Archives de Catégorie: Cloud

Google lance .dev un nouveau domaine de premier niveau sur Internet

Google va donc lancer un nouveau domaine disponible sur internet, destiné aux développeurs, qui portera donc l’extension .dev

Si vous voulez en savoir plus sur les règles qui régissent les noms de domaines sur internet vous pouvez lire cet article de Wikipedia.

Cette nouvelle extension est formellement un « domaine de premier niveau » (ou Top Level Domain – TLD). Dans cette catégorie on trouve les extensions nationales (.fr par ex), génériques (.com par ex). La nouvelle extension entre dans la seconde catégorie et sera ouverte à tout ce qui touche au développement. Pour illustrer les usages de ce nouveau domaine, Google annonce aussi quelques sites web associés, comme accessibility.dev ou GitHub.dev. L’extension .dev sera accessible au travers des registrars le 28 février, et imposera l’usage de https.

Résultats d’Alphabet pour son Q4 et FY18

Capture d’écran 2019-02-05 à 17.49.50.pngAlphabet (maison mère de Google) a donc publié lundi soir 4 février ses résultats pour le dernier trimestre 2018 et pour l’année complète, qui sont globalement alignés (voire même un peu au dessus) des attentes du marché. Malgré tout, l’action de Google a perdu après la clôture des marché près de 3%, pour limiter la perte à 1,5% dans la journée qui a suivi.

Google termine l’année 2018 avec un chiffre d’affaires à 136,8 milliards de dollars (+23% par rapport à l’année précédente) et un résultat net de 30,7 milliards de dollars (vs 12,7 un an avant). Pas mal, donc 🙂

Sur le 4ème trimestre uniquement, le CA s’établit à 39,3 milliards de dollars (+22%). Quant au chiffre d’affaires regroupé par Alphabet sous le terme « Other Revenues » il est de 6,5 milliards de dollars versus 4,9 un an avant (+32%).  Cette rubrique rassemble les services cloud aux entreprises et le business hardware, et représente le domaine de compétition avec AWS et Microsoft, qui pour le moment font le show devant Google. Mais Google ne donne pas d’indication sur le CA de ses services Cloud uniquement. Donc difficile de comparer la position exacte de Google vs AWS et Microsoft, ni des évolutions par rapport à l’an dernier, où Google avait communiqué sur un CA de 1 milliard.

Ce qui suscite quelques questions de la part des analystes (et donc impact les mouvements de l’action), c’est la croissance moindre et les couts opérationnels qui augmentent, en particulier pour développer les businesses de demain, tels que les services cloud aux entreprises, mais aussi ceux que la société regroupe sous l’appellation « Other bets » dans son rapport annuel, qui contient les chiffres des activités telles que Waymo (voitures autonomes), Verily (secteur de la santé), Sidewalk Labs (smartcities), ou encore Calico (reculer l’âge de la mort :)).  Ainsi sur l’ensemble de l’année 2018, les pertes cumulées sur ces other bets sont arrivées à 1,32 milliards de dollars (vs 0,75 milliard un an avant).  Bref, Alphabet est dans une période d’investissement pour se préparer aux changements qu’imposent le compétition accrue sur le secteur de la publicité.

 

90% des nouveaux clients Dynamics CRM choisissent le cloud

Lors de la publication de résultats de son second trimestre 2019 (octobre 2018 à décembre 2018), Microsoft a indiqué que son activité Dynamics a crû de 17% au cours de ce trimestre. Dans la foulée de cette publication, Amy Hood, CFO de l’entreprise a échangé avec les analystes financiers et a mis en avant le fait que sur ce dernier trimestre, ce sont plus de 9 nouveaux clients sur 10 qui ont choisi la déclinaison en ligne de la solution Dynamics CRM.

L’offre Dynamics 365 est maintenant largement « cloudifiée » avec des souscriptions unitaires (ex : Sales, Customer Service, Fielmd Service, Project Service Automation) ou un plan complet (Customer Engagement Plan). Il reste possible à une entreprise de choisir une mise en oeuvre on premise, avec Dynamics 365 Server, mais clairement ce volet de l’offre est moins riche que l’online, avec les seuls modules Sales et Customer Service disponibles.
Capture d’écran 2019-02-05 à 10.09.08.pngSi la révolution du cloud est donc largement terminée pour Dynamics CRM, il n’en est pas moins vrai que la proportion de 90% de nouveaux clients sur le cloud, pourrait renforcer « l’appauvrissement » de l’on premise, voire même sonner le glas de cette édition on premise. En effet Microsoft va naturellement mettre la priorité en termes de ressources de développement sur l’online. Avis à ceux qui se posent la question : Dynamics CRM, on line ou on premise ?

Azure Migrate : un outil pour faciliter la migration de VM dans le Cloud Microsoft

Afin d’envisager la migration de données dans le Cloud, Microsoft propose une nouvelle version de son outil Azure Migrate. Attention toutefois ce service n’est qu’un outil de découverte. Pour migrer physiquement vos ordinateurs vers Azure, vous devrez utiliser des services tels que Azure Site Recovery et Azure Database Migration Service.

Azure Migrate évalue les machines locales, en fournissant des informations de dimensionnement, des estimations de coûts et des informations relatives à la pertinence en fonction des performances attendues dans Azure.

Actuellement, Azure Migrate ne prend en charge que les environnements VMware (histoire de jouer sur le terrain d‘Amazon qui propose des services bien plus complet en la matière…). Le support d’Hyper-V est néanmoins disponible en beta privée actuellement pour une disponibilité générale au premier semestre 2019.

Techniquement, le dispositif offert par le service  est une machine virtuelle très petite ne nécessitant aucun agent installé sur les serveurs à analyser. Il se connecte au VMware vCenter Server de l’organisation ciblée (via un compte en lecture seule) et collecte les métadonnées de l’ordinateur virtuel à l’aide des applets de commande VMware PowerCLI. Ce dispositif communique entre le serveur local et Azure sur le port 443 et donc des modifications minimales du pare-feu peuvent s’avérer nécessaires.

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Une fois que les informations ont été transférées dans Azure Migrate, le service indiquera les éventuels problèmes que vous risquez de rencontrer,  des recommandations sur les tailles de machines virtuelles à utiliser dans Azure, mais aussi une évaluation des coûts associés à l’exécution de ces machines virtuelles. Ces évaluations financières tiennent compte d’éventuelles instances réservées à acquérir pour optimiser vos coûts et le cas échéant des Azure Hybrid Usage Benefits (HUB) lié à votre contrat existant (présence de SA ou de souscription). A vous de décider ensuite la meilleur option, au meilleur prix.

Azure Migrate est disponible sans frais supplémentaires pendant 180 jours. Vous avoir à payer des frais si vous utilisez le service au delà.

OneDrive sera l’emplacement par défaut pour les documents Office 365 à partir de février.

onedriveMicrosoft fera de OneDrive ou de SharePoint Online les emplacements de sauvegarde par défaut de tous les documents Office 365. de quoi pousser un peu plus les utilisateurs d’utiliser son service de stockage synchronisé face à des Dropbox et Box par exemple.

Ce dernier ajout vise à compléter Known Folder Move (KFM), une fonctionnalité annoncée par Microsoft en juin dernier. Pour rappel, KFM permet aux utilisateurs de déplacer facilement leurs dossiers locaux vers OneDrive.

Un simple Ctrl + S sous Windows, Commande + S sur macOS ou tout simplement sur le bouton Enregistrer et le fichier est enregistré dans OneDrive. Selon Microsoft, vous pourrez changer le titre du document et son emplacement dans la barre de titre ultérieurement.

Les dépenses IT cloud supérieures aux dépenses traditionnelles

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Selon le rapport Worldwide Quarterly Cloud IT Infrastructure Tracker, publié par IDC le 10 janvier 2019 et qui porte sur le chiffre d’affaires du troisième trimestre 2018 des vendeurs de solutions d’infrastructure IT pour le marché du cloud (public ET privé) :

  • le CA trimestriel cloud IT infrastructure a cru de 47,2%, atteignant la somme de 16,8 milliards de dollars.
  • pour l’année complète 2018, IDC prévoit un CA de 65,2 milliards de dollars, soit une croissance annuelle de 37,2%

Si on regarde le split des dépenses entre cloud public et privé, IDC indique que sur les 2 dernières années :

  • les dépenses pour l’infra de cloud public ont quant à elles plus que doublées (56,1%) pour atteindre 12,1 milliards de $ en Q3 2018.
  • Les dépenses sur le cloud privé ont augmenté à seulement la moitié de ce taux (28,3%) pour atteindre 4,7 milliards de $ en Q3 2018.

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Les ennuis de Google en Europe

googleuLa vie n’est pas toujours facile quand on est un GAFA en Europe ! C’est en tout cas ce que doit se dire Google ces jours ci, qui bataille sur plusieurs fronts avec la commission européenne :

  • Celle ci vient de lui infliger la plus forte amende GDPR à ce jour, soit 50 millions d’Euros pour n’avoir pas suffisamment fourni d’information à ses clients sur l’usage des données personnelles réalisés par la société de Mountain View, et le contrôle sur ces données que leur impose le GDPR. Ceci étant avec seulement 50 millions pour une limite fixée par la loi pouvant monter jusqu’à 4% du CA, Google reste encore loin du plafond.
  • Sur Google News (Google Actualités), la Commission se penche depuis plusieurs mois sur les demandes des grands médias qui dénoncent l’usage fait par le service de Google de leurs contenus, sans rémunération. En novembre dernier, Google menaçait à son tour de fermer le service en Europe si les contenus apparaissant dans les recherches se trouvaient taxés. La question reste toujours en suspens.
  • Troisième domaine de friction, la publicité. La Commission s’interroge, encore une fois, sur les pratiques concurrentielles de Google et pourrait lui infliger de nouvelles sanctions. En cause ici, les contrats qui lient AdSense (la régie publicitaire de Google) aux annonceurs et qui leur imposeraient des restrictions illégales.

Ceci vient en supplément des amendes infligées à Google les années passées (2017 : 2,4 milliards d’euros pour Google Shopping, puis 2018 avec 4,3 milliards d’euros pour les pratiques sur Android et les OEM, condamnation dont Google a fait appel). Google va finir par croire que Margrethe Vestager, la commissaire européenne danoise en charge de la concurrence lui en veut personnellement 🙂

 

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