Archive | Analyse Flux RSS pour cette section
Capture d’écran 2013-05-19 à 19.07.30

Tablettes Windows 8 format 8 pouces : c’est quasi officiel

Acer vient de révéler officiellement via son entité en Finlande sa nouvelle tablette Windows 8 en 8 pouces : la Acer Iconia W3-810. Les premières apparition de cette tablette sur le net date d’il y a une quinzaine de jours, la société (ainsi qu’Amazon) avait retiré les pages en questions à la demande de Microsoft qui n’avait pas indiqué que les constructeurs pouvaient vendre Windows 8 sur des systèmes de 8 pouces d’une résolution inférieure à 1300 pixels de largeur. Nous le savons depuis quelques temps, Windows 8.1 va ouvrir cette possibilité. Les bruits qui parlaient d’une tablette 8 pouces avant l’été semblent donc se confirmer… D’autres bruits annoncent l’arrivé chez Microsoft cette fois d’une Surface 8 pouces elle aussi su processeur Intel…

Enfin du 7 ou 8 pouces ! Alors que tous les constructeurs Android en proposent depuis plus de deux ans, qu’Apple lui même est allé sur cette résolution avec l’iPad Mini, donc le succès semble faire un peu d’ombre à l’iPad classique, c’est à ce demander pour quelle sombre raison Microsoft interdisait aux constructeurs d’y aller ?!? Par crainte de faire démarrer les ventes ? :)

WIndows 8 pouces

Coté technique cette tablette serait dotée d’un processeur Intel Clover Trail Z2760 et offrirait une autonomie de 8 heures selon le constructeur en usage courant (à vérifier). Sa résolution (en 16 x 9) sera de 1280 x 800 avec 2Go de mémoire et 64 Go de SSD (soit sans doute environ 36 Go de disponible une fois le système et la version d’évaluation d’Office 2013 pré-installés, comme c’est le cas sur les autres tablettes Windows 8) Elle devrait (d’après les pages disparues maintenant d’Amazon) être proposée à 380 $ (sans clavier).

J’aborderai lors du prochain Briefing Calipia (il reste encore des places) en introduction et dans la partie actualité l’impact de ce type de périphériques pour les utilisateurs en entreprise.

Cybercrime

Vous découvrez une faille de sécurité, le gouvernement US vous l’achète

C’est en fait Reuters qui l’affirme, le gouvernement américain serait actuellement très présent sur le marché "gris" de la sécurité informatique, en rachetant en masse aux hackers leurs découvertes de failles de sécurité ou les codes permettant de les exploiter. Afin bien sûr que ceux-ci ne soient pas communiqués.

Et ce au détriment des éditeurs qui habituellement collectent ce genre d’information afin de corriger les problèmes découverts et de publier ces correctifs.

Ce qui bien entendu inquiète la communauté des chercheurs dans le domaine de la sécurité, qui fort légitimement craint que cette initiative ne bouleverse le fragile équilibre entre les "bons" (White Hat) et les "méchants" (), la tentation pour les chercheurs découvrant des failles étant grande de ne plus les rendre publiques, ce qui augmenterait les risques d’attaques de type « zero-day » qui sont la hantise de tout responsable de la sécurité informatique.

Quelques remarques cependant concernant cette annonce de Reuters :

  • Tout d’abord il est étonnant qu’une agence de presse soit informée de pratiques qui si elles sont avérées pourraient effectivement se révéler extrêmement préjudiciables pour l’ensemble de l’industrie du logiciel.
  • Ensuite il est fort probable que la révélation de ce type d’information incite d’autres pays à se lancer à leur tour dans ce type de pratiques, ce qui ne ferait qu’amplifier le phénomène. Mais on peut imaginer que certains pays n’ont pas attendu l’article de Reuters pour envisager la chose.
  • Enfin il est assez troublant de mettre en parallèle cette information avec les constats concernant l’évolution des menaces informatiques, sujet que nous traitons lors du Briefing Calipia de Juin 2013, et qui montre un accroissement des actes d’espionnage et des opérations de déstabilisation géopolitiques.

Donc nous vous donnons rendez-vous en Juin pour creuser ces aspects de gestion des risques et d’évolutions de la cybercriminalité lors du Briefing Calipia # 16.

Boston

Boston choisi Google Apps à la place d’Exchange

Après l’Académie de la Marine, le Boston Globle Report, c’est au tour de la ville de Boston de choisir de remplacer sa messagerie Exchange par Google Apps et Gmail en particulier. 20 000 boites au lettres sont concernées.

Google marque indéniablement des points face à Microsoft chez pas mal de clients, en particulier outre atlantique. Et ceci alors que Microsoft continue ses campagnes en insistant sur les problèmes de sécurité et de confidentialité de son rival.

Alors pourquoi des clients bien informés choisissent la messagerie de Google ?

S’il est vrai que Google indexe (offre Entreprise ou pas) les mails de Gmail, afin d’en savoir plus sur les utilisateurs et ainsi mieux ciblé les publicités, pourquoi l’argument de confidentialité ne porte-t-il pas autant dans le choix d’un système de messagerie ? Quelques éléments de réponses à mon avis :

  1. Beaucoup de décideurs pensent encore que Google n’indexe pas les messages dans l’offre Entreprise.
  2. Nous ne voyons plus la messagerie comme une application interne, ni même parfois comme une application d’entreprise, mais une simple "commodité" d’échange dont la confidentialité n’est de toute façon pas garantie : nous n’échangeons jamais ou très peu, de mail cryptés dès lors qu’ils sortent de l’entreprise, alors quoi bon protéger le système.
  3. Les clients qui choisissent Gmail le font principalement pour des utilisateurs dont l’usage de la messagerie n’est pas à priori confidentiel.
  4. Ou encore certains qui pensent que Google, Microsoft ou d’autres, peu importe, nous sommes tous espionnés par la NSA et consorts, alors pourquoi pas se contenter de prendre le moins cher !

Nous reviendrons sur ce sujet en particulier lors du prochain Briefing Calipia. N’hésitez pas à vous inscrire si ce n’est pas déjà fait :)

IDC OS2013

IDC : parts de marché des tablettes au premier trimestre 2013

IDC vient de publier son étude trimestrielle sur les parts de marché des tablettes au niveau mondial. Plusieurs enseignements intéressant :

  • Au global, tout va bien pour les différents fournisseurs avec des ventes en très forte croissance d’une année sur l’autre : +142 % ! résultats qui contrastent forcément avec les -13% du marché du PC (-22% en europe)
  • Apple reste le leader à 40% de parts de marché mais en croissance plus faible que ce dernier : +65 % d’une année sur l’autre tout de même (écrire une "croissance plus faible" avec un chiffre de +65% doit laisser rêveur plusieurs société !).
  • Les tablettes Android sont en forte croissance à l’image de Samsung qui quadruple ses ventes et double ses parts de marché.
  • Microsoft rentre dans le classement avec un petit 1,8% de parts de marché.
  • Les ventes des machines Surface de Microsoft seraient au total de 900 000 machines durant cette période et 1,8 millions depuis la sortie commerciale : une goutte d’eau dans l’océan Android et iPad.

IDC OS2013Coté système sans surprise Android et iOS inversent leur position, Microsoft avec Windows 8 (tous modèles de tablettes confondues) prendrait 3,7% ce trimestre (3,3% pour Windows 8 et seulement 0,4% pour Windows RT). Un résultat très moyen mais en phase avec d’autres sources qui observent les connexions depuis des machines Windows 8. Ils sont néanmoins en contradiction avec ceux de la société Strategy Analytic : une explication pouvant être que cette dernière compte aussi les PC tactiles…

Ces chiffres expliquent sans doutele silence de Microsoft dans la communication de ses ventes d’OS.

IDC OS 2013

Nous aborderons ces points et bien d’autres lors du prochain Briefing Calipia, pensez à vous inscrire !

Tablettes Windows 8/RT : 3 millions au premier trimestre ?

Même si ce n’est pas spectaculaire, les ventes de tablettes sous Windows 8/RT semblent démarrer. Selon les chiffres du cabinet Strategy Analytic, 3 millions de tablettes Windows 8 et RT se seraient vendues au premier trimestre 2013. La répartition entre RT et 8 est assez flou, dans le meilleur des cas les analystes estiment que Microsoft aurait écoulé seulement 1 million de RT depuis son début il y a 6 mois.

Ces chiffres sont assez prometteurs, il donnerait à Microsoft 7,5% de part de marché sur ce trimestre. le leader restant Apple avec 48% suivi d’Android à 43 %. Il s’agit bien sur de ventes tous segments confondus (pas plus de précision sur les ventes en entreprises, où d’après une autre étude, celle de Good Technology Apple détiendrait 90% de parts de marché), mais également d’unités vendues. En valeur, compte tenu du moindre couts des tablettes Android, on peut logiquement penser que Microsoft et Apple sont encore mieux placés.

pdmtablet2013

On sait que les objectifs de Microsoft sur ce segment des tablettes sont très importants, on entend  souvent le chiffre 20 % de parts de marché en 1 an (soit environ 50 millions de tablettes sur une année glissante), c’est pas gagné (surtout lorsque l’on voit la progression au global d’Android) mais celà est loin d’être impossible si Intel en particulier tient ses promesses sur la disponibilité de ses processeurs à faible consommation.

Nous aborderons, ces sujets et d’autres lors du prochain Briefing Calipia début juin, n’hésitez pas à vous inscrire dès maintenant.

Apple : des résultats financiers contrastés

Les résultats trimestriels d’Apple étaient très attendus, dans un contexte ou l’action  a chuté de 700$ (septembre 2012) à 400 $ aujourd’hui, et ou l’on s’attendait à un début d’essoufflement des ventes d’iPhone/iPad, dans un contexte d’absence d’annonces majeures depuis le début 2013.

Au final, Apple a réussi a rassurer les analystes hier soir, malgré l’annonce de la première baisse en 10 ans du bénéfice net trimestriel de 18% à 9,5 milliards $  contre 11,6 milliards $ l’année dernière.

La petite PME à la pomme a par ailleurs fait état :

  • d’un CA trimestriel de 43,6 milliards de dollars, ce qui porte le CA annuel après 2 trimestres d’exercices à 98,1 milliards de dollars (85 milliards l’année dernière à la même époque).
  • d’un bénéfice net trimestriel de 9,5 milliards, et 22,6 milliards sur l’année fiscale, après 2 trimestres d’exercices
  • d’une trésorerie confortable, qui s’élève à 145 milliards de dollars
  • de ventes d’iPhone et d’iPad en progression (+68% pour l’iPad).

les ventes de Mac ont légèrement décru (-2%) avec 3,9 millions d’unités écoulées. les ventes d’iPod baissent également de 27% en volume (5,6 millions).

Les actionnaires ont été rassuré notamment parce qu’Apple a aussi annoncé une redistribution de … 100 milliards de dollars d’ici 2015.

Sans surprise, on notera enfin la forte dépendance des résultats à 2 produits, l’iPhone et l’iPad, qui représentent à eux seuls 31,6 milliards $ des 43,6 milliards $ du CA trimestriel.

Apple-q2-2013-earnings

Loco

[Lettre Calipia] Medias Sociaux : l’industrie du logiciel d’entreprise aurait-elle un train de retard ?

Début avril, Facebook faisait – encore – l’actualité avec son annonce de « Facebook Home », surcouche d’Android en téléchargement sur Google Play aux USA (et le reste du monde dont la France depuis le 16 avril).Loco

Comme le dit l’éditeur sur une page dédiée de Google Play, Facebook Home est « l’expérience mobile qui place vos amis au cÅ“ur de votre téléphone »…et de mettre en avant les fonctions conversationnelles de ce véritable hub de communication (en liaison avec Facebook Messenger), présent même lorsque vous utilisez d’autres applications.

Cette annonce reflète les évolutions continues de ce réseau social, qui s’adapte aux changements des tendances utilisateurs, et à la très forte concurrence dans le domaine des médias sociaux et des solutions de communications instantanées type WhatsApp, Line, Kik, etc, fort heureusement pour l’éditeur de Palo Alto très fragmentées.

Hasard des calendriers, Gartner publiait le 2 avril une note intitulée « Gartner Says the Vast Majority of Social Collaboration Initiatives Fail Due to Lack of Purpose » indiquant que dans la sphère entreprise, alors même que 70% des organisations ont adopté des médias sociaux, seuls 10% des projets sont couronnés de succès (http://www.gartner.com/newsroom/id/2402115). En cause selon Gartner ? Essentiellement, le manque de rigueur dans la définition des buts et des moyens associés.

Quel rapport entre les deux nouvelles me direz-vous ?

Aucun, à priori, quoique, en cherchant bien…

Oserons-nous rappeler que l’industrie du logiciel d’entreprise n’a eu de cesse depuis plusieurs années de pousser les organisations à adopter les médias sociaux, arguant du fait que l’innovation des usages venant du grand public, il fallait coûte que coûte transposer ces usages dans l’entreprise, tout en se désengageant des vieilles modalités telles que la messagerie (fort heureusement, quelques rares acteurs, comme Calinda Software, ont un discours plus pondéré).

En disant cela, j’ai conscience d’être bien sûr très réducteur, et je suis le premier à reconnaître les atouts immenses des RSEs pour certaines problématiques, telles que la promotion et la capitalisation des savoirs et des expertises.

N’empêche que tout un chacun peut entendre parler de stratégie « Zero email » par ci, de stratégie Social Business par-là, de la part d’acteurs mettant les médias de communications unifiés au second plan des priorités (ex de Jive, ou encore IBM qui ne s’engage pas résolument dans la VoIP).

Comment expliquer cette course aux médias sociaux, parés de toutes les qualités par l’industrie du logiciel, intégrateurs inclus ?

En effet, même s’ils sont clairement porteurs de scénarios à forte valeur ajoutés, ces derniers n’expliquent pas à eux seuls la position souvent « dogmatique » des acteurs. La pression concurrentielle, la nécessité de trouver de nouvelles opportunités, de paraître plus innovant que le voisin, expliquent aussi ce joli consensus de l’industrie pour pousser les organisations dans la voie du progrès.

…et Gartner de nous rappeler que les pots cassés sont payés par les organisations elles-mêmes.

Les early adopters ont-ils payé les pots cassés ?

Le constat effectué par Gartner dans la note citée en introduction concerne de fait les entreprises qui se sont lancées les premières dans l’implémentation de medias sociaux, il y a suffisamment longtemps pour que l’on puisse en tirer des retours d’expériences.

L’analyste américain parle de buts et de moyens mal définis dans les projets.

Compte tenu de notre expérience propre, notre analyse est que dans un marché encore jeune (disons jusqu’à fin 2012), les éditeurs aussi bien que les intégrateurs ont appris dans le contexte des premières expériences, au détriment des organisations clientes.

  • Les éditeurs : des offres pas assez mûres fonctionnellement ont retardé ou handicapé les projets. Un produit comme SharePoint 2010 par exemple est clairement déficient sur les fonctionnalités communautaires (pas de fonction de valorisation des contributions, rien pour les Community Managers, etc), des flux d’activités relativement pauvres, pas de micro-blogging, ni de fonctions sociales transverses telles que #hashtag, @mention, ou encore de fonctions de Social Analytics. Des partenaires tels que NewsGator ou Calinda se sont alors engouffrés pour combler les manques ; 3 ans après, avec SharePoint 2013, Microsoft présente enfin une offre mûre sur le sujet, mais la majorité des organisations venant à peine de déployer du SharePoint 2010, leur prise de décision est quasiment kafkaïenne pour déployer un RSE : partir sur SharePoint 2010 avec une offre tierce ? Ou déploiement partiel/total de SharePoint 2013 ? Mais alors quelle pérennité alors pour les offre tierces ? Et Quid de Yammer, récemment acheté par Microsoft, que l’éditeur nous présente comme incontournable dans sa feuille de route sociale ? IBM n’est pas en reste, avec une offre réellement mûre depuis peu de temps seulement (IBM Connections 4.0). Nous pourrions aussi étudier le cas de Cisco, Jive, etc.
  • Les intégrateurs : encouragés par les propositions stratégiques des éditeurs, ils ont bâti leurs bonnes pratiques de cadrage/mesure d’opportunité/déploiement sur le terrain, les qualifiant en leur faisant subir l’épreuve du feu. Cela est très courant et efficace pour les projets IT classiques ; …or il se trouve que les projets RSE sont atypiques, car 80% du succès d’un tel projet repose sur des aspects non techniques allant jusqu’à la sociologie. Qui plus est, il s’agit de projets d’entreprise et non pas de projets IT, d’où un impératif de s’assurer de l’engagement de la DG, de la DRH en particulier ; en aval, il ne suffit pas de pousser l’outil entre les mains de l’utilisateur, mais bien de l’accompagner pour qu’il l’adopte de lui-même, et fasse siens les bénéfices attendus. Du fait de l’hétérogénéité des usages existants dans toute organisation, la tâche d’accompagnement est alors vraiment sensible, a fortiori si on part dans l’idée de « vendre » une rupture des usages (objectif « zéro-email »J).

Avec ces quelques années de recul, l’industrie IT peut ainsi donner le sentiment de courir après l’objectif de transposer de façon satisfaisante ces innovations grands publics dans la sphère entreprise ; consumérisation, quand tu nous tiens…

Un objectif et une démarche très louable, sauf quand le dogmatisme des stratégies nous rappelle cette fable de la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le bœuf : ayant manqué un tantinet de pragmatisme, la pauvre bête a eu une fin plutôt moche !

En pratique, la résilience de l’industrie IT est certainement meilleure que celle des grenouilles, si bien que le temps d’adaptation des offres et des discours n’aurait été un problème que pour les early adopters dont parle Gartner, si par malheur les usages grands publics (notre « bœuf » de référence pour ceux qui ont du mal à suivre mon parallèle) ne se mettaient à « shifter ».

Ce qui semble n’être pas le cas, comme nous allons le voir dans un instant.

Les usages grands publics évoluent

Revenons donc à nos médias sociaux grands publics, qui servent actuellement de baromètres à l’industrie IT entreprise.

Une première tendance se fait jour, qui influe grandement sur leur évolution fonctionnelle : l’explosion des mobiles, comme mode d’accès.

Une des dernières études Mediamétrie, de novembre 2012, a montré une croissance de 40% sur un an du nombre de smartphones en France : 24 millions de Smartphone sont utilisés en France, et 59% des personnes qui en sont équipé ont moins de 35 ans.

Quant à l’usage communiquant qu’en font leurs utilisateurs, les chiffres sont éloquents : Facebook est génère de loin le 2ème trafic, avec 14,47 millions de visiteurs uniques (derrière Google 15,9 millions de visiteurs uniques).

Les mobiles, et l’on doit rajouter ici les Tablettes, sont devenus le moyen d’accès privilégié à Facebook, Twitter, etc.

Le centre de gravité des usages se déplaçant du réseau social lui-même au mobile qui lui sert d’accès, de nouveaux usages apparaissent, liés notamment au facteur de forme :

On y a pris l’habitude de consommer des « applications », que l’on achète à faible prix, lorsqu’elles ne sont d’ailleurs pas gratuites, sur l’App Store.

Une myriade de concurrents aux médias sociaux « traditionnels » (Facebook, Twitter) ont émergé récemment; orientés communication temps-réel, leur succès est viral :  WhatsApp, Line, Kik, Viber, SnapChat, Libon, etc.

Même s’ils n’ont souvent rien à voir en termes de périmètre fonctionnel avec Facebook & co, ils les menacent néanmoins, car personne n’est plus versatile qu’un utilisateur de la génération y ou z J.

L’apparition de Facebook Home sonne à ce titre – aussi – comme une réponse à cette concurrence volatile et insidieuse.

Certains lecteurs attentifs me feront remarquer que même s’il met ainsi l’emphase sur ses fonctions de communication (notamment Facebook messenger) Facebook ne renie pour autant pas ses racines sociales au sens des groupes, des pages, etc. qui sont autant de fonctionnalités différenciatrices face à la nouvelle concurrence des apps cités précédemment.

Encore faudrait-il que ces fonctions de réseautages « traditionnelles » ne s’essoufflent pas, ce qui serait alors un autre signe fort que les usages changent vraiment dans la sphère des médias sociaux grand public.

Aïe, Aïe, des signes avant-coureurs d’une évolution des usages à ce niveau commencent là aussi à apparaitre ! …et comme à l’accoutumée dans l’histoire récente des « tendances », c’est du côté des populations les plus jeunes que cela se passe.

Une étude toute récente laisse à penser que les jeunes ados commencent à tourner le dos aux réseaux Sociaux.

Cette étude nous vient de l‘institut Piper Jaffray qui met à jour deux fois par an un baromètre « Taking Stock with Teens », s’intéressant à ce que pensent et font les adolescents ; il se trouve que dans son édition du printemps 2013, l’institut montre que les tendances d’usage des réseaux sociaux par les adolescents sont à la baisse d’une année sur l’autre, en particulier de Facebook (-9%).

Les raisons invoquées : une certaine lassitude quant à la notion de partage tout azimut, et au poids de l’ « empreinte » de notre passé sur le Web, mais aussi la surveillance potentielle des parents, etc,

Bref, ces jeunes ados, de plus en plus équipés comme il se doit de SmartPhones, commenceraient à abandonner ces médias sociaux au profit d’applications de …messagerie instantanée

Les ados vivent dans l’instant plus que dans le passé ou le futur, et prennent sans doute de plus en plus conscience, avec l’expérience de leurs ainés, que laisser un historique sur le Web représente plus d’embêtements que d’avantages… !

Explosion des mobiles, affaiblissement de l’intérêt des plus jeunes pour les fonctions historiques : Facebook est certainement tout à fait conscient de ces tendances, comme en témoigne ses efforts de développement actuel sur le « messaging » pour les mobiles : à ce titre signalons un excellent article actuellement sur www.theverge.com sur les travaux autour de Facebook Home.

Sans nul doute (c’est en tout cas notre opinion profonde que nous relayons régulièrement), les entreprises devraient écouter ces signes, potentiels préludes à des évolutions profondes des médias collaboratifs, et ne pas se précipiter dans une mise en œuvre « dogmatiques » de Réseaux Sociaux d’Entreprise, qui ne se prémuniraient pas d’un prochain shift des usages.

…et en ce sens, les prises de positions dogmatiques quant à la nécessité d’implémenter les RSEs en remplacement des anciens médias apparaissent être une fuite en avant dangereuse, aussi bien pour les éditeurs eux-mêmes (qui risquent de se décrédibiliser), que pour les organisations.

Comment ces différents acteurs réagiront-ils, si demain, il s’avère que de nouvelles pratiques collaboratives émergent, plébiscitées d’abord par la génération « z », bientôt actifs dans nos organisations ? Mettra-t-on au placard nos RSEs, tout comme l’email, le Groupware, les pratiques top-down du Knowledge Management ? Ou bien réalisera-t-on qu’il est plus sage d’urbaniser les différentes générations de pratiques collaboratives ?

D’ici à ce que la messagerie reviennent à la mode dans quelques années, ce serait effectivement très drôle !

Si vous êtes intéressés par ces problématiques, et désirez échanger sur le sujet avec d’autres entreprises, sachez que nous développerons cette thématique des Réseaux Sociaux d’Entreprise lors du prochain Briefing : inscrivez-vous vite !

Résultats financiers Microsoft : jusqu’ici tout va bien.

msMicrosoft a publié ses résultats trimestriels comme prévu hier soir : ils sont bons, même meilleurs qu’attendu !

Le chiffre d’affaires est de 20,49 milliards de dollars (versus 17,4 milliards l’année dernière pour la même période), Le bénéfice est de 6,06 milliards versus 5,11 milliards il y a un an. Avec une hausse du CA de 17,7% et 18,6% du bénéfice Microsoft a fait un petit peu mieux que ce qu’attendaient les analystes.

Coté Windows : tout va bien en apparence avec une progression annuelle en CA de 23 % : pas si mal avec le marché du PC qui s’écroule, ceci dit rappelons ici que ce sont des ventes au canal de distribution (OEM, Lar et grossistes) donc su Sell in, comme pour les résultats d’Intel, il faut attendre quelques trimestres supplémentaires en général pour voir traduire dans ces chiffres les ventes aux clients finaux. Le résultat net est de +16% , mais négatif (-9%)  sur 9 mois glissants ceci s’explique aussi par les discounts sur le prix de Windows 8.

Coté Division Business (Office et Office 365 , Exchange, Sharepoint et Lync en particulier) les choses ne sont  pas mauvaises avec 8% de croissance (à la fois en CA et en bénéfice), La division Server (WIndows Server, SQL, System Center,…) n’est pas en reste avec 11% de croissance. C’est la division Online (ex MSN) qui surprend le plus en réduisant considérablement ses pertes de pres de moitié, encourageant  !

Peter Klein, le directeur financier depuis 4 ans (et 11 années chez Microsoft) à profité de cette conférence de presse pour annoncer son départ fin juin.

Les ados commencent-ils à tourner le dos aux réseaux Sociaux ?

Lorsqu’on parle de Réseaux sociaux, qu’ils soient grand public ou d’entreprise, on tient comme une hypothèse évidente qu’ils représentent l’avenir de la "collaboration".

Une étude toute récente de l‘institut Piper Jaffray vient fissurer cette belle certitude :

Cet institut met à jour deux fois par an un baromètre "Taking Stock with Teens", qui s’intéresse à ce que pensent et font les adolescents ; il se trouve que dans son édition du printemps 2013, l’institut montre que les tendances d’usage des réseaux sociaux par les adolescents seraient à la baisse d’une année sur l’autre, en particulier de Facebook (-9%). Une certaine lassitude quant à la notion de partage tout azimut, aux "empreintes" de notre passé, pas forcément positives, qu’enregistrent les réseaux, une surveillance potentielle des parents, etc, conduirait ainsi les jeunes ados à abandonner ces médias au profit d’applications de …messagerie instantanée :-)

Les plus quotées sont celles utilisables depuis les mobiles, et permettant d’échanger des photos (type SnapChat, 100 millions de messages par jour). Il n’y a qu’à voir autour de nous l’usage que font les ados des SMS, des "tout bêtes" SMS, pour saisir l’importance du phénomène.

Facebook est nous le pensons tout à fait conscient de cette tendance, comme en témoigne ces efforts de développement actuel sur le "messaging" pour les mobiles : à ce titre signalons un excellent article actuellement sur www.theverge.com

Sans nul doute (c’est en tout cas notre opinion profonde que nous relayons régulièrement), les entreprises devraient écouter ces signes, véritables préludes à des évolutions profondes des médias collaboratifs, et ne pas se précipiter dans une mise en oeuvre "dogmatiques" de Réseaux Sociaux d’Entreprise, sans les intégrer dans une logique d’historique d’usages : cela évitera les lendemains désenchantés :-)

IDC : Ventes de PC en forte baisse le dernier trimestre, la faute à Windows 8 ?

IDCLa toute dernière étude d’IDC révèle que les ventes de PC ont accentuées leur baisse au premier trimestre 2013 dans le monde en affichant -13,9% par rapport à la même période (déjà pas très bonne) de l’année dernière. Dans ses prévisions l’analyse tablait plutôt sur une baisse de 7,7%, c’est pire.

Bob O’Donnell, Vice président d’IDC en charge des postes clients, y voit un effet Windows 8, mais pas dans le bon sens. Avec une augmentation du prix moyen des postes (dues aux écrans tactiles et nouveaux facteurs de forme) et les changements de design de l’interface :

"Alors que certains consommateurs apprécient les nouveaux facteurs de forme et les capacités tactiles de Windows 8, les changements radicaux dans l’interface utilisateur, telle que la suppression du bouton Démarrer et les coûts associés à ces nouveaux PC en ont fait une alternative moins attrayante que les tablettes et autres appareils dédiés plus compétitifs. Microsoft va devoir prendre des décisions très difficiles aller de l’avant si elle veut aider à relancer le marché des PC."

Ces chiffres sont un peu une douche froide pour beaucoup de constructeurs qui attendaient la sortie de Windows 8 pour relever le niveau de leurs ventes et restaurer un peu leurs marges…

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 118 followers