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Facebook Home : une victoire en trompe l’oeil pour Android

Facebook HomeComment passer à coté ce matin (et hier soir) de l’annonce de la surcouche Facebook pour Android ? Les différents médias reprennent l’essentiel de la conférence de presse d’hier soir, avec les démonstrations  et les caractéristiques du téléphone HTC First (assez modestes au passage, ce qui semble indiquer un prix assez bas) qui sera lancé mi avril.

Je pense que nous pouvons néanmoins en tirer quelques remarques à chaud.

La première touche au système utilisé. Facebook n’a pas développé son propre OS, ni son propre matériel. Ni même en apparence un "fork" d’Android (version spécifique qui vivrait sa vie indépendamment de la souche Google). Non l’essentiel n’est pas là pour Facebook, l’essentiel est le soft et le nouveau Lanceur applicatif. Et ceci est possible sur Android. On parle ainsi beaucoup plus d’un Skin Facebook que d’une application.

C’est donc en apparence un beau succès de popularité pour le système de Google. Nous n’imaginerions pas qu’Apple valide une telle application qui modifie le lanceur et la home page ! Elle serait par ailleurs impossible à développer sur un iPhone non Jailbreaké.

Mais c’est à mon avis une victoire de courte durée : imaginons deux minutes que cette surcouche ai un grand succès, Google en prendra nécessairement ombrage (FaceBook est perçu par ce dernier comme son plus important concurrent, sur un marché qui représente 97% de ses revenus : la pub). Que fera-t-il ? Modifier Android pour interdire ce type d’application ? Impossible ou sinon les constructeurs de téléphone ne le suivront plus, préférant garder la surcouche Facebook… Petit à petit Facebook pourra augmenter fonctionnellement son application, capter un peu plus l’utilisateur (et donc les revenus publicitaires associés) diminuant l’usage des applications Google installées, Android n’étant plus alors que de la vulgaire tuyauterie ! Une situation forcément inacceptable pour le géant de Mountain View, qui a investi des milliards de dollars dans Android, justement pour capter le temps et les habitudes des utilisateurs !

Si cette surcouche n’est finalement pas une bonne nouvelle pour Google, ce n’est pas non plus une très bonne nouvelle pour ses concurrents. En particulier pour Microsoft, qui se voit même d’un point de vue communication amputé de son premier argument marketing autour de Windows Phone : "People First", Facebook en a fait hier soir l’axe de sa communication pour Facebook Home ! Microsoft avait raison, oui mais après, en informatique, avoir raison le premier n’a pas souvent été synonyme de succès… Le succès d’Android face à Microsoft et Apple repose largement sur sa diversité (à la fois matériel, et logiciel), Facebook Home le prouve une fois de plus et renforce ainsi son positionnement. ce n’est pas non plus à mons avis une excellente nouvelle pour Blackberry, qui voit, tout au moins médiatiquement, l’intérêt pour sa nouvelle interface un peu éclipsé par cette annonce.

Et dans l’entreprise ? Verrons nous demain débarquer ces téléphones "Facebook Home" en équipement BYOD ? Quelles seront les usages ? Les MDM s’y adapteront-ils ? Difficile d’y répondre actuellement, même si le premier positionnement sera sans doute sur des tranches d’age plus jeune.

RIM : bientôt la fin ?

Rien ne va plus chez le constructeur canadien. Après avoir déclaré hier que la société allait perdre encore beaucoup d’argent ce trimestre, elle allait sans doute encore procéder à des suppressions de postes. Une vente au moins partielle n’est plus à exclure.

Parmi les options évoquées, on trouve la plateforme logicielle BlackBerry, plus attrayante avec la sortie prochaine de BB 10. Alors que certains rachètent des constructeurs (Google-Motorola), ou signent montent de partenariats plus forts (Microsoft-Nokia) pour donner plus de cohérence à leur offre de logiciel, RIM prendrait le chemin inverse après avoir en vain essayé de se vendre à Samsung, mais le prix de 10 milliards de dollars demandé avait été jugé trop élevé…

BlackBerry 10 : le va-tout de RIM

La société canadienne à la peine actuellement vient de présenter le futur de sa plateforme : BB10.

Une solution qui ressemble à s’y méprendre à la stratégie de Microsoft : une refonte complète de sa plateforme mobile. Etrange parallèle entre ces deux sociétés leaders des années 2000 en matière de smartphone pour les entreprises, en difficultés, qui repartent de la feuille blanche ou presque. Espérons pour elles que le succès sera au rendez-vous !

En tout cas l’interface, expliquée dans la vidéo ci dessous (source The Verge) ne manque pas d’atouts et à le mérite (comme pour Windows Phone) de ne pas copier celle d’iOS et de ne pas être une nème déclinaison d’un skin Android…

Office 365 : service Blackberry en janvier prochain

On savait depuis le mois d’Avril que le support des services Blackberry ne seraient pas immédiatement assuré dans Office 365. Microsoft demandait aux utilisateurs ayant besoin de ces services de rester sur BPOS en attendant des jours meilleurs. Si le début d’année 2012 était une date très plausible, c’est maintenant confirmé : se sera janvier 2012. La première beta sort ce mois officiellement. Le coût d’accès à ce service restera, comme pour BPOS, gratuit.

Autre nouveauté qui vient d’être annoncée (hier, à l’occasion de la conférence SharePoint qui débute à Anaheim) : un nouveau client SharePoint pour Blackberry, avec une mise à jours des services de SharePoint Online prévus pour la fin de l’année. Cette mise à jour service permettra entre autre, aux utilisateurs d’accéder aux Business Connectivity Services (BCS) pour se connecter à des sources de données externes afin de pouvoir rechercher des informations dans un outils de CRM par exemple.

Les deux sociétés qui se sont fortement opposées par la passé, sont ici des alliés objectifs pour jouer la carte de l’intégration en entreprise, à défaut de marquer des points côté grand public. Et c’est une excellente nouvelle.

Des clients Lync 2010 pour 5 plates-formes mobiles

La Worldwide Partner Conference 2011 de Microsoft ayant eu lieu du 10 au 14 juillet, vous aviez peut-être déjà l’esprit focalisé sur vos prochaines vacances.

Vous êtes donc tout pardonné si vous aviez manqué cette annonce faite par Kirk Gregersen (Microsoft Senior Director des équipes de développement sur Lync), concernant l’avenir des clients mobiles pour la plate-forme de communications unifiées Lync Server 2010.

Au cours du dernier trimestre 2011, Microsoft devrait boucler la disponibilité de ses propres clients lync natifs pour 5 plates-formes mobiles : Windows Phone 7 bien sur, mais aussi Android, Blackberry, iPhone et Nokia.

Cette feuille de route est très pertinente pour l’entreprise.

Dans le même temps, elle pose la question de la place de Skype dans la stratégie Microsoft ; d’un autre coté, le rachat de l’entreprise est toujours en cours, ce qui doit expliquer le manque d’informations officielles sur une stratégie de convergence (?) entre les différentes technologies chez Microsoft.

RIM supprime 2 000 emplois

Après des résultats décevants pour le 1er semestre de son année fiscale 2012, RIM annonce dans un communiqué de presse la suppression de 2000 emplois dans le monde, soit environ 11% de ses effectifs. Au terme de cette réduction, Research In Motion comptera environ 17 000 employés dans le monde.

Après Cisco, la société canadienne entame donc un « programme d’optimisation des couts », qui vise selon les termes de son communiqué à « éliminer les redondances et réallouer les ressources pour se concentrer sur les domaines qui offrent les meilleures opportunités de croissance et d’alignement avec les objectifs stratégiques de RIM ». Autre explication qui ne figure pas dans les termes de RIM, c’est de rassurer les marchés pour tenter d’endiguer la perte de confiance, qui s’est manifesté à la publication des résultats en juin dernier et a provoqué une dégringolade de plus 20% du titre sur la Nasdaq.

Cette coupe franche dans les emplois s’accompagne d’une réorganisation au niveau du management de l’entreprise.

Une telle annonce s’inscrit dans un volet exclusivement financier, et laisse pour le moment sans réponse les questions sur les évolutions, nécessaires, de stratégie de RIM.

RIM : les chaleurs de l’été ….

RIM vient d’annoncer ses résultats, vendredi 17 juin, pour le premier semestre de leur année fiscale 2012. Les résultats présentés et les perspectives ne sont pas très brillants. Ainsi pour le premier trimestre, RIM a annoncé une croissance de CA de 16% sur le même trimestre l’an dernier (mais en décroissance de 12% sur le trimestre précédent), avoir "shippé" (ie livré) 500 000 unités de Playbook et 13,2 millions de BlackBerry. En soi, des quantités BlackBerry qui semblent honorables, mais cette annonce fait apparaître néanmoins 2 éléments perturbants pour RIM :

  1. Apple a vendu 18,6 millions d’iPhone sur la même période.
  2. RIM parle  de livraison (ship), alors qu’Apple parle de vente. Tous ceux qui ont évolué dans des entreprises qui commercialisent leurs produits via des réseaux de distribution connaissent tout à fait la différence entre chiffres des ventes aux clients finaux et chiffres de ventes aux réseaux de revendeurs. Les stocks de ces derniers peuvent parfois peser très lourds.
De plus, les perspectives pour le deuxième trimestre restent maussades, avec des retards de livraison annoncés pour les nouveaux produits, face à une compétition très vigoureuse…
Les conséquences de telles annonces n’ont pas tardé à porter leurs résultats, avec une perte de plus de 21% en séance vendredi de l’action RIM sur le Nasdaq.
Le marché de la téléphonie mobile est décidément ingrat. Les acteurs historiques (Nokia, Microsoft, RIM) sont soumis à rude épreuve par les acteurs plus récents (Apple, Google). Malgré ses tentatives pour atteindre le marché du grand public, RIM est aujourd’hui, plus que jamais, menacé sur son marché historique (l’entreprise) par les iPhone, iPad et autres Android. Malgré de réelles qualités et une certaine innovation dans l’approche (notamment liaison PlayBook, BlackBerrry), la tablette de RIM va avoir fort à faire pour faire face aux enjeux de la compétition des iPad.

Tablette RIM Playbook : premiers avis

Vous le savez sans doute, la première tablette de RIM vient de sortir en France (le 16 juin), elle est disponible un peu partout et les premiers tests fleurissent sur le Web. Vous pouvez aussi vous faire une idée de la réactivité de l’interface, du facteur de forme, du touché dans pas mal de boutiques dont la Fnac. Pour rappel, elle est au format 7 pouces (1024×600) existe de 16 Go à 64 Go et coûte de 500 à 700 € TTC (Wifi seul pas de version 3G pour cette tablette).

Point fort de cette tablette : son positionnement plus "entreprise" avec la compétence et le recul de RIM en la matière. RIM cible avec sa tablette les possesseurs de BlackBerry, c’est en effet ce dernier, par un couplage bluetooth classique, qui non seulement stockera les éléments critiques (mails, contacts,…) de la tablette mais qui lui permettra aussi d’utiliser le 3G (mode modem). Plus besoin d’une re-qualification complète de cette tablette en matière de sécurité pour sa mise en oeuvre dans les entreprises (c’est tout du moins ce que souhaite RIM pour se démarquer de ses compétiteurs). Mais ces fonctions offrent également un positionnement astucieux dans le cadre de tablettes en "libre service" pour les cadres itinérants de l’entreprise ou pour le temps d’une réunion : le contenu critique de chacun restant sur son BlackBerry !

Reste le problème des applications pour transformer l’essai. Le constructeur canadien revendique 3000 applications dans son magasin, et sans doute un peu plus rapidement grâce au support de Java voire demain des applications Android… Une belle tablette en tous cas, très réactive, qui a visiblement corrigé ses problèmes de batterie. Je ne regretterais pour ma part que la taille de l’écran et le prix inversement proportionnel…

Et si les gens ne voulaient pas de tablettes… mais juste un iPad ?

C’est sans doute ce que doivent se dire les différents constructeurs aujourd’hui… Les lancements de tablettes se suivent et se ressemblent ces jours-ci : après la Xoom de Motorola, l’Acer Iconia Tab, c’était au tour de la BlackBerry Playbook d’être rendue disponible…

Une chose est sûre, le lancement s’est plutôt bien passé : 60 000 ventes en 2 jours ! Pas mal mais décidément on ne joue pas dans la même cour qu’Apple avec 10 fois plus sur la même période… Applemania, Buzz marketing, ou fonctionnalités “révolutionnaires” c’est selon, mais les faits sont là. Le leader du secteur continue de faire la course en tête (et largement).

La Playbook dispose néanmoins de nombreux atouts, en particulier la réputation de sérieux pour les entreprises de RIM (son marché de base contrairement à Apple, Acer, Motorola). Mais également des fonctionnalités innovantes de connexion avec les mobiles de la firme permettant à la fois à cette tablette de bénéficier de la connectivité du téléphone (modem) mais également d’échanger des données en toute sécurité selon l’éditeur (comprendre : “avec la sécurité que vous connaissez déjà sur les BlackBerry, pas besoin de qualifier une autre plate-forme”). C’est précisément sur ce point que les premiers échos ne sont pas très favorables, ce couplage, le “BlackBerry Bridge” ne fonctionnerait pas très bien avec les BlackBerry d’AT&T ne disposant pas de la fonction modem… Mais ce qui manque réellement à cette plate-forme c’est avant tout les applications (une vingtaine tout au plus de disponibles).

Plus généralement, le catalogue applicatif est un élément décisif et c’est la poule et l’œuf : il faut que la tablette se vende bien pour que les développeurs s’y intéressent et il faut qu’il y ait beaucoup d’applications (et donc de développeurs) pour que la tablette se vende bien… Autant dire que la centaine d’applications sur Android 3.0 ne risquent pas pour l’instant de faire encore beaucoup d’ombre à Apple…

Android en passe de détrôner l’iPhone en France ?

La dernière étude de ComScore publiée sur le site du Figaro aujourd’hui  révèle que le système de Google, Android, gagne pas mal de parts de marché en l’espace de très peu de temps pour arriver maintenant à 23% de la base installée des Smartphones. Ils étaient à 4% en février 2010 !

L’iPhone reste quasi stable en pourcentage de la base installée.

La même étude nous revèle au passage que le marché des smartphones a doublé dans l’hexagone sur l’année !

Grands perdants, ce n’est pas une surprise pour beaucoup d’observateurs, Microsoft et Nokia qui passent de 20 à 8% pour le premier et de 40 à 26% pour le second. Ceci malgré la sortie de Windows Phone 7 qui peine à trouver son public.

RIM avec son BlackBerry ne s’en tire pas si mal en ayant conquis une partie des jeunes qui souhaitent entre autre disposer d’un clavier réel pour envoyer des sms :)


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