Archive | Billet d’humeur Flux RSS pour cette section

Tout est dans l’interprétation du statut fiscal d’agent commissionné…

Capture d’écran 2013-02-16 à 19.19.39Nous apprenions en fin de semaine que Microsoft France était sur le coup d’une menace de redressement fiscal de la bagatelle de 52,5 millions d’euros… Ce petit redressement serait pour les exercices fiscaux 2007 à 2009. En cause le statut d’Agent Commissionné. BFM expliquant que le taux de ce dernier (à 18%) serait trop faible, un taux de 25% (celui que l’entité française appliquait avant) serait plus adapté. Sur quelles bases ? le taux de 18% exclurait la présence de forces commerciales, toujours selon la chaine TV… Tient donc, alors autant supprimer toute représentation commerciale des différents acteurs informatique : Google, Amazon, Apple et Oracle  !

Ce que l’on peut regretter, c’est la généralisation de telles pratiques, et ce n’est pas nouveau ! Nous avions déjà lors d’un post "Entreprises Citoyennes", en septembre 2010, donné une petite évaluation du manque à gagné pour l’état sur quelques acteurs de notre secteur… 500 millions d’euros pour seulement 10 acteurs sur une année !

C’est en permanence le jeu du chat et de la souris entre le fisc et les acteurs du secteur… Je ne serais pas surpris si ces sociétés, ne budgétisaient pas d’année en année un poste "redressement" au cas où… mais je suis cynique … ou pas.

[CES 2013] Premières impressions sur la montre connectée "I’am Watch"

iamwatchPrésentée l’année dernière au CES 2012, la montre connectée I’am Watch avait connue des début très difficiles : des livraisons sans arrêt repoussées, la société italienne qui se faisait tirer l’oreille pour enfin rembourser leurs clients (dont votre serviteur !) lassés d’attendre. Pour finir par livrer un produit en septembre, bourré de bugs, lent et globalement inutilisable !
Autant dire que la société était attendu au tournant pour la présentation de la seconde version de sa montre et de son logiciel le 8 janvier dernier sur son stand du CES.
Elle avait fait les choses en grand, en proposant à plus d’une centaine d’analystes et journalistes de recevoir et tester gratuitement la nouvelle montre à l’issue de la conference de presse animée pas les deux fondateurs et les investisseurs (établissements financiers italiens). Faisant parti des heureux élus nous avons reçus nos exemplaires, de quoi tester l’objet connecté à différentes plateformes supportées par l’editeur, à savoir iPhone et Androïd 4.
Autant le dire tout de suite, nos premières impressions ne sont pas très positives. Très loin du fonctionnement proposé sur les modèles de démonstration présent lors du salon. Avec une explication à cela : la nécessité d’avoir une connexion 3G active sur le téléphone et pas seulement du wifi (même si cela n’est jamais précisé dans la documentation, et que le support sur place s’est montré assez dubitatif…).
Mais avant de rentrer dans ces détails, regardons quelques caractéristiques de cette montre connectée.

conf press iamwatch

Il s’agit d’une montre disposant d’un écran tactile TFT couleur de 1,54 pouces (diagonale) d’une résolution de 240×240 pixels soit (220 points par pouce), de 128 M de mémoire et 4Go de stockage. Elle se connecte au téléphone via Bluetooth et dispose d’une autonomie moyenne (données constructeur) de 48h. Elle tourne sur une édition spécifique d’Android et dispose d’applications : Twitter, Facebook, Mail, Calendrier, Calculatrice, etc..

En fait, pour bien comprendre le fonctionnement de cette montre intelligente, il ne faut pas la considérer comme un périphérique connecté mais comme un objet autonome… Ou presque, car la connexion au téléphone pour obtenir internet est quasi obligatoire dans la pratique. C’est d’ailleurs une limitation de ce type de produit, si vous êtes à l’étranger sans abonnement data par exemple, plus aucun accès, même si vous disposez d’une couverture wifi ! Bien entendu la documentation réduite à sa plus simple expression n’aborde pas vraiment ce sujet… Lire la suite…

[humeur] Incroyable : Surface Pro est un PC !

surface ProDepuis hier soir on connait maintenant le prix et la date de disponibilité de la tablette Surface Pro (avec Windows 8 Pro et donc sous processeur Intel) de Microsoft. Cela sera 1000 € sans le clavier touch, 1100 € avec, pour une dispo fin janvier.

A lire les commentaires fait aux US depuis cette annonce on ne peut être que surpris, à croire que tout le monde découvre que la tablette pro de Microsoft est avant tout un PC !

Un petit florilège des différents articles lus ici ou là :

  • "La tablette est chère et bien plus chère qu’un iPad" :  elle est au prix d’un ultra-portable en fait : quel scoop…
  • "Surface Pro à deux fois moins d’autonomie que la Surface RT" : C’est dingue, 5 heures d’autonomie seulement : pile poil l’autonomie des PC Portables équipés d’un Intel Core i5. Là encore quel scoop…
  • "Difficile pour Microsoft de présenter une tablette en moins de 2000 pixels face au écran Retina de l’iPad et d’android, pour un prix si élevé" : Sauf que là encore c’est un PC et avec un écran HD (1920) on tape plutot sur le haut de gamme et on est logiquement dans des prix égaux au Sony Duo 11 par exemple (tout à fait comparable sur ses caractéristiques techniques)…
  • "Elle est bien plus épaisse que le standard des tablettes haut de gamme aujourd’hui (14 mm vs 8 pour l’ipad)" : 14 mm pour un PC c’est vraiment pas mal, mais bon…

Alors oui, c’est le scoop de ce matin : Surface Pro est un PC, et quel scoop… :)

20 000 applications sur le Store de Windows 8 ?

20 000 : c’est effectivement le nombre d’applications relevées comme étant disponibles dans le Store Windows 8/RT le 23 novembre. Le blogger Wes Miller, s’en est fait l’écho le premier sur son fil Twitter WinAppUpdate.

La croissance est certes rapide, mais la qualité n’est pas forcément au rendez-vous : Paul Thurrott a la dent dure en déclarant même que 97% d’entre elles sont sans valeur!. 87% des applications sont d’ailleurs gratuites.

Quant au nombre total d’applications, il est en fait relatif à chaque pays : environ 12600 pour les US, 13800 pour la chine, 10900 pour le Brésil, etc.

En ce qui nous concerne, nous avons même remarqué que le nombre d’applications pouvait être local … à chaque machine : 11000 sur l’une, 1071 sur l’autre, difficile en fait d’avoir une vue définitive !

La recherche d’applications peut également être assez ubuesque :

  • Une recherche sur le Store avec la wildcard "*" retourne par exemple 1017 applications sur une machine.
  • S’il vous vient l’idée de refaire une recherche avec "a*", pour affiner le résultat, 949 applications sont retournées… et 618 pour b*, et 962 pour "c*" !
  • Faisant fi de ces résultats, nous recherchons par exemple une application spécifique telle que Bento (lecteur de flux), en tapant "ben*" : 21 applications sont retournées, dont "Crédit Mutuel", "Fnac", "Corel VideoStudio", mais pas Bento… qui pourtant existe, et que l’on peut installer par ailleurs.

Bref, même si sur le papier le Store de Windows 8 a largement dépassé celui de l’Apple Store Mac (12638 applications), il semblerait qu’un peu de travail reste à faire en terme qualitatif et de "présentation" de l’offre…

 

 

[Billet d'humeur] Pourquoi je n’achète pas cette version de Surface (avec Windows RT)…

Beaucoup se posent cette question : faut-il craquer pour Surface avec Windows RT ? 

Difficile de répondre par un simple « Non » sans explication. Certes le produit est beau, plutôt bien fini si l’on croit les premières impressions de quelques happy few ayant touché le produit. Ils sont à l’heure où j’écris ces lignes trop peu nombreux et surtout trop liés à l’éditeur pour nos pas émettre un avis positif sur l’engin…

Les précommandes ont semble-t-il été un succès, mais comment pouvait-il en être autrement ? Combien de machines en vente ? Mystère. Réel succès ou pénurie orchestrée ? Souvenons nous que les  tous premiers modèles de Windows Phone 7 vendus en ligne sur les sites spécialisés comme Expansys sont partis comme des petits pains. La raison : les développeurs qui devaient essayer leur applications développées avec le seul émulateur, les testeurs de tous poils et bien sur les besoins de Microsoft en propre, échaudés par des processus de distribution parfois très long en interne.

Ceci ne préfigure en rien donc à un succès ou un échec du produit de Microsoft.

Pourquoi je ne craquerais pas (à priori !) pour cette tablette ?

(NB : j’ai mis « à priori » car nous ne sommes pas à l’abri d’un besoin impérieux en terme de test J)

La raison en est simple : je pense que le marché d’applicatifs et d’accessoires n’est pas encore mûr pour dissocier la plateforme Windows de la composante Intel. Encore trop tôt selon moi pour disposer d’une richesse applicative native sous Windows RT, Alors que les tablettes sous Windows 8 (et donc avec Processeur Intel) peuvent pallier ce manque d’applications avec une compatibilité avec l’immense logithèque x86/x64 (en gros toutes les applications compatibles sous Windows 7). Avec Windows RT j’ai bien peur de me retrouver dans un premier temps dans un village d’indiens, encerclé par des applications iOS et Windows 7 que je ne saurais exécuter…

Autre raison, beaucoup plus technique, cette tablette n’est pas la tablette pour l’entreprise ou tout du moins celle qui se différentie face à l’iPad dans ce domaine : pas de liaison à un réseau d’entreprise digne de ce nom (avec un domaine Active Directory), pas d’administration avec System Center (la solution d’administration via Intune proposée par Microsoft ne conviendra pas à tout le monde, en particulier pour son prix, et sa localisation dans les nuages). Alors je vous entends déjà me dire : « oui mais il y a tout de même Microsoft Office d’intégré ». Certes, mais il s’agit d’une édition « non utilisable hors du cadre associatif ou familiale  sans acquérir une licence en volume ou disposer d’un parc couvert par ailleurs par de la Software Assurance sur Office ».

Lire la suite…

Microsoft Exchange Conference : 1994-2012

10 ans après sa dernière édition, la Microsoft Exchange Conference refait donc surface : elle se déroule du 24 au 26 septembre à Orlando, et met à l’honneur la nouvelle version 2013 de la plate-forme de messagerie Microsoft.

Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis la première conférence Exchange en 1994 !

Microsoft disposait à cette époque d’une plate-forme de messagerie vieillissante (MS Mail) et subissait de plein fouet la montée en puissance de Lotus Notes.

En 1994, avec cette première Conférence Exchange, Microsoft jouait en fait son avenir sur le marché du collaboratif : face à Lotus qui pariait résolument sur le collaboratif, l’éditeur de Redmond préférait se focaliser sur les scénarios de messagerie ; le coeur de la première version de la plate-forme était un MTA X.400, et le client Exchange (Outlook n’est apparu qu’en 1997) était un "pur" client de messagerie.

C’est le 20 juin 1994 que le nom final du produit a été annoncé pour la première fois au public par Bill Gates, lors de "l’Information Exchange Conference" : Microsoft Exchange Server 4.0.

En clin d’oeil de cet écho du passé, nous publions en exclusivité mondiale un collector Exchange (rien que ça :-) ) : le mail d’annonce interne Microsoft du nom définitif de la plate-forme. A partir de cette date là, les noms de code du produit (EMS et  Touchdown) ne devaient plus être utilisés…

Et oui, on trouve parfois des pépites dans ses archives de pst :-) !

 

Des tablettes Windows 8 / RT à plus de 600€ peuvent-elles détrôner l’iPad ?

C’est une question ouverte ! Mais sans doute LA question actuellement. Les annonces de prix se suivent, après les indiscretions d’Asus c’était au tour d’Acer hier soir avec des prix (attention TTC ici) qui sont finalement assez élevés (en particulier pour Acer qui nous avait habitué à plus agressif).

Avec de tels prix, pas de quoi, à mon avis,  inquiéter Apple dans le grand public. Pour ce qui est des entreprises c’est sans doute différent, mais un échec dans le grand public, à l’heure de la consumerisation de l’IT ne sonnerait-il pas le glas pour ces tablettes dans les entreprises ? Et celà, bien que les qualités d’administration propre à Windows 8 (pas RT) soit meilleures que l’iPad d’Apple…

On attend avec impatience le prix des tablettes Microsoft ! Positionnées au même prix que l’iPad cela sera surement très dur (tant la logithèque de ce dernier est importante face à Windows "Metro") à un prix supérieur, je pense que cela risque d’être mission impossible (même avec l’argument : Office est présent…)

2 millions d’iPhone 5 en 24h…

Apple vient d’indiquer avoir vendu 2 millions d’iPhone 5 (en pré-commande) en 24h. 

Ces chiffres doivent faire rêver plus d’un fabricant de Smartphones !

Récemment, le site 9to5mac a calculé que le coût de fabrication d’un iPhone 5 16GO est de 167$. Même si nous considérons un taux de change conservateur €/$ de 1 pour 1, et que nous considérons que le prix du modèle 32GO (789€) est représentatif de la vente "moyenne", cela veut dire que chaque device rapporte environ 600€ à la firme à la pomme.

Une partie de ces 600€ contribue bien sûr à rembourser les frais de R&D, les coût de commercialisation, etc. Mais en tout état de cause, la contribution de la vente de chaque device au prochain bénéfice net trimestriel d’Apple doit être comment dire …. "significatif" !?

Et 600€ fois 2 millions, cela fait 1,2 milliard € !

 

 

 

Le calendrier de Google n’est pas toujours celui des entreprises…

Décidément, Google ne vit pas avec la même échelle temporelle que les entreprises. Ce dernier annonce par l’intermédiaire de son blog hier soir que ses applications Google Apps ne supporterons plus Internet Explorer 8… dès le 15 novembre, après l’arrêt du support des anciennes versions de navigateurs Chrome, Firefox et Safari.

Vous êtes sur XP ? Et bien changez de navigateur : prenez Chrome pour XP et retirez IE8 : c’est tout simplement la solution donnée par l’éditeur ! De quoi se priver de bons nombres de clients entreprises sous XP, en particulier en France ! La majorité des grandes entreprises en fait… On imagine bien le peu d’influence de la filliale française coté entreprise sur cette décision…

L’évolution "en continue" affichée  par le géant de la recherche n’est pas toujours simple à gérer pour les utilisateurs professionnels. Mais c’est aussi le multi-plateforme de la solution Google qui, du coup, voit son champs d’action beaucoup plus limité…

changement

[Lettre Calipia] Pour Microsoft, le changement c’est maintenant !

(article issu de la Lettre Calipia #92– Septembre 2012, abonnement gratuit : calipia.com/lalettre)

La nouvelle année fiscale 2013 sera pour Microsoft une année charnière. L’année de tous les dangers. Le renouvellement quasi complet de la famille de produits signera-t-il le retour du géant dans la course à l’innovation ou le début (la poursuite diront certains) de sa perte d’influence technologique ?

Un nouveau logo en porte-drapeau des changements

Porte-drapeau de ce tournant, un nouveau logo est maintenant arboré par la compagnie.

Un changement d’identité visuelle et de logo en particulier n’est jamais anodin,  et Microsoft n’échappe pas à la règle : 20 ans après son apparition, le célèbre logo « Pacman » (surnommé ainsi du fait de son « o » perçu comme croquant le « soft », tout un symbole !) tire sa révérence. Voici venu le temps d’un logo beaucoup plus « léger » au niveau de la police de caractère et reprenant sur le pictogramme associé, les couleurs des principales familles de produits de l’éditeur. De quoi adoucir un peu l’image d’une société perçue durant des années comme arrogante et très agressive envers ses concurrents.

En vingt ans, le précédent logo s’était peu à peu imposé à l’ensemble des filiales, qui l’avaient dans un premier temps adapté à leur localisation. Ainsi chez Microsoft France le O était survolé par un papillon (symbole de l’entité Française), tandis que c’était une feuille d’érable au Canada… Toutes ces « spécificités régionales » avaient été gommées par la suite, signe annonciateur d’une reprise en main de la communication, puis des principaux processus par le siège central.

Mais la symbolique des 4 carrés du pictogramme et des couleurs associées aux principales familles de produits ne signe-t-elle pas aussi le retour en grâce des « produits » face aux « solutions » ? Depuis 10 ans les stratèges de la corporation ne clamaient-ils pas haut et fort que Microsoft ne faisait plus de « produits » mais des « solutions » ? Entre temps, Apple a montré, et avec quelle force, le triomphe des « produits » sur des « solutions » censées répondre à des besoins préexistant… Ses produits avaient créé le besoin.

Windows 8 : un pari risqué, mais nécessaire

A bien y réfléchir, Microsoft n’est-il pas avec Windows 8 et sa nouvelle interface en train de rejouer le pari qu’il avait fait avec Office 2007 et son ruban ?

Lire la suite…

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 118 followers