (valeur 11€) !

Cette nouvelle version présente pas moins de 40 fiches thèmes et 60 fiches produits actualisées ou totalement nouvelles.
Autre nouveauté cette année, nous présentons pour chaque produit, à chaque fois que cela est possible, une indication des prix des licences ou des services concernés.

Toutes les informations sur calipia.com/lasynthese

Une application iPhone et iPad “Blog Calipia” !

Une nouvelle application iPhone et iPad vient d’arriver aujourd’hui : “Le Blog Calipia” (7 Mo – Gratuit).

Vous pouvez maintenant suivre toute l’actualité du blog sur votre iPhone ou votre iPad. Alors n’hésitez pas installez-là !

Petite remarque au passage (qui va sans doute répondre à quelques questions) : oui, nous avons également développé une application pour Windows Phone 7.5 qui est prête depuis le 10 décembre 2011, mais toujours en attente de validation sur le market place de Microsoft… Alors que la première l’application iPhone  et iPad avait été publiée en 1 semaine… Microsoft doit avoir trop de demande de publication d’applications sur son store et prend donc plus de temps qu’Apple :)

 

En route pour le CES


Consumerisation de l’IT
oblige, nous nous rendons (à 4 personnes) cette année au CES, qui apparait au fils des ans comme le salon incontournable. En plus des grands acteurs du secteur, de nombreuses nouveautés touchant les entreprises devraient y être présentées…

Nous nous y rendons avec bien sùr un angle de vue très “entreprise” et un laisser-passer en tant qu’Analyst, nous permettant d’une part de suivre tous les évènements dédiés à la presse et aux analystes et de bénéficier de rencontres avec quelques dirigeants en tout petit comité, de quoi “sentir” un peu plus les tendances.

Nous vous feront partager ces reflexions sur ce blog, mais surtout dans la Lettre Calipia ou encore lors de réunions de debrief chez certains d’entre vous (contactez-nous si vous êtes interessés).

Paul Allen a la tête dans les étoiles

Pendant le Week-end, évadons-nous de l’univers informatique, … et voyons comment certains s’en sont franchement écartés !

Paul Allen, le co-fondateur de Microsoft s’est ainsi allié à Burt Rutan, l’ingénieur génial inventeur du SpaceShip One, et viennent de dévoiler leur projet commun de “grand” avion lanceur de satellites.

Et quand on dit “grand”, c’est grand : 117 mètres de large, 545 tonnes,  6 moteurs de Boeing 747, le tout pour faire monter à 9000 m une fusée de 223 tonnes accrochée entre les deux fuselages de l’avion…

parvenu à cette altitude, le lanceur allume ses propulseurs pour mettre en orbite sa charge utile : d’abord des satellites et du fret pour l’ISS, puis pourquoi pas des astronautes.

Nous vous invitons à visiter l’excellent site de Ciel et Espace pour en savoir plus.

Bon Week-end !

Urbanisation

Urbanisation des scénarios collaboratifs : halte à la fuite en avant incontrôlée !

Du fait de l’explosion des communications dans les entreprises, ou bien encore à cause de la pression croissante de la consumérisation, les moyens de communication et collaboration actuellement mis en œuvre au sein des Systèmes d’Information sont particulièrement malmenés.

L’email, qui est sans conteste le média le plus utilisé en entreprise, plie sous la charge, ce qui conduit nombre d’organisations à se poser la question de son adéquation aux enjeux actuels.

Dans ce climat de remise en cause, les médias sociaux sont parés de toutes les qualités, et semblent ainsi promis à se substituer à l’email.

Malheureusement – ou heureusement – la tendance à l’évolution des usages fait se poser beaucoup de questions aux responsables informatiques : cette évolution est-elle justifiée ? Comment la gérer ? Pour quels scénarios ? Et quelles sont les bonnes pratiques de mise en œuvre, voire les erreurs à éviter ?

Toutes ces questions sont naturelles, face à ce que semble nous proposer l’industrie informatique : une fuite en avant des usages, dont il n’est pas encore formellement prouvé qu’elle soit contrôlable…

Essayons d’éclairer ce vaste sujet…

Faisons fi de l’email, l’heure serait aux médias sociaux

Pour débuter notre réflexion, quelques constats sont nécessaires :

Sans conteste, l’explosion des flux d’informations frappe en premier lieu la messagerie électronique ; et la situation s’aggrave d’année en année.

  • En 2008, IDC indiquait ainsi, via une étude portant sur les usages de la messagerie dans les entreprises françaises[1], que celle-ci occupait 40% des utilisateurs pendant 2 heures par jour.
  • En 2011, l’Observatoire sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises (ORSE) observe que ce pourcentage passe à 60%, toujours pour 2 heures par jour d’utilisation. 4 utilisateurs sur 10 reçoivent plus de 100 emails par jour, et 7 utilisateurs sur 10 vérifient leurs boîtes aux lettres toutes les 5 minutes. 7 managers sur 10 déclarent souffrir plus particulièrement de la surcharge d’information.

Face à cette surcharge informationnelle, l’email est chargé de tous les maux, au point que certains n’hésitent pas à dire que « l’email n’est plus un outil approprié désormais ». C’est par ces mots que Mr Breton, le PDG d’ATOS-Origin, a indiqué en février 2011 un objectif zéro email d’ici 3 ans dans sa société.

Ce sentiment global est renforcé par la communication très axée « social média » de la part des fournisseurs de solutions collaboratives :

  • IBM avec sa stratégie Social Business.
  • Microsoft qui a mis un focus particulier sur les capacités sociales de SharePoint 2010, de Lync.
  • Les nouveaux entrants dans l’arène du collaboratif parient directement sur les médias sociaux : Salesforce avec Chatter, VMware avec l’intégration de Socialcast dans sa nouvelle approche de poste de travail basée sur Horizon/AppBlast/Octopus.

Cette communication est habilement relayée par les intégrateurs souhaitant se démarquer les uns des autres.

La pression concurrentielle, la nécessité de trouver de nouvelles opportunités, n’est certainement pas complètement étrangère à ces prises de position des uns et des autres, nonobstant la qualité intrinsèque des nouveaux scénarios collaboratifs !

Or, il est paradoxal de constater que malgré cet « enthousiasme » de prescripteurs, il est en revanche très difficile d’obtenir des témoignages clients : étrange…

Nous reviendrons ultérieurement sur les raisons probables de ce « hiatus ».

En attendant, attardons-nous sur les niveaux d’usages réels des scénarios de communication et travail collaboratif dans les organisations.

Les niveaux d’usages réels dans les organisations

Une étude très complète de 2010 du Gartner[2],  menée auprès d’organisations américaines, mais aussi européennes, montre un paysage d’usages réels très en retrait par rapport à la perspective du marché :

  • Sans surprise, l’usage de la messagerie domine très largement, avec un taux de déploiement complet dépassant les 95%.
  • Le concept d’espace de travail, dont les potentialités sont très importantes, et pour lequel des offres logicielles matures existent depuis plusieurs années, n’est complètement déployé que dans environ 30% des organisations.
  • Quant aux réseaux sociaux, les déploiements généralisés représentent moins de 10%.
  • Pour finir, l’étude montre que les usages de fonctions sociales avancées telles que le social tagging, ou le bookmarking, disposant pourtant d’un potentiel marqué, sont anecdotiques.

Nous avons pu nous-même vérifier ce décalage entre les usages réels et la perspective du marché, à l’occasion de différentes études que nous avons eu la chance de mener depuis plusieurs années au sein de différentes grandes organisations françaises. Nous avons pu en tirer plusieurs enseignements clés :

  • A l’occasion de sondages en ligne, une moyenne stable de 70 à 80% des utilisateurs interrogés jugent « très utile » ou « indispensable » le service de messagerie électronique[3]. Cette fourchette de pourcentage  augmente de plus de 10% au sein des populations sensibles : management, commerciaux, population mobile.
  • Le phénomène d’appropriation de l’email par les utilisateurs se rapproche de ce que l’on a connu pour la bureautique : les utilisateurs en ont parfois réinventé les usages, ce qui conduit à des dérives qu’il ne faut pas voir seulement sous un angle négatif ; les enseignements que l’on peut en tirer sont clés pour tout chantier d’évolution, tant il est vrai que certaines dérives ne sont qu’une construction « spontanée », que l’on peut s’employer à transposer dans un média adapté.
    • Ce média est plébiscité pour la mobilité : le stockage local agit comme une mémoire individuelle, au combien précieuse pour l’individu isolé de par sa situation d’usage.
    • Parmi les dérives constatées, l’emploi de plus en plus temps-réel de l’email est universel, principalement du fait de la pression hiérarchique : faute d’urbanisation, l’email devient porteur des scénarios de communication asynchrones et synchrones, ce qui a fatalement un effet désastreux sur son image et son utilité !
  • Concernant les usages des sites d’équipe, le tableau est beaucoup plus contrasté (ce que ne montre pas l’étude Gartner) : certaines organisations sont très avancées dans leurs usages, d’autres très en retrait.
  • Quant aux médias sociaux, mis à part quelques – très peu nombreux – déploiements, les DSI sont essentiellement en phase de réflexion.

Pour mûrir notre réflexion, posons-nous un moment

Après avoir brossé ce tableau des usages promis et réel, je vous propose de prendre un peu de recul, ce qui devrait faciliter notre réflexion sur l’urbanisation des usages collaboratifs.

Comment en effet réconcilier ce fort décalage entre les usages réels, faibles, dans les organisations, et la perspective de forte valeur ajoutée des médias sociaux, telle que nous le décrit le marché informatique ?

Quelques réflexions et questions de fonds peuvent nous guider :

  • Une réflexion sur la notion d’échanges asynchrones/synchrone
  • Notre perception des outils de communication / collaboration est-elle pertinente ?
  • Que peut-on raisonnablement attendre des médias sociaux en entreprise ?
  • Pourquoi les médias sociaux, présentés comme le graal, ne sont-ils pas généralisés aujourd’hui ?

Ce qui nous amènera en douceur à formuler une conclusion sous forme de cinq –modestes – recommandations.

Echanges synchrones & asynchrones : une piste intéressante pour éviter bien des amalgames désastreux.

La tendance à un usage de plus en plus « temps-réel » de l’email, de la part des utilisateurs, mais aussi parfois des DSIs, vient souvent d’une confusion sur la notion de délai d’acheminement…

En effet, alors qu’il y a encore quelques années, un email n’aboutissait sous les yeux d’un destinataire qu’après un délai d’acheminement allongé par des réseaux à faibles débits, le rythme de polling des clients de messagerie, désormais tout se passe en quelques secondes.

Cela signifie-t-il qu’un média proposant un faible temps d’acheminement est un média temps-réel ? Non bien sûr, car tant que des interlocuteurs ne sont pas effectivement face à face, vérifiant leurs disponibilité mutuelle, il ne peut pas y avoir de communication réellement temps-réel.

L’email reste ainsi fondamentalement un média asynchrone.

Un media asynchrone se prête bien aux communications nécessitant un temps de réflexion, le respect d’un formalisme ou d’un effort de rédaction.

A contrario, un media temps-réel, introduit par la notion de présence, sera plus approprié aux communications impromptues, informelles, de type questions & réponses, ou conversations.

Par ces quelques guides, somme toute « intemporels », nous tenons un moyen de positionner rationnellement le rôle de nombres de services collaboratifs les uns par rapport aux autres, aujourd’hui et demain !

…sans compter que l’application de ces principes dans une optique d’urbanisation est la clé pour « rénover » l’usage de l’email, lors d’un projet de mise en place d’un média temps-réel, comme nous avons pu le vérifier à l’occasion des projets d’accompagnement au changement que nous avons pu mener !

Notre perception des outils  de communication et collaboration est-elle pertinente ?

Cette question mystérieuse mérite quelques explications j’en conviens !

Prenons un exemple pour clarifier notre propos : nous sommes habitué à voir dans Outlook un client de messagerie, dans Lync un client de communication en temps-réel, dans SharePoint/Mysite une interface pour les réseaux sociaux.

Et de fait nous formons nos utilisateurs en leur expliquant qu’à chaque grande catégorie fonctionnelle correspond un outil.

Méfions-nous de cette approche, car elle peut être contredite rapidement par l’évolution des offres logicielles :

  • Dès aujourd’hui, on peut constater que cette opposition entre outils peut-être déjà relativisée : En effet, une vue par conversation dans Outlook est proche de celle d’un flux d’activité type dans un média social.
  • A plus long terme, la frontière entre les outils pourraient bien s’estomper encore plus comme l’indique les premières informations concernant Office 15, ou encore l’examen du projet Vulcan d’IBM.

Exemple : lors de la dernière conférence Exchange, le VP responsable du développement d’Exchange 15 – Kevin Allison – a indiqué que dans la prochaine mouture de la plate-forme Microsoft, l’utilisateur pourra choisir son interface de prédilection : Outlook, Lync, SharePoint ou OneNote.

Anticipons d’ores et déjà cette évolution, en évitant d’associer de façon trop définitive les outils aux fonctions !

Que peut-on attendre réellement des médias sociaux en entreprise ?

Dans une optique d’urbanisation des moyens de communication et collaboration, la question mérite en effet d’être posée !

Notre propos n’est pas en effet de nier l’intérêt des médias sociaux, mais de se poser la question de leur intérêt dans un contexte d’usages existants.

Différentes catégories de bénéfices peuvent être avancées :

  • Trouver et se mettre en contact avec les « experts » et plus largement : identifier et contacter rapidement les bonnes informations et les bonnes personnes.
  • Prendre en compte les shifts générationnels : les nouvelles générations veulent disposer de ces nouveaux moyens dans les entreprises qui les emploient.
  • Dépasser les barrières organisationnelles : les réseaux sociaux se déployant transversalement à l’organisation, ils permettent de dépasser les effets négatifs d’une organisation trop rigide ; l’ouverture des « frontières » internes encourage les échanges au-delà du périmètre immédiat des équipes.
  • Promouvoir les savoir individuels, et donc les individus : dans une optique de capitalisation du savoir, mais aussi de la mise en place d’une stratégie de valorisation des efforts individuels, les réseaux sociaux sont une réelle opportunité.
  • Améliorer l’agilité métier de l’organisation : ce bénéfice est un corollaire des précédents, vu sous l’angle d’une Direction Générale : de par leur apport en termes de fluidité des échanges, les médias sociaux autorisent une plus grande réactivité à l’échelle de l’entreprise.

Plus récemment, on a vu apparaitre un autre grand scénario d’usage des médias sociaux en entreprise, en particulier les réseaux sociaux : il s’agirait de leur confier la gestion de la problématique de surcharge informationnelle, en remplacement de la messagerie.

Soyons franc : autant nous pensons que les premiers scénarios d’usage sont pertinents, autant ce dernier scénario nous semble inadéquat : les réseaux sociaux présentent un risque fort de dérive d’usage, bien plus fort à notre sens que la messagerie électronique ou d’autres média collaboratifs classiques[4] :

Surtout  parce qu’ils sont de médias essentiellement informels, donc  plus enclins à favoriser le développement de dérives d’usages que les médias formels : le zapping, les syndromes de déconcentration, la pollution attentionnelle en serait les effets les plus négatifs, et difficile à contrôler.

Une étude récente de Cisco apporte à ce sujet un éclairage particulièrement édifiant :

Intitulée “Connected World Technology Report 2011″, et disponible sur le site de Cisco, cette étude brosse un tableau étonnant de l’influence des réseaux sociaux dans la sphère entreprise ; plus particulièrement au sein de la population des étudiants et des jeunes diplômés (2 800 personnes interrogées, y compris en France).

  • 56% des étudiants interrogés seraient prêts à refuser un emploi ou à “tricher” si leur employeur leur interdisait l’accès aux réseaux sociaux publics.
  • 33% seraient prêts à accepter un moindre salaire en échange du droit d’accéder à leurs réseaux sociaux.
  • 2 étudiants sur 3 demandent, ou vont demander, quels sont les droits d’usages des réseaux sociaux publics lors des entretiens d’embauche.
  • Cette même étude montre que 81% des étudiants vérifient leurs pages Facebook au moins une fois par jour, 33% au moins 5 fois par jour (ils sont 91% à avoir un compte Facebook).
  • Le facteur “distraction” des médias sociaux est également mesuré : 84% des interviewés sont interrompus au moins une fois par heure, 24% sont interrompus 3 à 4 fois par heure, et 12% ont perdu le compte du nombre d’interruptions…

Faut-il pour autant éviter de s’engager dans un projet de réseaux sociaux internes ? Non bien sûr, car n’oublions pas que des scénarios à forte valeur ajoutée peuvent être identifiés, au-delà de la promesse d’une meilleure gestion de la surcharge d’information (cf plus haut).

Pourquoi les médias sociaux, présentés comme le graal, ne sont-ils pas généralisés aujourd’hui ?

Les organisations ayant mené une étude d’opportunité prennent rapidement conscience que la réussite d’un projet de Social Computing  est essentiellement conditionnée par des éléments non techniques.

Parmi les difficultés et challenges généralement identifiés :

  • Nécessité d’établir un consensus sur le positionnement et les bénéfices attendus
  • Identifier et adresser vos challenges culturels :
    • Crainte de perte de contrôle de la part du management.
    • Crainte des employés d’une perte de valeur personnelle.
    • Confusions sur l’intérêt métier des outils « sociaux ».
    • Appréhensions à changer les conventions de travail, de mise en relation.
    • Etc.
  • Et last but not least : quelles sont les bonnes pratiques de mise en œuvre ? celles-ci existent, comme nous avons pu l’indiquer lors d’un récent Briefing Calipia.

Conclusion

Pour reformuler notre propos, et conclure, nous vous proposons finalement cinq – modestes – guides dans votre réflexions sur l’évolution de vos plates-formes communication / travail collaboratif.

  1. Posons-nous les « bonnes » questions quant à l’évolution d’un système collaboratif : la question peut sembler une évidence, mais l’expérience acquise lors de différents projet montre qu’elle est en fait fondamentale, pour assurer la      même compréhension des objectifs du projet chez tous les interlocuteurs d’une organisation.
    1. S’agit-il de gérer la surcharge d’information ?
    2. S’agit-il de faciliter le travail en groupe ?
    3. Souhaitez-vous capitaliser sur les expertises, mettre en relation les individus ?

Selon la question, certains média sont plus appropriés que d’autres !

  1. (Ré)-apprenons à utiliser les outils asynchrones : en repositionnant les outils selon cette distinction synchrone/asynchrone, nous tenons un puissant guide dans une optique d’urbanisation des services fonctionnels.
    1. Dans le même temps, prenons conscience qu’une surpondération des moyens temps-réel accroit le risque de dommages à l’efficacité des individus (zapping, pollution attentionnelles, etc.).
  2. Procédons par étape : plutôt qu’une évolution par rupture des usages, nous prônons une évolution par étapes, dans laquelle il s’agit de capitaliser sur l’existant, en anticipant sur les nouveaux usages (ex :  introduire la notion de communauté d’intérêt dans une implémentation de site d’équipes). Ne pas casser la dynamique des usages chez les utilisateurs est clé.
  3. N’ayez pas une perception trop « rigide » des outils : ceux-ci vont évoluer considérablement en quelques années, et la frontière entre outils et fonctions tend à s’estomper.
  4. Ne soyons pas rétrogrades et frileux :-)  : l’attentisme comporte lui aussi des risques. Il est donc important de réfléchir dès aujourd’hui aux différentes pistes d’évolution des usages, et des outils associés.

Si vous désirez réagir à cet article, ou conduire une réflexion sur le sujet dans votre organisation, n’hésitez pas à me contacter.

Eric Mijonnet (Eric.Mijonnet@calipia.com)


[1] (1) Source IDC France – usages et attentes des BDM/ITDM/IW vis-à-vis des outils de messagerie – 2008

[2] Source:  Survey Says E-Mail Rocks; Social Networking Used by Some, Rejected by Few, Investigated by Most

Nikos Drakos, Gartner, 2 July 2010 ID Number: G00201194

[3] Les autres réponses possibles : « Utile », « Peu utile », « inutile », « ne se prononce pas »

[4] NOTA : tout le monde peut se tromper. Donc si vous êtes témoin/acteur d’une expérience significative contredisant mon point de vue, je partagerai de bonne grâce l’objection et l’expérience J

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