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[Lettre Calipia] Le hardware est-il réellement stratégique pour le nouveau Microsoft ?

(Article issu de la Lettre Calipia, Abonnement gratuit : calipia.com/lalettre)

Depuis que Satya Nadella a pris la place de Steve Ballmer en tant que PDG de Microsoft, il s’est efforcé de faire entendre sa propre musique et développer sa propre vision pour l’éditeur. Au cœur de cette vision l’accroche « Mobile First and Cloud First ». Si cette vision est très claire d’un point de vue général, c’est bien sûr dans les détails et dans l’exécution qu’elle se révèlera ou non, clé pour Microsoft. Si l’affirmation Cloud est très explicite et ne fait que renforcer le positionnement qu’en avait exposé Steve Ballmer, la stratégie « Mobile First » est parfois plus ambiguë.

Pour être plus clair, Satya Nadella parle-t-il ici des périphériques Windows, de Windows ou plus généralement des services Mobiles sans distinction de plateforme ? S’agit-il des Mobiles « Microsoft » motorisés par les différentes versions de Windows ou les mobiles du marché ? Il va de soi que l’ambiguïté permet plusieurs interprétations.

Ainsi si vous travaillez par exemple à la vente des Lumia ou des Surface, il n’y a pas de débat pour vous, on parle bien entendu des périphériques Microsoft. Même réflexion si vous vous chargez de la promotion de la dernière version de Windows, et puis comment pourrait-il en être autrement ? Quel employé aurait l’outrecuidance d’en affirmer le contraire ?

Et bien je pense que cet employé existe, et qu’il se nomme Satya Nadella 🙂

Lors du diner annuel de la Chambre de Commerce de Seattle auquel il participait, le journaliste Todd Bishop de Geekwire[1] lui a demandé ce qu’il comptait faire pour améliorer les ventes de Windows Phone dont les parts de marché restent très faibles aux Etats Unis et ne montrent pas de signes évident de croissance. Satya Nadella, ne s’est pas lancé comme on pouvait peut-être l’imaginer dans une explication de texte des tactiques mises en œuvre, expliquant comment par exemple il comptait recruter de nouveaux partenaires coté opérateurs et coté constructeurs, il n’a pas mis en avant la nouvelle politique de gratuité de Windows Phone visant à reprendre des parts de marché à Android, il n’a pas non plus parlé des synergies pourtant présentes dans toutes les présentations entre Windows Phone 8 et Windows 8, de l’interface Modern UI, des interfaces de programmations identiques, d’un application store bientôt unique (annoncé hier avec Windows 10) entre ces systèmes.

Non rien de tout cela. Il a préféré formuler une réponse plus surprenante mais qui en dit long je pense sur sa vision :satya « La part de marché de Windows Phone n’a pas d’importance »

Pour enfoncer le clou, il a poursuivi avec ce qui selon lui doit être l’objectif de la société : « Ce n’est pas l’appareil qui est au centre de notre vision mais la personne. C’est de faire que nos plateformes de services offrent la plus grande productivité possible aux utilisateurs (…) Il y aura à l’avenir de nombreux appareils, des grands et des petits, des facteurs de formes qui n’existent pas encore. Vos souvenirs numériques, vos expériences de productivité sur l’ensemble de ces dispositifs seront les points essentiels (…) Notre objectif est de rendre disponible les applications Microsoft sur n’importe quel poste indépendamment du fait qu’il soit sous Windows ou non ».

Au moins c’est clair et les choses sont dites.

stat1 Au-delà des déclinaisons de Windows, évoquées précédemment, je pense que le positionnement de Microsoft en tant que constructeur de matériel n’a pas la même importance pour un Satya Nadella  que pour un Steve Ballmer hurlant « Devices, Devices, Devices… » !

Posons-nous la question : si Satya Nadella avait été à la place de Steve Ballmer il y a un an, aurait-il pris la décision de racheter la division mobile de Nokia ?

Au vu de la récente actualité sur les licenciements massifs chez ce dernier (y compris dans les forces de fabrication et de R&D ne faisant pas de doublons avec des effectifs chez Microsoft), ma conviction est qu’il n’aurait sans doute pas pris la même décision que son prédécesseur… L’alliance à haut niveau MS-Nokia lui aurait peut-être suffit ? Et l’on peut même se poser la question si la division mobile de Nokia est encore réellement viable amputée de la moitié de ses effectifs ? La société de Satya n’est plus la « Devices and Service Company » de Steve …

Le Hardware : stratégique ou purement tactique ?

Disons le tout de suite, Microsoft conçoit depuis très longtemps du Hardware, depuis 2001 avec l’Xbox et depuis plus longtemps encore des claviers, des souris, des webcams… Les plus anciens se souviendrons également que Microsoft avait également créé des cartes son (dont la Microsoft Sound System), des hauts parleurs, et même des cartes mémoire pour imprimante HP (Windows Printing System)…

Si l’activité Xbox est très particulière et s’adresse à un marché bien spécifique avec son propre écosystème (dont le business model ne repose pas sur le hardware mais sur les jeux et l’activité Online), le reste des activités matérielles de Microsoft n’a jamais vraiment été très stratégique mais essentiellement tactique. Il était là  pour réaliser quelques ventes incrémentales, voire pour montrer un peu la voie (on se souvient de la touche « Windows » des claviers faisant ensuite des émules chez les Logitech, ou encore plus récemment de la RoundTable pour Lync reprise maintenant par Polycom). De plus, ce qui peut poser des problèmes à Microsoft autour du Hardware est clairement sa rentabilité intrinsèque.

Microsoft depuis toujours réalise une marge très importante sur le software : de l’ordre de 30%. Sur ses services en ligne, les marges devraient être comparables à terme si l’on juge des derniers résultats publiés par la société sur les ventes d’Office 365 par exemple. Il est clair que de telles marges ne sont pas possibles côté matériel.

Même Apple, pourtant uniquement sur un segment premium et bénéficiant du positionnement du statut de « Référence » sur les tablettes et Smartphones, n’atteint pas de tels niveaux. La firme à la pomme voit au fil des ans sa confortable marge se réduire (un peu) alors que les produits de ses concurrents progressent.

Microsoft n’est pas dans la même situation. L’essentiel des ventes de ses smartphones ne se font pas sur le segment premium, le Lumia « haut de gamme » est à la moitié du prix d’un téléphone Apple. Les Lumia jouent en fait dans la même catégorie que les smartphones Android, catégorie où la marge est extrêmement faible, avec obligation de faire du volume pour garantir une rentabilité.

stat2 Si les ventes sont importantes en volume dans certains pays européens avec près de 10% de parts de marché, ces dernières sont tirées très majoritairement par les Lumia d’entrée de gamme (5XX et 6XX) synonymes de marges encore plus réduites. Au niveau mondial, contrairement à Android, les ventes restent très faibles et sont même en régression sur le dernier semestre … stat3 Elles affichent une baisse de -10% tandis qu’Android progresse de 33% et Apple de 13%. Le cas des Tablettes Surface de Microsoft est différent : si elles se positionnent clairement sur le marché haut de gamme, (positionnement renforcé avec la version 3), le niveau des ventes serait encore très faible. Les pertes de l’activité tablette de Microsoft auraient été estimées à 1,7 Milliard de $ en juillet dernier après la publication des résultats annuels de l’éditeur (sources : document transmis par Microsoft à la SEC[2] et analyse de The Register[3]). Espérons pour l’éditeur que la version 3 (très attrayante au demeurant) l’aide à remonter la pente…

Remarquons au passage qu’il a profité de cette évolution pour revoir sa communication : ce qui était « La tablette sans compromis » des versions 1 et 2 est plus clairement maintenant un ultra portable qui fait aussi tablette et peut donc « remplacer le PC ». Les publicités comparatives ne se font plus vis à vis de l’iPad mais du Macbook Air.  En tout cas la concurrence risque d’être également rude vis à vis des autres constructeurs. Pas sûr également que les différentiateurs de cette Surface Pro 3 soient assez forts pour garantir un haut niveau de marge.

Faire du matériel pour vendre du Software et du Service ?

Lorsque les acteurs du logiciel se sont aventurés à faire du matériel, l’objectif a souvent été pour eux d’accélérer la promotion de leurs logiciels et leurs services. Le moins que l’on puisse dire c’est que cela a rarement été couronné de succès.  Google qui a tenté l’aventure en rachetant Motorola l’a revendu il y a moins d’un an au chinois Lenovo. La cause officielle : un manque de synergie, plus officieusement, Google était sans doute bien plus motivé par l’acquisition de brevets que par la mise en œuvre d’une véritable stratégie de constructeur de mobiles.

A l’inverse IBM à revendu ses activités PC et Serveurs à Lenovo, en cause, là encore la rentabilité, la maitrise du matériel n’étant pas jugé par la société comme un catalyseur suffisant pour la vente de ses services. Reste le cas d’Apple, mais ce dernier à toujours été un constructeur faisant du software avant tout pour vendre son matériel (la gratuité des OS de ce dernier en constituant une belle illustration).

Même si des exemples existent, y a-t-il un seul cas de réussite en la matière ? Avec le rachat de  Sun par Oracle, ce dernier est devenu lui aussi un constructeur, mais la vente de matériel par le spécialiste de la base de donnée est-elle là encore un succès ? Ses véritables motivations, n’étaient-elles pas là ailleurs : comme dans la division logiciel de Sun qui détenait aussi Java, MySQL, OpenOffice ?

Pour conclure sur une question, certes un peu provocante, résumant bien à mon avis le positionnement de Microsoft : selon vous quel est le produit qui accélère le plus les ventes d’un produit au cœur de la stratégie de Microsoft tel qu’Office 365 en entreprise depuis 3 ans ?

  • Réponse A : les tablettes Surfaces et les Smartphones Lumia
  • Réponse B : Les iPads, iPhones, Tablettes et Smartphones Android

Ne cherchez pas la réponse dans le prochain article de la lettre Calipia, mais plutôt dans la publication des résultats de Microsoft et les discours de son nouveau PDG 🙂

Nous reviendrons sur ces sujets et bien d’autres lors du prochain Briefing Calipia (novembre et décembre 2014), n’hésitez-pas nous rejoindre : calipia.com/briefing

[1] http://www.geekwire.com/2014/microsoft-ceo-satya-nadella

[2] http://www.sec.gov/Archives/edgar/data/789019/000119312513310206/d527745d10k.htm

[3] http://www.theregister.co.uk/2013/07/30/microsoft_surface_sales_disaster/

office pratique

[Pratique] Installer de nouvelles polices de caractères sur Office pour iPad

Depuis iOS 7 Apple a autorisé l’installation de nouvelles polices de caractères dans son système, ces dernières viennent s’ajouter au « livre des polices » offrant ainsi son usage à l’ensemble des applications installées sur le périphérique. Il aura néanmoins fallu attendre la 3 ème mise à jours d’Office pour iPad (arrivée le mois dernier) pour pouvoir en bénéficier. En effet, les précédentes versions n’utilisaient pas le « livre des polices » d’Apple, préférant le seul usage de polices embarquées par l’application.

SI l’opération est désormais possible, les étapes pour cette installation ne sont néanmoins pas si triviales, il ne suffit pas en effet de glisser-déposer des polices True Type avec iTunes. Apple demande pour celà d’encoder la police dans un profile (de préférence signé) avant de transférer ce dernier à l’iPad via les méthodes habituelles : pièce jointe, AirDrop, MDM, etc.
L’encodage des polices est bien documentée par Apple et ces dernières peuvent être également embarquées via l’Apple Configurator 1.4. Mais il y a encore plus simple pour réaliser cette opération, et celà grâce à un petit freeware sous Windows Mac ou Linux : « iOS Font Maker ».
Voici donc comment procéder pour installer de nouvelles polices :

  1. Récupérer le freeware « iOS Font Maker » sur le site de son développeur (http://thehelpful.com/iosfonts/) et installez-le (une seul fichier à exécuter)
  2. Lancer l’utilitaire iOS Font Maker
  3. Donnez un nom à votre police (vous pouvez mettre ici ce que vous voulez, il prendre en fait le nom réel de la police), le nom de votre organisation (ou celui de l’éditeur de la police) et choisissez un ou plusieurs fichiers de police présent sur votre poste à encoder (fichiers true type .ttf)
  4. Cliquez sur « générer le fichier », l’utilitaire créé alors un fichier de profile intégrant la ou les polices sectionnées.mobileconfig
  5. Il ne vous reste plus qu’à ouvrir ce fichier sur l’iPad (en l’envoyant en pièce jointe par exemple), le système demande alors la confirmation de l’exécution du profile (il est alors possible de voir qu’il s’agit de polices de caractères)photo 1
  6. Et voilà, votre nouvelle police est maintenant disponible sous Office pour iPad (polices Apple au bas de la liste).

 

photo 2

briefing

[A noter] Les dates du prochain Briefing Calipia (Nov-dec 2014)

Les dates du Briefing Calipia #19 sont fixées

Bloquez-les dans vos agendas en attendant le programme complet qui sera disponible à la fin du mois :

  • à Aix-en-provence le mercredi 19 novembre 2014
  • à Lyon le jeudi 20 novembre 2014
  • à Strasbourg le mardi 25 novembre 2014
  • à Nantes le jeudi 27 novembre 2014
  • à Lille le mardi 9 décembre 2014
  • à Paris le mercredi 10 décembre 2014

A bientôt.

Synthese 2014

Promotion d’été pour les « Synthèses 2014 »

Vous avez oublié d’acheter votre cahier de vacances ?

Calipia a pensé à vous et lance LA promotion de l’été sur l’ouvrage « La Synthèse 2014 de l’offre Microsoft » mais également sur « La Synthèse 2014 de l’offre Apple » (jusqu’à fin juillet):

cartesdPour l’achat d’un des deux ouvrages, nous vous offrons une carte MicroSD Kingston et son adaptateur de 8 Go, de quoi stocker vos plus belles photos de vacances et bien sur vos plus beaux moments de lecture 🙂

Pour en savoir plus et commander votre exemplaire : cliquez ici !

[Infographie] Les produits Microsoft « sur site »

Nous vous proposons ce matin une petite infographie exclusive regroupant les principaux produits Microsoft « sur site » pour les entreprises.

Produits Microsoft 2014

(cliquez sur l’image pour la télécharger en haute définition)

De nombreux détails bien entendu dans l’ouvrage de référence : « La Synthèse 2014 de l’offre Microsoft pour les entreprises« 

synthese

Synthèse 2014 de l’offre Microsoft pour les entreprises

Synthese 2014Après rupture, une seconde livraison du best seller de l’été chez les plus grands du secteur 🙂 500 pages pour bien préparer la rentrée !

Vous et vos équipes ne sont pas encore équipés de cette dernière version ? Contactez au plus vite Caroline qui vous fera une proposition irrésistible.

Vous pouvez également en savoir plus ici : calipia.com/lasynthese

logo windows

[Lettre Calipia] Windows : la fin d’un cycle ?

Article issu de la La Lettre Calipia, abonnement gratuit sur demande : calipia.com/lalettre.

Ce titre est sans doute un peu provocateur, mais force est de constater, après avoir régné en maitre depuis plus de 20 ans sur l’informatique, rien ne va plus du coté de Windows. Il est vrai que les débuts de Windows 8 ont été assez laborieux, mais les raisons de la baisse d’attractivité de Windows sont sans doute un peu plus profondes…

Il faut se rendre à l’évidence, Windows n’est plus le sésame qui fait vendre à lui seul l’ensemble des technologies de la société.

Il était une fois Windows…

Il fut un temps reculé où le simple fait d’accoler Windows à une technologie en garantissait son succès. Windows rimait avec succès grand public. Certains d’entre nous se souviendrons de la séparation Microsoft / IBM autour d’OS/2 1.3 : le pacte signé entre les deux entreprises prévoyait qu’IBM continue le développement de la version 2 tandis que Microsoft continuerait la version 3.0, version disposant d’un nouveau noyau « MicroKernel », véritable rupture technologique. Mais ce qui devait être OS/2 3.0 devint chez Microsoft, Windows NT, en effet, la compagnie s’empressa de renommer ce produit Windows pour surfer sur la vague Windows très populaire dans le grand public avec Windows 3.1, Windows NT (3.1) et OS/2 définitivement abandonné par Microsoft. IBM poursuivra son développement à destination principalement des entreprises, on connaît la suite, au grand dam du cabinet Gartner qui voyait en OS/2 un succès imminent, ce système d’exploitation finit par disparaître, première victime déclarée de la vague Windows. Indéniablement, Mac OS fut la seconde victime de cette déferlante, le système d’Apple, était lié au matériel, en fin de vie (il a fallu attendre encore de nombreuses années avant de voir le renouveau avec OSX, basé sur un noyau Unix FreeBSD).

En entreprise « Windows » a été et est sans doute encore largement aujourd’hui synonyme de meilleure intégration au « Système d’Information ». C’était à l’époque le cœur des arguments pour Windows Server, et même dans une certaine mesure de Windows Mobile (ancêtre des Windows Phone) qui combattait déjà au début des années 2000 Blackberry pour l‘intégration des Smartphones dans l’entreprise.

A cette époque, Microsoft se mit à conjuguer Windows à toutes les sauces : Windows Mobile, Windows NT, Windows Server, Windows CE, Windows for Smartcard, Windows Live, Windows Media, Windows Messenger, Windows Printing System. Sans oublier les Windows XP, Windows 3.x Windows 95, Windows ME, Windows for Workgroups, Windows Small Business Server… Puis virent également plus récemment Windows Intune, Windows Azure, Windows RT, Windows Phone. Et cette liste n’est sans doute pas exhaustive,

logos windows

Seulement voilà, le simple nom « Windows » ne fait plus vendre à l’heure actuelle, ce serait plutôt même parfois un handicap. Selon de récentes études outre atlantique, Windows ne serait plus une marque « glamour » et n’emballerait pas les générations Y, et n’ayons pas peur des mots, elle aurait même un petit côté « ringard » pour certains…

Microsoft n’est pas passé à côté de ces informations, pour preuve le fait que le géant s’évertue même maintenant à gommer cette marque : Windows Azure qui devient Microsoft Azure, et parions sur un changement de nom de Windows Phone demain pour un Microsoft Phone et pourquoi pas demain renommer Windows Intune ? En effet ce produit ne se contente pas, loin de là, d’administrer des machines Windows mais tout aussi bien des iPhones que des iPads par exemple, alors à quoi bon garder ce nom ?

Les langues se délient, la marque Windows (en version ARM) sur les tablettes a même été source de discussions. Selon Australian Financial Review, Jeffrey Clarke, président de la division PC de Dell aurait prévenu à l’époque Steve Ballmer qu’utiliser le terme Windows RT pour la version destinée aux tablettes ARM risquait de créer une confusion chez les consommateurs qui penseraient pouvoir installer leurs applications Windows classiques alors que ce n’était pas le cas. Selon l’article qui rapporte l’affaire, Steve Ballmer aurait répondu au dirigeant de Dell que la marque Windows était trop importante pour être occultée.

Durant des décennies (au moins 2), en interne chez Microsoft, être développeur dans la branche Windows de l’éditeur était la voie royale, on tutoyait les seigneurs…

Cette entité était (encore plus que la division Office) la vache à lait de l’entreprise avec près d’un tiers du chiffre d’affaire de la société et pas moins de la moitié de ses bénéfices !

Il fut donc un temps ou la société Microsoft se confondait avec la marque Windows. Pour un employé, il n’était pas rare qu’il entende dire par ses amis : « tu bosses chez Windows ? ». Tant la notoriété du produit (tout au moins dans le grand public), primait sur celle de la société.

Windows 8 : source de tous les maux ?

A en croire bon nombre d’observateurs, le problème actuel du marché serait la dernière version de Windows. Windows 8 aurait à lui seul tétanisé le marché du PC, plongé les constructeurs dans le doute et fait le lit d’Android sur les tablettes et celui de ChromeOS sur les PC portables…

La réalité est sans doute beaucoup plus nuancée…

Pour certains, Windows 8 aurait travesti l’esprit même de Windows, rien de moins ! C’est la position de plusieurs analystes outre atlantique, dont le célèbre Paul Thurrott.

A la base de cette réflexion, la genèse même de Windows qui depuis le début de son existence s’est positionné face à l’environnement du Mac comme plus ouvert et corolaire, plus permissif.

Les développeurs Windows pouvaient choisir de suivre des directives de l’éditeur et les APIs associées, mais pouvaient aussi ne pas trop en tenir compte et se laisser ainsi plus de liberté pour offrir des éléments plus innovants. Face au Mac, Windows a vu naître de très nombreux logiciels, qui, s’ils ne respectaient pas les tables de la loi du développement Windows recommandé, offraient de nouvelles fonctions, de nouvelles interfaces, de nouveaux outils. Ce bazar ambiant a indéniablement favorisé la diversité et la créativité.

On connaît la suite. Windows a conquis le cœur des développeurs avant de conquérir la planète informatique !

Windows 8 avec son interface en tuiles, proposant un mode d’accès plus restreint et surtout plus contraint pour les développeurs, aurait du coup perdu son âme. Microsoft aurait donc voulu faire de l’Apple, de l’épuré, tournant ainsi le dos à sa communauté habituée à plus de liberté… Voilà pour l’analyse. C’est sans doute aussi, une des raisons qui aurait motivé le limogeage de Steven Sinosfky, patron de Windows et grand architecte de cette nouvelle interface.

Sur les tablettes, ou sur les téléphones, c’est bien sûr Android qui a pris cette place devenue vacante et qui a offert cette liberté de création aux développeurs, liberté la aussi synonyme de plus grand bazar…

La revanche d’Unix : majoritaire sur les devices

Témoin de cette évolution, le Gartner publiait en octobre ses prévisions de parts de marchés des différents OS en combinant pour la première fois tous les facteurs de formes : un coup de tonnerre, Windows était largement distancé par Android !

parts de marché

 

Ces chiffres cachent aussi une formidable revanche d’Unix et ses dérivés sur le poste de travail ! En effet, Android est un fork de Linux, lui-même issu d’Unix (sans doute de la souche la moins structurée de ce dernier mais passons, c’est un autre débat), iOS et Mac OSX sont tous deux des Unix basés à l’origine sur FreeBSD, Les nouvelles versions de RIM sont basées sur QNX, un Unix là encore avec une empreinte mémoire réduite. Et gageons que le « Others » regroupe pas mal de systèmes de souches Unix diverses et variées composant des objets connectés.

Quant aux serveurs, les parts de marché de Windows sont aussi au global en perte de vitesse. Posons-nous la question : combien de fournisseurs de Cloud utilisent Windows etcCombien utilisent des dérivés d’Unix ? A l’autre bout de la chaine, combien de serveurs Windows dans le grand public, combien de dérivés de Linux/Unix ? On peut assimiler à des petits serveurs les box internet (toutes sont des dérivés d’Unix) et les NAS personnel (idem)…

Autre question d’importance pour Microsoft : quel sera l’OS de l’internet des objets ? Coté client et coté backoffice. Sur cette même question Intel, confronté à ARM a trouvé un élément de réponse : faire des processeurs compatibles Android…

Microsoft, avec à sa tête Satya Nadella, a réagi et met actuellement les bouchées doubles pour combler les déficits fonctionnels de Windows 8 avec la 8.1, l’update 1 puis l’Update 2 déjà planifiée pour la rentrée. Pour l’éditeur, les cadencements annuels pour les nouvelles versions ne sont plus suffisants, l’évolution est quasi permanente. Au programme de ces mises à jour, une renaissance de l’interface de Windows qui petit à petit vient empiéter sur le territoire de l’interface en tuile « Modern UI » en tentant le meilleur des deux mondes : un pari difficile mais pas impossible pour l’éditeur dont les capacités de réactions restent très importantes.

Autre débat qui n’en est pas un à mon avis sur les différentes versions et éditions de Windows, qui seraient soi-disant un handicap pour Microsoft. Qui se soucie des multiples versions d’Android, de son incompatibilité totale avec Chrome Os (qui équipe les Chromebooks de Google) ou encore de la convergence iOS OSX qui peine réellement à voir le jour du côté d’Apple et qui finalement ne serait plus une priorité ?

Quel prix pour Windows ?

Problème important s’il en est pour Microsoft, le coût de la licence de Windows. Un vrai casse-tête pour l’éditeur. Un constat : il faut se rendre à l’évidence, le grand public n’est plus prêt à payer plus de 200 € pour une licence de système d’exploitation lorsque la règle chez les puissants concurrents que sont devenus Google et Apple est la gratuité de l’OS (leurs sources de rémunération sont ailleurs : matériel pour Apple et publicité pour Google).

Mais alors comment garantir des bénéfices suffisants et permettre le biseau avec d’autres sources de revenus ?

La réalité est que dans le grand public, le plus grand monde ne recherche pas un Système d’Exploitation … Mais seulement une machine qui doit disposer d’un OS, comme d’un processeur ou d’un disque dur… Le géant de Redmond en est bien conscient et c’est aussi une raison de ses investissements dans le domaine du matériel avec non seulement des tablettes mais aussi des téléphones par le biais du rachat de Nokia.

Seules les entreprises, et les directions informatiques se soucient logiquement encore du problème, mais pour combien de temps encore ? Qu’en sera-t-il dans 5 ou dans 10 ans ? Avec des applications qui dépendent de moins en moins de Windows et de plus en plus des facteurs de formes, des « expériences » et des fonctionnalités d’HTML 5 ! Dans le même temps, à l’instar d’Air France, certaines entreprises se posent de plus en plus ouvertement la question : et si le poste de travail n’était pas avant tout un poste mobile type tablette ? Le PC traditionnel devenant l’exception !

Pour lutter à armes égales, Microsoft a choisi la gratuité de Windows pour les versions s’exécutant sur des machines de moins de 8 pouces de diagonale. Ce sont aussi les segments qui ont les plus fortes croissances (dont les Smartphones), c’est ballot ! Mais comment faire autrement, il suffit de consulter le tableau de la page précédente pour voir l’étendue des dégâts ! Les alternatives n’étaient pas si nombreuses.

Nous aborderons bien entendu ce sujet lors du prochain Briefing Calipia (du 2 au 20 juin prochain) n’hésitez pas à vous joindre à nous : calipia.com/briefing. Sur le même thème, nous aborderons également le positionnement des Chromebooks et leur arrivée dans les entreprises demain, ainsi que le positionnement d’un nouvel acteur clé : Samsung qui, partant des mobiles, petit à petit, envahi le monde des entreprises.

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[Formation] Briefing Calipia #18 – du 3 au 20 Juin 2014 : Il reste des places

Depuis 11 ans, cette formation, conçue pour les Directeurs Informatiques et les décideurs techniques, vous propose une analyse des stratégies et des technologies de Microsoft ainsi que de son écosystème de partenaires et concurrents.

Cette formation peut faire l’objet d’une convention de formation (N° de déclaration d’organisme formateur : 11921781892), elle est éligible au DIF.

Cette formation (journée complète de 9h à 18h) se déroule à Paris, Lyon, Strasbourg, Nantes, Lille, et Aix.

Elle réunit habituellement environ 200 personnes sur l’ensemble des destinations.

Elle est animée par les Directeurs Associés de Calipia : Pierre Bugnon, Eric Mijonnet, Patrick Barrière et Stéphane Sabbague.

  • le 3 juin à Aix, Hôtel le Pigonnet ****
  • le 4 juin à Lyon, Cours des Loges****
  • le 10 juin à Lille Hermitage Gantois****
  • le 12 juin à Strasbourg, Chateau de l’Ile****
  • le 17 juin à Nantes, Abbaye de Villeneuve****
  • le 20 Juin à Paris, Hôtel Saint James ****

briefingnantesAgenda du Briefing N°18 – juin 2014

Session plénière
Introduction : Quel avenir pour Windows ?
Actualité :

  • Windows 8.1 update 1 : quels apports ?
  • Impact des fins de support XP et Windows Server 2003 : réels problèmes pour les entreprises ?
  • Nouveautés Lync et Skype
  • Les offres d’hébergement IaaS d’Amazon
  • Nouveau CEO de Microsoft : vers un réel changement de Cap ?
  • Nouveautés en matière de Smartphones et évolutions des OS mobiles
  • Evolution du Licensing Microsoft
  • Poste de travail dans le Cloud (Desktop as a Service), maturité des offres ?
Samsung : un acteur de l’entreprise ?
Comparaison des offres de conferencing : Google Hangout, Microsoft Lync, Cisco Webex
Les Chromebooks vont-ils devenir une offre crédible pour l’entreprise ?
Atelier 1 Atelier 2
Applications mobiles : quelle stratégie de développement ? Retours d’expériences. Nouveautés SharePoint et Office 365– Office Graph, Oslo, Yammer.
Protection des données sur les Smartphones, tablettes et PC portables. Les grandes tendances du collaboratif en 2014/2015 (technologies et scénarios).
Le stockage en environnements virtualisés. Quels usages des tablettes en entreprises ?
Session plénière
Bureautique Microsoft en 2014 : Office 16, Office Online et Gemini
Quelles solutions de synchronisation en entreprise (Dropbox, OneDrive, Horizon…)
VMware Software Defined Datacenter
Peut-on sérieusement batir un SI sur des technologies Grand Public ?

Nous aurons le plaisir de vous offrir en fin de journée :

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  • La nouvelle édition 2014 de la Synthèse Calipia des offres Microsoft, intégrant toutes les nouveautésMicrosoft : « Décryptage des Technologies Microsoft pour l’entreprise ». Valeur 54 € TTC.
  • Et une clé USB (16 Go) contenant toutes les présentations de la journée.

Avec un supplément de 160 €HT vous pouvez remplacer la clé USB par une tablette Windows 8.1 Dell Venue Pro 8 32 Go et avec un supplément de 190 €HT , vous pouvez remplacer la cle USB par un iPad Mini 16 Go.

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Ce supplément peut faire l’objet d’une facturation séparée.

Renseignements ici

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La Synthèse 2014 Microsoft est disponible !

La Synthèse 2014 de l’offre Microsoft pour les entreprises est arrivée aujourd’hui 20 février 2014 (avec un petit retard d’une semaine, pour intégrer la nouvelle organisation de Microsoft avec son nouveau CEO !)

Vendue à 2500 exemplaires en 2013, la Synthèse 2014 est, comme l’édition précédente, marquée par la poursuite, et même l’accélération de la vaste transformation engagée par Microsoft. Pas un pan de Microsoft qui soit aujourd’hui en dehors de cette (r)évolution. L’organisation, l’offre, les politiques commerciales, le modèle d’écosystème, tout est aujourd’hui concerné par ces changements. La Synthèse 2014 vous propose un instantané de ce chantier.

Cette nouvelle version de la Synthèse Calipia vous présente pas moins de 42 fiches thèmes et 50 fiches logiciels actualisées ou totalement nouvelles et pour la premières fois, 10 fiches matériels, intégrant les tablettes Surface mais aussi les Smartphones Nokia. 

Pour en savoir plus et commander votre exemplaire :

www.calipia.com/lasynthese

508 pages, ISBN : 978-2-916540-13-9, 54 €ttc

FRAIS DE PORT OFFERTS  EN FRANCE METROPOLITAINE

synthese2014apple

La nouvelle édition de la Synthèse 2014 de l’offre Apple pour les entreprises est sortie !

Apple est engagé depuis maintenant plus de 6 ans dans un fantastique come-back. Son marché historique, celui du grand public et de l’éducation, s’étend de plus en plus vers l’entreprise. Dans cette transition, Apple se confronte à des demandes, des besoins qui parfois ne lui sont pas familiers. Non pas que le constructeur de Cupertino soit ignorant des attentes de ses nouveaux clients, mais jusqu’à présent il ne lui a pas été nécessaire d’y répondre spécifiquement pour connaitre la progression explosive de son chiffre d’affaires.

Aujourd’hui les choses changent. Les organisations, et leurs équipes informatiques, demandent à Apple de se comporter plus complétement comme un fournisseur d’entreprise. Au point que parfois même, la question « Apple est-il un fournisseur d’entreprise ? », est posée par certains. A notre avis, la réponse est claire : oui, Apple est, au même titre qu’un Microsoft ou qu’un IBM, un fournisseur crédible de solutions pour les entreprises, qui vont du logiciel au  matériel, en passant par les services en ligne.

Nous vous proposons donc la seconde édition de cet ouvrage pour décrypter ce positionnement entreprise. Nous avons bien entendu mis à jour (à décembre 2013) l’ensemble des éléments de ce guide, et nous avons introduit un chapitre spécifique sur les solutions MDM (Mobile Device Management) avec un panorama large de cette thématique et des acteurs clés.

Pour cela, nous vous proposons, une lecture à plusieurs entrées :

  • Les produits de l’offre Apple pour les entreprises.
  • Les MDM (12 fiches sur les solutions en pointe sur ce marché).
  • Les thématiques les plus actuelles du monde de l’IT d’entreprise, et leurs relations avec les produits Apple.

Au travers du premier axe de cheminement, vous trouverez pour chaque produit une fiche descriptive synthétisant l’essentiel des informations :

  • Les principales fonctionnalités.
  • Les concurrents et leurs positionnements.
  • Les données du marché, pour positionner les enjeux.
  • Les prix et des éléments complémentaires dans l’offre Apple.

Le second axe vous propose un parcours selon les thématiques qui agitent aujourd’hui le monde des Systèmes d’Information d’entreprise. Toujours dans un esprit de synthèse, nous vous présenterons, en quelques pages, pour chaque thème, une description des enjeux, du marché et des tendances telles qu’il est possible de les pressentir aujourd’hui.

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