Bill Gates était récemment interviewé par  CNBC aux états unis. Il est bien entendu revenu sur les Surfaces de Microsoft et Windows 8 pour dire tout le bien qu’il pensait de ces deux produits en insistant sur le fait qu’il serait de plus en plus difficile dans les années à venir de distinguer chez Microsoft les Tablettes desPC, Surface offrant "la portabilité d’une tablette avec la richesse d’un PC". On est pas très loin du slogan "la tablette sans compromis". En dehors du service après vente, important à faire en se moment sur Windows 8, son intervention avait aussi pour but de confirmer les décisions de Microsoft, alors que Zdnet (US) à fait un tribune remarquée sur "Windows 8 : le New Coke de Microsoft" faisant référence à  l’échec de Coca Cola qui avait essayer de changer la formule de son produit phare, avant d’être obligé de revenir en arrière (et de remettre le bouton démarrer ?…).
Mais Bill Gates en a profiter pour dire une fois de plus ce qu’il pense de l’iPad : "Beaucoup d’utilisateurs d’iPad sont frustrés, ils ne peuvent pas taper, ils ne peuvent pas créer de documents et ils n’ont pas Office.".
Comment lui dire… S’il est vrai que le temps passé sur l’iPad est à 90% de la consultation, il existe maintenant de nombreux usages de création et de très nombreuses applications pour cela, en particulier dans le domaine de la Bureautique (et compatible avec Microsoft Office), QuickOffice HD (Google) Documents-to-go, mais aussi Pages, Numbers et Keynotes (Apple), et des dizianes voir des centaine d’autres…
Visiblement Bill pense encore que "Office doit sauver le soldat Windows 8". Pour les plus anciens de Microsoft Windows est l’alpha et l’Omega de la Stratégie et la société, "Quand Windows va, tout va !". Mais les temps ont changés, il faut se rendre à l’évidence que le mot Windows ne sert plus à vendre aux utilisateurs, il aurait même pour certaines générations un petit coté "vieillot", il nous rassure nous informaticiens, mais consumerisation de l’IT aidant, nous sommes obligés de composer pour prendre nos décisions avec les utilisateurs !
De plus, pour en revenir à Office, la réalité est que si Microsoft tarde encore à lancer son Office sur la plateforme iOS (et demain Android), les utilisateurs auront trouvé des alternatives crédibles, le danger étant qu’au déclin du revenu Windows risque de suivre le revenu Microsoft Office…(pour rappel, Windows et Office représente à eux deux plus de 70% du bénéfice de Microsoft…). Alors Monsieur Gates, un petit effort pour lever le veto sur la sortie de Microsoft Office sur iPad !
7 mai 2013 
Microsoft a publié ses résultats trimestriels comme prévu hier soir : ils sont bons, même meilleurs qu’attendu !
Même chose il y a quelques années avec l’arrivée des PC. Ils allaient tout balayer sur leur passage. Résultat : des systèmes en plus et des serveurs qui ont grossi pour finalement reprendre les principales fonctions des Mainframes de l’époque: mémoire autocorrective, refroidissement par eau, virtualisation (cette dernière date des années 70 avec le système VM d’ IBM sur Mainframe), etc…
C’est sans doute la question quasi existentielle que se pose Microsoft ! Faut-il y aller ? Où plutôt, Microsoft peut-il ne pas s’y résoudre ? Si le problème n’est pas technique (il suffit de voir les différentes fuites des copies d’écran sur le Web, ou les erreurs de publication de certains sites officiels…), le code est sans aucun doute déjà opérationnel. Il s’agit d’un problème hautement stratégique avec ses bénéfices et ses craintes.
Nous apprenions en fin de semaine que Microsoft France était sur le coup d’une menace de redressement fiscal de la bagatelle de 52,5 millions d’euros… Ce petit redressement serait pour les exercices fiscaux 2007 à 2009. En cause le statut d’Agent Commissionné. BFM expliquant que le taux de ce dernier (à 18%) serait trop faible, un taux de 25% (celui que l’entité française appliquait avant) serait plus adapté. Sur quelles bases ? le taux de 18% exclurait la présence de forces commerciales, toujours selon la chaine TV… Tient donc, alors autant supprimer toute représentation commerciale des différents acteurs informatique : Google, Amazon, Apple et Oracle  !

C’est à l’occasion du lancement aujourd’hui d’Office que Steve Ballmer à confié à Bloomberg, tout le bien qu’il pensait de Dropbox : une « bonne petite startup »…
Alors certains d’entres eux sont tentés, Samsung hier, Lenovo, Acer, et maintenant HP d’aller vers le marché du Chromebook ! Attendant de l’autre champion de la Consumerisation qu’est Google qu’il leur montre la voix du succès… Pas sur qu’avec ce dernier, dont la promesse reste encore à tenir, leurs permettent de restaurer leurs marges ! Difficile avec un portable sous la barre des 300 €… Pas sur non plus, qu’Intel puisse en tirer des bénéfices : ces machines sont basées sur nouveaux "anciens" processeurs Celeron sans doute un peu poussif…
Microsoft aurait entamé des discussions pour racheter l’équivalent de 3 milliards de dollars du capital de Dell. Le constructeur texan serait engagé dans une opération de "Buy Out" (rachat d’actions) par une société spécialisée dans ce type d’opérations, Silver Lake Partners. L’objectif pour Dell est de racheter ses actions en circulation, et de gagner ainsi la maîtrise de l’ensemble de son capital. Une opération qui, on s’en doute, réclame des moyens financiers importants. Dans ce cadre, Microsoft financerait donc une partie de l’opération (3  b$ sur une valeur totale estimée de Dell à 23 b$), et deviendrait (tout ceci est encore très largement au conditionnel) un actionnaire important du constructeur américain.
