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LibreOffice : une infographie intéressante sur la communauté

Un article intéressant a attiré notre attention sur le blog de la Document Foundation, en charge du développement de la suite LibreOffice : publié sous la forme d’une infographie, on y voit notamment la typologie des
contributeurs, quelles sont les entreprises qui, directement ou indirectement, contribuent à la suite OpenSource.

Selon cette publication, la communauté compte actuellement :

  • 50 "core" contributeurs", payés/volontaires, en charge de la stratégie de développement, ainsi que des fonctions clés et patchs clés.
  • 110 volontaires réguliers viennent ensuite grossir les troupes, et s’attaquent au développement des petites fonctionnalités, et des patchs importants.
  • le 3ème cercle est composé de 260 volontaires occasionnels, agissant en particulier sur les petits patchs.

en terme d’entreprises contributrices, les propositions de code proviennent essentiellement de SUSE et Red Hat (largement devant les autres) puis Oracle (mais oui…) et Canonical.

Vous retrouvez cette infographie complète sur le blog de la Document Foundation, ou bien la télécharger au format PDF ici.

Le Cloud le plus complet sur terre vient d’être annoncé

Hier, Larry Ellison, CEO d’Oracle, a présenté une évolution majeure de la stratégie Cloud de son groupe :  plus particulièrement son offre Cloud public, qu’il qualifie donc – dans le texte – de "most comprehensive on earth".

Pour arriver à ce modeste résultat, 7 ans de travail et d’acquisitions diverses auraient été nécessaires à Oracle.

Cette annonce marque un tournant majeur dans le discours d’Oracle, car jusqu’en 2010, Larry Ellison disait encore (Oracle World 2010) que la terminologie "Cloud Computing" le rendait fou..

Même si les premières annonces relative à "Oracle Cloud" datent d’octobre 2011, l’annonce d’hier permet de découvrir plus complètement l’ampleur de l’offre :

  • A la base de cette nouvelle offre Cloud public, nous trouvons l’infrastructure Exadata et Exalogic ; la plate-forme ainsi constituée sous le nom de Oracle Platform Services, offre des services de bases de données, Java, des services developpeurs (RAD), Web (PHP, Ruby, Python), de gestion d’identité, mobile (via HTML5), de documents, et enfin des services analytiques).
  • Des "Oracle Applications Services" complètent ce dispositif, en mettant en oeuvre les Fusion Applications  : ERP, RH, ventes, marketing, CRM. Avec ces services, Oracle capitalise sur les rachats de Peoplesoft, Siebel et JD Edwards (à partir de 2005).
  • "Oracle Cloud Social Services" constituent le 3ème volet de cette annonce : il s’agit d’une plate-forme intégrée de différents services : Oracle Social Network (RSE), Oracle Social Data Services (collecte des données des réseaux sociaux afin d’enrichir les applications de gestion), Oracle Social Marketing and Engagement Services (création et gestion des campagnes de marketing social) and Oracle Social Intelligence Services (analyse des interactions avec les médias sociaux). Ces services, qui paraissent sortir en partie du chapeau, sont en fait issus du rachat récent des sociétés Virtue et Collective Intellect.

Larry Ellison, avec sa finesse légendaire, présente ces derniers services comme étant "La plateforme sociale d’entreprise la plus étendue et la plus complète sur le marché du cloud" .

 

IBM, SalesForce, SAP, Microsoft, Amazon et consorts n’ont qu’à bien se tenir…

La relation clients toujours plus sociale

En tout cas selon Oracle qui vient d’annoncer le rachet de la société Vitrue.

Vitrue, créée en 2006, propose une plateforme cloud de SRM (Social Relationship Management), qui, selon le communiqué d’Oracle, "permet aux marketeurs, de manière centralisée, de créer, publier, modèrer, gérer, mesurer et rendre compte de leurs campagnes de marketing social et des activités sur les plates-formes de médias sociaux tels que Facebook, Twitter, YouTube et Google +".

Cette nouvelle acquisition d’Oracle vient rejoindre la longue liste des emplettes du géant de Redwood Shores. Et elle vise à faire entrer les plus célèbres services à caractère sociaux tels que Facebook, Google + et autres YouTube, comme sources des analyses mais aussi comme potentiels canaux de communication avec les clients des entreprises. Oracle n’est bien sûr par le seul à jouer sur ce terrain. SAP a acquis en fin d’année dernière la société Netbase, pour les mêmes raisons. Cette démarche de prise en compte des réseaux sociaux grand  public, est complémentaire avec celle qui consiste à bâtir des plateformes sociales "propriétaires" au sein des offres des éditeurs (ex : Salesforce et Chatter, Microsoft et Sharepoint/Lync, …).

Intel contributeur à LibreOffice : une bonne nouvelle pour la suite Open Source ?

Depuis quelques jours, le web se fait écho du rapprochement d’Intel vis-à-vis de la Document Foundation, qui soutient LibreOffice.

Dans les faits, Intel s’engage en faveur d’une contribution directe au développement de la suite bureautique : leur objectif est d’optimiser le code pour un fonctionnement sur plate-forme Intel.

Le résultat est une version de LibreOffice pour plate-forme Windows en téléchargement sur l’Intel AppUp Center.

Cette nouvelle met en lumière plusieurs faits intéressants :

  1. Le rôle sous-jacent de SUSE : la société prend le lead technique du développement de LibreOffice pour Windows.
  2. L’annonce ressemble fort à un "tacle" vis-à-vis de Microsoft, à l’heure où l’éditeur de Redmond s’engage avec Windows 8 dans le monde des tablettes ARM.
  3. Vis-à-vis du monde LibreOffice, cette nouvelle est troublante : un an et demie après l’émergence de LibreOffice, dans un effort de se démarquer de l’emprise trop forte d’un acteur commercial (Oracle en particulier), la communauté commence à nouveau à devenir tributaire d’acteurs commerciaux dont l’investissement n’est certainement pas "que" altruiste. Quid ainsi de la qualité future de LibreOffice sur  les plate-formes ARM, incontournables à l’heure de l’explosion des devices types tablettes et smartphones ?

Lancement de SQL Server 2012 le 7 mars

La page d’accueil du site dédié au lancement de SQL Server 2012 annonce dorénavant un lancement le 7 mars prochain.

Le programme de sessions accompagnant le lancement est disponible sur http://www.sqlserverlaunch.com/WW/Agenda : Microsoft parlera de Big Data, de Self-service Analysis, de la synergie avec Excel, d’Oracle, etc…

Marché du WCM : le Magic Quadrant 2011 du Gartner est disponible

Le marché du Web Content Management donne toujours des indications intéressantes sur la concurrence qui s’opère entre les "pures player" et les vendeurs de plate-formes : la tendance est-elle à la spécialisation, ou  bien aux solutions génériques ?

En matière de publication Web, ce tout nouveau Magic Quadrant semble indiquer une tendance intéressante, dans un marché en croissance soutenue (1 milliard de dollars en 2010, 1,2 en 2011) : le focus est sur ce que le Gartner appelle OCO, acronyme pour Online Channel Optimization. OCO sous-entend des communications multidirectionnelles en temps réel avec les audiences, et suppose donc l’existence d’outils de mesure qualitatifs et quantitatifs poussés.

IBM et Microsoft, fournisseurs de plate-formes "transversales" ne sont pas considérés comme des leaders par la Gartner (les deux acteurs sont au coude à coude, dans le cadran des challengers).

SiteCore, fournisseur d’une solution .Net, tire son épingle du jeu, ayant investi astucieusement sur le marketing online : l’acteur se positionne ainsi en leader, aux cotés d’Oracle, Autonomy, OpenText, SDL et Adobe.

La position d’Oracle s’explique par son rachat de Fatwire l’été dernier. Son rachat récent d’Endeca devrait renforcer sa position dans l’année à venir.

Quant à Autonomy, son rachat par HP montre bien que ce partenaire clé de Microsoft peut tout aussi être un concurrent de taille, là ou on ne l’attendait pas vraiment en début d’année.

Microsoft se met (aussi) au Social Analytics

La prise en compte et l’analyse des médias sociaux Web retient l’attention de plus en plus d’acteurs du logiciel d’entreprise : que ce soit pour enrichir les scénarios CRM, les scénarios décisionnels, ou plus largement toute application métier.

C’est la raison pour laquelle nous avons assisté cette année à de nombreux rachats:  VMware a racheté SocialCast, Jive Software a racheté Proxima Labs, Google a racheté SocialGrappe, Oracle a racheté Fatwire…

IBM n’est pas en reste, et met en avant sa plate-forme Cognos (en particulier Cognos Consumer Insight).

Il était étonnant que Microsoft ne montre pas également son intérêt pour se sujet :  voilà qui est fait, par le biais d’un nouveau service Azure "Social Analytics", dont le nom de code est Vancouver.

Ce service cible les développeurs et les utilisateurs souhaitant intégrer l’analyse de médias web Sociaux dans leurs applications. Le service semble assez puissant, puisqu’il met en avant un "sentiment engine", permettant par exemple d’analyse l’image d’un produit dans une communauté par l’analyse des contenus postés dans un média social.

Il s’agit pour l’instant d’une preview, et malheureusement aucune information officielle n’a été donné sur la feuille de route de ce service.

 

 

SQL Server 2012 : la tête dans les nuages !

Denali, nom de code de la prochaine version de SQL Server, n’a plus lieu d’être. Cette prochaine version, attendue à l’horizon du second semestre 2012, s’appellera SQL Server 2012. Jusque là, pas vraiment de surprise.

Cette annonce a été faite dans le cadre du PASS Summit 2011 qui s’est tenu récemment à Seattle, évènement consacré à SQL Server et aux solutions Microsoft de BI (Business Intelligence). Face à l’explosion actuelle du volume de données (pas près de ralentir, si l’on en croit les analystes, tels qu’IDC qui prévoit une multiplication par 44 d’ici 2020), Microsoft réaffirme sa volonté d’être un des tous premiers acteurs sur le marché de la gestion des données, dans l’entreprise, mais aussi dans le cloud. Parmi les principales annonces faites au PASS Summit, voici un court résumé des nouveautés qui illustrent cette volonté : Lire la suite…

Rachat d’Endeca par Oracle : le "Big Data" à l’honneur

Lors de sa dernière conférence OpenWorld 2011, Oracle avait montré son fort engagement stratégique sur le thème du "Big data", qui est en train d’influencer profondément la Business Intelligence, avec la nécessité pour les éditeurs d’offrir des outils d’analyses de très gros volumes de données non structurées aussi bien que structurées.

Le rachat d’Endeca par Oracle s’inscrit dans la logique de l’éditeur de se renforcer dans cette direction.

Qui est Endeca ? Depuis plusieurs années, Endeca est un leader reconnu de la recherche en entreprise. L’entreprise a été remarquée comme tel par le Gartner Group qui l’a par exemple noté en "Strong Positive" (aux cotés de Microsoft et Google) dans son "MarketScope for Enterprise Search" de 2010. Pour information, Microsoft bénéficie de cette reconnaissance grâce aux rachat de Fast. Autonomy, racheté par HP il y a peu de temps, est également fort bien considéré sur ce marché.

Or, depuis peu, Endeca avait commencé à prendre le virage du Big Data, en s’engageant pour la mise à disposition de solutions d’analyses de gros volumes de données non structurées.

…ce qui a manifestement ouvert l’appétit d’Oracle.

La thématique du BI est, avec le virage Big Data, actuellement l’objet de nombreuses attentions : nous avions indiqué ainsi il y a quelque temps qu’IBM mettait également cette discipline au centre de ses préoccupations, avec sa stratégie BAO (Business Analytics et Optimization) et son offre Cognos.

Oracle NoSQL ?!?

Bizarre non ? L’identité d’Oracle est en effet tellement marqué par les systèmes de gestion de bases de données relationnelles et par SQL le langage de query associé, que l’on est très surpris par ce rapprochement des 2 mots (j’ai failli écrire mondes !) : Oracle et NoSQL.

Et pourtant il s’agit bien d’un nouveau produit annoncé par Oracle le 3 octobre dernier, dont le nom complet est : Oracle NoSQL Database Enterprise Edition. Cette annonce a été faite dans le cadre d’Oracle Openworld à San Francisco. Plus exactement au sein d’une batterie d’annonces sur le thème Big Data, qui devient extrêmement présent avec l’explosion des volumes de données non structurées. Les questions posées par cette inflation des données touchent aussi bien à la collecte, au stockage, à l’analyse, à la simulation, et elles mettent en évidence les limites des technologies utilisées actuellement. La dénomination Big Data est relativement explicite et elle recouvre aussi bien les outils, les processus qui vont permettre de faire face à cette explosion de données, pas toujours structurées.

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