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Le gouvernement Français présente sa nouvelle stratégie Cloud

Cloud GouvernementA l’occasion de la Cloud Week, Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État au numérique a officialisé la nouvelle stratégie cloud du gouvernement français. Nous avions lors d’un précédent Briefing Calipia eu l’occasion de faire un bilan assez cruel de la stratégie de Cloud souverain proposée par le gouvernement Fillon en 2009, et c’est avec curiosité et impatience que nous attendions quelques informations sur les orientations étatiques concernant un sujet qui devient central dans le domaine des technologies de l’information et de la communication.

Manifestement la nouvelle stratégie est plus subtile, identifiant trois besoins et donc trois réponses concernant les directives Cloud envisagées.

La première consiste en un Cloud dit “Interne”. Réservé aux données et aux applications sensibles, il sera accessible à l’ensemble des ministères depuis un portail interministériel. Ce Cloud sera hébergé par l’administration, répondra aux “exigences régaliennes de sécurité” et reposera sur un socle open source OpenStack.

La deuxième solution est un cloud dédié cette fois-ci hébergé par des tiers tandis que la virtualisation sera réalisée en interne. Associé aux applications et aux données de sensibilité moindre, il bénéficiera de briques FranceConnect Plateforme afin de simplifier les développements de services. L’ANSSI, l’agence de sécurité des systèmes d’information aura la charge d’assurer la sécurité sur cette infrastructure.

Enfin, la troisième offre sera dédiée aux données et aux applications peu sensibles. Ce cloud externe sera composé d’un catalogue d’offres Cloud accessibles sur Internet depuis des centrales d’achat public. En clair, les administrations auront accès à des solutions Cloud public de prestataires extérieurs.

Le gouvernement se donne trois ans pour faciliter le développement de nouveaux usages administratifs. La numérisation de 100 % des démarches administratives prévue pour 2022 entre dans ce cadre. Il s’agit également de simplifier les achats informatiques de l’État, en réorganisant l’utilisation de l’enveloppe de 6 milliards d’euros par an allouée à cet effet.

De fait, les appels d’offres qui seront lancés à la rentrée en direction des acteurs du Cloud seront ouvertes à tous. Le gouvernement ne refuse pas de travailler avec AWS, Microsoft ou IBM, des fournisseurs qui hébergent les données en dehors du territoire français, du moment qu’ils répondent aux exigences du gouvernement en matière de sécurité. Pour justifier cette stratégie Cloud, le secrétaire d’État chargé du numérique évoque pourtant une meilleure maîtrise des données. Cependant l’État devra réaliser des aménagements réglementaires pour permettre l’hébergement des données à l’étranger.

Le cloud Azure sera-t-il le nouveau Windows de Microsoft ?

Depuis l’arrivée de Satya Nadella aux commandes de Microsoft, cette société à fait du cloud une priorité en adoptant le slogan « Cloud first, Mobile first ».

Dans les faits, cela s’est traduit par d’importants investissement dans de nouveaux datacenters (on parle de milliards de dollars), l’intégration de supercalculateurs sur sa plateforme cloud Azure, la révision de son offre tarifaire, le renforcement de ses services sur sa plateforme cloud Azure, de belles avancées dans les domaines de l’Intelligences Artificielle et de l’Internet des Objets, etc.

Selon l’analyste James Cordwell, cité par CNBC, les changements organisationnels opérés par l’entreprise afin de mieux capitaliser son activité de cloud computing — dont la pièce maîtresse est Azure — devraient constituer un facteur clé de profit pour Microsoft. Pour Cordwell, « Azure a remplacé Windows comme plate-forme sous-jacente à l’offre d’entreprise de Microsoft, et nous prévoyons des revenus supérieurs à 100 milliards de dollars au cours de la prochaine décennie ».

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Pour IDC et Gartner la transformation du datacenter booste la vente de serveurs

Le marché global des serveurs a continué de se renforcer avec un troisième trimestre consécutif de croissance à deux chiffres, générant plus de revenus que tout autre premier trimestre. Cette demande record de serveurs est motivée par un cycle d’actualisation des entreprises, une forte demande des fournisseurs de services cloud, une utilisation accrue des serveurs comme éléments de base de l’infrastructure logicielle, une demande étendue pour les nouveaux processeurs tels que la plateforme Intel Purely, des déploiements croissants de charges de travail nouvelle génération. Les prix de vente moyens (PVM) ont augmenté au cours du trimestre en raison de configurations plus riches et de l’augmentation des coûts des composants. L’augmentation des PVM a également contribué à la croissance des revenus.

Pour Gartner, au premier trimestre 2018, les ventes mondiales de serveurs ont atteint 16,7 milliards de dollars. Soit une progression de 33,4% par rapport à la même période l’an dernier. À lui seul, le marché des serveurs x86 a progressé de 35,7% en valeur. Et de 17,5% en volume sur le trimestre. Du côté des fabricants, Dell EMC a augmenté de 51,4% ses ventes. Ainsi, il domine le secteur avec une part de marché serveurs de 21,5% à 3,6 Md$. HPE est second. Le groupe détient 19,9% du marché (3,3 Md$) avec des ventes en hausse de 10,4%.

Revenus serveur juin 2018 Gartner

Pour IDC les chiffres et classements sont différents, mais le constat global est identique avec un chiffre d’affaires des fournisseurs sur le marché mondial des serveurs qui a augmenté de 38,6% sur un an et est passé à 18,8 milliards de dollars au premier trimestre de 2018. Les ventes mondiales de serveurs ont augmenté de 20,7% sur un an pour atteindre 2,7 millions d’unités au 1T18.

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[Cloud] Croissance du marché des logiciels d’infrastructures et middleware en 2017

Le marché des logiciels d’infrastructures et les intergiciels a progressé de 12 % en 2017 si on en croît la dernière étude de Gartner. Cette hausse a été favorisée par des tendances telles que le cloud computing, l’internet des objets (IoT), l’analytique et l’intelligence artificielle. Selon Gartner, les revenus du marché AIM (Application Infrastructure and Middleware) ont atteint 28,5 milliards de dollars l’année dernière, soit une hausse de 12,1 % comparé à 2016.

Plusieurs tendances technologiques désormais communément acceptées ont joué un rôle dans la stimulation du marché de l’AIM :

  • La migration des entreprises vers des plateformes et services cloud,
  • une demande de plus en plus accrue pour des données et analytique en temps réel,
  • le revirement vers une économie d’API,
  • la prolifération des objets connectés (« endpoint » pour les Anglo-saxons),
  • et le déploiement de l’IA sont tous des facteurs à prendre en compte.

Capture

En 2017, IBM reste largement en tête avec 21,5 % de parts de marché suivi par Oracle (11,1 %) et Salesforce (6,3 %). Microsoft (4,7 %) arrive en quatrième position et Amazon (2,9 %) en cinquième place. Favorisé par leur poids et les acquisitions, le top 5 contrôle 46,5 % du marché.

Les offres de suites d’applications sous licence (on-premise) qui représentent de larges segments et livrées par des vendeurs comme IBM et Oracle ont connu une hausse d’un chiffre en 2016 et 2017. Gartner s’attend à ce que ce segment continue à progresser jusqu’à 2022. « Généralement, nous pouvons dire que les produits de ce segment à basse croissance servent les applications traditionnelles, » a dit M. Biscotti.

Les segments de taille moins conséquente, bâtis principalement sur le cloud et les offres d’intégration d’application open source (iPaaS), vont continuer à jouir d’une hausse à deux chiffres.

Le segment iPaaS (integration Platform as a Service), qui cible les besoins d’intégration avec le Cloud constitue toujours une part modeste du marché, dépassant un milliard de dollars de revenus pour la première fois en 2017 après une hausse de 60 % en 2016 et 72 % en 2017. Ces chiffres font que l’iPaaS constitue l’un des segments logiciels qui jouissent d’une croissance des plus rapides avec des consolidations importantes à venir. Et un facteur de réussite basé sur le positionnement de produits qui complètent (au lieu de remplacer) l’infrastructure logicielle traditionnelle communément utilisée par les grandes organisations.