(Cet article est tiré de La Lettre Calipia du mois de mars. Pour vous abonner suivez ce lien)
Il est certes un peu tôt pour parler de bilan alors que le nouveau système d’exploitation de Microsoft pour les « smartphones » a été finalisé le 1erseptembre 2010 et que les téléphones équipés de Windows Phone 7 ne sont proposés par les constructeurs (LG, HTC, Samsung, etc.) que depuis le 21 octobre 2010 sur le marché européen.
On peut néanmoins d’ores et déjà faire deux constats importants concernant l’avenir de Microsoft en tant qu’acteur du marché de la téléphonie. Le premier est plutôt positif puisqu’avec Windows Phone 7, Microsoft a effectivement changé son image, qui avait été pour le moins écornée avec les dernières versions de Windows Mobile (la version 6.5 restera probablement dans les annales des accidents industriels). Mais le deuxième constat est que les qualités intrinsèques de ce nouveau système d’exploitation sont pour l’instant insuffisantes pour compenser des erreurs stratégiques qui freinent la pénétration de Windows Phone 7 dans un marché dominé, en termes de progression de parts de marché, par Apple avec iOS et surtout Google avec Android, deux acteurs aux stratégies diamétralement opposées mais qui ont, à la différence de Microsoft, fait bouger les lignes et opté pour des modèles radicaux qui semblent payants.
Microsoft va donc avoir à faire des choix importants, si cette société veut vraiment redevenir un acteur majeur d’un marché de la téléphonie qui, paradoxalement, évolue massivement vers le « smartphone », terminal intelligent dont Microsoft, avec Windows Mobile, et RIM (Research In Motion) avec son BlackBerry furent les pionniers… mais pour les entreprises. L’adoption par le grand public du « smartphone », si elle n’est pas prise en compte par Microsoft (et dans une moindre mesure RIM) pourrait donc devenir problématique face à Apple et Google.
Mais détaillons un peu le propos, qui nous permettra de plus de remettre en perspective les accords Microsoft – Nokia …
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