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Bill Gates : "Les utilisateurs d’iPad sont frustrés"

Bill Gates était récemment interviewé par  CNBC aux états unis. Il est bien entendu revenu sur les Surfaces de Microsoft et Windows 8 pour dire tout le bien qu’il pensait de ces deux produits en insistant sur le fait qu’il serait de plus en plus difficile dans les années à venir de distinguer chez Microsoft les Tablettes desPC, Surface offrant "la portabilité d’une tablette avec la richesse d’un PC". On est pas très loin du slogan "la tablette sans compromis". En dehors du service après vente, important à faire en se moment sur Windows 8, son intervention avait aussi pour but de confirmer les décisions de Microsoft, alors que Zdnet (US) à fait un tribune remarquée sur "Windows 8 : le New Coke de Microsoft" faisant référence à  l’échec de Coca Cola qui avait essayer de changer la formule de son produit phare, avant d’être obligé de revenir en arrière (et de remettre le bouton démarrer ?…).

Mais Bill Gates en a profiter pour dire une fois de plus ce qu’il pense de l’iPad : "Beaucoup d’utilisateurs d’iPad sont frustrés, ils ne peuvent pas taper, ils ne peuvent pas créer de documents et ils n’ont pas Office.".

Comment lui dire… S’il est vrai que le temps passé sur l’iPad est à 90% de la consultation, il existe maintenant de nombreux usages de création et de très nombreuses applications pour cela, en particulier dans le domaine de la Bureautique (et compatible avec Microsoft Office), QuickOffice HD (Google) Documents-to-go, mais aussi Pages, Numbers et Keynotes (Apple), et des dizianes voir des centaine d’autres…

Visiblement Bill pense encore que "Office doit sauver le soldat Windows 8". Pour les plus anciens de Microsoft Windows est l’alpha et l’Omega de la Stratégie et la société, "Quand Windows va, tout va !". Mais les temps ont changés, il faut se rendre à l’évidence que le mot Windows ne sert plus à vendre aux utilisateurs, il aurait même pour certaines générations un petit coté "vieillot", il nous rassure nous informaticiens, mais consumerisation de l’IT aidant, nous sommes obligés de composer pour prendre nos décisions avec les utilisateurs !

De plus, pour en revenir à Office, la réalité est que si Microsoft tarde encore à lancer son Office sur la plateforme iOS (et demain Android), les utilisateurs auront trouvé des alternatives crédibles, le danger étant qu’au déclin du revenu Windows risque de suivre le revenu Microsoft Office…(pour rappel, Windows et Office représente à eux deux plus de 70% du bénéfice de Microsoft…). Alors Monsieur Gates, un petit effort pour lever le veto sur la sortie de Microsoft Office sur iPad !

 

FaceMouse : remplacez votre souris par une Kinect et … votre visage !

Bon, il ne s’agit vraisemblablement pas de la nouvelle la plus stratégique du moment, mais je ne résiste pas à l’envie de partager cette idée originale d’un développeur allemand, Thomas Temme : celui-ci, lassé de devoir bouger sans cesse la main sur sa souris, a décidé de développer une application pour sa Kinect Windows, lui permettant de reproduire toutes les possibilités de contrôles, par des mouvements du visage.

Le résultat se passe de commentaires, …mais pas de grimaces :-)

Si vous êtes suffisamment musclé au niveau des zygomatiques, et que vous possédez une Kinect pour Windows, vous pouvez profiter de l’application, en téléchargement depuis le site FutureBlog.com.

Loco

[Lettre Calipia] Medias Sociaux : l’industrie du logiciel d’entreprise aurait-elle un train de retard ?

Début avril, Facebook faisait – encore – l’actualité avec son annonce de « Facebook Home », surcouche d’Android en téléchargement sur Google Play aux USA (et le reste du monde dont la France depuis le 16 avril).Loco

Comme le dit l’éditeur sur une page dédiée de Google Play, Facebook Home est « l’expérience mobile qui place vos amis au cœur de votre téléphone »…et de mettre en avant les fonctions conversationnelles de ce véritable hub de communication (en liaison avec Facebook Messenger), présent même lorsque vous utilisez d’autres applications.

Cette annonce reflète les évolutions continues de ce réseau social, qui s’adapte aux changements des tendances utilisateurs, et à la très forte concurrence dans le domaine des médias sociaux et des solutions de communications instantanées type WhatsApp, Line, Kik, etc, fort heureusement pour l’éditeur de Palo Alto très fragmentées.

Hasard des calendriers, Gartner publiait le 2 avril une note intitulée « Gartner Says the Vast Majority of Social Collaboration Initiatives Fail Due to Lack of Purpose » indiquant que dans la sphère entreprise, alors même que 70% des organisations ont adopté des médias sociaux, seuls 10% des projets sont couronnés de succès (http://www.gartner.com/newsroom/id/2402115). En cause selon Gartner ? Essentiellement, le manque de rigueur dans la définition des buts et des moyens associés.

Quel rapport entre les deux nouvelles me direz-vous ?

Aucun, à priori, quoique, en cherchant bien…

Oserons-nous rappeler que l’industrie du logiciel d’entreprise n’a eu de cesse depuis plusieurs années de pousser les organisations à adopter les médias sociaux, arguant du fait que l’innovation des usages venant du grand public, il fallait coûte que coûte transposer ces usages dans l’entreprise, tout en se désengageant des vieilles modalités telles que la messagerie (fort heureusement, quelques rares acteurs, comme Calinda Software, ont un discours plus pondéré).

En disant cela, j’ai conscience d’être bien sûr très réducteur, et je suis le premier à reconnaître les atouts immenses des RSEs pour certaines problématiques, telles que la promotion et la capitalisation des savoirs et des expertises.

N’empêche que tout un chacun peut entendre parler de stratégie « Zero email » par ci, de stratégie Social Business par-là, de la part d’acteurs mettant les médias de communications unifiés au second plan des priorités (ex de Jive, ou encore IBM qui ne s’engage pas résolument dans la VoIP).

Comment expliquer cette course aux médias sociaux, parés de toutes les qualités par l’industrie du logiciel, intégrateurs inclus ?

En effet, même s’ils sont clairement porteurs de scénarios à forte valeur ajoutés, ces derniers n’expliquent pas à eux seuls la position souvent « dogmatique » des acteurs. La pression concurrentielle, la nécessité de trouver de nouvelles opportunités, de paraître plus innovant que le voisin, expliquent aussi ce joli consensus de l’industrie pour pousser les organisations dans la voie du progrès.

…et Gartner de nous rappeler que les pots cassés sont payés par les organisations elles-mêmes.

Les early adopters ont-ils payé les pots cassés ?

Le constat effectué par Gartner dans la note citée en introduction concerne de fait les entreprises qui se sont lancées les premières dans l’implémentation de medias sociaux, il y a suffisamment longtemps pour que l’on puisse en tirer des retours d’expériences.

L’analyste américain parle de buts et de moyens mal définis dans les projets.

Compte tenu de notre expérience propre, notre analyse est que dans un marché encore jeune (disons jusqu’à fin 2012), les éditeurs aussi bien que les intégrateurs ont appris dans le contexte des premières expériences, au détriment des organisations clientes.

  • Les éditeurs : des offres pas assez mûres fonctionnellement ont retardé ou handicapé les projets. Un produit comme SharePoint 2010 par exemple est clairement déficient sur les fonctionnalités communautaires (pas de fonction de valorisation des contributions, rien pour les Community Managers, etc), des flux d’activités relativement pauvres, pas de micro-blogging, ni de fonctions sociales transverses telles que #hashtag, @mention, ou encore de fonctions de Social Analytics. Des partenaires tels que NewsGator ou Calinda se sont alors engouffrés pour combler les manques ; 3 ans après, avec SharePoint 2013, Microsoft présente enfin une offre mûre sur le sujet, mais la majorité des organisations venant à peine de déployer du SharePoint 2010, leur prise de décision est quasiment kafkaïenne pour déployer un RSE : partir sur SharePoint 2010 avec une offre tierce ? Ou déploiement partiel/total de SharePoint 2013 ? Mais alors quelle pérennité alors pour les offre tierces ? Et Quid de Yammer, récemment acheté par Microsoft, que l’éditeur nous présente comme incontournable dans sa feuille de route sociale ? IBM n’est pas en reste, avec une offre réellement mûre depuis peu de temps seulement (IBM Connections 4.0). Nous pourrions aussi étudier le cas de Cisco, Jive, etc.
  • Les intégrateurs : encouragés par les propositions stratégiques des éditeurs, ils ont bâti leurs bonnes pratiques de cadrage/mesure d’opportunité/déploiement sur le terrain, les qualifiant en leur faisant subir l’épreuve du feu. Cela est très courant et efficace pour les projets IT classiques ; …or il se trouve que les projets RSE sont atypiques, car 80% du succès d’un tel projet repose sur des aspects non techniques allant jusqu’à la sociologie. Qui plus est, il s’agit de projets d’entreprise et non pas de projets IT, d’où un impératif de s’assurer de l’engagement de la DG, de la DRH en particulier ; en aval, il ne suffit pas de pousser l’outil entre les mains de l’utilisateur, mais bien de l’accompagner pour qu’il l’adopte de lui-même, et fasse siens les bénéfices attendus. Du fait de l’hétérogénéité des usages existants dans toute organisation, la tâche d’accompagnement est alors vraiment sensible, a fortiori si on part dans l’idée de « vendre » une rupture des usages (objectif « zéro-email »J).

Avec ces quelques années de recul, l’industrie IT peut ainsi donner le sentiment de courir après l’objectif de transposer de façon satisfaisante ces innovations grands publics dans la sphère entreprise ; consumérisation, quand tu nous tiens…

Un objectif et une démarche très louable, sauf quand le dogmatisme des stratégies nous rappelle cette fable de la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le bœuf : ayant manqué un tantinet de pragmatisme, la pauvre bête a eu une fin plutôt moche !

En pratique, la résilience de l’industrie IT est certainement meilleure que celle des grenouilles, si bien que le temps d’adaptation des offres et des discours n’aurait été un problème que pour les early adopters dont parle Gartner, si par malheur les usages grands publics (notre « bœuf » de référence pour ceux qui ont du mal à suivre mon parallèle) ne se mettaient à « shifter ».

Ce qui semble n’être pas le cas, comme nous allons le voir dans un instant.

Les usages grands publics évoluent

Revenons donc à nos médias sociaux grands publics, qui servent actuellement de baromètres à l’industrie IT entreprise.

Une première tendance se fait jour, qui influe grandement sur leur évolution fonctionnelle : l’explosion des mobiles, comme mode d’accès.

Une des dernières études Mediamétrie, de novembre 2012, a montré une croissance de 40% sur un an du nombre de smartphones en France : 24 millions de Smartphone sont utilisés en France, et 59% des personnes qui en sont équipé ont moins de 35 ans.

Quant à l’usage communiquant qu’en font leurs utilisateurs, les chiffres sont éloquents : Facebook est génère de loin le 2ème trafic, avec 14,47 millions de visiteurs uniques (derrière Google 15,9 millions de visiteurs uniques).

Les mobiles, et l’on doit rajouter ici les Tablettes, sont devenus le moyen d’accès privilégié à Facebook, Twitter, etc.

Le centre de gravité des usages se déplaçant du réseau social lui-même au mobile qui lui sert d’accès, de nouveaux usages apparaissent, liés notamment au facteur de forme :

On y a pris l’habitude de consommer des « applications », que l’on achète à faible prix, lorsqu’elles ne sont d’ailleurs pas gratuites, sur l’App Store.

Une myriade de concurrents aux médias sociaux « traditionnels » (Facebook, Twitter) ont émergé récemment; orientés communication temps-réel, leur succès est viral :  WhatsApp, Line, Kik, Viber, SnapChat, Libon, etc.

Même s’ils n’ont souvent rien à voir en termes de périmètre fonctionnel avec Facebook & co, ils les menacent néanmoins, car personne n’est plus versatile qu’un utilisateur de la génération y ou z J.

L’apparition de Facebook Home sonne à ce titre – aussi – comme une réponse à cette concurrence volatile et insidieuse.

Certains lecteurs attentifs me feront remarquer que même s’il met ainsi l’emphase sur ses fonctions de communication (notamment Facebook messenger) Facebook ne renie pour autant pas ses racines sociales au sens des groupes, des pages, etc. qui sont autant de fonctionnalités différenciatrices face à la nouvelle concurrence des apps cités précédemment.

Encore faudrait-il que ces fonctions de réseautages « traditionnelles » ne s’essoufflent pas, ce qui serait alors un autre signe fort que les usages changent vraiment dans la sphère des médias sociaux grand public.

Aïe, Aïe, des signes avant-coureurs d’une évolution des usages à ce niveau commencent là aussi à apparaitre ! …et comme à l’accoutumée dans l’histoire récente des « tendances », c’est du côté des populations les plus jeunes que cela se passe.

Une étude toute récente laisse à penser que les jeunes ados commencent à tourner le dos aux réseaux Sociaux.

Cette étude nous vient de l‘institut Piper Jaffray qui met à jour deux fois par an un baromètre « Taking Stock with Teens », s’intéressant à ce que pensent et font les adolescents ; il se trouve que dans son édition du printemps 2013, l’institut montre que les tendances d’usage des réseaux sociaux par les adolescents sont à la baisse d’une année sur l’autre, en particulier de Facebook (-9%).

Les raisons invoquées : une certaine lassitude quant à la notion de partage tout azimut, et au poids de l’ « empreinte » de notre passé sur le Web, mais aussi la surveillance potentielle des parents, etc,

Bref, ces jeunes ados, de plus en plus équipés comme il se doit de SmartPhones, commenceraient à abandonner ces médias sociaux au profit d’applications de …messagerie instantanée

Les ados vivent dans l’instant plus que dans le passé ou le futur, et prennent sans doute de plus en plus conscience, avec l’expérience de leurs ainés, que laisser un historique sur le Web représente plus d’embêtements que d’avantages… !

Explosion des mobiles, affaiblissement de l’intérêt des plus jeunes pour les fonctions historiques : Facebook est certainement tout à fait conscient de ces tendances, comme en témoigne ses efforts de développement actuel sur le « messaging » pour les mobiles : à ce titre signalons un excellent article actuellement sur www.theverge.com sur les travaux autour de Facebook Home.

Sans nul doute (c’est en tout cas notre opinion profonde que nous relayons régulièrement), les entreprises devraient écouter ces signes, potentiels préludes à des évolutions profondes des médias collaboratifs, et ne pas se précipiter dans une mise en œuvre « dogmatiques » de Réseaux Sociaux d’Entreprise, qui ne se prémuniraient pas d’un prochain shift des usages.

…et en ce sens, les prises de positions dogmatiques quant à la nécessité d’implémenter les RSEs en remplacement des anciens médias apparaissent être une fuite en avant dangereuse, aussi bien pour les éditeurs eux-mêmes (qui risquent de se décrédibiliser), que pour les organisations.

Comment ces différents acteurs réagiront-ils, si demain, il s’avère que de nouvelles pratiques collaboratives émergent, plébiscitées d’abord par la génération « z », bientôt actifs dans nos organisations ? Mettra-t-on au placard nos RSEs, tout comme l’email, le Groupware, les pratiques top-down du Knowledge Management ? Ou bien réalisera-t-on qu’il est plus sage d’urbaniser les différentes générations de pratiques collaboratives ?

D’ici à ce que la messagerie reviennent à la mode dans quelques années, ce serait effectivement très drôle !

Si vous êtes intéressés par ces problématiques, et désirez échanger sur le sujet avec d’autres entreprises, sachez que nous développerons cette thématique des Réseaux Sociaux d’Entreprise lors du prochain Briefing : inscrivez-vous vite !

Les ados commencent-ils à tourner le dos aux réseaux Sociaux ?

Lorsqu’on parle de Réseaux sociaux, qu’ils soient grand public ou d’entreprise, on tient comme une hypothèse évidente qu’ils représentent l’avenir de la "collaboration".

Une étude toute récente de l‘institut Piper Jaffray vient fissurer cette belle certitude :

Cet institut met à jour deux fois par an un baromètre "Taking Stock with Teens", qui s’intéresse à ce que pensent et font les adolescents ; il se trouve que dans son édition du printemps 2013, l’institut montre que les tendances d’usage des réseaux sociaux par les adolescents seraient à la baisse d’une année sur l’autre, en particulier de Facebook (-9%). Une certaine lassitude quant à la notion de partage tout azimut, aux "empreintes" de notre passé, pas forcément positives, qu’enregistrent les réseaux, une surveillance potentielle des parents, etc, conduirait ainsi les jeunes ados à abandonner ces médias au profit d’applications de …messagerie instantanée :-)

Les plus quotées sont celles utilisables depuis les mobiles, et permettant d’échanger des photos (type SnapChat, 100 millions de messages par jour). Il n’y a qu’à voir autour de nous l’usage que font les ados des SMS, des "tout bêtes" SMS, pour saisir l’importance du phénomène.

Facebook est nous le pensons tout à fait conscient de cette tendance, comme en témoigne ces efforts de développement actuel sur le "messaging" pour les mobiles : à ce titre signalons un excellent article actuellement sur www.theverge.com

Sans nul doute (c’est en tout cas notre opinion profonde que nous relayons régulièrement), les entreprises devraient écouter ces signes, véritables préludes à des évolutions profondes des médias collaboratifs, et ne pas se précipiter dans une mise en oeuvre "dogmatiques" de Réseaux Sociaux d’Entreprise, sans les intégrer dans une logique d’historique d’usages : cela évitera les lendemains désenchantés :-)

Office pour iOS pas avant l’automne 2014 ?

office geminiC’est en tout cas ce que croit savoir Mary Jo Foley, dans un billet publié sur son blog. Ainsi selon ses sources (souvent bien renseignés), la version de Microsoft Office adaptée à iOS (tout comme celle pour Android) ne sortirait pas avant l’automne 2014.  Derrière ces retards, on imagine les luttes internes chez l’éditeur de Redmond entre les divisions en charge d’Office et de Windows. La première, bien entendu très intéressée à une large dispersion de ses solutions, et agnostique sur l’OS, la seconde craignant de perdre un argument de choix si Office devient multi plateforme.

Il s’agit toujours de rumeurs, dont il est impossible d’attester la véracité. Par contre, ce qui est sûr, c’est que Microsoft n’a toujours pas sorti son joyau de la couronne pour la plateforme Apple. Autre vérité, la très mauvaise performance actuelle des plateformes systèmes Microsoft pour les "devices",  Windows Phone 8 mais aussi Windows 8 (que dire de Windows RT) et c’est autrement plus problématique, en termes financiers et stratégiques…Enfin, dernière info, avérée elle aussi, l’écroulement du marché des PC en ce début 2013 (voir la dernière analyse IDC publiée, -14% sur les ventes de PC pour le premier trimestre ).

Face à ces faits, qu’attend Microsoft pour enfin disposer d’armes pour aller se coltiner les géants du mobile, Apple et Android ? Va t’il falloir que Windows soit au fond du trou pour agir ? On peut comprendre le temps de réflexion de Microsoft sur ce sujet. Office et Windows pèsent très lourd dans son bilan (60% du CA et 80% du bénéfice …), tout mouvement trop brutal pourrait faire tanguer dangereusement le navire. Maintenant, le navire est déjà en train de tanguer (on saura dans quelle mesure très bientôt, lors de la publication des résultats trimestrielles de Microsoft), on peut donc espérer que le temps de la réflexion ne durera pas trop.

Bob Herbold : Apple n’a plus de vision

Bob-HerboldAmusant. Si je vous dis Bob Herbold, ce nom ne vous dis sans doute rien. Et pourtant Bob Herbold était il y a quelques années le COO de Microsoft Corp, il était au coté de Steve Ballmer et sous Bill Gates en charge des Finances, du Marketing, etc. Une personne à la fois brillante et généralement bien inspirée… Quelle mouche l’a piqué ?

Il n’y va pas par quatre chemin en déclarant dans un article de Forbes qu’Apple n’a plus, avec Tim Cook, de vision. Qu’Apple à mis à sa tête un gestionnaire et plutôt qu’un visionnaire et que celà était fatal pour une entreprise technologique…Qu’une profonde implication technique personnelle est nécessaire et que Le leader de l’entreprise doit personnellement s’impliquer dans les  détails… Pas sympa.

Lorsque l’on se souvient avec quelle ferveur il se moquait d’Apple et de Steve Jobs à l’époque chez Microsoft, on se dit que la rivalité Apple Microsoft est encore tenace ! A moins qu’il n’en profite, mais c’est sans doute une analyse un peu tordue, pour régler ses comptes avec Steve Ballmer ! Remplacez "Tim Cook" par "Steve Ballmer" et "Steve Jobs" par "Bill Gates" dans ses propos :) .. En trompe l’oeil, celui qui quitta Microsoft lorsque Steve Ballmer remplaça Bill Gates au poste de CEO en garde peut-etre un peu d’amertume, qui sait…

pccasse

[Lettre Calipia] Non, la Tablette n’a pas tué le PC…

…mais elle a mis fin à son long règne sans partage sur le poste de travail.

Depuis toujours en informatique on a cru que l’arrivée de nouveaux périphériques ou matériels allait sonner le glas d’une informatique existante. Souvenez-vous des Minis qui allaient soit disant signer à terme l’arrêt de mort des Mainframes… Allez faire un tour dans les centres informatiques, allez à la FNAC ou chez Darty, regardez l’écran sur lequel tape le vendeur : au mieux du revamping 3270, ou sinon un écran d’émulation 3270…

vmesaMême chose il y a quelques années avec l’arrivée des PC. Ils allaient tout balayer sur leur passage. Résultat : des systèmes en plus et des serveurs qui ont grossi pour finalement reprendre les principales fonctions des Mainframes de l’époque: mémoire autocorrective, refroidissement par eau, virtualisation (cette dernière date des années 70 avec le système VM d’ IBM sur Mainframe), etc…

C’est aujourd’hui les tablettes qui menacent le PC. Les spécialistes en sont sûrs : le petit cheval est mort… Les chiffres sont formels. En guise de preuve irréfutable : depuis août 2012 il se vend dans le monde plus de tablettes que de PC. C’est donc inévitable : le PC va mourir et les tablettes vont devenir l’Alpha et l’Omega du poste de travail… Mais au fait, n’était-ce pas ces mêmes spécialistes qui nous annonçaient il y a quelques années que les Netbooks allaient tuer définitivement le PC portable ? On connaît la suite!  Au grand regret d’Intel, l’Ultrabook n’a pas non plus détrôné le PC portable classique!

Il faut se rendre à l’évidence, un PC n’est pas une tablette et inversement. Ces nouveaux périphériques sont autant de nouveaux usages. Il y a néanmoins à la marge des zones communes ou l’urbanisation est nécessaire.

Quelles évolutions pour le poste de travail ?

Si les usages des PC, des Tablettes, des Smartphones ne sont pas les mêmes, certains sont proches voire carrément identiques : lire des mail, surfer sur le web, etc… C’est ici le confort ou l’expérience comme disent les anglo-saxons, qui crée la différence.

Je pense que le périphérique idéal qui l’emportera sur tous les autres, reste un vieux rêve d’informaticien ! Le poste de travail multifonctions imaginé chez tous les grands comptes : STB chez France télécom à l’époque (Station de Travail Banalisée) ou PTI chez EDF… L’avenir est bel et bien à de multiples postes de travail, correspondants à de multiples situations d’usages. Coexisteront, téléphones intelligents, tablettes, PC portables, fixes, MacBook Air, iMac, etc… Avec pour chaque facteur de forme un ou deux leaders technologiques. Apple, Google et Microsoft principalement. Reste à savoir dans quelles proportions ?

La question de savoir quelles seront les évolutions du poste de travail est une question très difficile. Une question dont bon nombre d’acteurs voudraient avoir la réponse !

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Une tablette Google nexus 7 çà se mérite !

nexus 7Nous nous sommes déjà moqué du caractère un peu "artisanal" du magasin en ligne Microsoft pour acheter une tablette Surface RT (des parties en allemand, un parcours de vente peu lisible…). Par esprit de justice :) , je vais vous parler de notre "expérience" d’achat sur le Google Play, le magasin en ligne de Google.

Nous avons ainsi depuis plusieurs semaines commandé quelques tablettes nexus 7. Je devrais plutôt dire tenté de commander. En effet, Google sème le processus d’achat d’obstacles en tout genre, promenant l’acquéreur entre Google Play (le magasin), Google Wallet (le site de paiement) et Google Commerce (le site qui exécute l’opération demandée). A l’heure de la dématérialisation et de la communication synchrone, Google met de 2 à 3 jours pour accepter une commande passée sur Google Play, dont le paiement a été accepté sur Google Wallet… Au bout du compte, notre taux de "réussite" se situe aux environs de 30% (1 commande effectivement livrée pour 3 commandes passées). Attention, il ne s’agit pas de commandes qui se sont "perdues dans les limbes", mais de commandes qui ont été rejetées par Google. Le motif invoqué pour cela ? Les voici telles que le mail envoyé par Google Wallet nous les donne (à J+2 de la commande): "Nous constatons que vous avez créé plusieurs comptes afin de bénéficier de notre promotion actuelle. Toutefois, les conditions de cette promotion n’autorisent pas la création de plusieurs comptes. Nous avons donc suspendu votre compte et les transactions associées. Vous pouvez à présent continuer à effectuer des achats avec votre compte Google Portefeuille d’origine.  Les conditions de la promotion ont été élaborées pour garantir un confort d’utilisation maximal pour tous. Si vous continuez à utiliser votre compte sans respecter ces conditions, vous risquez de ne plus être autorisé à effectuer d’achats via Google Portefeuille à l’avenir". Dans la pratique, nous n’utilisons qu’un compte Google, et il n’est aucunement question de promotion sur le magasin Google (voir la copie d’écran ci contre, ou allez vous même sur le magasin)….Comme quoi, çà se mérite d’être client de Google, qui semble exercer un pouvoir discrétionnaire pour décider à qui accorder ce "privilège". Nous connaissons chez d’autres constructeurs (Apple par exemple) les restrictions imposées pour limiter le nombre de produits commandables en une fois. Mais en cas de refus, Apple utilise un vocabulaire plus commercial pour expliquer son refus d’honorer la commande, sans se cacher derrière de promotions imaginaires, ni l’utilisation de plusieurs comptes/identités pour passer outre les limites.

J’espère que Google, qui voit tout et entend tout, ne m’en voudra pas de cette tirade un peu énervée à l’encontre de ses procédés commerciaux, et ne blacklistera pas Calipia sur ses différents sites, en tout cas pas plus que maintenant…

Une nouvelle amende infligée par l’UE à Microsoft

logo windowsPour la bagatelle de 561 millions d’Euros.  La semaine dernière la nouvelle a été rendue publique et elle concerne le non respect par Microsoft de l’accord antitrust de 2009 avec l’Union Européenne.Le motif de cette amende ? Microsoft, lors du lancement du SP1 de Windows 7 n’a pas inclus la possibilité pour les utilisateurs de choisir leur navigateur Internet parmi une liste d’une douzaine des plus populaires…Cette possibilité de choix faisait partie des obligations qu’avait accepté de respecter Microsoft à l’issue de l’accord conclus avec l’UE en 2009.

Microsoft a reconnu sa faute, mettant en avant une erreur technique, mais ceci ne lui évite donc pas de mettre la main à la poche (qu’elle a profonde par ailleurs, avec ses dizaines de milliards de dollars de réserve). Ceci étant à l’heure de l’arrivée poussive de Windows 8 sur le marché, du déclin net du marché des PC, de la domination de plus en plus nette des tablettes et autres smartphones, au détriment de ces PC, cette amende ressemble plutôt à de l’acharnement, ou au mieux à un combat d’arrière garde. Ce dont l’UE semble malheureusement s’être fait une spécialité, au détriment des réflexions, décisions, plans … véritablement tournés vers le futur, et dont l’ensemble de l’Europe, en grande perte de vitesse dans le secteur des TIC, a un besoin vital.

Une petite histoire de TVA

MS IrlandeNous (Calipia) sommes abonnés à un service Office 365 (via le portail web de Microsoft), et je viens de jeter un oeil sur notre facture. Nous ne le faisons quasiment jamais… Ce n’est pas bien, certes, mais bon, cet abonnement (un Exchange Online Plan 1) nous coûte la somme "ruineuse" de 32,47€ TTC / mois, nettement moins que ce que nous consommons en café :) … Ceci étant, là j’ai regardé la facture et j’ai vu que celle ci provenait de Microsoft Ireland Operations Ltd, et faisait apparaître un taux de TVA (irlandaise) de 23%. L’origine irlandaise n’est pas une surprise, puisque c’est là que Microsoft a élu (fiscalement) domicile en Europe.

Mais cette mention a réveillé un peu d’énervement en moi. Car en fait, si l’on regarde d’un peu plus prés, cette collecte de TVA par Microsoft Irlande s’applique donc à toutes les entreprises françaises qui souscrivent à un service Office 365 directement sur le web (portail MOSP : Microsoft Online Services Portal). L’entité irlandaise de Microsoft collecte donc cette taxe pour l’administration fiscale irlandaise  Jusque là, çà va encore. Mais là où la chose "m’énerve", c’est que l’application de ce taux (supérieur à celui du taux principal de la France soit 19,6%, encore pour quelques mois), sert donc à grossir les rentrées fiscales irlandaises, dont l’administration s’est fait depuis plusieurs années, la spécialité de chouchouter les multinationales (dont Microsoft, mais pas seulement, Apple, Amazone, Oracle, Google .. pour ne citer que ceux là) avec des conditions de taxation extrêmement favorables, leur permettant de payer des taux d’imposition sur les bénéfices extrêmement faibles (voir ici les explications détaillées de cette mécanique connue sous le nom du "Double Irish").

Les entreprise françaises récupèrent certes la TVA, mais le principe qui consiste à faire payer (en partie) par des entreprises françaises (mais pas seulement, les choses étant identiques pour les autres pays européens) les conditions de quasi non imposition de certaines multinationales  en Irlande est assez insupportable.

Qu’en dites vous ?

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