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Windows Azure et l’hébergement de VM : c’est parti !

azureMicrosoft vient d’annoncer la disponibilité générale de son nouveau service sur Azure : Windows Azure Infrastructure Services. Windows Azure lancé il y a plus de 3 ans comme la solution Microsoft PaaS (Platform as a Service), s’enrichit avec ce nouveau services d’un volet IaaS (Infrastructure as a Service), qui remplace et étend le précédent volet Azure intitulé "Virtual Machines".

Précurseur sur le PaaS, Microsoft a dû il y a bientôt un an prendre la décision d’intégrer à son offre un volet IaaS, face à la vague de fond AWS et ses succès en termes d’hébergement de machines virtuelles persistantes. Microsoft a depuis lancé des services d’hébergement de VM Windows et Linux (certaines distributions : Open SUSE, CentOS, Ubuntu et SUSE Linux Enterprise Server). L’annonce du 16 avril, étend ces services, en offrant notamment la possibilité d’accéder à des VMs "standards" sur étagères avec des composantes l’offre serveurs Microsoft (par exemple, BizTalk, SQL Server, SharePoint Server, Dynamics Nav), une plus grande diversité de configurations de VM et des configurations "musclées" pour des environnements particulièrement demandeurs en termes de performances (28GB/4 core  et 56 GB/8 core).

Autre nouveauté annoncée le 16 avril dans le cadre de ces Windows Azure Infrastructure Services, un composant Windows Azure Virtual Network, pour fournir par exemple, des adresses IP permanentes, une meilleure intégration dans un réseau d’entreprise des VMs ainsi hébergées.

Enfin, cerise sur la gâteau, Microsoft procède à des baisses de prix sur ces services Azure, de 20 à 30% selon les services. Microsoft continue donc son offensive sur Azure, avec en ligne de mire Amazon, qui continue toujours à caracoler largement en tête. Selon une étude réalisée sur le dernier trimestre 2012 par le cabinet Synergy Research Group, Amazon se classe dans le top 3 des marchés IaaS et Paas :

  • IaaS : Amazon (35%), IBM (5%), BT (<5%)
  • PaaS : Salesforce.com (20%), Amazon (18%), Microsoft (16%)

 

 

Amazon Web Services, la tête dans les nuages

logo forresterForrester vient de publier les résultats d’une étude menée auprès des développeurs concernant leur plateforme de prédilection pour le développement d’applications dans le cloud. Réalisée au troisième trimestre 2012, avec 106 réponses (dont 56% Amérique du Nord et 25% d’Europe de l’Ouest), l’étude confirme la position de leader d’Amazon (ce n’est pas une surprise, voir Figure 1), mais indique également la position de Windows Azure concernant les intentions d’usages pour les 12 mois à venir, qui se situe en seconde position (figure 2) derrière Amazon en termes de croissance (grow) des usages pour ces prochains 12 mois. En croisant ces intentions à venir avec les positions actuelles, Windows Azure semble donc en position de dépasser significativement Google AppEngine, qui aujourd’hui est proche d’Azure (aux alentours de 22% dans le taux d’utilisation des populations interrogées), mais dont l’intention d’accroître les usages sur les 12 prochains mois se situent à moins de 15% pour près de 20% à Azure. Lire la suite…

Evolutions importantes de l’offre IaaS de Google

Google a annoncé lundi un certain nombre d’évolutions importantes de sa plate-forme Cloud IaaS (Infrastructure as a Service) Google Compute Engine.

Tout d’abord : 36 nouveaux types d’instances viennent compléter les 4 premières, dans un effort pour contrer la concurrence des Amazon Web Services.

Comme l’a indiqué Barak Regev, "head of Google’s Cloud Platform" EMEA, le focus porte sur des instances nécessitant de grandes capacités mémoire ou CPU, ou une configuration diskless.

Google abaisse en parallèle le prix des 4 premières instances de 5%.

D’autres évolutions ont également été annoncées, comme la preview d’une technologie appelée "Durable reduced availability", similaire à l’offre Amazon "S3 Reduced Redundancy Storage": cette offre permettra de réduire le coût de stockage de données, avec en contrepartie une disponibilité plus faible.

En parallèle de ces annonces, Google a également mis à jour ses services de telle sorte que les utilisateurs européens auront désormais la garantie que les leurs applications et données seront déployées sur un datacenter européen : cela concerne Google App Engine, Google Cloud Storage, Google Cloud SQL et bientôt Google Compute Engine. La localisation exacte des données dans tel ou tel pays ne pourra cependant pas être connue.

Tablettes Amazon : un pavé dans la mare de Google…

Après l’annonce des tablettes Amazon, beaucoup de personnes attendent avec impatience la riposte d’Apple. En effet le géant de la vente en ligne est actuellement le seul concurrent crédible à Apple dans le domaine de la tablette aux USA avec plus de 20% du marché, très très loin devant les Galaxy tab et autres tablettes.

Mais ces tablettes sont aussi un très beau pied de nez à Google. A la fois sur leur positionnement et leur prix (moins cher de 50 $ à configuration équivalente à la Nexus de Google), mais aussi en terme stratégique sur plusieurs points qui agacent le géant de la publicité :

  • Un partenariat signé avec Microsoft pour mettre Bing à la place de Google en moteur de recherche par défaut.
  • Une surcouche à Android qui eclipse les processus de connexion de Google (fondement même de l’économie de Google et de la justification de ses investissements sur Android) !

Finalement Google est, avec le cas Amazon, pris au propre jeu de l’Open Source (après en avoir largement profité tout de même) : Amazon créé en toute légalité un fork à Android sans rien devoir à Google. Et même pire : en lui faisant une concurrence féroce qui s’exporte, pour le bien du consommateur, maintenant en Europe…

Archivage en ligne : Amazon frappe très fort

Une nouvelle qui nous avait échappée (merci Fabrice !) : Amazon a lancée son offre d’archivage en ligne "Amazon Glacier" à des prix très compétitifs : 1 centimes le Go hébergé par mois (soit dix fois moins que la moins chère des offres du marché actuellement, dont celles pourtant très compétitives de Microsoft Azure). Mais attention il s’agit là d’archivage et pas de dispo immédiate des données. Une offre qui abaisse très fortement le cout des autres solutions d’archivage, à 10€ le To / mois difficile de trouver moins cher !

Alors la bande magnétique est-elle définitivement enterrée ? Pas si sur, car si Amazon revendique un taux de "durabilité" annuelle de 99,999999999 %, Amazon ne parle d’aucune des normes en vigueur dans le monde du stockage (norme DOD 5115 du ministère de la Défense américain, les recommandations européennes Moreq 2 ou Afnor NF Z42-013/ISO 14641-1). Ceci devrait permettre aux hébergeurs spécialisés dans l’archivage des données métiers avec valeur probante (pour par exemple les factures, les documents comptables, les feuilles de paies, etc.) de survivre encore quelques temps face au géant.

Cette durabilité de 99,999999999 % signifiant que si vous stockez 10 000 objets dans Amazon Glacier, vous pouvez perdre un élément tous les 10 millions d’années…

Coté technique le passage entre l’offre de stockage online traditionnelle de l’éditeur (S3) et "Glacier" pourra se faire automatiquement, si des données n’ont pas été accédées depuis plusieurs mois. En revanche l’accès à ses dernières prendra ensuite 3 à 5 heures.

Une image du glacier qui colle bien aux ambitions d’Amazon : des objets "déposés dans un glacier il y a 10 000 ans n’ont-ils pas été retrouvés récemment lors d’une fonte plus importante…

Amazon préparerait le lancement d’un smartphone

C’est en tout cas ce qu’indique un article de Bloomberg paru aujourd’hui. Amazon est déjà le leader en termes de vente de tablettes Android, avec en février 2012, plus de 54% de parts de marché. L’arrivée d’un smartphone, sous Android également, serait une suite logique à l’engagement stratégique et couronné de succès de la société de Jeff Bezos sur ces nouveaux devices. Elle permettrait ainsi à Amazon d’élargir le spectre d’appareils lui permettant d’assurer l’accès à ses services et la commercialisation des livres, musiques, films….

La chose va pourtant se révéler (si elle se vérifie) compliquée pour Amazon. La société de Seattle est en effet déjà la cible des attaques d’Apple (entre autres autour du modèle de commercialisation des livres numériques), de Google qui voit d’un mauvais oeil la prédominance d’Amazon dans son pré carré (Android) et qui a récemment annoncé le lancement de ses propres tablettes (Nexus 7) pour contrer Amazon, de Microsoft, entre autres concernant les solutions Cloud Computing et la dominance d’Elastic Computing. L’engagement de la société sur ce segment des smartphones va certainement attiser les attaques, voire créer de nouveaux adversaires (on peut penser à Samsung!).

Afin de se préparer à de telles éventualités, Amazon muscle son portefeuille de brevets dans le domaine des mobiles. Et a embauché un "General Manager for patent acquisitions and investments", transfuge de la société Intellectual Ventures Management LLC, acteur majeur dans l’activité d’acquisition de brevets, et dont le patron n’est autre que Nathan Myhrvold (ancien Microsoft).

Décidément le monde est petit :)

Amazon : du commerce en ligne à la fourniture d’ "énergie cloud"

Amazon, basée comme Microsoft à Seattle (l’air vivifiant du Pacifique doit décidément faire du bien aux sociétés high tech :) ), a publié la semaine dernière ses résultats trimestriels pour le premier trimestre 2012.

Malgré une belle progression de son chiffre d’affaire (+34% à 13,18 milliards de dollars), le résultat net est en baisse (-35% à 130 millions de dollars, soit 28 cents par action). Pour autant, ce résultat net s’est situé très au dessus des attentes de Wall Street (7 cents par action), et le résultat ne n’est pas fait attendre avec une action Amazon qui a pris 15% à l’annonce de ces résultats. Ce résultat net moins à la baisse que prévu est analysé comme un signe positif des investissements consentis par Amazon, en particulier autour de sa tablette Kindle.

La société de Jeff Bezos est un géant du XXIème siècle, certes moins "scintillant" qu’un Apple ou moins omni présent que Google ou Facebook, mais qui dispose aujourd’hui ses pièces dans de nombreux domaines stratégiques : Lire la suite…

Microsoft se met à la lecture

En effet, Microsoft vient d’annoncer un investissement de 300 millions de dollars (soit 17,6% du capital global, le reste étant entre les mains de Barnes & Noble) dans la nouvelle entité créée par Barnes & Noble et chargée de son business Nook (la liseuse du libraire américain). Barnes & Noble viennent en effet d’annoncer un "spinoff" pour dynamiser ses activités autour de Nook. Microsoft  a saisi l’opportunité pour se positionner dans cette structure (dont le nom reste encore à trouver), avec des objectifs très variés :

  • Prendre date vis à vis de futurs combats avec Amazon.
  • Résoudre quelques procès en cours avec Barnes & Noble.
  • Préparer peut être aussi le futur, et l’arrivée de Windows 8 (Microsoft annonçant en même temps, la création d’une appli Nook pour WIndows 8).

les sociétés technos : championnes de l’optimisation fiscale

Ce n’est pas une news, malheureusement :( . Nous nous sommes faits à plusieurs reprises l’écho (ici,  entre autres) de l’absence de citoyenneté de beaucoup d’entreprises high tech en Europe, en tout cas si l’on en juge par un critère simple : le paiement des impots sur les bénéfices réalisés.

Mais chaque semaine apporte un nouvel éclairage de ce sport international qu’est l"optimisation fiscale, et qui peut fournir quelques infos pertinentes dans le contexte de crise économique grave traversée par l’Europe.
Ainsi selon le quotidien anglais The Guardian, la société Amazon, bien que réalisant quelques 3,3 milliards de £ (plus de 5 milliards de dollars) en Grande Bretagne (25% de tous les livres vendus Outre Manche le sont par Amazon), ne paie tout simplement pas d’impôt là bas ! La mécanique à l’oeuvre est connue : montage d’une entité au Luxembourg (paradis fiscal européen), à qui le chiffre d’affaires réalisé en UK est reconnu. La filiale anglaise n’est quant à elle qu’une simple entité de manutention, avec un chiffre d’affaire taxable proche de zéro. Toujours selon The Guardian, en 2010, l’entité luxembourgeoise a déclaré un chiffre d’affaires de 6,5 milliards de £ pour 135 employés, alors qu’Amazon UK, qui emploie plus de 2200 personnes n’a déclaré qu’un CA de 150 millions de £ pour la même période….

Celà ressemble bigrement aux mécaniques de Google, Apple, Microsoft, Oracle … passant par le Luxembourg, l’Irlande et les Pays-Bas. Cette stratégie, connue sous le joli nom de Double Irish, illustrée ici pour le cas de Google (source Libération.fr),  revêt un caractère particulièrement ambigüe, si l’on considère Google, toujours en Grande-Bretagne. En effet, le géant de l’Internet bénéficie là bas d’appuis politiques très importants auprès du gouvernement de monsieur Cameron. Ainsi Eric Schmidt est un conseiller privé du premier ministre anglais, et lorsque Google a inauguré son nouveau siège à Londres, à la fin du mois de mars dernier, c’est le ministre des finances anglais, George Osborne, qui est venu couper le ruban, en ayant au préalable co-signé avec E.Schmidt un article dans le Financial Times  (28 mars) sur les relations entre les 2 organisations. Vantant très certainement le caractère citoyen de Google..

Azure : hébergement complet de machines virtuelles à venir

Selon plusieurs sources, Microsoft mettrait en oeuvre dans les mois à venir (dans un premier temps sous forme d’une Technology Preview) l’hébergement dans son Cloud de machines virtuelles "persistantes" (gardant leur état d’une session à une autre). Nous disposions de cette rumeur auprès de nos contacts chez Microsoft Corp, cette information est maintenant relayée par Mary Jo Foley avec ses propres contacts.

Il existe bien actuellement un "rôle" VM dans Azure, mais difficilement exploitable, la machine étant (nous avons eu l’occasion d’utiliser ce mode pour certains projets) redémarrée ou aléatoirement recyclée par la plateforme Azure. Elle perd dans ce cas toutes les données stockées et donc le contexte d’utilisation. Impossible donc à l’heure actuelle de mettre en oeuvre directement une application présente dans une machine virtuelle du type SharePoint, SQL Server ou autre.

Les choses seront donc différentes au printemps 2012 ou Microsoft proposera un service identique sur ce point à celui du leader Amazon, permettant également d’héberger des VM Linux, des serveurs SharePoint ou Exchange par exemple. De quoi simplifier le passage de machines virtuelles locales à des machines virtuelles dans Azure. Et donner un coup de boost au service de l’éditeur face à Amazon (alors même que le positionnement de l’offre de Microsoft va plus loin -cf PaaS vs IaaS d’Amazon).

C’est en quelque sorte aussi un aveu de faiblesse de l’éditeur qui comptait se démarquer de son grand concurrent en encourageant ses clients à re-développer leur applications pour Azure au lieu de "transporter" simplement leur machines virtuelles existantes. Maintenant, les clients auront les deux possibilités,  une bonne chose !

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