archive | 7 février 2017

Surface Pro 4 et mise à jour Aniversary de Windows 10

capture-decran-2017-02-07-14-37-41Si vous êtes comme moi propriétaire d’une tablette Surface Pro 4 qui refuse catégoriquement de se mettre à jour vers la mise à jour Aniversary de Windows 10 (et ce depuis la mise à disposition de cette mise à jour l’été dernier), vous allez enfin pouvoir arrêter de pester à ce propos. En effet, après de nombreuses tentatives infructueuses, directes ou indirectes, de faire reconnaitre la nécessité de mise à jour, puis d’effectuer cette mise à jour, j’ai découvert hier que Windows Update me proposait une nouvelle mise à jour du firmware de ma tablette, et oh miracle à l’issue de celle ci, Windows Update à trouvé que mon PC était candidat à la mise à jour vers l’Aniversary, et (oh second miracle) il a réalisé cette mise à jour sans problème !!

Il était temps, et je commençais à me demander pourquoi sur un PC de dernière génération Microsoft, je ne pouvais pas faire évoluer mon Windows 10 (alors que sur mes machines virtuelles Windows sur mon Mac, ou sur un Dell XPS 13 tout se passait nickel).

Mais bonk, çà c’était avant 🙂

 

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Cloud Computing en France : protégeons nos trésors !

capture-decran-2017-02-07-07-12-48Je viens de retrouver une directive cosignée par les ministères de l’intérieur et de la culture, datée du 5 avril 2016 et qui vise à rappeler les règles d’utilisation de solutions cloud pour les collectivités territoriales. Cette directive n’est donc pas récente, et la position qu’elle défend n’est pas nouvelle au sein de l’administration française. Mais l’écriture noir sur blanc de ses arguments laisse pantois. Il fallait oser signer un tel document. Jugez-en !

En conclusion, cette directive indique que toutes les données et informations numériques produites dans les collectivités territoriales ne peuvent être stockées et traitées que dans un cloud souverain, excluant donc de fait les solutions d’Amazon, Microsoft, Facebook, Google….. Le raisonnement utilisé pour aboutir à cette recommandation exclusive du cloud souverain pour stocker toutes les données et informations produites ressemble carrément à une blague, dont voici l’argumentaire en 4 temps :

  1. Prémisse n°1 : « les documents et données numériques produits par les collectivités territoriales relèvent du régime juridique des archives publiques dès leurs créations« .
  2. Prémisse n°2 : « toutes les archives publiques sont par ailleurs des trésors nationaux en raison de l’intérêt historique qu’elles présentent ou sont susceptibles de présenter« .
  3. Conclusion n°1 : »les données numériques des collectivités relèvent donc des trésors nationaux dès leurs créations« .
  4. Conclusion n°2 : « Un trésor national ne peut pas sortir du territoire douanier français, sinon à titre temporaire et après autorisation du ministère de la Culture et aux seules « fins de restauration, d’expertise, de participation à une manifestation culturelle ou de dépôt dans une collection publique. Tous les autres traitements doivent intervenir sur le territoire national« .

CQFD. Le plus petit mail, message instantané (« tu prends un café ? ») ou fichier Excel est donc en fait un trésor national et à ce titre ne peut pas sortir du territoire national.

Au delà du caractère plutôt ridicule de cette assimilation, cette prise de position est très étrange au regard de la loi, car la France appartient à l’Union européenne, qui a défini des règles de circulation de l’information au sein de ses membres, garantissant la libre circulation des informations en Europe, règles elles-mêmes transposées dans le droit français. Par ailleurs, en généralisant cette assimilation à un trésor national de TOUTES données produites par les collocs, l’administration française s’exonère du chantier de classification de l’information, chantier certes colossal mais qui n’en est pas moins de plus en plus nécessaire.

Si l’on cherche un bon côté à cette directive, je dirais que grâce à elle, nous avons la possibilité de contempler le trésor national qu’est ce document, qui compte tenu de sa grande valeur est conservée aux archives nationales, et dont la sortie du territoire nationale est interdite. Ouf ! au moins ainsi la France ne sera pas la risée de ses partenaires et néanmoins concurrents internationaux.