A quelques jours d’intervalle, plusieurs nouvelles nous confirment que la vie n’est pas un long fleuve tranquille, lorsqu’on est à la tête d’une entreprise “en vue” du monde IT :
- C’est tout d’abord le CEO de Yahoo!, Scott Thompson, qui vient d’apprendre à ses dépens que mentir sur son CV peut engendrer un fâcheux retour de flamme : pour s’être décerné à tort un diplôme d’ingénieur, il vient d’être évincer de la société, pour être remplacé provisoirement par Ross Levinsohn, le responsable de la branche média.
- C’est ensuite Steve Ballmer (CEO de Microsoft), et John Chambers (CEO de Cisco), qui viennent de se voir désignés par le magazine Forbes comme faisant partie des 5 patrons qui auraient dû être licenciés… glups. Steve Ballmer est même le premier d’entre eux ! Forbes lui reproche de ne pas avoir su positionner Microsoft sur les secteurs à forte croissance comme les tablettes, la mobilité ; il n’aurait pas su voir venir l’ère du Post-PC. Ce n’est pas la première fois que Steve Ballmer se fait ainsi épingler sur son bilan, mais le bonhomme a la vie dure : jusqu’à quand les actionnaires continueront de se satisfaire d’un cours d’action quasi-plat depuis le départ de Bill Gates ?
- Dans le même temps, Mark Zuckerberg, 28 ans, s’apprête à devenir le patron d’une société valorisée à priori à plus de 100 milliards de dollars lors de sa mise sur le marché cette semaine : rançon de la superbe success story que représente Facebook, la pression monte dans le même temps sur les épaules du jeune CEO, dont les futurs actionnaires commencent – déjà – à s’inquiéter à cause des prévisions moroses pour le prochain trimestre ; les jours de la super-croissance en terme d’utilisateurs semblent déjà s’éloigner pour Facebook. Comment alors faire grossir le Chiffre d’affaire (4 milliards $) provenant essentiellement de la publicité ? …attention aux prochains classements de Forbes
15 mai 2012


Après avoir largement contribué à la disparition de Netscape, Microsoft parachève le travail diront certains, en faisant l’acquisition de 800 brevets auprès d’AOL, pour un peu plus d’un milliard de dollars (tiens, le même montant que celui consenti par Facebook pour le rachat d’Instagram 

La consumérisation est le phénomène qui marque le poids croissant du marché grand public pour tous les acteurs des Technologies de l’Information. Ce poids se manifeste par une prise en compte de ce marché grand public avant celui des entreprises. Les solutions et services doivent d’abord réussir sur le segment grand public, si ils souhaitent ensuite s’imposer dans l’entreprise.













