Archives de Tag: Azure

Mohoro : un bureau Windows As A Service

Selon Mary Jo Foley, observatrice souvent bien informée sur Microsoft, l’éditeur de Redmond (euh, non maintenant il faut dire le fabricant de services et d’appareils :) ) serait en train de préparer un nouveau service pour fournir sur Azure des bureaux Windows à la demande. Dénommé Mohoro (nom d’une ville sur l’ile de Grande Comore) ce projet n’a pour le moment aucun statut officiel, et si la solution devait voir le jour, ce pourrait n’être qu’en 2014.

Les solutions pour accéder à distance à un bureau virtuel se sont multipliées au cours des 2 dernières années, aboutissant à un imbroglio en termes de technologies utilisables et de licensing applicable. Ainsi dans le catalogue Microsoft, on trouve les VDA, Companion Device Licenses, RDS, Windows to GO, ou l’app Bureau à Distance proposée sur le Windows Store (voir copie d’écran ci contre).remote app

Avec Mohoro, Microsoft proposerait donc un bureau Windows fournit en tant que service sur Azure, ce qui pourrait avoir pour effet de simplifier grandement les aspects technologiques et licensing, même si pour le moment il n’existe aucune information relative aux conditions d’accès à une solution comme Mohoro.

Microsoft propose déjà avec Azure des services d’hébergement de machines virtuelles Windows ou Linux, et Mohoro permettrait en quelque sorte d’étendre ceci (sur le principe) à des postes de travail Windows (ce qui pour le moment n’est pas autorisé avec Azure).

Windows Azure approcherait le milliard de dollars de CA annuel

logo windows azureWindows Azure, l’un des 4 services professionnels Cloud de Microsoft (avec Office 365, Dynamics CRM Online et Windows Intune), aurait au cours des 12 derniers mois atteint le symbolique premier milliard de dollars de chiffre d’affaires.

Comparé aux autres grands blocs de revenu de Microsoft, tels qu’ils ont été publiés récemment pour le troisième trimestre de l’année fiscale en cours (résultats trimestriels : 5,7 b$ pour la Division Windows, 5,04 b$ pour la division Serveurs & Outils, 6,32 b$ pour la division Office), 1 b$ en CA annuel reste encore bien faible. Mais Windows Azure est une composante très récente dans l’offre de la société de Redmond, et elle se situe sur un domaine ou Microsoft est très largement outsider, avec un leader, Amazon, qui truste plus de 70% de parts de marchés, quand Microsoft se situe à environ 20% (attention, une entreprise peut utiliser les 2 offres).

Au delà du chiffre d’affaires des 12 derniers mois, Windows Azure est une affaire prise très au sérieux par Microsoft, qui investit lourdement sur le sujet, espérant ainsi convaincre les utilisateurs qu’Azure est tout à fait crédible face à Amazon. Ainsi, rien que dans les deux dernières semaines, Microsoft a annoncé la disponibilité commerciale de l’extension d’Azure vers le monde de l’IaaS (voir ici), avec de nouveaux services autour de l’hébergement de machines virtuelles, ou des améliorations autour du VPN pour certains composants d’Azure.

Windows Azure et l’hébergement de VM : c’est parti !

azureMicrosoft vient d’annoncer la disponibilité générale de son nouveau service sur Azure : Windows Azure Infrastructure Services. Windows Azure lancé il y a plus de 3 ans comme la solution Microsoft PaaS (Platform as a Service), s’enrichit avec ce nouveau services d’un volet IaaS (Infrastructure as a Service), qui remplace et étend le précédent volet Azure intitulé "Virtual Machines".

Précurseur sur le PaaS, Microsoft a dû il y a bientôt un an prendre la décision d’intégrer à son offre un volet IaaS, face à la vague de fond AWS et ses succès en termes d’hébergement de machines virtuelles persistantes. Microsoft a depuis lancé des services d’hébergement de VM Windows et Linux (certaines distributions : Open SUSE, CentOS, Ubuntu et SUSE Linux Enterprise Server). L’annonce du 16 avril, étend ces services, en offrant notamment la possibilité d’accéder à des VMs "standards" sur étagères avec des composantes l’offre serveurs Microsoft (par exemple, BizTalk, SQL Server, SharePoint Server, Dynamics Nav), une plus grande diversité de configurations de VM et des configurations "musclées" pour des environnements particulièrement demandeurs en termes de performances (28GB/4 core  et 56 GB/8 core).

Autre nouveauté annoncée le 16 avril dans le cadre de ces Windows Azure Infrastructure Services, un composant Windows Azure Virtual Network, pour fournir par exemple, des adresses IP permanentes, une meilleure intégration dans un réseau d’entreprise des VMs ainsi hébergées.

Enfin, cerise sur la gâteau, Microsoft procède à des baisses de prix sur ces services Azure, de 20 à 30% selon les services. Microsoft continue donc son offensive sur Azure, avec en ligne de mire Amazon, qui continue toujours à caracoler largement en tête. Selon une étude réalisée sur le dernier trimestre 2012 par le cabinet Synergy Research Group, Amazon se classe dans le top 3 des marchés IaaS et Paas :

  • IaaS : Amazon (35%), IBM (5%), BT (<5%)
  • PaaS : Salesforce.com (20%), Amazon (18%), Microsoft (16%)

 

 

Mises à jour en rafales : System Center 2012, Intune, Azure

logo System-Center-2012Il était attendu, il est (enfin) disponible. Le SP1 de System Center 2012 va offrir (entre autres) le support de Windows 8 et de Windows Server 2012, qui jusqu’à présent ne pouvaient ni l’un ni l’autre être administrés via System Center 2012.

Ce Service Pack est tout sauf une évolution mineure des briques System Center 2012. De nombreuses fonctions vont être accessibles avec le SP1, entre autres :

  • le back up vers Windows Azure sera possible au travers de System Center Data Protection Manager. Ce service de back up Azure est disponible quant à lui gratuit, en preview. Pas d’info sur le prix ou la date de disponibilité commerciale du service.
  • les utilisateurs de System Center 2012 App Controler vont pouvoir "pousser" des machines virtuelles on premise vers Azure, tout en conservant la possibilité de les administrer depuis une console unique.

La mise  jour d’Intune va quant à elle permettre d’administrer des plateformes mobiles iOS, Windows Phone, Android, Windows RT et Windows 8. Microsoft positionne le couple Intune, System Center 2012 SP1, via la composante Configuration Manager (attention, depuis la sortie de System Center 2012, il n’est plus possible d’acquérir les briques System Center séparément, seules des suites sont disponibles pour gérer les serveurs et les postes, virtuels ou physiques) pour gérer des flottes d’appareils mobiles au sein des entreprises.

En plus des nouvelles fonctions d’Azure couplées au SP1 de System Center 2012 évoquées plus haut, le service de cloud public de Microsoft va bénéficier d’autres évolutions, tels que

  • le service Global Service Monitor, disponible normalement en mars prochain, et qui permettra de tester des sites web hébergées sur Azure, depuis System Center 2012 SP1. Concrètement, ce service Azure utilisera des transactions de test pour mesurer le comportement du site et rapportera ainsi les problèmes potentiels via System Center 2012 Operations Manager.

Amazon Web Services, la tête dans les nuages

logo forresterForrester vient de publier les résultats d’une étude menée auprès des développeurs concernant leur plateforme de prédilection pour le développement d’applications dans le cloud. Réalisée au troisième trimestre 2012, avec 106 réponses (dont 56% Amérique du Nord et 25% d’Europe de l’Ouest), l’étude confirme la position de leader d’Amazon (ce n’est pas une surprise, voir Figure 1), mais indique également la position de Windows Azure concernant les intentions d’usages pour les 12 mois à venir, qui se situe en seconde position (figure 2) derrière Amazon en termes de croissance (grow) des usages pour ces prochains 12 mois. En croisant ces intentions à venir avec les positions actuelles, Windows Azure semble donc en position de dépasser significativement Google AppEngine, qui aujourd’hui est proche d’Azure (aux alentours de 22% dans le taux d’utilisation des populations interrogées), mais dont l’intention d’accroître les usages sur les 12 prochains mois se situent à moins de 15% pour près de 20% à Azure. Lire la suite…

Du nouveau sur le front Hadoop chez Microsoft

Microsoft a annoncé il y a un peu plus d’un an son partenariat avec Hortonworks, l’un des pionniers du monde Hadoop, le framework big data, pour intégrer à son offre de nouvelles cordes autour du chouchou du secteur big data (secteur lui même chouchou de la Silicon Valley).

Cette intégration a deux volets, l’un lié à la mise en place d’une service Hadoop au sein de WIndows Azure, et le second au sein de Windows Server. Microsoft a déjà publié 2 previews du service Azure, et réservait le fruit de son travail pour WIndows Server à quelques entreprises au sein d’un TAP (Technology Adoption Program). Aujourd’hui  fait un pas de plus vers la disponibilité des 2 solutions, en rendant publique :

  • la troisième preview pour Azure, dévoilant du même coup le nom officiel du service : HDInsight Service
  • la première pour Windows Server, avec comme nom officiel pour le produit : HDInsight Server.

Ce secteur des Big Data est positionné par certains du côté de San Francisco comme une des clés pour la troisième révolution de l’âge IT moderne (après le PC et Internet) pour répondre aux spécificités du traitement des très gros volumes de données générées aujourd’hui (réseaux sociaux, mobilité, géolocalisation, cloud …). Microsoft avait dans un premier temps opté pour un développement propriétaire, puis a finalement choisi d’adopter Hadoop, le framework de la fondation Apache, issu donc du monde Open Source, et souvent confondu avec le phénomène Big Data dans son ensemble.

Pour accéder aux Previews, allez sur le site Big Data de Microsoft.

Archivage en ligne : Amazon frappe très fort

Une nouvelle qui nous avait échappée (merci Fabrice !) : Amazon a lancée son offre d’archivage en ligne "Amazon Glacier" à des prix très compétitifs : 1 centimes le Go hébergé par mois (soit dix fois moins que la moins chère des offres du marché actuellement, dont celles pourtant très compétitives de Microsoft Azure). Mais attention il s’agit là d’archivage et pas de dispo immédiate des données. Une offre qui abaisse très fortement le cout des autres solutions d’archivage, à 10€ le To / mois difficile de trouver moins cher !

Alors la bande magnétique est-elle définitivement enterrée ? Pas si sur, car si Amazon revendique un taux de "durabilité" annuelle de 99,999999999 %, Amazon ne parle d’aucune des normes en vigueur dans le monde du stockage (norme DOD 5115 du ministère de la Défense américain, les recommandations européennes Moreq 2 ou Afnor NF Z42-013/ISO 14641-1). Ceci devrait permettre aux hébergeurs spécialisés dans l’archivage des données métiers avec valeur probante (pour par exemple les factures, les documents comptables, les feuilles de paies, etc.) de survivre encore quelques temps face au géant.

Cette durabilité de 99,999999999 % signifiant que si vous stockez 10 000 objets dans Amazon Glacier, vous pouvez perdre un élément tous les 10 millions d’années…

Coté technique le passage entre l’offre de stockage online traditionnelle de l’éditeur (S3) et "Glacier" pourra se faire automatiquement, si des données n’ont pas été accédées depuis plusieurs mois. En revanche l’accès à ses dernières prendra ensuite 3 à 5 heures.

Une image du glacier qui colle bien aux ambitions d’Amazon : des objets "déposés dans un glacier il y a 10 000 ans n’ont-ils pas été retrouvés récemment lors d’une fonte plus importante…

Windows Azure & VM Linux

C’est quasi-officiel depuis le début du mois de juin, l’offre Windows Azure permet d’héberger des machines virtuelles Linux. Mary-Jo

Foley, experte en relations Microsoft depuis des années, s’en est fait l’écho, Microsoft transforme ainsi le modèle Windows Azure, originellement positionné en tant que PaaS (Platform as a Service), donc n’hébergeant pas de machines virtuelles, pour déborder sur l’IaaS (Infrastructure as a Service), se rapprochant ainsi des services proposés par Amazon.

Avec ces nouvelles modalités d’usages de Windows Azure, Microsoft s’engage à supporter des VM "persistantes" sous OpenSUSE 12.1, CentOS 6.2, Ubuntu 12.04 et SUSE Linux Enterprise Server 11 SP2. Bien entendu, les OS maisons seront supportés (Windows Server 2008 R2 et la RC de Windows Server 2012).

Ces nouvelles capacités s’intègrent dans le panier des nouveautés d’Azure dévoilées par Microsoft en ce mois de juin 2012, et qui pourraient être détaillées pendant le Tech Ed North America qui débute aujourd’hui.

Capture d’écran 2012-04-18 à 09.19.22

Quel est le "Cloud" le plus propre ?

C’est à cette question que Greenpeace tente de répondre une fois de plus cette année dans son dernier rapport. Devant la montée en puissance des datacenters des différents fournisseurs, leur puissance électrique ne cesse elle aussi de grandir. Certains investissent dans les énergies renouvelables (en construisant principalement des fermes solaires, comme c’est le cas de Google et bientôt d’Apple), leur permettant aussi d’assurer un début d’auto-dépendance.

Ce dernier rapport tente de classer également les différents fournisseurs selon plusieurs critères, ce qui n’a pas manqué de faire réagir Apple (qui culte du secret oblige, n’avait pas vraiment répondu au questions de Greenpeace, les analyses de ce dernier n’ont pas été très favorable à la firme à la pomme !).

Azure : hébergement complet de machines virtuelles à venir

Selon plusieurs sources, Microsoft mettrait en oeuvre dans les mois à venir (dans un premier temps sous forme d’une Technology Preview) l’hébergement dans son Cloud de machines virtuelles "persistantes" (gardant leur état d’une session à une autre). Nous disposions de cette rumeur auprès de nos contacts chez Microsoft Corp, cette information est maintenant relayée par Mary Jo Foley avec ses propres contacts.

Il existe bien actuellement un "rôle" VM dans Azure, mais difficilement exploitable, la machine étant (nous avons eu l’occasion d’utiliser ce mode pour certains projets) redémarrée ou aléatoirement recyclée par la plateforme Azure. Elle perd dans ce cas toutes les données stockées et donc le contexte d’utilisation. Impossible donc à l’heure actuelle de mettre en oeuvre directement une application présente dans une machine virtuelle du type SharePoint, SQL Server ou autre.

Les choses seront donc différentes au printemps 2012 ou Microsoft proposera un service identique sur ce point à celui du leader Amazon, permettant également d’héberger des VM Linux, des serveurs SharePoint ou Exchange par exemple. De quoi simplifier le passage de machines virtuelles locales à des machines virtuelles dans Azure. Et donner un coup de boost au service de l’éditeur face à Amazon (alors même que le positionnement de l’offre de Microsoft va plus loin -cf PaaS vs IaaS d’Amazon).

C’est en quelque sorte aussi un aveu de faiblesse de l’éditeur qui comptait se démarquer de son grand concurrent en encourageant ses clients à re-développer leur applications pour Azure au lieu de "transporter" simplement leur machines virtuelles existantes. Maintenant, les clients auront les deux possibilités,  une bonne chose !

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 117 followers