La guerre des brevets entre le monde Androïd et les autres bat son plein, à coup de procès croisés, dans tous les sens (voir ici l’article du blog Calipia). Depuis un an, Google par le biais de sa filiale Motorola demande des royalties à Microsoft pour l’utilisation de certains de ses brevets relatifs au wifi 802.11 et au protocole vidéo H.264. Jusque là tout est normal puisque Motorola dispose effectivement de brevets sur ces technos que Microsoft utilise dans une large palette de ses solutions.
Là où les choses ont dérapé et amené Microsoft et Motorola devant la justice, c’est lorsque Motorola a chiffré le montant de ses royalties à 4 milliards de dollars/an, quand Microsoft proposait dans le même temps un peu plus de 1,2 millions de dollars…Cette différence gigantesque provient des positions respectives des 2 acteurs :
- Motorola demande 2,25% du chiffre d’affaire de tous les produits Microsoft intégrant les technologies concernées.
- Microsoft, de son côté, indique que les brevets détenues par Motorola rentrent dans une catégorie particulière, FRAND, qui définit les brevets protégeant des technologies qui sont des standards. Ainsi un brevet FRAND oblige son titulaire à céder des droits d’usages à tous ceux qui en font la demande, et à des conditions équitables. D’où le montant proposé par Microsoft pour l’usage des brevet de Motorola.
En fin de semaine dernière un juge américain a tranché, après analyse du dossier, consultation de nombreux experts, et abouti à la somme de 1,79 millions de dollars annuels (moins de 0,05% de la somme demandée par Google) soit un peut plus que ce que Microsoft proposait, mais à des années lumière des prétentions de Motorola. Microsoft s’est, bien entendu, félicité de la décision du juge. Lire la suite…
30 avril 2013 
Les années 2000 sont loin, où Microsoft était quasiment le seul industriel scruté par les autorités antitrust de la planète (Redmond ne s’en plaindra certainement pas
Kodak, en dépôt de bilan depuis le début de l’année 2012, tente de gratter les fonds de tiroir en vendant aux enchères par appartement son portefeuille de brevets. Selon le Wall Street Journal, la dernière cession prévue concerne un paquet de 1100 brevets, sous forme de 2 lots, qui devraient trouver preneurs prochainement. Ces brevets concernent, pour le lot 1, des technologies  de capture et de traitement d’images sur des appareils photos et autres devices mobiles, le second lot contenant quant à lui des technologies relatives au stockage et à l’analyse des images.
C’est en tout cas ce qu’indique
Le terme anglais Patent troll corrrespond aux sociétés qui n’ont qu’une seule activité juridique, visant à utiliser les brevets dont elles sont détentrices pour attaquer en justice d’autres acteurs qui violeraient ces brevets, mais sans jamais elles-mêmes exploiter ces brevets pour innover et produire. Ces mercenaires des brevets (voir
Le 11 avril dernier, 

Après avoir largement contribué à la disparition de Netscape, Microsoft parachève le travail diront certains, en faisant l’acquisition de 800 brevets auprès d’AOL, pour un peu plus d’un milliard de dollars (tiens, le même montant que celui consenti par Facebook pour le rachat d’Instagram
Nous 
