Archives de Tag: Open Source

Création de Microsoft Open Technologies

Annoncée directement par Jean Paoli (photo ci contre) sur son blog, Microsoft Open Technologies est une filiale à 100% de Microsoft, créée afin de “faire progresser l’investissement de l’entreprise dans l’ouverture - y compris l’interopérabilité, les standards ouverts et l’open source“.  Le français Jean Paoli n’est pas un nouveau venu chez Microsoft, qu’il a rejoint depuis 1996, après avoir été un des co créateurs de XML 1.0 avec le World Wide Web Consortium (W3C). Il est actuellement à la tête  d’un groupe chargé de la stratégie d’interopérabilité de l’éditeur, et qui va constituer le coeur de la nouvelle structure.

Nous évoquions ici l’engagement croissant de Microsoft dans le monde de l’Open Source, pour garantir une meilleure interopérabilité entre ces solutions Open Source et les siennes, et cette nouvelle annonce va certainement encore renforcer ce mouvement, notamment en mettant le groupe en charge de cette stratégie à l’extérieur de la structure. Ceci peut sembler paradoxal, mais seulement en première approche, car en fait la filialisation devrait permettre à la nouvelle structure de se mobiliser avec moins de contraintes qu’aujourd’hui.

WebOS revient… en Open Source

HP l’avait promis : WebOS n’est pas mort, “il passera en Open Source pour attirer la communauté”. L’entreprise vient de publier un calendrier précis pour celà.

Est-ce que celà sera suffisant pour lutter contre iOS, Android et demain Windows 8 sur les tablettes, rien n’est moins sur… C’est sans doute (et c’est dommage) le dernier chapitre pour ce système avant de séjourner dans les “oubliettes technologiques”…

SQL Server 2012 : la tête dans les nuages !

Denali, nom de code de la prochaine version de SQL Server, n’a plus lieu d’être. Cette prochaine version, attendue à l’horizon du second semestre 2012, s’appellera SQL Server 2012. Jusque là, pas vraiment de surprise.

Cette annonce a été faite dans le cadre du PASS Summit 2011 qui s’est tenu récemment à Seattle, évènement consacré à SQL Server et aux solutions Microsoft de BI (Business Intelligence). Face à l’explosion actuelle du volume de données (pas près de ralentir, si l’on en croit les analystes, tels qu’IDC qui prévoit une multiplication par 44 d’ici 2020), Microsoft réaffirme sa volonté d’être un des tous premiers acteurs sur le marché de la gestion des données, dans l’entreprise, mais aussi dans le cloud. Parmi les principales annonces faites au PASS Summit, voici un court résumé des nouveautés qui illustrent cette volonté : Lire la suite…

Le CG71 sur Windows Azure

[Mise à jour 2/10/2011]

Le conseil Général de Saône et Loire a ouvert son portail de partage de données publiques www.opendata71.fr. le 30 septembre.

L’intégralité du lancement est disponible ici.

[fin de la mise à jour]

l’objectif du site est affiché sur sa page d’accueil : “Le Département de Saône-et-Loire libère ses données publiques. Rendant accessible des millions d’informations sur des thèmes divers, cette démarche permet aux citoyens de pouvoir consulter, comparer et analyser des données ; donc de pouvoir acquérir de la connaissance et de participer aux débats.

L’initiative est intéressante à plusieurs titres :

  • Tout d’abord parce que la plate-forme est une vitrine pour OpenData, mouvement visant à faciliter la mise à disposition de tous les informations jusqu’à lors difficilement consultables. Le CG71 va ainsi publier :
    • Les finances publiques avec arriéré de 10 ans
    • Les prestataires sur les marchés publics
    • La liste d’attribution des subventions
    • Les dépenses de l’administration
    • Les dettes et créances
  • Le sponsor du projet n’est autre que le président du Conseil Général, Arnaud Montebourg, qui utilise le projet pour argumenter sur une partie de son projet politique : transparence, démocratie participative et lutte contre la corruption. Deux citations positionne l’enjeu selon Mr Montebourg :
    • Si la population est mal informée, les dirigeants ne sont plus des chefs mais des maîtres.”
    • Il y a eu la révolution arabe grace à wikileaks, il y aura la 6e république grâce à l’open data.”
Le troisième point qui nous semble intéressant dans ce contexte est que la plate-forme du CG71 est bâtie sur …Windows Azure !
Une bien belle référence pour Microsoft France, qui s’efforce de convaincre le marché de la pertinence de sa plate-forme Cloud ! Quand on connait le manque d’enthousiasme du secteur publique à envisager le recours au Cloud Public (américain) pour ses applications et ses données, l’exemple du CG71 prend un intérêt vraiment particulier.

Les secrets du modèle Open Source révélés par Google ?

La procédure en cours entre Google et Oracle a des effets de bords (Oracle rappelons-le est opposé à Google au sujet de Java que la société a acquis avec le rachat de Sun l’année dernière). Google a du rendre public un document interne pour la procédure dans lequel il détaille les bases du business plan d’Andoid. La firme de Mountain View répond dans ce même document à LA question qui hante toutes les sociétés travaillant autour de l’Open Source : ”Si on le distribue gratuitement avec les sources un logiciel, comment en tirer un bénéfice ?“. La réponse vient en deux points (faisant référence bien sur à Android dont nous avons déjà examiné dans ces colonnes le caractère parfois assez fermé) :

  • Il ne faut pas développer de manière transparente (au fil de l’eau), mais ne rendre le code source disponible qu’une fois le développement terminé
  • Il faut donner un accès au code en beta du logiciel seulement aux partenaires qui fabriquent et distribuent des appareils suivant nos règles (c’est à dire Motorola et Verizon). Ils obtiennent ainsi un avantage non-contractuel avec une mise sur le marché plus rapide, mais en échange ils respectent notre standard.

Au moins, ce que beaucoup soupçonnaient se révèle au grand jour. C’est franchement une demi-surprise. Les pratiques vont-elles changer après le rachat de Motorola (le document cité est antérieure à ce rachat) ? Ou logiquement s’amplifier pour favoriser l’entité interne ? Une chose est sure en tout cas, le mot “Open” à une traduction particulière pour google…

Open Source et Google : une relation parfois ambigue

Nous nous en étions largement fait écho dans ces colonnes, la position de Google vis à vis de l’Open Source est parfois très ambigue. Nouvel épisode en date cette fin de semaine, où Google vole au secours de son partenaire Motorola.

Dans la procédure qui oppose Motorola à Microsoft au sujet d’Android, Google intervient (enfin) pour demander à l’ITC (International Trade Commission) de ne pas prendre en compte le témoignage d’un expert de Microsoft, sur le motif qu’ il aurait eu accès aux sources d’Android sans l’autorisation de Google (ah bon ce n’est pas en OpenSource ?). Google en rajoute une couche en précisant que  « le code source confidentiel indument fourni à l’expert est un code source hautement propriétaire que Google ne partage pas même avec ses partenaires, tels que Motorola »… Que faut-il rajouter de plus ?

Oracle donne OpenOffice à la fondation Apache : le coup de pied de l’âne ?

Nous nous demandions depuis plusieurs mois quel avenir Oracle réservait à OpenOffice, suite à la scission opérée après l’été dernier avec la Document Fondation : le suspense est désormais terminé, puisque Larry Ellison vient d’annoncer qu’Oracle confiait OpenOffice à la fondation Apache.

Officiellement, tout le monde applaudit :

  • IBM, qui « accueille positivement le versement du code OpenOffice à la fondation Apache ».
  • La Document Foundation, à l’origine du fork d’OpenOffice appelé LibreOffice, se félicite en premier lieu de cette ouverture, et confirme son intention de collaborer avec la fondation Apache.

Les dessous de l’affaire sont vraisemblablement moins « bisounours » qu’il n’y paraît (cf. article de la lettre Calipia n°71 du mois d’octobre 2010 – OpenOffice est-il mort ?). Il semble en premier lieu qu’IBM ait fait pression auprès d’Oracle pour que la cession soit faite à la Fondation Apache. Plusieurs raisons pour l’expliquer :

  • La licence Apache permet d’envisager plus simplement l’intégration du code à une offre commerciale telle que Symphony (le fork OpenOffice d’IBM, actuellement basé sur le code d’OpenOffice 3.x) ; beaucoup plus facilement que la licence GPL v3 choisie pour LibreOffice.
  • La communauté LibreOffice n’a pas attendu IBM pour prendre le leadership sur la feuille de route de la suite : le chemin pris ne correspond donc pas forcément à ce que souhaite IBM pour une ré-exploitation dans Symphony (cf. par exemple les changements effectués dans LibreOffice 3.4 http://fr.libreoffice.org/telecharger/nouvelles-fonctions-de-la-version-3-4/).

C’est donc en quelque sorte un coup de pied de l’âne qui est fait à LibreOffice par Oracle : le marché se retrouve en effet avec deux évolutions – divergentes à notre avis – d’Open Office, ce qui n’est pas une bonne nouvelle pour la suite libre, dans la mesure où de nouvelles questions se posent, pouvant gêner l’adoption de ces suites : Qui de LibreOffice ou OpenOffice/Symphony est-il le plus pérenne ? Quelle interopérabilité entre les différentes suites à terme ? Quel avenir pour les différentes communautés, et comment peuvent-elles réellement travailler en synergie sur deux projets dont les motivations sont divergentes ? etc.

Open Source et Google : encore un coup de couteau dans le contrat…

Nous en parlions dans la dernière lettre Calipia et dans ce blog, l’Open Source est de plus en plus malmené par pas mal d’acteurs et par Google en particulier. Dernière annonce en date, hier où le géant de l’Internet, à l’occasion du lancement de ses Chromebooks, a précisé que son OS (“Open Source”) ne sera finalement pas distribué à d’autres que Samsung et Acer

Après Android il y a quelque temps, exit donc les possibilités pour la communauté d’accéder aux sources de ChromeOS et mettre en place ce système pour sa propre machine.

Les puristes de la GPL apprécieront… Mais bon, pas ou peu de réactions. Au fait, quelle société finance le plus “les communautés” Open Source actuellement ? Sans doute aucun rapport :)

“Effet de bord” de l’accord Microsoft – Nokia : ce dernier supprime 7000 postes…

Suite à l’abandon à terme par Nokia de Symbian (après, ironie de l’histoire, en avoir pris le contrôle total il y a deux ans), au profit de Windows Phone 7 , la firme décide de supprimer 7000 emplois dont 3000 qui seront cédés à Accenture pour poursuivre (?) le développement mais surtout la maintenance de Symbian…

Les 4000 autres seront supprimés dans les centres de R&D du constructeur, principalement en Finlande, au Danemark et en Grande-Bretagne.

On découvre également, au travers du schéma communiqué par Nokia, l’abandon plus ou moins programmé de Meego, la plate-forme Mobile Open Source destinée historiquement au marché des netbooks…

Pour tester les technologies star de l’Open Source en toute simplicité…

Comment tester les principales technologies Open Source sans se heurter rapidement aux problèmes d’installation, aux prérequis matériels et logiciels ?

C’est clairement ce que TurnKey propose en mettant à disposition des machines virtuelles préconfigurées, voire un fonctionnement direct dans le Cloud (via les services du leader : Amazon EC2). Un cas pratique d’IaaS. Ces machines sont disponibles en ISO bootables ou directement au format VMWare ou OVF (Open Virtualization Format : utilisable avec l’outil Libre VirtualBox d’Oracle/Sun par exemple), rien en revanche pour Hyper-V…

Il y en a plus de 45 applications  différentes qui sont proposées :

  • Les principaux CMS : Drupal, DokuWiki, WordPress, Joomla…, etc.
  • Les boutiques : Magento, Prestashop…, etc.
  • Des  environnements pré-configurés pour faire tourner des développements : Ruby on Rails, Tomcat, Google App Engine…, etc.
  • Des serveurs de fichiers, un serveur de mail, un controleur de domaine….

Le système proposé  intègre aussi un système de mise à jour automatique, qui permet aux VM d’être toujours à jour en terme de composants.

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