Archives de Tag: Google
Boston

Boston choisi Google Apps à la place d’Exchange

Après l’Académie de la Marine, le Boston Globle Report, c’est au tour de la ville de Boston de choisir de remplacer sa messagerie Exchange par Google Apps et Gmail en particulier. 20 000 boites au lettres sont concernées.

Google marque indéniablement des points face à Microsoft chez pas mal de clients, en particulier outre atlantique. Et ceci alors que Microsoft continue ses campagnes en insistant sur les problèmes de sécurité et de confidentialité de son rival.

Alors pourquoi des clients bien informés choisissent la messagerie de Google ?

S’il est vrai que Google indexe (offre Entreprise ou pas) les mails de Gmail, afin d’en savoir plus sur les utilisateurs et ainsi mieux ciblé les publicités, pourquoi l’argument de confidentialité ne porte-t-il pas autant dans le choix d’un système de messagerie ? Quelques éléments de réponses à mon avis :

  1. Beaucoup de décideurs pensent encore que Google n’indexe pas les messages dans l’offre Entreprise.
  2. Nous ne voyons plus la messagerie comme une application interne, ni même parfois comme une application d’entreprise, mais une simple "commodité" d’échange dont la confidentialité n’est de toute façon pas garantie : nous n’échangeons jamais ou très peu, de mail cryptés dès lors qu’ils sortent de l’entreprise, alors quoi bon protéger le système.
  3. Les clients qui choisissent Gmail le font principalement pour des utilisateurs dont l’usage de la messagerie n’est pas à priori confidentiel.
  4. Ou encore certains qui pensent que Google, Microsoft ou d’autres, peu importe, nous sommes tous espionnés par la NSA et consorts, alors pourquoi pas se contenter de prendre le moins cher !

Nous reviendrons sur ce sujet en particulier lors du prochain Briefing Calipia. N’hésitez pas à vous inscrire si ce n’est pas déjà fait :)

googlerola

Un juge renvoie Motorola dans ses buts

La guerre des brevets entre le monde Androïd et les autres bat son plein, à coup de procès croisés, dans tous les sens (voir ici l’article du blog Calipia). Depuis un an, Google par le biais de sa filiale Motorola demande des royalties à Microsoft pour l’utilisation de certains de ses brevets relatifs au wifi 802.11 et au protocole vidéo H.264. Jusque là tout est normal puisque Motorola dispose effectivement de brevets sur ces technos que Microsoft utilise dans une large palette de ses solutions.

Là où les choses ont dérapé et amené Microsoft et Motorola devant la justice, c’est lorsque Motorola a chiffré le montant de ses royalties à 4 milliards de dollars/an, quand Microsoft proposait dans le même temps un peu plus de 1,2 millions de dollars…Cette différence gigantesque provient des positions respectives des 2 acteurs :

  • Motorola demande 2,25% du chiffre d’affaire de tous les produits Microsoft intégrant les technologies concernées.
  • Microsoft, de son côté, indique que les brevets détenues par Motorola rentrent dans une catégorie particulière, FRAND, qui définit les brevets protégeant des technologies qui sont des standards. Ainsi un brevet FRAND oblige son titulaire à céder des droits d’usages à tous ceux qui en font la demande, et à des conditions équitables. D’où le montant proposé par Microsoft pour l’usage des brevet de Motorola.

En fin de semaine dernière un juge américain a tranché, après analyse du dossier, consultation de nombreux experts, et abouti à la somme de 1,79 millions de dollars annuels (moins de 0,05% de la somme demandée par Google) soit un peut plus que ce que Microsoft proposait, mais à des années lumière des prétentions de Motorola. Microsoft s’est, bien entendu, félicité de la décision du juge. Lire la suite…

Adobe va contribuer à Blink, le futur moteur de rendu de Google

logo adobe

Google a récemment annoncé sa décision de "forker" le WebKit (moteur de rendu d’origine Apple) pour créer son propre composant : Blink. Adobe vient de son côté de préciser que l’éditeur contribuera à ce nouveau venu. Il ne s’agit pas d’une réelle surprise, car Adobe est familier de ces coopérations avec les différents acteurs du web, collaborant ainsi avec Mozilla sur Gecko, Microsoft sur Trident, Apple sur WebKit, et demain Google sur Blink. Pour Adobe, le maintien d’une hétérogénéité autour des navigateurs est une chose essentielle, et celà passe par un travail sans a priori avec tous les acteurs impliqués. L’abandon par Opera de son propre moteur de rendu au profit du webkit ne semble donc pas avoir marqué le signal d’une consolidation autour du poulain d’Apple. La guerre des navigateurs a donc repris, et les alliances aussi.

A noter, de façon anecdotique, que Microsoft vient de déposer le nom Blink, quelques jours seulement après l’annonce de Google :) . Selon les infos disponibles à l’USPTO (United States Trademark and Patent Office), l’objet de ce dépot est associé à un logiciel de prise de photo, et plus précisément il s’agit pour Microsoft d’une application développée par Microsoft Research permettant des prises de photos en rafale et intégrant également une technologie de stabilisation d’images. Quelques échanges d’amabilité entre Google et Microsoft sont donc à prévoir autour de l’utilisation du terme Blink.

iOS : Apple en progression dans les entreprises

Une nouvelle étude qui confirme celle de Good Technology : Apple est en progression dans les entreprises. C’est Citrix qui le confirme cette fois (éditeur  sur iPhone, iPad et Android de sa solution terminaux léger : Receiver).

Apple avec 58% est en progression, tandis qu’Android est en régression à 38% au niveau global. Windows Phone n’évolue pas à 7%.

Citrix.iOS

Ceci s’explique sans doute par un manque de standardisation coté Android (n terminaux dans n versions du système d’exploitation), mais aussi par une offre plus restreinte d’MDM (Mobile Device Management) lorsque l’on regarde finement le couple versions+systèmes (nous reviendrons sur ceci lors du prochain Briefing Calipia) et enfin une sécurité moindre (point plus crucial dans les entreprises).

Google et la vie privée… qui a dit "privé" ?

privacyVsGoogleGoogle a la culture du secret pour ses projets les plus important. Impossible de connaitre par exemple le lieu et le nombre de ces Datacenters, mais aussi ses procédés et méthodes de numérisation des documents, ce qui était encore rappelé hier soir dans l’excellent dossier d’Arte sur les bibliothèques numériques de Google : "le livre selon Google" (à voir en rediffusion sur le site d’Arte pendant 7 jours). Mais les secrets que gardent jalousement Google sont nos données personnelles, notre "Vie privée" qui l’est de moins en moins pour eux…

Pas plus tard qu’hier les CNIL de différents pays européens s’en sont une nouvelle fois inquiétées après de nombreuses mises en garde. Ainsi  la CNIL a annoncé hier avoir engagé une « action répressive concertée » avec cinq autres de ses homologues contre Google. Le G29, groupe européen des autorités de protection, avait dénoncé lui aussi depuis plusieurs mois les nouvelles règles de confidentialité du géant de l’Internet. Il y a un an Google avait fusionné les 70 règles de confidentialité et mentions légales de ses différents services en deux documents. La CNIL avait adressé un questionnaire à l’entreprise sur le thème du  manque de contrôle de l’utilisateur sur ses propres données mais ainsi plus généralement du  manque d’informations sur les méthodes de Google.  A critiques et demandes, reprisent par le G29, le géant de Muntain View, n’avait répondu que très partiellement, éludant les questions essentielles touchant au contrôle de l’utilisateur sur ces données (y compris dans le cadre d’un contrat "entreprise" payant).

Face à ces actions et gesticulations, pas de quoi inquiéter le géant dans l’immédiat : l’amende infligée par la CNIL ne peut pas dépasser 300 000 €, montant ridicule pour la firme qui doit réaliser en France plus d’un milliard de chiffre d’affaire (pas le CA déclaré par Google France, mais le CA réalisé en France…). La seule sanction que le Géant craint est la sanction "médiatique" ou celle d’états qui demain jugeront que Google n’a pas l’autorité nécessaire pour conserver autant d’informations sur leurs citoyens… (même si ces derniers sont consentant en acceptant les clauses de confidentialité de Gmail, Google +, etc..)

Les choses bougent un peu aussi aux US puisque l’on apprenait aussi hier la demission de la directrice de "la vie privée" de Google, Alma Whitten, après dix ans de présence dans l’entreprise. Amusant, au passage ce titre de "directrice de la vie privée" :  une chose que tout le monde doit respecter, est pour Google une "direction dans l’entreprise"‘, à moins que celà ne soit en fait simplement la direction de leur plus précieux "produit": "notre vie privée" :)

Une tablette Google nexus 7 çà se mérite !

nexus 7Nous nous sommes déjà moqué du caractère un peu "artisanal" du magasin en ligne Microsoft pour acheter une tablette Surface RT (des parties en allemand, un parcours de vente peu lisible…). Par esprit de justice :) , je vais vous parler de notre "expérience" d’achat sur le Google Play, le magasin en ligne de Google.

Nous avons ainsi depuis plusieurs semaines commandé quelques tablettes nexus 7. Je devrais plutôt dire tenté de commander. En effet, Google sème le processus d’achat d’obstacles en tout genre, promenant l’acquéreur entre Google Play (le magasin), Google Wallet (le site de paiement) et Google Commerce (le site qui exécute l’opération demandée). A l’heure de la dématérialisation et de la communication synchrone, Google met de 2 à 3 jours pour accepter une commande passée sur Google Play, dont le paiement a été accepté sur Google Wallet… Au bout du compte, notre taux de "réussite" se situe aux environs de 30% (1 commande effectivement livrée pour 3 commandes passées). Attention, il ne s’agit pas de commandes qui se sont "perdues dans les limbes", mais de commandes qui ont été rejetées par Google. Le motif invoqué pour cela ? Les voici telles que le mail envoyé par Google Wallet nous les donne (à J+2 de la commande): "Nous constatons que vous avez créé plusieurs comptes afin de bénéficier de notre promotion actuelle. Toutefois, les conditions de cette promotion n’autorisent pas la création de plusieurs comptes. Nous avons donc suspendu votre compte et les transactions associées. Vous pouvez à présent continuer à effectuer des achats avec votre compte Google Portefeuille d’origine.  Les conditions de la promotion ont été élaborées pour garantir un confort d’utilisation maximal pour tous. Si vous continuez à utiliser votre compte sans respecter ces conditions, vous risquez de ne plus être autorisé à effectuer d’achats via Google Portefeuille à l’avenir". Dans la pratique, nous n’utilisons qu’un compte Google, et il n’est aucunement question de promotion sur le magasin Google (voir la copie d’écran ci contre, ou allez vous même sur le magasin)….Comme quoi, çà se mérite d’être client de Google, qui semble exercer un pouvoir discrétionnaire pour décider à qui accorder ce "privilège". Nous connaissons chez d’autres constructeurs (Apple par exemple) les restrictions imposées pour limiter le nombre de produits commandables en une fois. Mais en cas de refus, Apple utilise un vocabulaire plus commercial pour expliquer son refus d’honorer la commande, sans se cacher derrière de promotions imaginaires, ni l’utilisation de plusieurs comptes/identités pour passer outre les limites.

J’espère que Google, qui voit tout et entend tout, ne m’en voudra pas de cette tirade un peu énervée à l’encontre de ses procédés commerciaux, et ne blacklistera pas Calipia sur ses différents sites, en tout cas pas plus que maintenant…

Même la Chine a peur de Google …

androidEnfin presque ! A tout le moins l’administration chinoise se méfierait d’Android, si l’on en croit l’information relayée la semaine dernière par Reuters concernant un livre blanc publié par le ministère chinois de l’Industrie et des Technologies de l’Information. Selon les éléments rapportés par Reuters, la Chine considèrerait que le contrôle de Google sur l’industrie du mobile chinois serait trop important au travers d’Android.

L’écosystème d’Android est soumis à de nombreuses tensions (surement la rançon du succès). Ainsi nous nous sommes récemment fait l’écho de la tentation propriétaire qu’exerce Google sur Android, prétendument Open Source, ou de la volonté de Samsung de diminuer sa dépendance vis à vis du système d’exploitation de Google. Plus anciens encore, les propos de Richard Stallman sur le caractère "ni libre, ni Open Source d’Android". En Chine plus précisément, Google affronte de nombreuses réactions négatives, qu’il s’agisse du développement du moteur de recherche chinois Baidu qui prend toute la place sur le marché, ou des récentes (supposées) interventions de Google pour empêcher Acer de se lancer dans la production d’un smartphone chinois avec Alibaba, sous le prétexte que le système d’exploitation, Aliyun,  envisagé pour les produits Acer sur le marché chinois ne respectait pas les règles de compatibilité définies par Google.

Les propos du livre blanc sur le contrôle trop important d’Android sur le le marché chinois, si ils étaient suivis d’effet, constitueraient donc un niveau supplémentaire dans les pressions autour de Google en Chine, le premier marché du monde, mais aussi un très féroce compétiteur.

Le nouveau Chromebook Pixel

chromebook pixel

Google vient d’annoncer un nouveau venu dans son offre, le Chromebook Pixel, positionné en haut de gamme, contrairement aux précédents Chromebook. Google cible d’ailleurs de façon frontale le Mac Book Air d’Apple, avec son nouvel outil. En termes de spécifications, le Pixel intègre :

  • un écran tactile de 13 pouces, avec une définition de 2560 x 1700,"la plus haute densité de pixels de tous les écrans de portables du marché actuel" selon Google.
  • clavier rétro éclairé
  • un poids de 1,5 kg
  • un SSD de 32 GO pour la version de base
  • bien entendu, l’accès direct aux principaux services de Google : Gmail, Google Drive (avec en promo, 1 TO de stockage gratuit pendant 3 ans), Google + Hangouts, YouTube …

Le tout pour un prix "haut de gamme" de 1299$ pour la version d’entrée de gamme (32 GO SSD et seulement wifi), ou 1499$ (64 GO et carte LTE/4G) !

Les Chromebook actuels sont positionnés sur de l’entrée de gamme, avec des prix aux alentours de 3 à 400€. Malgré un prix d’entrée assez bas, ces terminaux n’ont pas vraiment créés de vagues de fond. Alors, que va véritablement apporter celui ci avec un prix similaire aux Macbook Air et autres PC portables haut de gamme ? Les Power Users que visent explicitement Google avec son nouveau terminal vont ils "acheter" ce concept ? J’en doute personnellement. Pourquoi un utilisateur avancé irait-il payer le même prix (voire plus cher) que pour un PC ou un Macbook Air (un MacBook Air 13 pouces avec un SSD de 128 GO vaut 1199 €), et disposer d’un terminal basé sur un OS qui n’a pas fait ses preuves, basé sur un accès Internet permanent, ne permettant pas de faire fonctionner les logiciels habituels (Windows et Mac OS) ??

Peut être en fait, cette annonce n’est elle qu’un argument marketing pour Google, afin d’exister sur ce marché haut de gamme. Google ne compte pas vendre ce type de produit, mais simplement positionner un Chromebook en face des MacBook et autres Sony Vaio. Mais même là, l’annonce de Google reste quand même assez peu lisible.

Lunettes Google : pré-commandes et vidéo d’usage !

Google communique sur son projet de lunettes connectées, les "google glass", depuis environ 1 an.

Un toute nouvelle vidéo, publiée sur YouTube, nous éclaire aujourd’hui sur différents scénarios d’usages, dans une perspective "à la première personne" très impressionnante :

En parallèle, l’objet – qui devrait coûter aux alentours de 1500$ – est ouvert aux pré-commandes. Une petite condition : participer au concours "If I had a Glass", dans lequel il faut décrire en 50 mots max ce que vous feriez avec ces fameuses lunettes. les suggestions doivent être postées sur Twitter ou Google+ avec le hashtag #ifihadaglass.

Vous avez jusqu’au 27 février !

Face à Google, Office 365 gratuit pendant 90 jours pour les petites entreprises

Microsoft n’a pas tardé à répondre à l’annonce de Google concernant l’arrêt de l’accès gratuit à son offre entreprise, jusque là possible pour les organisations de moins de 20 employés (nous l’avions relayé sur notre blog, avec Office365-90freel’annonce de l’arrêt de la gratuité pour le support d’Active Sync par Google).

En réponse, Microsoft vient donc d’allonger de 30 à 90 jours la période d’essai gratuite de l’offre Office 365 pour les petites entreprises jusqu’à 10 employés ; cette offre est valable jusqu’à fin février 2013.

 

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